Grève générale chez les Ben Simpsons
Visiblement la situation chez les Ben Simpsons ne s'améliore pas. A peine remis des secousses de la Révolution, la famille se trouve confrontée à une situation complétement inédite!
Cet étrange phénomène social qui ne concerne pas que les Ben Simpsons prend des allures plus inquiétantes chez certains gros patrons:
Le e-journal économique Businessnews nous rapporte le cas de l'hôtel Regency de Gammarth où le patron fait face à des revendications que le journaliste qualifie d'"exagérées"(voir ici). Face à la pression, lit-on, le patron cède en promettant de titulariser 25% du personnel. S'entend qu'avant la grève, il n'y avait aucune titularisation. Bizarre pour un hôtel qui fait son plus gros chiffre d'affaire en 2010 (comme le précise un autre article de Businessnews daté du 02/12/2010, voir ici). Le journaliste ne branche pas sur le faite qu'avant la révolution, aucun des employés n'était titularisé et ce malgré les performances économiques. La précarité de l'emploi contre laquelle se posent ces grévistes n'interpelle point sa conscience. Il ne s'agit que de revendications "capricieuses". Certainement aussi capricieuses que nos exigences de démocratie et de dignité sous Ben Ali!
Dans la suite on apprend que ces sauvages insensibles à la générosité du patron auraient exigé son départ par un "Dégage!". Contre cette fronde la direction a réagi par "un acte très courageux et spectaculaire" s'émeut le journaliste: elle décide de fermer l'Hôtel. Traduction: l'ensemble du personnel est viré. Ça tombe bien. Personne n'est titularisé. Le directeur explique que: "Il ne peut y avoir de place pour les perturbateurs qui nuisent à l’intérêt de l’entreprise et de l’hôtellerie tunisienne!" ( l'intérêt des employés qu'ils se le mettent...). Le journaliste qui s'est contenté d'interviewer le directeur conclue:"En effet ! Chapeau pour le courage en espérant qu’il inspire les membres du gouvernement et les autres hôteliers qui subissent ce type de chantage en cette période critique !"
Conclusion
Mes amis il ne s'agit pas là de tomber dans le manichéisme béat qui oppose le pauvre ouvrier exploité au méchant patron. Je ne comprends cependant pas la partialité aveugle du journaliste qui persiste et signe en faveur du patron.
Même si ce journal a fait son Mea-culpa après la chute du régime, je lui trouve une sacrée tendance à encenser les saint-patrons et les tout-puissants de ce monde. Par ailleurs je trouve dangereux ces nombreux groupes qui se montent sur facebook pour diaboliser toutes les revendications sociales qui bouleversent le pays. N'est-il pas dans la suite logique d'une révolution contre un despote de voir l'élan révolutionnaire se poursuivre à petite échelle pour déloger les petits despotes qui nichent ici et là dans les entreprises? Rien d'étonnant donc que le secteur hôtelier connu pour son exploitation de la main d'œuvre ne soit à son tour atteint par la "dégage attitude".
Méfions-nous de cette idéologie d'expert comptable qui au nom de la sacro-saint économie décide de clore l'élan révolutionnaire pour redémarrer la machine du profit. A quoi bon aurait servi notre victoire contre Ben Ali si c'est pour perpétuer cette autre forme de soumission...
Commentaires sur Grève générale chez les Ben Simpsons
- @Zceci n'a rien à avoir avec le débat actuel qui est de préparer de nouvelles élections dans 6 mois.
si l'objectif est de changer la montalité des Tunisiens, qu'ils soient nouveaux riches ou salariés, ça va être sans doute un programme pour les 30 prochaines années, mais en aucun cas lié à ce passage délicat vers les élections qui doivent être démocratiques. - Justice et développement.Oui Z. Notre pays a besoin de justice et de développement, mettre un bulletin dans une urne ce n'est pas la révolution mais une évolution. La révolution c'est un État de droit, une redistribution de richesse équitable, une solidarité régionale et nationale qui dépasse le régionalisme débile et appauvrissant.
Je suis fou d'un pays, le Brésil, que j'ai visité à de nombreuses reprises, un pays sorti de la dictature dans les années 80, démocratique, mais si inégalitaire qu'il vous en dégoute de la démocratie tant vous avez l'impression qu'elle ne sert à rien pour les plus pauvres.
