Chávez rejoint Belaïd
Celui-là qui combattait le FMI et la Banque mondiale comme instrument de l'impérialisme et de l'exploitation des pauvres, part en ce 5 Mars 2013 rejoindre le royaume d'Allah. Il ira avec son camarade Chokri Belaïd déloger du paradis les émirs et les rois du pétrole. Ceci dans l'hypothèse où il serait réçu dans la Paradis car je ne suis pas sûr qu'Allah soit vraiment de gauche (si tant est que l'hypothèse de l'existence d'Allah soit confirmée). En attendant, les partisans d'Allah ici-bas en Tunisie, s'accomodent très bien avec le FMI, la banque mondiale et le "capitalismo salvaje" (pour reprendre l'expression de Chávez).
Si bien que Zaballah chantre du libéralisme économique, après avoir contracté un prêt de 500 millions de dollars auprès de la Banque mondiale vient de demander un prêt de 1,78 milliard de dollars au FMI et ce afin de maintenir dame Tunisie sous perfusion faute de vraie thérapie (voir ici)

On ne sait vraiment pas ce que Zaballah compte faire avec cet argent puisqu'il n'a jamais établi le moindre projet de développement. Par contre on sait déjà qu'avec cet énième endettement, l’Etat devra réduire les salaires de la fonction publique, les subventions aux plus démunis et les retraites. Mais ce n'est pas grave, les pauvres boiront et mangeront de l'Allah afin de supporter leur misérable vie sur terre en attendant l'au-delà. Justement, un nouveau ministère des affaires religieuses vient d'être inauguré à cet effet. Sûr que le marbre du nouveau siège a été financé par l'argent du FMI...(voir ici)
Commentaires sur Chávez rejoint Belaïd
- Chavez a été une catastrophe pour son pays, tout comme les partis de droite qui l'ont précédé. Considérer sa politique comme sociale reviendrait à donner au 26-26 les mêmes vertus. Arroser le petit peuple avec des conserves de tomate et des médecins cubains c'est très bien, mais les Venézuéliens n'ont gagné que l’inflation et une criminalité digne d'un pays en guerre.
Nous sommes collectivement cons de laisser des abrutis "responsables" de rédiger une constitution vider nos caisses, contracter des dettes, sans que le moindre projet de développement n'ait vu le jour. Mais je ne pleurerais pas personnellement pour les centaines de milliers de fonctionnaires qui ne foutent rien, nous coûtent cher, pondent des procédures, de la paperasse et des bakchichs qui pourrissent le climat des affaires et d'investissement. - Oui, il a raison. Chavez a été un désastre pour son pays. Les tyrans de gauche sont tout aussi mauvais que les tyrans de la droite. Chavez a également été complètement fou. http://www.slate.com/articles/news_and_politics/fighting_words/2010/08/hugo_boss.html
- Ah, ce Hugo Chávez, en ami des pauvres et un opposant au système international... J'ai un bouquin chez moi intitulé "je suis un opposant à l'échelon mondial", basé sur un entretien avec son ami el Gaddafi...
14 ans de pouvoir, "un fiasco économique, un cauchemar pour les droits de l'homme et un succès politique" que titrait un journal européen ( et dont je rapporte ici les détails vu que je partage leur avi). Notre ami Hugo a commencé par bâtir sa carrière politique sur l'appui des médias, des intellectuels et la gauche "générale". Quand ils se sont tournés contre lui, ll s'est fait l'ami des pauvres...
Les pauvres du Venezuela, sont ils mieux lotis aujourd'hui qu'il y a 14 ans? oui, mais moins et pas aussi rapidement que d'autres pays avec les mêmes exports. Sentimentalement, les pauvres croient dur comme fer que Chàvez ne pensait qu'à eux.
Comment l'Etat Chavez s'occupait des pauvres? Pas par le biais de législation, mais bien par des associations caritatives opaques qui distribuaient, telle une 2626 ou une Basma, de l'argent à droite et à gauche sous forme non de droit légal, mais comme cadeau d'el presidente - avec photo du obligatoire sur tout sachet de ciment ou de farine. Vous imaginez bien que les largesses dépendent que de la loyauté des sujets... Votez ennahdha pour le mouton de l'aid et l'allocation mariage quoi...
