les sucettes halals
L'occident de plus en plus déçu de la tournure islamiste qu'a prise le printemps arabe, risque de se désengager complètement de la zone. Mais nous emmerdons ces chiens d'occidentaux car nous savons que nous pouvons compter sur nos frères du golfe. D'ailleurs, ces derniers sont de plus en plus visibles en Tunisie. Leur présence dans les cérémonies officielles est devenue systématique. Leurs prédicateurs sillonnent le bled et mobilisent sur leur passage les foules en délire. Mes amis, les wahhabites marchent sur Carthage!
Le wahha(grosse)bite Nabil al-Awadi
Ce prédicateur koweitien vient de débarquer sur le sol tunisien. Marzouki lui a déroulé le tapis rouge en lui envoyant officiellement son directeur de cabinet (voir ici). Comprenez, Il s'agit d'un repositionnement stratégique important pour la Tunisie. Et puis beaucoup de nos compatriotes bandent à l'idée d'approcher cette star. Al-Awadi a commencé sa tournée à Zarzis, puis Sfax et il termine à Tunis dans la grande mosquée de Carthage (voir ici). Outre sa grande maîtrise des sciences salafistes, ce clown est un spécialiste en psychologie de l'enfance. Il regarde avec eux les rares dessins animés qu'il juge bons pour leur santé. Il aime les petites filles et aimerait les voir porter le hijab...Bambi est de retour! 
Ceci n'est pas une caricature
Commentaires sur les sucettes halals
- juste pour s'amuser un peu, ils parlent de la sourate (24), LA LUMIERE, qui donnerait l'ordre de mettre le voile dans le coran donne : " Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qu'en paraît et qu'elles rabattent leurs voiles sur leurs poitrines ; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris ou à leurs pères ".
Dans le coran, on voit avec les yeux, on écoute avec les oreilles et on pense avec le cœur. La poitrine est dans plusieurs versets clairement lié à la pensée. Pour ce qui est du voile, et c'est très clair dans de nombreux versets voile ou les habits autour de la poitrine veulent dire « dissimuler sa pensée », « cacher ses envies » ou parfois ci qui empêche de voir les choses telles qu’elles sont « les idiots ont un voile sur leur poitrine » car ils ne savent pas résonner.
Et dans le contexte de cette sourate, il est demandé à la femme de « dissimuler ses désirs ».
Et pour ce qui est des « atouts », il me semble que ici et ailleurs on parle plutôt du sexe et de se qui va avec, les fesses et l’entre jambes.
Donc mesdames, vous pouvez montrer vos fesses et entrejambes aux « maris ou à leurs pères ou à leurs frères ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs maris, ou aux femmes musulmanes ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. » - je vous invite à lire cette analyse (qui à mon sens est la plus cohérente et logique)
http://www.liberation.fr/monde/2013/01/29/le-chemin-de-croix-des-islamistes_877700 - Athena, ma soeur, pense a la douceur...
"Cette petite bourgeoisie ne veut que le respect de l’ordre et des convenances sociales, un climat propice aux bonnes mœurs et à la prospérité des affaires" (Libe)
Oui, il y a un an et demi j'avais peur de la dubaisation de la tunisie, c'est a dire une loi pour les touristes et une pour les autochtones/musulmans etc qui permet a l'occident de parler de progres pendant que des filles violees se retrouvent sur le banc des accuses pour relations sexuelles extramatrimoniales... Aujourd'hui j'ai plus peur de la pakistanisation du pays: une grande intelligentia liberale vivant en parallelle pendant que le pays par ecoles coraniques cree des fanatiques a la chaine et les conservateurs discutent comme dirait notre ami Bob, du "sexe des anges"... - @ Arnouba mon ami,
tu sais j'ai l'impression des fois qu'on ne parle pas de la même Tunisie, je suis désolée de te le dire, mais on devine facilement que tu habites à l'étranger, et que tu viens rarement au pays . (tu n'es pas le seul !!! si ça peut te consoler :p )
je t'invite à lire ça http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualite-dans-chaque-homme-un-moutona-31022.php (#désinformation et #manipulation des masses)
puis ça https://www.facebook.com/notes/gilbert-naccache/le-r%C3%AAve-iranien-de-ghannouchi/10151171967737749
je ne suis pas dans une phase de déni, je suis consciente de l'importance de la prévalence de la Salaphys (syphilis) et son danger pour la santé publique, mais j'ai bien peur que cette surexposition soit due à des facteurs endogènes, les facteurs exogènes ne sont qu'aggravant. Traitons la cause, pour que le traitement soit efficace, il faut qu'il soit étiologique (attaquer la cause).
j'ai l'impression de toujours "lakléker la même loubéna" allah ghaleb fil i3ada ifeda maw - De temps à autre il faut de la distance pour mieux voir les choses...En Tunisie, la "mantra" depuis plus de 30 ans est justement de dire que la vérité est plus nuancée, que de dehors on ne peut rien voir ni comprendre et que de toutes facons tout le monde en veut à ce petit pays et voudrais salir son nom.
Je pense au contraire qu'en vivant sous certaines conditions, on normalise le quotidien, et on le défend: on n'a pas vraiment le choix...
Mon commentaire était justement d'éviter la comparaison avec l'Iran; celle-ci n'est pas applicable. Le Pakistan est au contraire un exemple plus effrayant car en surface pro-occidentale alors que sur le terrain c'est un exemple horrible des résultats des mauvaise gestion et du laisser aller extremiste.