Il y a eu Lula, qui n'a pas enrichi tous les brésiliens très loin de là, mais qui s'est préoccupé d'eux, pour la première fois dans l'histoire du pays. Lula n'est pas un technocrate avec un MBA d'Harvard comme nombre de ses prédécesseurs, c'est un ouvrier métallurgiste, syndicaliste, né dans la région la plus pauvre du pays et qui a connu la faim. Je rêve pour la Tunisie d'un Lula, qui aimera à ce point son pays, qu'il en aimera chacun de ses habitants avec l'envie de l'arracher au sous développement, à la pauvreté, de lui offrir une dignité à lui et ses enfants.
La Tunisie est un pays vassal, sur le plan économique et diplomatique. Chaque tunisien est en plus le vassal d'un mini despote local qui s'appelle soit gouverneur, fonctionnaire, patron, ou père. Même l'élève est le vassal d'un professeur tout puissant qui refuse de se remettre en cause.
Pour abattre la dictature en Tunisie, il faudra bien plus que le départ de Ben Ali, il est nécessaire d'avoir le courage de " tuer" le père. - En effet! Il est abject ce colon qui a pondu ce torchon de réactionnaire de la pire espèce. J'ai noté cette phrase digne de l'époque du servage, et encore je suis généreux car le serf, contrairement à la majorité des employés tunisiens, ne pouvait pas être renvoyé! Comment peut-on écrire une phrase aussi odieuse que celle-ci:"On notera qu'un hôtel du voisinage du Regency, appartenant à une enseigne étrangère et dirigée par un Arabe richissime, a distribué 50.000 dinars à son personnel pour répondre aux revendications les plus superflues et obtenir une certaine paix sociale."
Il a "distribué" 50 000 dinars soient 25 000 euros, soit le prix d'une voiture très moyenne achetée en Europe, ou l'entretien mensuel de la Rolls de l'Arabe. Tout ça pour répondre aux revendications les plus "superflues". Les veinards, ils vont pouvoir faire, cette année, une assida avec du Zgougou, au lieu d'une assida avec de la farine. C'est le Pérou!
Quelqu'un disait. "Le superflu des riches devrait servir pour le nécessaire des pauvres, mais tout au contraire, le nécessaire des pauvres sert pour le superflu des riches." C'était sous Louis XIV, un siècle avant la révolution française et l'abolition des privilèges.
P... il faut cravacher, il y a encore du boulot! - Post-scriptum, l'argent de poche d'un princeL'été 2009,à Cannes, une grosse Mercedes s'arrête devant un bureau de change. Un mioche, à peine les 18 ans, descend,suivi de son chauffeur garde-corps. Il a changé 35 000 euros en dollars. En France pour changer une pareille somme il faut présenter une carte d'identité. C'était un quelconque neveu du dictateur tunisien Il a précisé fièrement qu'il prenait cette somme en argent de poche pour une semaine de vacances à Washington, logé et entretenu par notre ambassade.
C'est un gagne petit...car avec une pareille somme il ne pouvait même pas satisfaire les revendications les plus superflues du personnel de McDonald's du coin. - JHA et ses créanciersIl faudrait que le patronat et le gouvernement, publie dans Businessnews une fois pour toutes des dates pour déclencher les revendications. Cela fait plus de 50 ans que l'on nous dit "ce n'est pas le moment de revendiquer, le pays est encore fragile". Ils sont comme Jha qui disait à ses creanciers: FIN TRANI OSBOR ALYA NHAR (Chaque fois que tu me vois, patiente encore 24 heures). Autant dire, vous pouvez défendre vos droits à la Saint-Glinglin. C'est bizarre que se soit toujours les mêmes qui serrent la ceinture et patientent, pendant que les autres deviennent obèses. C'est injuste pour les obèses!
- Ça me convient à moi que le clivage entre les Tunisiens soit entre la gauche et la droite, car c'est là qu'il y a le vrai débat politique.
Bob et Z, je suis vraiment très fier de vous et donc très optimiste pour l’avenir.
Cependant, votre position par rapport au monde du travail est aussi décalées que ces pseudos capitalistes qui poussent l’exploitation à l’extrême.
Le fonctionnement d’une entreprise est un judicieux équilibre qui n’a comme seul juge le résultat.
Vous n’imposerez jamais un concept, vous ne pouvez que proposer des systèmes performants.
