Heureusement que Marzouki a sauvé la face de la 57ème fête de l'indépendance. Boudée par Zaballah, ce 20 Mars 2013 a été un échec total. Aucun drapeau, aucune fanfare, aucun défilé officiel. Pour nos islamistes négationnistes, il n'y a rien à célébrer. Trop païenne, trop bourguibiste à leur goût cette satanée fête de l'indépendance! Mais Marzouki, comme je disais, a fait ce qu'il a pu pour marquer le coup. Il a salué le drapeau à Carthage et a organisé une petite sauterie dans le palais avec des officiels. Il a fait une belle allocution comme il n'y a que lui pour en faire. Il a également ordonné pour ce jour de fête, la libération de 366 détenus. Les mauvaises langues crient au scandale et craignent que ces ex-prisonniers ne viennent resserrer les rangs des LPR. Mais rassurez-vous, Marzouki dans son discours, a appelé à la dissolution des ligues et à leur reconversion en associations caritatives (voir ici). Ouf!

20MARS2013

Comme si la Tunisie ne manquait pas d'insécurité pour que Marzouki par ce geste ne vienne encore aggraver la situation. Faut le comprendre, Marzouki a peu de prérogatives. A part donner des réceptions et faire des discours, il ne lui reste que le pouvoir de gracier les prisonniers. Ce qui par ailleurs lui permet d'exercer son ex-profession de droit de l'hommiste et se sentir en paix avec sa conscience de militant. Mais il ne faut pas exagérer. Il n'ira pas plus loin que ce que Zaballah lui aura fixé. Ainsi, des 366 détenus graciés, Marzouki laissera derrière les barreaux Jabeur Majri* condamné pour blasphème il y a tout juste un an (pour rappel lire cet ancien post)...
Donc oui, Zaballah a bien raison. Il n'y a aucune indépendance à célébrer dans un pays sous occupation zaballahique. Et Marzouki confirme son rôle de piètre collabo. Joyeux 20 Mars quand même à tous les amis. 

* Voir le lien du comité de soutien de Jabeur Majri