Hier s'est tenue à l'école de Carthage une grande réunion dans laquelle le jury a décidé de venir en aide aux pauvres étudiants de Sidi Bou.
Ces derniers, laissés pour compte depuis que leurs camardes internationaux se ramassent les plus belles commandes, ont exigé qu'on porte plus d'attention à leur sort.
Il en est sorti ces quelques intelligentes suggestions citées à la une de la Presse d'aujourd'hui et que nous reprenons ici dans notre blog :

-D'abord le "cachet tunisien" : nos architectes sont appelés à rappeler qu'ils existent en apportant leur touche Sidi Bou dans les mégaprojets. Il s'agit d'une sorte d'ouverture généreuse pour que ceux-ci viennent enguirlander les projets de leurs ainés émiratis.

-L'incitation de nos architectes à s'occuper de l'arrière pays. En gros, Laissons les grandes villes aux lauréats étrangers et donnons aux jeunes de Sidi Bou la noble mission de se rendre utile à Sidi Bouzid.

-Puis cette suggestion cerise sur le gâteau qu'on leur balance à la fin. Elle s'adresse comme alternative à ceux qui refusent d'enguirlander ou de se réfugier à la campagne : Elle les "exhorte" de faire comme leurs ainés du Golf, c'est à dire créer des Holdings internationales et exporter leur savoir-faire en Europe ou en Chine...Malin !!

On attendait depuis longtemps les lumières de Carthage, là pour le coup on est épaté par sa brillante proposition qui certainement donnera à nos modestes étudiants de sidi bou des ailes de flamants roses qui les mèneront de la Bouhaira au Sijoumi.