Pour tuer le capitalisme sauvage, il faut des entreprises plus efficiente, c'est-à-dire des gens plus responsables, plus formés, plus solidaires, ect…
Et il n’y a pas que le salaire qui doit être l’objet du débat, mais aussi l’accès à la culture, aux loisirs, ect…
En politique, la seule chose qui peut être faite de suite c’est :
- Une justice équitable,
- Une police citoyenne,
Mais aussi favoriser au maximum l’investissement en rendant le pays le plus attractif que possible.
Savez vous que les entrepreneurs « sociaux » sont plus importants dans les vielles économies que dans les économies naissances. Si on se limite qu’aux entrepreneurs d’origine tunisienne comme moi vous affaiblissez le choix des salariés. Par contre si le pays devient agréable à tous les entrepreneurs de toutes les origines vous allez améliorer grandement la condition des travailleurs.
En ça, on peut dire que ceux qui veulent un renfermement sur une identité religieuse sont des anti-sociaux. - je voulais dire aussi que ces histoires de 50000D c'est des pipos à la Tunsienne.
je voulais dire également à BOB qu'avant c'était une chose et que maintenant c'est autre chose.
la Tunisie est menacée et pour préserver notre liberté, nous avons intérêt tous à attendre et de reporter les revendications à l'après élection.
les gens seront libre de choisir le parti politique qui sera le mieux à même de les représenter. - Légitimité ?D'accord avec Tun-68, le gouvernement va essayer de s'enliser dans des négociations sociales qui n’aboutiront à rien mais feront perdre quelques mois.
Et au bout de quelques mois, bien sûr ils n'auront pas avancé sur les réformes politiques et pas assez préparer le pays pour des élections libres.
Je pense que les revendications des laissés pour compte sont légitimes, tout de suite. Le rapport de force s’exerçant entre le patronnât et le salarié en question. Le gouvernement actuel par contre n'a aucune légitimité à ouvrir des négociations salariales nationales par branches, son seul rôle est d'assurer le retour à l'ordre et de préparer les futures élections.
Nous sommes en train de nous faire embobiner, Ghannouchi est en train de jouer la montre. Qu'espère t-il vraiment ? Je l'ignore.
Tun 68, ce forum n'est pas très représentatif de la future morphologie politique de la Tunisie. On ne peut pas la lire selon le spectre français gauche droite en tout cas. La voix des islamistes n'est pas encore assez entendue. Et je ne saurais classer des gens qui ont pour idéologie et programme un livre saint. - La révolution c'est d'abord l'évolution des mentalités des patrons frileux.je crois qu'il est nécessaire de s'étendre sur un minimum de mots. Personne n'a demandé d'augmentation à l'état(sauf rares sociétés étatisées comme Tunisair). En outre, si j'ai bien compris l'article de Businessnews, les employés du Regency ne demandaient pas d'augmentation mais simplement la titularisation après avoir été corvéable à merci pendant plusieurs années. Ils demandent un minimum de droit et de dignité qui ne coute pas un kopeck au patron.
Un patron intelligent, l'aurait fait depuis longtemps pour donner un coup de fouet au rendement du personnel de son hôtel. Des employés heureux,biens dans leurs baskets, c'est la garantie d'un service irréprochable et donc d'une amélioration de son image et d'une augmentation du chiffre d'affaire. C'est le b.a.-ba du management depuis la préhistoire. Voila ce qu'on appelle aimer son entreprise et son pays! C'est le moment ou jamais de le faire. Comme quoi la révolution c'est d'abord l'évolution des mentalités des patrons frileux. - Entre droits et responsabilitésLe droit des salaries d'une entreprise est d'élire un representant syndical qui négocie avec la direction. Ces deux parties doivent presenter revendications et reponse.
Si ces deux parties n'arrivent pas a se mettre d'accord, c'est le droit des salariés - suite à un préavis de grève -de déclarer une grève. C'est aussi le droit de la direction de procéder à un lock-out.
Ce qui est complètement inacceptable, c'est qu'un personnel titularisé, payé sans faute et ayant un canal de dialogue choisisse de "négocier" physiquement en menacant en foule la direction pour obtenir des augmentations de salaires.
Les tunisiens ont a just titre peur qu'on leur vole leur révolution. Mais une agitation des salariés -car on parle bien d'agitation syndicale sans visage- d'une facon qui crée un climat de tension et de manque de confiance entre direction et salariés est très loin des revendications légitimes de la révolution et très proche d'un "détournement de la révolution".