En Tunisie, nous n'avons pas de contrepoids idéologique et pédagogique car les notions élémentaires de démocratie et de la bonne gestion échappe totalement à notre classe politique (gouvernement en premier, mais le reste laisse à désirer). Quand on compare les salafistes à l'extrême droite en Europe on oublie que personne dans la classe politique dirigente européenne n'essaye de légitimer leur acte. Chez nous, c'est le contraire - on n'agit que quand c'est absolument intenable et nécessaire, par exemple suite à l'attaque de l'ambassade US.
C'est pourquoi le gouvernement sous-entend que Karoui/Persepolis faisait de la provoc, ainsi que les artisted de la Abdelliya, que la jeune fille violée était quand-même dans une position indécente avec son fiancé, que l'artiste tunisienne violentée par la police cherchait à avoir de la presse et que tous les prédicateurs poubelle du monde entre en tunisie faire leur rock-star alors que des combattants pour les droits de l'homme se font refuser un visa...
Les moyens et la réthorique d'aujourd'hui sont les mêmes qu'avant. L'histoire de la supposée "gifle" de Kazdaghli, n'es-ce pa la même accusation portée contre Mohamed Abbou il y a quelques années par le régime Ben Ali? (je ne me souviens pas très bien et je ne trouve plus de référence sur le web...). Ils ont bien appris leur lecons de chez Ben Ali, it's called "paying lip service": en voilà un qui excelle ( http://www.nytimes.com/2013/01/26/world/africa/ali-laarayedh-leads-the-tunisian-agency-that-once-jailed-him.html?_r=0 ) : " ALI LAARAYEDH "We have to choose people who can break with the past and put the country on the path to democracy and a state of law." 9oul el rou7ek...
Bon, au moins aujourd'hui nous avons une société civile vibrante. Mais on oublie qu'il en existe bel et bien une aussi forte au Pakistan... - "Cette petite bourgeoisie ne veut que le respect de l’ordre et des convenances sociales, un climat propice aux bonnes mœurs et à la prospérité des affaires" (Libe)
S'il ne s'agit que de ça, et il y'a de fortes chances que la citation saisit fort bien une part appréciable du "psyche" tunisien, Nida Tounes est mieux placé pour y répondre. Ce qui explique les derniers sondages.
Pour ce qui est de la "pakistanisation" de la Tunisie, le constat d'Arnouba est lucide. Je rajouterai que cette "pakistanisation" se construit sur un terrain fertile défriché par la destructuration du tunisien par ZABA, - @ Athena Pallas
Tes commentaires, chère Amie, me renvoient à la période de Ben Ali et à l'attitude de la majorité des tunisiens au cours de cette période. Pendant la dictature, j'étais en Tunisie seulement en 2005 et je n'ai pas pu rester plus de 15 jours, tellement l’atmosphère était étouffante. Je me souviens que j'ai parlé à des tunisiens, de différentes conditions sociales, j'ai évoqué à plusieurs reprises ben Ali et ses nuisances et je n'ai eu que silence marqué par la gène et la peur ou au mieux une réponse du genre '' tu sais j'ai l'impression des fois qu'on ne parle pas de la même Tunisie, je suis désolée de te le dire, mais on devine facilement que tu habites à l'étranger, et que tu viens rarement au pays .'' Pendant ce temps, ceux qui ne vivaient pas en Tunisie faisaient tout ce qu'ils pouvaient pour ruiner l'idée que le monde se faisait du pouvoir de Ben Ali et fournir les informations précieuses qui manquaient aux jeunes qui étaient à l'intérieur du pays. Les événements qui ce sont produits à partir du 17 décembre 2010 se sont nourris en particulier de cette activité, exogène selon tes termes. Aujourd'hui le tunisien exilé ou non est informé sans entraves, du moins je le crois profondément. Tu répètes souvent que nous sommes intoxiqués par les médias, je pourrais te rétorquer que je n'irai pas chercher mes informations au café du port ni à la buvette de la gare. Certes, les médias peuvent faire de la désinformation, mais on a toujours la possibilité de faire des recoupements et avec un peu d'habitude on arrive à adhérer à des informateurs fiables. Du reste, toi même, tu nous fournis des références de médias tunisiens et, le plus souvent, étrangers ou tunisiens à l'étranger. Comme quoi, tu t'abreuves à la même source que les autres ; on peut être ailleurs Tes commentaires me renvoient à la période de Ben Ali et à l'attitude de la majorité des tunisiens au cours de cette période. Pendant la dictature, j'étais en Tunisie seulement en 2005 et je n'ai pas pu rester plus de 15 jours, tellement l’atmosphère était étouffante. Je me souviens que j'ai parlé à des tunisiens, de différentes conditions sociales, j'ai évoqué à plusieurs reprises ben Ali et ses nuisances et je n'ai eu que silence marqué par la gène et la peur ou au mieux une réponse du genre '' tu sais j'ai l'impression des fois qu'on ne parle pas de la même Tunisie, je suis désolée de te le dire, mais on devine facilement que tu habites à l'étranger, et que tu viens rarement au pays .'' Pendant ce temps ceux qui ne vivaient pas en Tunisie faisaient tout ce qu'ils pouvaient pour ruiner l'idée que le monde se faisait du pouvoir de Ben Ali et fournir les informations qui manquaient aux jeunes qui étaient à l'intérieur du pays. Les événements qui ce sont produits à partir du 17 décembre 2010 se sont nourris en particulier de cette activité, exogène selon tes termes. Aujourd'hui le tunisien exilé ou non est informé sans entraves, du moins je le crois profondément. Tu répètes souvent que nous sommes intoxiqués par les médias, je pourrais te rétorquer que je n'irai pas chercher mes informations au café du port ou à la buvette de la gare. Certes, les médias peuvent faire de la désinformation, mais on a toujours la possibilité de faire des recoupements et avec un peu d'habitude on arrive à adhérer aux informateurs fiables. Du reste, toi même, tu nous fournis des références de médias tunisiens et, le plus souvent, étrangers ou tunisiens de l'étranger. Comme quoi, tu t'abreuves à la même source que les autres ; on peut être ailleurs et informer correctement sur les événements de la Tunisie. La force du jugement et l'information juste ne sont pas liées à la présence sur le territoire...