Sinon côté méthodes contre les opposants, c'était la version Ben Ali d'une couverture légaliste: vous êtes pas d'accord, vous êtes critiques? vous vous retrouverez illico en état d'arrestation pour une histoire de corruption ou autre, on connait le système non?
Pour couronner le tout, les favelas ont leur garde citoyenne, les "colectivos", armée par Chàvez (tiens tiens)... donc, je pense que nous avons assez de points spécifiques pour ne pas soutenir ni l'oeuvre, ni la mémoire, ni le système de ce grand ami de l'Iran et de la Syrie. Etre contre le FMI (et je n'en fais pas parti) n'est pas une raison pour soutenir un ex-dictateur qui a mené son pays à la banqueroute. Comme tout héros des ères nouvelles, il laisse le choix à son pays entre un pro-cubain qui voudrait tout collectiviser et un opportuniste qui s'en fou de la doctrine (foireuse à mes yeux), du moment qu'il puisse garder les privilèges à la classe politique gouvernante... - De retour. Voila un mois bien rempli de vide, à part la mer et une température figée à 30°, une végétation luxuriante comme seul le Sud-Est le l'Asie connaît et une population dont la gentillesse est légendaire . J'ai cessé de courir, je me suis mis sur le bord du chemin et j'ai regardé les autres courir. J'ai surtout oublié l'ordinateur et le dernier mobile inutile qui fait tout même quand je ne lui demande rien, j'ai fermé ma google et j'ai mis mes idées sur off. Cela m'a permis de prendre une grande inspiration et décoller l'esprit et le nez des événements qui s'affichent et disparaissent à une vitesse vertigineuse. J'aurais pu me réfugier dans la religion mais ça je ne savais pas faire, même au contact des hindouistes qui résistent héroïquement à la tyrannie au voisinage de 250 millions de musulmans. J'avais fait ma révolution depuis que le bon Montesquieu m'avait expliqué que la morale se place au dessus de le religion et que cette dernière n'est qu'un instrument aux mains des élites politiques. L’Histoire confirme !
Un seul événement a réussi à pénétrer mon cloître, c'est l'assassinat de Belaïd. Décidément, les mois de janvier et février sont, depuis longtemps, des mois difficiles en Tunisie et la dictature, cette hydre aux mille têtes et formes , obéit aux même lois. Beaucoup de tunisiens ont découvert Belaïd après sa disparition, ils ont loupé une occasion. C'était un homme de courage et de volonté et la majorité des tunisiens lui a rendu un hommage post-mortem mérité. Homme de convictions, il se disait marxiste et grand admirateur de Lénine et de Trotsky. Comme ce dernier, il avait le sens tragique de l'Histoire et croyait fermement qu'on peut modifier le destin du peuple en modifiant, depuis la base, le régime social du pays.
Ce jour là, j'ai pensé à Trotsky qui écrivait à la fin de ''sa vie'' : [On me dit : ''Et bien, et qu'adviendra-t-il de vous-même ?'' J' entends cette question dans laquelle la curiosité n'est pas exempte d'ironie...Je ne mesure pas le processus historique avec le mètre de mon sort personnel. Au contraire j'apprécie mon sort personnel en liaison indissoluble avec la marche de l'évolution sociale]. On croit entendre Chokri Belaïd et les circonstances d'actualité vont démontrer, une fois de plus, leur entêtement et leur connivence troublants. les deux hommes ont connu la même fin tragique ! Il y a des moment où l'ironie de l'Histoire ressemble à des clichés fugitifs.
Le reste de l'actualité que j'ai découvert en arrivant, n'est que péripéties insignifiantes. Même le premier ministre qui, dans un excès de coloris pathétiques, annonça sa démission, ne créa pas l'événement. Il a avoué que le cerveau d'un islamiste est peu spacieux. Mais ça ce n'est pas une information ! Il a avoué qu'il était incapable de redresser le pays et il a demandé de se remettre aux commandes. Moins pire que pire ce sera pire de toute façon. Les masochistes seront à la fête !
Depuis le début, le pays ressemble à un avion sans pilote et sa vitesse s'approche dangereusement de celle du décrochage. Une partie des passagers fait la danse du scalp et l'autre partie danse le Harlem Shake. Mais à un moment ou un autre, il faudrait penser à rejoindre la terre ferme. Mais ça ...