Travaillons pour une Tunisie des droits, de transparence et de stabilité des institutions indépendentes. Nous avons eu un régime sourd-muet, corrompue et sadique qui n'a compris que la voix de la rue pour changer. Travaillons maintenant pour nous assurer que le bon climat s'installe pour que des choix politiques au delà des institutions démocratiques (comme le droit de grève, le lieux- ou non-lieux des privatisations, etc.) soient de l'orde de programmes politiques discutés par des partis en vue d'élections. - Je rappelle juste que la démocratie est un concept qui ne s'applique pas au monde de l'entreprise.
Dans l'entreprise, la patron ou le manager décide et l'employé exécute. Tout cela bien sûr dans le respect du code du travail.
Si un employé n'est pas satisfait de ses conditions de travail, il peut :
- Soit s'affilier à un syndicat et entamer des discussions avec le patronat. Donc établir un rapport de force avec la direction
-Soit quitter l'entreprise
rdddrapport rapport - enfin!!je ne suis ni pour ni contre les revendications sociales et grèves en ce moment "crucial" comme le chouchoutent mes compatriotes.. mais je suis contre ces "moutons" qui partagent aveuglement des articles et des avis capitalistes répugnants de personnes se disant journalistes mais qui ne sont autres que de vulgaires blogueurs doublés de contre-révolutionnaires obstinés..
kapitalis et businessnews portent bien leur noms de toutes les manière alors pas la peine de se la jouer "révolutionnaires" et les mea culpa n'ont aucune raison d'être .. ces web magazines n'ont pas été mise en ligne pour se positionner du côté des prolétaires, mais ça crève les yeux.. mais au moins qu'ils aient la décence de respecter l'éthique du métier de journaliste.. - Sur le méprisMerci à l'auteur pour son site: talent, humour, perspicacité et conscience politique s'y mêlent pour notre plus grand bonheur.
En lisant, les commentaires associés, j'ai pensé que la lecture du texte qui suit peut aider à approfondir les problèmes qu'ils pointent du doigt et contribuer à éclairer puissamment certains comportements (je pense notamment à ceux de nos ex-représentant à l'Unesco, et à notre désormais ex-ministre des A.E.)
Bonne lecture :
Aux origines de la "hogra" (http://hedidh.blogspot.com/) - De la nécessité de l'autodécolonisation des esprits"Méfions-nous de cette idéologie d'expert comptable...autre forme de soumission..." Bravo Z pour la lucidité.
Mais à lire certains articles et commentaires (la majorité? Et pas seulement sur cet excellent blog), je m'aperçois que le capitalisme et la logique du capital ont de beaux jours devant eux, tellement ils ont colonisé l'imaginaire tunisien.
Faire la "révolution" sans questionner cette logique, c'est se condamner à perpétuer, au nom de la "démocratie", les valeurs du capitalisme tout en se donnant l'illusion de s'en être lbéré. Et ça, c'est la meilleure manière de rater la révolution.
Allez, "encore un effort camarades pour être révolutionnaires". Si nous voulons la préserver notre révolution, il nous faudra nous atteler à décoloniser nos esprits. - amalgameIl me semble que trop d'amalgames sont fait autour de la révolution tunisienne. chacun colle son étiquette comme il le peut. C'est une révolution pour la liberté et la justice... entre autre justice sociale;
Être exploité, être sous-payé, ne pas être payé pour le travail fourni, faire du licenciement abusif, sont des injustices sociales.
Avoir un CDD au lieu d'un CDI est-il une injustice sociale?
Ne pas avoir de boulot, c'en est une !
Et puis faire grève, avant d'entamer des discussions.. c'est abuser de sa liberté!
Désolé l'article est creux... faire la révolution ce n'est pas aller à contre-sens de tout ce qui existe. - j'y crois pas "se libérer du capital!!!"
tous les communistes de la terre ont fait leur révolution, ont ruinés leur état.
je viens de comprendre que pour certains, les élections ils s'en tape, ce qu'ils veulent c'est la dictature populaire.
je crois rêver.
bonnes révolutions cammarades, j'ai suffisament donné mon temps.
A+ ya Z, à l'après révolution. - Don't lose focusAvec la liberté et la justice et une presse indépendente et libre (même libre d'écrire des âneries) on crée le cadre nécessaire pour des discussions solides et l'émergence de partis politiques avec des idées spécifiques.