Mais ce qui me parait important est ailleurs. Une seule question importante à mes yeux : quelles sont, selon toi, la ou les forces idéologiques qui menacent la Tunisie et comment lutter contre? A ce jour je n'ai pas compris de façon nette ton point de vue là-dessus, et je serais heureux de le connaître. Je te rassure, ma question ne cache aucune ruse, je voudrais seulement situer tes idées. - 1) Tunisie = Pakistan ? on fait de l'analyse fiction , comme si l'histoire de deux pays et leurs structures sociales sont identiques , il suffit de savoir que les tunisiens sont arabophones et de ce fait les leaders islamistes et les juristes musulamns n'ont pas le même statuts dans le deux pays , n'importe qui peut les contredire et je ne parle même pas du contexte régional.
2)Les tunisiens de l'étranger faisaient des éfforts pour informer ceux de l'interieur : c'est une blague!, c'est une manière de se donner le bon rôle , psychologiqument c'est compréhensible.Il suffisait de savoir écouter dans n'importe quel coin de la Tunisie sous Bourguiba et Ben Ali pour connaitre la situation du pays et on oublie que AlJazeera malgré ses défauts existe depuis des années.Souvent les informations sur la Tunisie à l'Etranger ne sont qu'une réprise partielle de ce qui est connu à l'intérieur depuis des mois , c'est vrai sous Ben Ali et même maintenant(avec un delai plus court).
3)Athena a raison les problèmes du pays sont avant tout intrinsèques et il faut s'en occuper au lieu de pleunicher devant le manque d'aide de l'Occident ou de trembler de peur devant n'importe quel barbu qui débarque des pays du golf.
4) La citation de Bernard Guetta est à mon avis exacte et on aura probablement deux partis qui repondent aux besoins de cette petite Bourgoisie, l'un islamiste ( Ennahda ou autre chose ) et l'autre dans les habits de Nida Tounes.
5) La photo des fillettes voilées ne prouve strictement rien , c'est une mise en scène comme savent le faire les tunisiens depuis cinquante ans(nos villages Potemkine).
6) Ces "savants" du golf durs avec les faibles souples avec les forts et soumis au pouvoir politique sont les imposteurs annoncés par tout ceux qui comptent sans la civilisation musulmane , il n'ya rien à attendre d'eux , qu'ils s'occupent de leur bazar local avant de venbir faire la dawa en Tunisie.
7) Si on peut eviter le coup "si vous dites cela vous êtes comme ceux qui défendent Ben Ali" on aura au moins fait un pas en avant. - Hadhaka fesh sla7na; discussion byzantine et masturbation intellectuelle - 3jabkom el wadh3 fi tounes billahi? mais non, cherchons cherchons, les vrais vrais raisons, la source, l'origine, la forme de Platon, car c'est toujours plus complexe, plus difficile...
Surtout, c'est plus important de réinventer la roue que d'avancer. Cela à pris 200 ans+ à la France de bâtir une société à peu près démocratique après 1789, l'Allemagne et le Japon se sont plus ou moins fait dicter la leur - à nous de choisir.
Nos problèmes sont intrinsèques, un peu comme deux amoureux qui pensent que personne n'a vécu ce qu'ils vivent, car ce n'est pas une histoire de stabilité sociale, chômage, libertés fondamentales, respect de l'intégrité physique et psychique des gens, comment convaincre les investisseurs nationaux d'investir localement plutôt que de sortir leur blé ou se protéger contre l'inflation par de l'immobilier surévalué, et comment convaincre les investisseurs étrangers de miser sur la tunisie plutôt qu'ailleurs: non non, rien à voir, nous vivons effectivement sur une planète disjointe du reste du monde et nous sommes tellement différent que je pense qu'on devra prendre encore un café et discuter un peu qui est derrière celui qui est derrière la marionette qui est controlée par le maitre...
Et puis les médias étrangers ne peuvent rien nous apporter car il suffit de lire n'importe quel article du NYTimes ou de quelconque journal francais et comparer au niveau de recherche journalistique chez nous pour comprendre que les étrangers, malgré leur reportages, leur entretiens, leurs voyages, leur déontologie, n'ont rien, mais alors rien compris...
Tout simplement exaspérant... - Exaspérant Cher Arnouba...
Le Guardian ne comprend évidemment pas aussi bien le contexte local que BusinessNews ou Kapitalis.......
Un ami vietnamien avec lequel j'ai étudié, dont les parents ont choisi le "mauvais camp" pendant la guerre du Vietnam, famille persona non grata pendant 25 ans dans son pays d'origine....Mon ami a été accueilli avec un tapis rouge par les autorités communistes pour gérer des équipes chez Intel qui s'installait au Vietnam..Devant tant de compétences, ils ont effacé d'un trait la "traîtrise" des parents...Ils avaient besoin de lui....
En Tunisie, on préfère considérer que les tunisiens qui ont quitté le pays sont déconnectés de la réalité. Qui dit déconnecté dit inutile. On nous voit donc comme des gens inutiles.