Je n'aurais jamais du lire Montesquieu.
Z, Athena et Libre enfin, et tous mes amis de DT: merci de votre sollicitude.
Z, avoue que le douktour qui feuillette Playboy est quand même gentil, il a prévu la vaseline pour mieux faire pénétrer la pine dans le con de la belle patiente. - J'ai du mal a comprendre ce parallèle avec Chavez ...
Il a fermé les journaux d'opposition, il a installé un état a sa solde; sa famille s'est enrichie de façon astronomique, la criminalité a explosé, le secteur privé est exsangue, l'inflation est galopante ...
Il ne faut pas se laisser abuser par quelques programmes sociaux largement clientélistes (il faut la carte du parti pour en profiter) payés sur la rente petroliére ...
La tunisie n'a pas de rente pétrolière, pourtant je doute qu'on puisse faire pire que chavez.
Aujourd'hui ce qui saluent "une perte inestimable" sont poutine, le PC chinois, l'iran, les autres autocrates de la région, et s'il été encore en vie, son grand ami khadafi...
Bref, qu'on critique l’impérialisme, pourquoi pas, mais donner allah sans confession a ce mec, j'ai des doutes ... - Compañeros
RIP for all. Autrement, vraiment, difficile de voir en Chavez autre chose qu’un tribun sans doute bien-intentionné, mais tout de même narcissique, confus et un peu disjoncté. Difficile aussi de voir dans son œuvre autre chose qu’un désastre. Sans doute, il n’était pas votre caudillo caricatural typique ni, d'ailleurs, un sanguinaire cruel. Sans doute, il a pris des décisions, comme le renvoi de l’ambassadeur israélien et d’autres prises de position chevaleresques, que l’émotion bête des arabes ne peut appréhender que comme pain béni. Mais la réalité est la, et elle est féroce. Je n’y reviens pas puisque tout a été déjà dit, mais j’aimerais tirer deux parallèles.
Le premier, qui souligne la cruelle ironie de l’Histoire, est avec la conclusion fatidique prononcée par sa propre référence, Símon Bolivar, celui-là même dont il a rajouté le nom au titre officiel du Venezuela: He arado en el mar y he sembrado en el viento. J’ai labouré la mer et j’ai semé dans le vent.
Le deuxième, avec notre propre situation. Comme nos clowns, Chavez a réussi à faire haïr par la moitié des vénézuéliens une révolution qui, ironie de l’Histoire encore une fois, n’a jamais vraiment eu lieu dans le pays. Pire, peut être, comme aime le répéter un Cher Ami vénézuélien, il a réussi à créer une contre-révolution la ou il n’y avait pas de révolution en premier lieu. La seule différence, et elle est de taille, est que, contrairement à nos clowns, Chavez, qui reste un latino mâtiné d’un caribe, n’est pas terne et triste et ne porte pas dans ses gênes la culture de la mort. Nonobstant tous les désastres, donc, ce sublime pays continue à cultiver le culte de la beauté et de la fête. Ce qui me permet de saluer le retour de Bob et de lui dire que si l’option Syrie ne marche pas, l’alternative est toute prête. - @ Z, afin que vous vous sentiez moins seul :
Sous Chavez, une nouvelle constitution a été rédigée. Elle donne pour la première fois depuis l’arrivée des Européens en Amérique Latine, des droits équivalents aux peuples autochtones. La première chose à mettre au crédit de Chavez réside d'abord dans cette victoire de cet homme que que ses adversaires (curieusement tous d'origine européenne) appelaient le « macaque ». Toute son œuvre a consisté dans la réhabilitation de la population indigène afin que son niveau de vie puisse s'améliorer en même temps que sa capacité d'agir sur le plan politique et constitutionnel. De ce point de vue, Chavez a réalisé une vraie révolution avec des moyens pacifiques et des lois permettant la réappropriation des ressources nationales absolument inattaquables.