Le débat droite/gauche, droit au travail, justice sociale etc sont des exemples de ces discussions. Mais faisons en sorte de mettre en place les piliers nécessaires pour avoir ces discussions là, sinon la révolte va tourner à la farce, et nous aurons vite souillé la dignité de ceux qui ont osé se lever contre le pouvoir. - la question sociale est detrminante dans la révolution tunisiennemerci -z- pour votre talent extra ordinaire en caricature, écriture, humour et critique et d'être un meneur de pensée.. c vrai , on était conscient de l'enjeu social dans la nouvelle révolution ..il était l'aspect le plus marquant et déterminant de la révolution ..Seulement on était préoccupé par les dangers qui nous guettaient de tous les côtés et on a pensé l'ajourner dans nos discussions sur facebook jusqu'à ce que les choses se rétablissent...mais enfin vous avez raison...le combat doit être tous azimut … rien ne peut être bâtis si des bases qui ne sont pas bien solides
- @z:
Fidèle lecteur depuis un moment j'ai jamais osé commenter ton blog "z"
mais aujourd'hui et vu le poste que tu viens de faire, je suis obligé de te contredire, car je pense que les revendication salariale non pas leur place dans cette période transitoire et cela à cause de 2 point essentiel:
- les caisse de l’état son quasiment vide et l’économie du pays et quasiment à l’arrêt
- le gouvernement actuel est un gouvernement transitoire qui ne devrait pas se permettre de prendre d'importante décisions sociales ou économique (le fait d'attribuer une bourse au chômeur n'est pas du ressort du gvt transitoire mais du prochain gouvernement élu). la situation sociale du pays demande des modification profonde dans le code du travail or le gvt transitoire ne devrait pas se permettre de modifier ces lois.pour le moment c'est les différents parties politiques qui devraient présenter leurs plans sociaux et le peuple choisira le vois qu'il voudra c'est ça la démocratie.
pour ses demande sociales c'est légitime mais c'est au gvt élu de les résoudre.
ps: au fait tu nous révélera un jour ton identité - @ tun-68Cela fait la nième fois que tu nous dis bye bye et tu es toujours là. Tant mieux, finalement! Ce qui m'amène à te dire, en toute amitié, qu'à la lecture de tes nombreuses interventions, j'ai comme l'impression que tu as hâte d'en finir avec cette belle révolution!!! Moi, pas. Je voudrais qu'elle aboutisse et, crois-moi, je n'ai rien d'un bolchévique (ni d'un "intégriste", d'ailleurs). Ce dont je suis convaincu cependant, c'est qu'une révolution ne consiste pas en une série de petites réformes qui nous donneraient l'illusion de vivre en "démocratie". Et cette illusion c'est ce que tu sembles appler l'"après révolution"!!!
- Les caisses de l'Etat ???A celui ou celle qui a dit que les caisses de l'Etat étaient vides, je répondrais que :
- notre petit fouine de premier ministre passe ses soirées à perdre son temps à écouter des parlementaires qu'il aurait dû dissoudre dans l'acide plutôt que d'aller faire le tour des capitales pour aller chercher des prêts, des dons et des engagements...
- Ce ne sont pas les caisses de l'Etat qui vont permettre de régulariser le pauvre larbin qui se faisait exploiter à la semaine sans contrat de travail.
Ce ne sont pas les caisses de l'Etat qui vont permettre de donner 400 dinars à la pauvre fille qui se faisait exploiter avant pour 240 dinars et 55 heures par semaine à se bousiller les articulations et les yeux, sans que les heures supplémentaires ne soient payées bien sûr.
Les patrons tunisiens sont en grande partie irresponsables et le contexte de dictature ultralibérale les empêchait certes de s'enrichir plus et d'investir ( et je n'ai rien contre bien au contraire) mais il leur permettait aussi des petits arrangements avec le fisc. Les profits qu'ils réalisaient étaient investis dans des biens immobiliers de luxe, des terrains, des importations de prestige surtaxées ou étaient planqués...Mais jamais au grand jamais ils ne redistribuaient à leurs salariés sous forme d'augmentations de salaires.