Il est grand temps que ce foutu pays s'ouvre au monde, sorte de sa putain de médiocrité et aille chercher ailleurs les compétences qu'il n'a pas. Un consultant new-yorkais sera probablement plus à même d'inspirer des pistes pour relancer le toursime en Tunisie qu'un tocard du cru tunisois. - PARLER , PARLER et PARLER.
manifestement on parle chinois ici et lorsque les gens sont contredits ils perdent leurs nerfs.
intrinsèques veut dire entre autres une mentalité spéciale des tunisiens , manquent d'ouverture d'esprit , incapacité d'écouter les autres, affairisme...
Je n'ai rien contre ceux qui vivent à l'étranger et qui vous a dit que je vis en Tunisie?
Vous voulez vivre dans un monde ou vous êtes les seuls à parler et les autres doivent opiner , pas de chance! il faut falloir s'habituer à être contredit.
Pour ma part tout ce que j'ai dit est qu'en Tunisie on savait et on a toujours su ce qui se passe et qui fait quoi dans ce pays , on n'a pas attendu les zimmigris pour expliquer ce qui se passe à l'intérieur.
Il y a plus d'info en croisant les articles nuls de kapitalis , leaders,babtnet ,attounissia et les autres blogs que dans le NYTimes sur la Tunisie pour le simple raison que ce journal ne peut pas consacrer trop de place pour le Tunisie.
Je serai même d'accord pour qu'on fasse venir des japonais nous aider à régler les problèmes du pays...
Aller sans rancunes... - Perdre les nerfs? Non, mais le ton aggressif et arrogant de vos posts commencent personnellement à me casser les patates. Mais celà n'engage que moi.
Alors on fait dans le relativisme culturel? C'est du racisme, du néo-orientalisme ou comme diraient nos cousins du moyen-orient simplement du "self-hatred"?
Kapitalis, Businessnews et co. sont intéressants pour avoir un échantillon de l'ambiance générale. Mais pour un peu plus d'analyse je préfère encore lire un article du New York Times, du Guardian (malgré la présence de la Soumaya) ou même du Parisien, où les journalistes essayent de voyager dans le pays, rencontrer des gens, leur poser des vrais questions, avoir des commentaires de diplomates off-record et d'activistes, politiciens etc. on the record... Et puis des rapports comme ceux-ci ne viennent pas de l'intérieur... http://www.tunisia-live.net/2013/02/02/international-report-shows-poor-budget-transparency-in-tunisia/ - 1)ou est-ce que vous voyez du relativisme culturel ? je dois dans ma vie autant des choses à des arabes qu'a des français et à des hindous, je crois et je le pense depuis un moment qu'on ne se comprends pas de tout.Je dis seulement qu'on ne peut pas oublier l'histoire d'un peuple et son caractère et la remarque sur la mentalité concerne la prétendue élite tunisienne et pas le peuple tunisien dans son ensemble mais je reconnais que c'est mal écrit et on peut mal comprendre.Et en effet on aimerais bien qu'elle s'ouvre un peu plus sur autre chose que sur ce qui est produit en France.
Je lis comme vous ces journaux et c'est quoi le problème? ces journaux donnent leurs avis mais les faits sont connus en Tunisie , l'opinion d'un Robert Fisk vaut plus que celle de beaucoup de nos journalistes mais personnellement je distingue les faits et le commentaires sur les faits.
2) Revenons à nos moutons : vous avez parlé du Japon et de l'Allemagne , c'est vrai les vainqueurs ont imposé des reformes après la guerre mais la mentalité de ces deux peuples n'a pas changé en 5 ou 6 ans (1939-1945) et l'élite administrative , scientifique ( malgré l'émigration des juifs allemands) ,l'appareil productif et la cohésion du peuple était toujours là malgré la défaite militaire. C'est ce qui a permit aux réformes de réussir après la deuxième guerre mondiale .A mon avis les vrais réformes pour ces peuples étaient faites et imposées d'une manière autoritaire au 19eme siècle.
C'est notre dilemme : on garde ce système parlementaire avec ses discussion sans fins et ses blocages ou on donne le pouvoir à une minorité qui impose des réformes au pays?
J'aimerai bien avoir avis sur la question.
3) Ne vous en faites pas pour le ton , c'est du cinéma, je ne suis ni arrogant ni agressive dans la vie et c'est ce qui compte.c'est le nom Tamerlan qui le veut. - Ok, fair enough:
Les "mentalités" japonaises et allemandes existent beaucoup plus comme un stéréotype que sur le terrain. Prenons le Japon comme exemple, un pays avec une "cohésion" que nous assumons millénaire. Mais rien que les boulversements parlementaires dans les années 30 montrent bien qu'il y avait énormément de tensions au Japon, surtout entre les villes et les zones rurales (tiens tiens...).
* Deux choses aussi à noter: le parachutage réussi d'une consitution "occidentale" dans deux cultures tellement différentes (même si le Japon avait modelé ses changements constitutionnels de la fin du 19e siècle sur l'Empire Allemand), et secondo: même avec des constitutions dictées - chacun a developpé sa version de la démocratie. Personne n'accusera le Japon d'être une copie des states, sauf pour le baseball et la peine capitale...
