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L’actualité tunisienne a de quoi donner le vertige:
Lorsque l’on apprend d’un côté que le sud tunisien traverse une crise sociale difficile sur fond de menace terroriste (tel que nous le rapportent certains médias officieux) et que de l’autre côté, nos médias nationaux éludent -bien évidement- ces agitations pour nous apprendre qu’un chinois compte investir des milliards à Tozeur ou encore qu’un autre milliardaire, cette fois de la France, compte lancer un projet de tourisme spatial*, il y a de quoi nous faire voir des étoiles à midi ( comme dirait un proverbe tunisien )

A moins que ces projets ne servent à mettre Gafsa et Metlaoui sur orbite, je ne vois pas comment ce qu'ils comptent transformer nos mineurs en colère en cosmonautes d'élite.

source:

* Tunis-Le Quotidien du  23  Mars  2008

L’aéroport international de Tozeur devrait accueillir dès 2009 des vols paraboliques en apesanteur et des vols sub-orbitaux à partir de 2012 dans le cadre d’un grand projet de tourisme spatial annoncé en juin 2007 par le géant européen de l’aéronautique EADS.
Planet Oasis, un centre événementiel international situé près de l'aéroport international de Tozeur, a été choisi comme l’une des plates-formes de lancement des vols paraboliques en apesanteur à partir de 2009 et des vols sub-orbitaux trois années après.

Le projet qui attend le feu vert définitif des autorités françaises bénéficie du soutien des pouvoirs publics en Tunisie d’autant plus que le tourisme spatial est adressé à une clientèle très aisée, selon Daniel Greff, un homme d’affaires français passionné d’aéronautique qui avait créé Planet Oasis en 2001.
Situé à la lisière du Sahara tunisien, tout près de palmeraies, l’aéroport de Tozeur dispose de tous les atouts pour séduire une clientèle haut de gamme à la recherche de sensations fortes.

Il s’agit notamment d’un bon climat permettant une excellente visibilité (absence de nuages) de la proximité avec l’Europe, d’un espace aérien non-congestionné et des infrastructures aéroportuaires et routières de qualité.
Les vols paraboliques qui seront effectués à bord d’Airbus A300-600 ou d’un Antonef 74 devrait offrir entre 20 à 23 secondes en apesanteur par parabole. Initialement réservés à l’entraînement des astronautes, les vols paraboliques sont aujourd’hui principalement utilisés pour des essais technologiques d’équipements spatiaux et des expériences scientifiques.

Il sera aussi possible d’effectuer des excursions en hélicoptère dans les chotts, de s’initier au pilotage et de partager en tandem un vol en chute libre ou un saut en parachute à plus de 3500 mètres ou encore de découvrir les sensations fortes de voltige avec une patrouille de quatre avions de chasse.
Les vols sub-orbitaux seront effectués à bord d’un avion-fusée dévoilé en juin 2007 par Astrium, filiale du groupe EADS.

La propulsion de cet avion, qui a la taille d’un jet d’affaires, est assurée par des moteurs à réaction classiques pour la phase atmosphérique et un moteur-fusée (méthane et oxygène) pour la phase de tourisme spatial.
Il est conçu pour des vols atteignant 100 km et pourra transporter un pilote et quatre passagers pour trois minutes en apesanteur.

Le coût de ce programme d’Astrium est estimé à un milliard d’euros.


W.K.