Un smic de dictature, des conditions de travail inacceptables dans l'industrie et même l’hôtellerie, des syndicats vendus, des contrats de travail ultra-flexibles...Les patrons tunisiens subissaient le racket mais ils rackettaient aussi leur main d'oeuvre pour maintenir au maximum leur niveau de profitabilité. - @amilcarje ne comprend pas moi non plus la décision de garder les parlementaires
mais concernant les caisses de l'état qui reste tout de même le 1er employeur de la Tunisie.
un amis va à la kbatha pour acheter une vignette pour son auto la l'employé lui répond t'en à pas besoin de toute façon on est en grève et personne ne viendra te contrôler.
tunisair n'est pas une entreprise gouvernemental peut être la grève des hôtesses de l'air te parait logique, les grève chez TT c'est du n'importe quoi on fait grève pour virer 63 contractuels et l'UGTT refuse toute négociation
alors que l'état partait sur la reconsidération de la grille salariale pour la mettre à jours pour avoir des salaires équivalent à ceux des entreprises du secteurs.
en ce qui concerne les entreprises privée la majorité d'entre elle vois dans le rouge après un mois plutôt assez dur, l'état devra les aider sinon c'est la faillite assuré.
pour les revendications salarial on est tous pour mais ça devra s'adresse à lorsqu'on aura un gouvernement élu car ce qu'il faut c'est avant tout revoir le code du travail et créer / reconstruire les organismes responsable de garantir son application - équation simpleJ'ai bien aimé l'article de businessnews (malgré son parti pris) et pas celui de Z que j'apprécie bcp pourtant.
il s'agit d'une équation économique simple : si l'hôtelier a des pressions des TO et qu'il a un grand endettement (c'est souligné dans l'article de businessnews) et s'il augmente les salaires, il sera amené à faire faillite.
c'est cette équation que l'ugtt doit comprendre et elle est vitale pour tout le pays ! revendiquer dans un marché ouvert affronté à une rude concurrence est un non sens.
il est du devoir des journaux (au moins économiques) de nous alerter sur les dangers et à nous ensuite d'évaluer ! car si on va dans un mur, on va leur dire vous n'avez pas été patriotes, vous ne nous avez pas informé au ppréalabe. c'est de notre avenir qu'il s'agit et cette tunisie on l'aime tous aussi bien les révolutionnaires que les capitalistes - Anonymous(se)Au moins, ces journalistes signent... et ne se cachent pas "courageusement" derrière des pseudos à 2 millimes.
Hein Bob... (et Miroir, Tun68, etc.)!
Allez les gars, les filles, fini le temps de la peur.
Osez!
Signez!
Sortez de l'ombre!
Fuyez celle du mur que vous rasiez!
On veut des noms
PS: J'adore ce site, Z. Maintenant qu'on peut y accéder... - Ce site est une perle !!!
Je comprends ces employés ...ne pas être titulariser, gagner à peine de quoi survivre, et puis se laisser faire en plus ????
De plus en plus fréquemment les grèves sont dénigrées mais ce qui les dénigrent gagane souvent bien plus que ceux qui les font ...vivre dans la misère n'est pas une vie ...Vive la Tunisie !!!! - Quelle leçon !j'ai déjà mentionné sur mon blog l'existence de votre site que j'avais trouvé par hasard au plus profond de la crise tunisienne.
j'avais beaucoup aimé vos dessins.
Et avec cet article force m'est aussi de reconnaître que, l'humour aidant, vous allez loin dans l'analyse politique ; et que les Tunisien(ne)s sont aussi capables de nous donner des leçons de lutte sociale ; et que la démocratie cela passe aussi et surtout par la reconnaissance de la dignité des travailleurs !
bravo
et merci,
Jacques Poissenot



















Vraiment bravo.
Les articles de Nizar Bahloul me donnent de l'eczema, et celui-ci en particulier m'a fait vomir. Ce charlatan de Nizar Bahloul ne fait aucune argumentation et ne cesse de taper sur l'UGTT.
Lorsque des tunisiens mouraient sous les balles et que l'UGTT appelait à marcher et faire des manifs, ce con nous bassinait avec ses articles de merde contre Al Jazeera et pour le gouvernement de Ben Ali. Quand le dictateur est tombé, il n'a jamais remercié l'UGTT.
Quand la caravane de la dignité et l'UGTT ont tenu bon pour changer le gouvernement de transition, il les a critiqué. Plus tard il n'a jamais posté un article pour dire que finalement ils ont bien fait et qu'on y a gagné au change.
C'est un charlatan et un opportuniste !
Merci pour ton article.