* Les mentalités peuvent évoluer beaucoup plus rapidement qu'on le pense. Aujourd'hui, tout le monde pense que la Suède est un modèle de propreté (un peu comme la Suisse), mais aux années soixante le pays était sale. Les gens jetaient leur paquet de cigarettes vides par la fenêtre des voitures (tiens tiens bis)- A grand coup de "pub" (ou propagande?) le gouvernement a réussi à changer ce comportement jusqu'au point où non seulement l'image internationale mais les suédois eux-même pensent que c'est dans leur identité et culture nationale d'aimer les choses propres et organisés. Quel rapport avec la Tunisie? Au milieu des années 80, une grande campagne pour la sécurité routière est lancée pour obliger les tunisiens à porter leur ceinture de sécurité- Pari réussi (au moins dans le grand tunis), jusqu'à ce qu'on relâche un peu, surtout dans le centre ville - et puis c'est parti en c*uilles... Bottom line: c'est possible et le comportement n'est pas une fatalité. Il faut juste que ca ait du sens et que ce soit pareil pour tout le monde (et évidemment, comment convaincre un médecin privé tunisien ou grecque de payer ses impôts quand il sait pertinemment que non seulement les plus fortunés et les plus épaulés que lui non seulement n'en payent pas mais en plus se sert royalement de la caisse...)
Alors perso, pour revenir à la situation actuelle: il nous aurait fallu une commission de technocrates pour nettoyer l'ancienne constitution et ceci en toute transparence. L'idée (autorisée par BCE si je comprends bien) de laisser un système parlementaire provisoire écrire les fondements de l'avenir de tous les tunisiens est à la limite du criminel. Rchouda l'a bien dit dans un entretiens télévisé: nous avons eu deux occasions avant que nous avons raté - nous n'allons par rater une troisième fois. Il ne parlait clairement pas de la démocratisation de la Tunisie mais d'y forcer son modèle societal. Alors, es-ce antidémocratique? Comme je l'ai écris avant, le jeu démocratique ne marche qu'avec des piliers solides qui ont été testés et réapprouvé ces 300 dernières années. C'est quand ces piliers sont en place que les aventures aux aléas des votes et des gouvernements peuvent être permis. Et ces piliers ne sont jamais relatifs. Tous les pays où les gens "juissent de leur libertés" comme dirait Hammadi, ont les mêmes fondements (à l'exception éventuelle de Hong Kong). Les tunisiens, à mon avi, aiment bien citer et s'appuyer sur les "experts". Alors avec un nettoyage technocratique, celà aurait pu être gagné, tout comme l'organisation des élections qui fut un moment de grande fierté nationale.
Ce qui nous sauve d'une situation grecque aujourd'hui est que le pays et le tunisien median n'est pas aussi endetté, et surtout n'a pas les mêmes "acquis" qu'en Grèce (ou en France ou d'autres pays européens non reformés). Donc nous pourrions mettre en place les changements qui a terme aboutiront à une situation ou tout le monde est "better off" aux dépens de pas grand monde (l'oligarchie rentière qui a survécue les 50 dernières années devrait évidemment perdre quelques monopoles mais à leur niveau celà ne devrait pas changer leur train de vie...). Il faut faire attention de tout promettre à tout le monde, et surtout il faut être pédagogique. Et pas de la facon Marzouki qui se prend pour Bourguiba mais avec 40 ans de retard (où il explique qu'il faut "bellahi" arrêter d'acheter des sacs en plastique (!) ). C'est à dire sans prendre les gens pour des cons (premier principe d'une démocratie). Par exemple on change le prix du pétrole à la douce, sans info, sans explications, alors qu'il faudrait expliquer combien celà coute à l'etat (http://www.economist.com/node/18867440) . Tout ceci pour dire que nous sommes très à court de temps et que la situation économique globale n'est pas vraiment propice aux discussions byzantines - et que la Tunisie, si elle veut éviter de devenir un pays vassal du khalij et de l'arabie, une sorte de plateforme expérimentale (pour le jihad en Algérie pour ne prendre qu'un exemple), doit comprendre sa dépendence de l'économie globale et de prendre les mesures nécessaires pour jouer des atouts qu'elle a, qui sont indéniables, et qui sont en plus très enviables ( je ne les citerai pas, ils sont universellement reconnus...) - Merci pour la réponse.
Quelques remarques:
1) Il y a bien des traits nationaux , les fraçais ne sont pas les allemands et les japonais ne sont pas les chinois mais il y a une marge de manoeuvre pour la politique pour orienter une société dans un certain sens à condition de bien la connaitre et d'avoir sa confiance .Si les americains ont "passé l'epange" sur la famille de l'empereur ( y compris les criminels de guerre ) c'est parce qu'il s'avait que c'est la clef de voute de la cohésion de la société japonaise et c'est toujours l'empereur qui parle lorsque le peuple japonais est perdu( le dernier tsunami).
2) Dans une discussion avec Libre enfin je crois j'ai dit qu'on peut modifier la mentalité des tunisiens ( dans certaines limites ) si on s'y prend bien et si ceux qui sont au pouvoir paraissent crédibles , la dernière éléction montre que le peuple tunisien veut bien y croire , la balle est dans le camp de la classe politique , c'est a eux de donner l'exemple: un peu de probité , de sérieux et désinterssement nous ferait beauoup de bien.
3)Je ne pense pas que la technocratie soit neutre ,les technocrates baignent dans l'idéologie diffuse de l'époque(est-ce que l'Italie s'en sort vraiment?) . Je pense que la politique est une activité à part , ce n'est ni une science , ni une technique: On a à identifier des options réalistes et choisir la moin mauvaise...
4)Je me méfie aussi de ce qui présenté comme une évidence générale : il y a quelques siècles on nous parlait de la vraie et unique foi ( le christianisme ) , après de la vraie et unique civilisation ( occidentale ) et aujourd'hui de la vrai et unique manière de faire la politique mais le peuple tunisien choisira ce qu'il vaudra.