Grâce à la réussite de Chavez, l'Équateur a pu à son tour réaliser une révolution semblable avec l’élection de l’indigène Raphael Correa. C’est un détail qui vaut d’être d’autant plus souligné que l’opposition libérale et pro-étasunienne en Amérique du Sud (c'en est presque caricatural pour l'opposition cubaine réfugiée en Californie) est constituée par des Blancs et s’oppose aux peuples autochtones qu’elle a pris l’habitude d’exploiter et de réprimer depuis des lustres en s’appuyant sur le soutien des « démocraties occidentales » promptes à fermer les yeux sur sa fâcheuse habitude de recourir aux coups d’état militaires, à l’assassinat des syndicalistes et des leaders paysans. Les horreurs commis par ces libéraux appuyés par des généraux sont trop bien connus pour être évoquées ici.
Cela dit, quelques réalisations de Hugo Chavez :
Les services publics essentiels (postes et télécommunication, électricité et eau) ont été nationalisés. Des travaux d’infrastructures (routes, ponts, barrages) ont été menés à grande échelle. Les populations indigènes ont toutes désormais accès à l’eau potable ; l’agriculture est en passe de réaliser l’autosuffisance alimentaire ; des industries lourdes permettent la production d’engins agricoles, de voitures, de bus, etc. Industries légères également : ordinateurs, téléphones portables.
Quelques chiffres et données confirmés par les agences spécialisées des Nations Unies : la croissance est de 9% sur quatre années consécutives ; le chômage est passé de 52% à 7% ; l’inflation de 103% à 15% ; le budget de l’Éducation nationale est passé de 2% à 7% du PNB ; L’analphabétisme a été totalement éradiqué. Tous les Vénézuéliens ont désormais accès à l’enseignement et à la santé. Cela, sans tenir compte des initiatives d’intégration régionale des pays d’Amérique du Sud désireux d’échapper à la loi du FMI et de la Banque mondiale — qui promeuvent la perpétuation de l'esclavage par la dette— et qui ont abouti a souder des pays aussi divers que l’Argentine, le Brésil, l’Équateur et le Paraguay.
Qu’on le veuille ou non, tout cela est du à la détermination d’un homme, Hugo Chavez. La puissance de son action qui va à contre-courant de l’idéologie des Chicago Boys (qui plongèrent le Chili dans la tourmente), et de la mondialisation, n’a d’égale, il est vrai, que la haine tout aussi puissante de ses ennemis idéologiques.
Amitiés - Si Hédi, vos parlez de la Tunisie sous Ben Ali là?
*Posez vous une question simple: comment l'inflation passe de 103% à 15% quand la devise se divise en deux?
* "L'analphabétisme a été totalement éradiqué, tous les Vénézuéliens ont désormais accès à l'enseignement et à la santé [etc]"; Ah bon? Vous tenez celà d'où? Cela ne vous percute pas comme des rubriques toutes faites sorties de la TAP/ATCE?
Clairement, du moment qu'on est anti-américain et de gauche, c'est tout à fait acceptable d'être un dictateur...
- @ Hédi
Je ne sais pas d’ou vous tenez vos chiffres mais il me semble que vous ne parlez pas du Venezuela.
Le Venezuela que laisse Chavez c’est des pénuries récurrentes des produits de première nécessité, bien loin de l’autosuffisance alimentaire que vous évoquez. C’est une inflation a officiellement 20 a 30%. C’est une économie qui n’exporte que le pétrole et importe tout le reste. C’est des infrastructures délabrées (jusqu'à récemment, le trajet aéroport-centre ville de Caracas prenait jusqu'à 3 heures puisque le seul pont qui relie les deux s’était effondré. L’alternative vous mène a travers une autre de ses réussites, des bidonvilles à perte de vue). Le Venezuela qu'il laisse c’est trois cours de change différents: un officiel, un pour l’industrie pétrolière et un troisième sur le marché noir. C’est une corruption rampante -164eme rang sur 178 selon l'indice Transparency-. C’est la gestion la plus floue des rentrées pétrolières. C’est des riches toujours aussi indécemment riches –on leur a adjoint tout au plus l’hiérarchie militaire et les proches de Chavez- et des pauvres toujours tout aussi indécemment pauvres. C’est la mainmise sur les médias et la justice. C’est le développement social façon 26-26.
Je peine a identifier des réalisations qui lui survivront. Ou peut être si : la modification du fuseau horaire du pays en le déplaçant non pas d’une heure, mais d’une demi-heure. Comme ça, pour faire spécial.