5) En admettant ces principes , vous laisser de côté la rapport de forces sur le terrain , si Ennahda et ses amis et le front de gaude et ses amis ne veulent pas de ces réformes comment faire ? - La technocratie n'est pas neutre, mais au choix - comme l'exprime si bien Libre Enfin dans "Ennahdha campe sur ses positions", ce qu'il nous faut c'est un SMIG démocratique. Celui-ci est universel et des technocrates pourraient mieux écrire un fondement cohérant et consistant.
Pour conclure je citerai Bill Withers qui nous chante "Things may come for those who wait, not for those who wait too late, we got to go for all we know..." - Bonjour à vous
Je vois qu'un tollé général s'est soulevé, et tant mieux. Ce blog nous offre un espace de dialogue et de débat.
Malgré nos visions divergentes, nous continuons (jusqu'à maintenant) à tenir des échanges et des discussions. L'appréciation de ces discussions (ou de leur sujet) peut varier, et on ne peut pas les considérer comme byzantines, futiles... Chacun d'entre nous analyse de son angle de vue, voit les choses en fonction de ses considérations, de son vécu (ou de ce qu'on lui rapporte). Nous avons la chance de pouvoir nous enrichir mutuellement avec nos expériences sur le terrain, ce qu'on a lu comme article intéressant ou merdique,...
Revenons à nos moutons ;
Je m'excuse d'avance, je vais parler de moi-même.
Vous avez surement compris que je vis en Tunisie.
J'ai la chance d'avoir un boulot qui me permet de rencontrer et d'échanger avec beaucoup de personnes (de tendances et milieux très différents). J'ai la chance aussi de pouvoir sortir assez souvent de mon entourage Bensimpsonnien et de faire de longues immersions, un peu partout dans le pays.
Deux Tunisies coexistent, (en même temps, et parfois dans une même région)
1- une première purement Ben Simpsonienne (je vais emprunter le concept de -z-), a toujours ignoré ou fait semblant d'ignorer ce qui se passait. Ce qui est vraiment exaspérant (pour faire de la "mouzayadèèt" à la amilcar), c'est qu'une grande partie de cette Tunisie continue toujours à ignorer ce qui s'est passé avant le 14 Janvier, d'ailleurs révolution pour eux c'est 14 Janvier (kahaw) avenue H Bourguiba :sidi bouzid, thala, regueb, bouzayen, kasserine, martyrs et blessés http://www.machhad.com/22081... comptent pour du beurre, et je ne suis pas en train de étbouléder, sans parler des autres révoltes ; bassin minier et Ben Guerdène... (nous avons un grand problème avec notre histoire et notre mémoire collective, c'est ce que je dénonce dans mon commentaire précédent). Cette frange (en majorité) ignore qu'il y a eu des martyrs au bassin minier 2008. Certains ne veulent même pas les considérer comme martyrs de la révolution (l'article 97) d'autres se demandent pourquoi on les appelle martyrs tout court et ignorent toujours la révolte de 2008 (pour ne citer que cet exemple que je trouve choquant. Je vous invite chers amis à voir yal3an bou al phosphate, une première réconciliation avec une partie occultée de notre histoire). Cette Tunisie, sans être satisfaite du rendement des médias tunisiens, se réjouissait de certains articles étrangers qui chantaient les louanges du "miracle tunisien" (pour reprendre l'expression abracadabrantesque de Chirac).
2- une deuxième, lésée, oubliée et stigmatisée, a le plus souffert du mauvisme. Les soulèvements (sous leurs différents aspects) sont partis de là. (et vous devez savoir que rien n'a changé pour eux).
Malgré tout ce "dommar" ils ont une sacré chance, les circuits sont beaucoup plus simples et visibles, et on peut facilement savoir (sans spéculations) qui a fait quoi, qui fait quoi, qui roule pour qui, qui s'est recyclé en quoi... en un mot du CONCRET.
Et justement, là où il y a du concret, on entend rarement parler de barbus et de niqab (quelques salafistes inspirés par ceux qu'ils voient dans la télé, ont essayé de faire des foutou7at, mais ont été rapidement remis à l'ordre par les "autochtones", pourquoi un cheikh ne s'y rendrait pas prêcher la pédophilie, bah il sait d'avance qu'il sera massacré). Ils ont d'autres chats à fouetter : les figures du mauvisme leur pourrissent toujours la vie.
Ben Ali avait un credo "soit moi soit les khwenjya" ça a évolué maintenant vers "soit nous soit les salafistes", et ça marche apparemment (ce qui me parait assez frustrant, on n'a pas appris la leçon et on se laisse facilement dominer par les idées imposées #désinformation médiatique).
Si on essayait de comprendre ce phénomène de salafistes et de chercher ses origines, on trouverait que c'est un groupe très hétérogène : une minorité (réellement) salafiste mais divisée en plusieurs tendances et adeptes de plusieurs écoles, et une majorité de pègre recyclée barbuâtre. Les affaires de cette dernière restent prospères et leurs réseaux n'ont pas été touchés (nous savons qui a assuré et assure toujours la protection de ce commerce de marché noir, contre-bande, zatla,...)
"Diviser pour mieux régner" et "la théorie de l'insécurité" ont été les arguments de Ben Ali, et ça continue maintenant, à lire certains commentaires on se dirait en Afganistan. Essayez chers amis de vous trouver où prendre un pot après le boulot un mardi (ce n'est pas le weekend et je ne parle pas des endroits huppés de la banlieue nord), essayez de faire vos provisions de celtia un jeudi,... énormes bousculades et risque de ne pas trouver de place ni de bière.
Pour répondre à la question de Bob, je ne suis pas en croisade contre une ou des forces "idéologiques" et pour être honnête je m'en fous complètement, je ne me sens pas menacée par des idéologies, rien n'a changé dans mon mode vie, et ça ne va pas changer, c'est la raison pour laquelle je vous dis que j'ai l'impression qu'on ne parle pas de la même tunisie (vous devez connaitre la différence entre la théorie et la pratique http://ancestral.jeun.fr/t5278-difference-theorie-pratique), et qu'on devine assez facilement qui est ici ou non, je ne peux pas non plus vous assimiler à la Bensimponnie, j'ai l'impression que vous incarnez le ni ni, )
j'ai exprimé ce qui me dérange dans une publication précédente et je vous le reposte :
- L'impunité.
- L'arrogance.
- L'injustice.
- La brutalité (et la grossièreté)
- La manipulation
- La vanité
En une phrase police partout, justice nulle part (j'ai déjà détaillé ça auparavant)
Je vous laisse avec cette note de douceur http://www.youtube.com/watch?v=AstqQu3Jl2c
Bonne journée - Bonjour à vous
Je vois qu'un tollé général s'est soulevé, et tant mieux. Ce blog nous offre un espace de dialogue et de débat.
Malgré nos visions divergentes, nous continuons (jusqu'à maintenant) à tenir des échanges et des discussions. L'appréciation de ces discussions (ou de leur sujet) peut varier, et on ne peut pas les considérer comme byzantines, futiles... Chacun d'entre nous analyse de son angle de vue, voit les choses en fonction de ses considérations, de son vécu (ou de ce qu'on lui rapporte). Nous avons la chance de pouvoir nous enrichir mutuellement avec nos expériences sur le terrain, ce qu'on a lu comme article intéressant ou merdique,...
Revenons à nos moutons ;
Je m'excuse d'avance, je vais parler de moi-même.
Vous avez surement compris que je vis en Tunisie.
J'ai la chance d'avoir un boulot qui me permet de rencontrer beaucoup de personnes (de tendances et milieux très différents) j'ai la chance aussi de pouvoir sortir assez souvent de mon entourage Bensimpsonnien et de faire de longues immersions, un peu partout dans le pays.
Deux Tunisies coexistent, (en même temps, et parfois dans une même région)
1- une première purement Ben Simpsonienne (je vais emprunter le concept de -z-), a toujours ignoré ou fait semblant d'ignorer ce qui se passait. Ce qui est vraiment exaspérant (pour faire de la "mouzayadèèt" à la amilcar), c'est qu'une grande partie de cette Tunisie continue toujours à ignorer ce qui s'est passé avant le 14 Janvier, d'ailleurs révolution pour eux c'est 14 Janvier (kahaw) avenue H Bourguiba : sidi bouzid, thala, regueb, bouzayen, kasserine, martyrs et blessés http://www.machhad.com/22081... comptent pour du beurre, (et je ne suis pas en train de étbouléder), sans parler des autres révoltes ; bassin minier et Ben Guerdène... (nous avons un grand problème avec notre histoire et notre mémoire collective, c'est ce que je dénonce dans mon commentaire précédent). Cette frange (en majorité) ignore qu'il y a eu des martyrs au bassin minier 2008. Certains ne veulent même pas les considérer comme martyrs de la révolution (l'article 97) d'autres se demandent pourquoi on les appelle martyrs tout court et ignorent toujours la révolte de 2008 (pour ne citer que cet exemple choquant. je vous invite à voir yal3an bou al phosphate, une première réconciliation avec une partie occultée de notre histoire). Cette Tunisie, sans être satisfaite du rendement des médias tunisiens, se réjouissait de certains articles étrangers qui chantaient les louanges du "miracle tunisien" (pour reprendre l'expression abracadabrantesque de Chirac).
2- une deuxième, lésée, oubliée et stigmatisée, a le plus souffert du mauvisme. Les soulèvements (sous leurs différents aspects) sont partis de là. (et vous devez savoir que rien n'a changé pour eux).
Malgré tout ce "dommar" ils ont une sacré chance, les circuits sont beaucoup plus simples et visibles. On peut facilement savoir (sans spéculations) qui a fait quoi, qui fait quoi, qui roule pour qui, qui s'est recyclé en quoi... en un mot du CONCRET.
Et justement, là où il y a du concret, on entend rarement parler de barbus et de niqab (quelques salafistes inspirés par ceux qu'ils voient dans la télé, ont essayé de faire des foutou7at, mais ont été rapidement remis à l'ordre par les "autochtones", pourquoi un cheikh ne s'y rendrait pas prêcher la pédophilie, bah il sait d'avance qu'il sera massacré). Et ils ont d'autres chats à fouetter, comment se débarrasser des pourritures qui règnent toujours...
Ben Ali avait un credo "soit moi soit les khwenjya" ça a évolué maintenant vers "soit nous soit les salafistes", et ça marche apparemment (ce qui me parait assez frustrant, on n'a pas appris la leçon et on se laisse facilement dominer par les idées imposées #désinformation médiatique).
Et si on essayait de comprendre ce phénomène de salafistes et de chercher ses origines, on trouverait que c'est un groupe très hétérogène, avec une minorité réellement salafiste mais divisée en plusieurs tendances et adeptes de plusieurs écoles, et une majorité de pègre recyclée barbuâtre. Les affaires de cette dernière restent prospères et leurs réseaux n'ont pas été touchés (nous savons qui a assuré et assure toujours la protection de ce commerce de contre-bande, marché noir, zatla,...)