Sinon, le Venezuela, contrairement à ses voisins andins, compte une toute petite minorité de peuples indigènes (moins de 3%), le reste de la population étant équitablement divisée entre mestizos et blancs, même si la différence n’est pas toujours visible a l’œil nu. A propos de peuples indigènes, Rafael Correa, président de l’Equateur, que vous classez comme indigène, ne l’est pas. Au fait, il est n’est même pas mestizo, mais blanc. Ce qui ne l’a pas empêché de parler beaucoup moins et de faire relativement plus pour les pauvres que Chavez. Vous vouliez sans doute parler d’Evo Morales, président de la Bolivie, qui lui est bien un Aymara. - Chavez divise. Dans le bordel tunisien, se chamailler sur Chavez est un luxe, une bouffée d'oxygène, un bol d'air frais comparée à la puanteur ambiante de nos contrées.
Cependant je crois que dans ce débat se confrontent des visions du politique qui nous concernent nous tunisiens, et qui méritent un post dédié.
Gardez-vos arguments et vos chiffres pour l'article qui suit où je compte développer un peu plus sur le sujet... - Les pays les plus riches sont généralement les plus inégalitaires. Recherchons pour la Tunisie la prospérité et l'égalité plutôt que le populisme et le partage de l'indigence. Sans croissance, sans richesses, il n'y aura ni emplois ni améliorations des conditions sanitaires et sociales. Je souhaiterais tellement que ceux qui pensent le contraire m'expliquent leur plan.
Le FMI a son utilité, elle est historique. Les désordres qui ont conduit à la crise sociale des années 30 dans les pays occidentaux, ces désordres qui ont amené le fascisme et la guerre sont à l'origine monétaires et financiers.
Il est vrai que les potions du FMI sont amères pour les peuples, qu'elles sont mal calibrées, trop idéologiques, qu'elles reviennent à soigner une cheville tordue avec une hache.
La véritable erreur, cependant, la tragédie, ce n'est pas l'existence du FMI mais c'est de se retrouver dans la situation de demander son aide au FMI.
Un constat d'échec collectif. - Après tous ces commentaires de haine de la part des arnouba et de tous les autres chiens de garde du néolibéralisme, deux réponses en vidéo (respectivement de 4 et 6 minutes - ça sera donc très bref) :
- sur le bilan socioéconomique :
http://www.dailymotion.com/video/xy0aj0_france-24-interview-de-vincent-lapierre-sur-le-bilan-economique-d-hugo-chavez_news#.UTjy-Tc7bh4
- sur la propagande anti-Chavez :
http://www.youtube.com/watch?v=GzpW6khRQaw - @ tous
Bien sûr qu'il s'agit d'un débat d'idées, mais dans lequel entre une dimension tunisienne et arabe, dans la mesure où Chavez a ordonné le retrait définitif de son ambassadeur en Israel par solidarité avec le peuple palestinien. C'est aussi le dirigeant d'un pays du tiers-monde marqué par la colonisation et l'impérialisme comme nous et qui, comme nous, tente d'en finir avec ce passé. C'est une sorte de Nasser avec les défauts de Nasser qui sont à l'image des contradictions d'un pays sous-développé. Ce que je refuse, c'est de juger avec les valeurs européennes des pays qui sont à des années lumières du développement européen. Il y a aussi la dimension Amérique du Sud. Plus ce continent s'émancipe —et le Brésil est une
formidable locomotive— plus le -monde sera meilleur. Et pourtant, le Brésil n'a pas pu faire accepter son orientation économique sociale actuelle qu'en cédant plus qu'il n'en fallait devant les dictats de la Banque mondiale (lire L'Empire de la Honte de Jean Ziegler, ) Concernant les chiffres, il y a un indice que je tiens pour parlant car il synthétise tous les autres. C'est l'IDH : http://america-latina.blog.lemonde.fr/2011/11/03/cuba-venezuela-chili-et-bresil-progres-de-lidh/
Amitiés
PS. Il faut quand même élever les débats et ne pas balancer Ben Ali à la gueule des gens sans les connaître ou parce que ne les connaissant pas. - Hédi, mon but n'était pas de "balancer Ben Ali" à la gueule de personne, ni de le ressortir à tort ou à travers - surtout, soyons clairs, je n'ai accusé personne ici de faire l'éloge de notre dictateur: au contraire, c'est justement que nous avions cette référence commune qui devrais nous alerter contre les fausses statistiques et les rubriques fantastiques.