"Diviser pour mieux régner" et "la théorie de l'insécurité" ont été les arguments de Ben Ali, et ça continue mainenant, à lire certains commentaires on se dirait en Afganistan, essayez chers amis de vous trouver où prendre un pot après le boulot un mardi (ce n'est pas le weekend et je ne parle pas des endroits "huppés" de la banlieue nord), essayez de faire vos provisions de celtia un jeudi,... énormes bousculades et risque de ne pas trouver de place ni de bière.
Pour répondre à la question de Bob, je ne suis pas en croisades contre une ou des forces "idéologiques" et pour être honnête je m'en fous complètement, je ne me sens pas menacée par des idéologies, rien n'a changé dans mon mode vie, et ça ne va pas changer, c'est la raison pour laquelle je vous dis que j'ai l'impression qu'on ne parle pas de la même tunisie, et qu'on devine assez facilement qui est ici ou non, je ne peux pas vous assimiler à la Bensimpsonnie non plus, et j'ai l'impression que c'est plutôt du ni ni. (vous devez connaitre la différence entre la théorie et la pratique http://ancestral.jeun.fr/t5278-difference-theorie-pratique).
j'ai exprimé ce qui me dérange dans une publication précédente je vous le reposte :
- L'impunité.
- L'arrogance.
- L'injustice.
- La brutalité (et la grossièreté)
- La manipulation
- La vanité
En une phrase police partout, justice nulle part (j'ai détaillé ça auparavant).
Je vous laisse avec cette note de douceur http://www.youtube.com/watch?v=AstqQu3Jl2c
Bonne journée - Athena,
Avec tout l'amour que j'ai pour toi, je ressens beaucoup d'amertume dans ton post. Nous en avons tous, pour différentes raisons: la plus grande est probablement que nous avons tous ici rêvé de ce changement et espéré cette révolution, pour "in fine" nous rendre compte qu'on s'est débarassé d'un tyran pour que finalement le voile du "terre d'acceuil, de tolérance et de paix" et bla bla étaient effectivement une grande partie de la propagande que même les anti-benalistes ont fini par croire. On se découvre beaucoup plus partagés...
Du temps de Ben Ali, personne n'acceptait les absurdités de Chirac ou autre; il n'y a qu'à voir les guignols: http://www.youtube.com/watch?v=DESiJ90MDPc
Par contre, notre manque de confiance en nous, faisais que les tunisiens, même anti-benalistes n'accpetaient pas les critiques du pouvoir, car c'était assimilés aux critiques du pays. Ce qui menait à préferer la droite francaise qui était douce avec la dictature que la gauche de Mittérand. La presse francaise a mon avis, a tjrs été très franche vis à vis de la Tunisie. Il n'y avait que des blaireaux comme Eric Raoult pour défendre le régime Ben Ali (http://bit.ly/Tj8qw0)
Ton amertume toute fois est celle de voir le changement sans rendre à César ce qui lui est dû. C'est normal, mais malheureusement celà a très peu d'importance. Que certains soient arrogants, vains, qu'il y ait de l'injustice, de l'impunité post-revolutionnaire est dégoutant mais pas surprenant, et on ne peut pas s'y attarder pour construire le pays. Le plus important est le fondement pour l'avenir qui permettra à une majorité d'être mieux dans une génération plutôt que de chercher une justice du vainqueur sur la minorité (plus ou moins ratissée large) qui arrive à s'échapper. Juan March a bien servi Franco mais la famille s'en est sorti indemne est reste une des plus grandes fortunes d'Espagne. Park Geun-hye est bien la fille du dicateur Coréen, aujourd'hui élu présidente. Ce serait plus grande injustice de ralentir le fondement nécessaire d'un etat de droit qui servirait la grande majorité (et à terme, tout comme au Chili et en Argentine pourrait aboutir à une vrai justice) juste pour vouloir rendre justice aujourd'hui - dans un système qui manque totalement les notions élémentaires de justice. Rien qu'à voir les procès contre Ben Ali pour se rendre compte de la farce. Un dossier qui mérite vraiment une vrai étude et de la vrai transparence, et on s'amuse à faire des procès populistes à la bonne sauce Ben Ali. Donc si on veut une vrai justice et un vrai développement, il faut mettre sa rancoeur de côté et bâtir les piliers nécessaires.
C'est dans ce cadre qu'il faut voir tous les commentaires sur la situation actuelle: es-ce qu'un fait et une réaction officielle nous rassure ou nous éloigne du but d'atteindre un état de droit et un fondement démocratique? Les Salafistes sont peut-être une minorité, mais es-ce que le pouvoir actuel les condone ou pas? Un commentaire sur "la position indécente" d'un fille violée de la part de ceux qui nous gouverne, es-ce qu'elle nous rapproche ou nous éloigne du "SMIG démocratique"? Le fait que des tunisiens de tout background social cherche à noyer l''angoisse dans la bière en milieu de semaine ne fait ni nous rapprocher, ni nous éloigner - c'est un constat mais qui n'aide pas à comprendre la direction du pays (sauf que nous sommes plus déprimés qu'avant, mais ca on le savait)...
Je pense souvent à Radhia Nasraoui par exemple, qui a combattu la dictature pendant Ben Ali et en a pris plein la gueule, et qui se retrouve aujourd'hui non pas acclamée mais de nouveaux vilifiée... C'est amer mais elle continue son combat. Et nous devons tous nous concentrer sur l'essentiel: qu'es-ce qui va nous mener à (court) terme vers la naissance d'un pays de droit pour tous les tunisiens et tunisiennes.




















J'adore ce que tu fais Z! J'adore tes travaux!
Wahdék!
Falta mén Falatét él Mojtama3
Tayyaaaara
3ab9ariiiiiiiiiyyyy
Bisouuuuuuuuuuuuuusss