Ce devrait être comme une "douda t7okkna"; nous qui avons vécu le sentiment d'impuissance quand nos critiques contre le régime de Ben Ali et son "développement" bidon étaient contrés en Europe par ces mêmes faux statistiques et les mêmes rubriques toutes faites ("analphabétisme zéro, 80% de propriétaires de leur habitation, une démocratie qui marche" etc) - nous devrions avoir un sixième sens, un vrai détecteur de bull-shit, qui crie "ALERTE ROUGE" dès qu'on voit dans la présentation d'un autre pays le moindre effet de déjà vu.
Pour ce qui est de l'anticolonialisme, ce serait intéressant de discuter l'occupation du Sahara Occidental pour changer. Ou, en fait, pas du tout, car l'occupation de la Palestine ou du Sahara Occidental, ou de la Tchétchénie, ou toute autre pays est une discussion qui a zéro pertinence au sujet en question: es-ce que Chàvez était bon pour le Vénézuela ou non? La réponse, même si le bonhomme a fait fantasmer une certaine élite bourgeoise gauche étrangère par snobisme intellectuel, une élite qui de surcroit n'a pas eu besoin de vivre sous sa dictature, reste la même qu'avant: non, non et non...

Ce soir, quand j'ai vu le futur premier ministre provisoire, qui est encore provisoirement ministre provisoire de l'intérieur et qui doit remplacer le premier ministre provisoire qui n'est plus ministre mais qui est encore là pour inaugurer, provisoirement, les chrysanthèmes et le siège flambant neuf du ministère des Affaires... religieuses ; je disais donc quand j'ai vu notre Cendrillon Ali Laârayedh se presser pour rentrer au palais de Carthage avant les 12 coups de minuit, j'ai pensé de suite qu'il n'a pas de lumière à son vélo. J'ai téléphoné à mon ami pour lui exprimer ma reconnaissance d'avoir éclairé ma lanterne au sujet des vélos de tous les Cendrillons. Et au moment de raccrocher, je lui dis: ''Sans abuser (formule hypocrite mais efficace pour formuler une question idiote en donnant l'impression d'être intelligent) ...mon Cendrillon ministrable aurait pu prendre tout son temps, s'il avait une lampe-tempête sur son vélo ?'' Sans hésiter, il me dit ''ben , c'est que ton Cendrillon n'est pas Diogène, même s'il ressemble à un cynique...t'as pas compris qu'il n'aime pas les lumières... d’ailleurs, tu auras la confirmation demain dans la journée !'' Et il a raccroché. Mais que voulait-il bien dire ? Bon, j'arrête de réfléchir, il est déjà minuit et je sens que ma tête devient une citrouille.
Ce soir, quand j'ai vu le futur premier ministre provisoire, qui est encore provisoirement ministre provisoire de l'intérieur et qui doit remplacer le premier ministre provisoire qui n'est plus ministre mais qui est encore là pour inaugurer, provisoirement, les chrysanthèmes et le siège flambant neuf du ministère des Affaires... religieuses ; je disais donc quand j'ai vu notre Cendrillon Ali Laârayedh se presser pour rentrer au palais de Carthage avant les 12 coups de minuit, j'ai pensé de suite qu'il n'a pas de lumière à son vélo. J'ai téléphoné à mon ami pour lui exprimer ma reconnaissance d'avoir éclairé ma lanterne au sujet des vélos de tous les Cendrillons. Et au moment de raccrocher, je lui dis: ''Sans abuser (formule hypocrite mais efficace pour formuler une question idiote en donnant l'impression d'être intelligent) ...mon Cendrillon ministrable aurait pu prendre tout son temps, s'il avait une lampe-tempête sur son vélo ?'' Sans hésiter, il me dit ''ben , c'est que ton Cendrillon n'est pas Diogène, même s'il ressemble à un cynique...t'as pas compris qu'il n'aime pas les lumières... d’ailleurs, tu auras la confirmation demain dans la journée !'' Et il a raccroché. Mais que voulait-il bien dire ? Bon, j'arrête de réfléchir, il est déjà minuit et je sens que ma tête devient une citrouille.
Comprenne qui voudra
Moi mon remords ce fut
La malheureuse qui resta
Sur le pavé
L'expérience coloniale de l'Amérique latine n'a rien à voir avec celle qu'on pu connaître d'autres pays plus récemment. Elle est plutôt comparable à celle qu'ont connu les USA, le Canada ou l'Australie. Déjà elle est ancienne, et deuxièmement les cultures indigènes ont quasiment été anéanties, et ce en moins d'un siècle. Christophe Colomb a débarqué en 1492, et en 1572 tous les empires avaient été détruits. Un pays comme l'Argentine a massacré tous ses natifs. Donc vous imaginez bien que la question des droits des natifs est, comment dire, énorme en Amérique latine. C'est de plus un continent qui a beaucoup souffert, et qui souffre encore d'une économie encore beaucoup fondée sur l'export de matières premières. Les crises économiques monstrueuses qu'il a connu sont dues à cela. C'est donc aussi le problème du Venezuela, et ce d'autant plus que son produit d'export est le pétrole. Les économies pétrolières sont assez fragiles pour cette raison et à cause des fluctuations du dollar, monnaie unique pour les transactions pétrolières.
Pour ce qui est des acquis sociaux, il faut aussi les replacer dans le contexte latino américain. Politiquement, Chavez fait du Peron, du populisme latino. Cela a évidemment des effets positifs à court terme, mais ça peut avoir beaucoup d'effets pervers, comme monter deux catégories de population l'une contre l'autre et on a vu ce que ça a donné en Argentine avec la dictature militaire.
Bref tout ça pour dire que Chavez est difficilement un modèle, hors de son pays. Chez nous, Mélenchon le cite en exemple et je ne sais pas si c'est très fin. Maintenant, ce qu'on peut en retenir c'est la résistance au FMI et une préoccupation pour les plus pauvres ce qui est indispensable de nos jours.
Dans les républiques bananières chacun fait ce qu'il veut: de la contrebande, à l'installation anarchique des vendeurs ambulants partout et sur les trottoirs, de l'escalade de la Mongala, à la crevaison des pneus (photo), des histoires louches des bons de fuel ou "des cousines hébergées" au Sheraton, à des scènes dans l'assemblée constituante qu'on ne voit même pas chez la racaille de la racaille, de la hausse sauvage des prix, à mettre une balle dans tête d'un opposant politique. Tout est défragmenté, tel est le présent message. Il est encore une fois, une république bananière.
http://othelloettounsi.canalblog.com/archives/2013/03/10/26615631.html
1) Le pays blessé: Les hyènes.
"Dans le village calme entre les palmiers et les petits canyons,il était l'espoir de la famille et la fierté du quartier.Les livres mènent aux livres,les questions aux questions et les réunions aux réunions.Le 16 octobre à 3h du matin les hyènes attaquent la maison,leurs hurlements arrachent au lit le père (ouvrier agricole) , la mère (femme au foyer) et la petite soeur.Il disparait dans la nuit.
Le 19 octobre à l'aube,une voiture que conduisait la hyène en chef dépose son corps inerte devant la maison.Depuis la petite soeur cherche entre le mutisme du père et la larmes de la mère une réponse à sa question
2)Le pays désabusé:la vendeuse des figues de barbarie.
"Le 'louage' s'arrête pour une pause,le voyageur regarde la dame assise sur une pierre au bord de la route ,à coté trois sots de figues de barbarie,un visage marqué par le soleil et la pauvreté.Il achète quelques figues pour lui faire plaisir et tente un dialogue
"La situation changera lorsque l'ANC finira ses travaux et on aura des élections" .Elle tente un sourire triste, veut dire quelque chose puis laisse tomber et suit du regard le chien qui court au bord de la route."
3) Le pays pacifié:La promenade.
"Sur l'Avenue, sous l'oeil amusé de Ibn Khaldoun, quatre viellards disputent une partie de cartes animée.Les passants s'arrêtent, regardent la partie puis continuent leurs chemins.Un garçon et son père arrivent.
Le garçon: Papa c'est qui ces messieurs ?
Le père :C'est Ben Ali , Ben Brick,Channouchi et Hamma Hammami, des anciens acteurs en retraite.Viens on va acheter les cadeaux.
Ils partent, de loin vient la voix de Ben Ali "Al'ab ya si Hamma Al'ab".



















