Alors que ça chauffe sur terre, que la tension monte, que ça se Bataclanise, que ça se Poutinise, et que ça se Daechise de partout, Tunis déroule le tapis rouge en l'honneur des invités de la 26ième édition des JCC. Ce grand évènement culturel qui met en compétition plusieurs oeuvres cinématographiques de la région, a été préparé avec le plus grand soin, dans la joie et la bonne humeur. En ces temps difficiles de lutte antiterroriste, a été élu invité d'honneur, le ministère de l'intérieur !

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L'important dispositif sécuritaire n'a rien enlevé à la beauté des actrices ni à la magie du cinéma. Pour avoir été moi-même invité en tant que membre du Jury, je peux témoigner de l'excellente organisation et de la superbe ambiance générale (même après l'attentat). Avec ou sans le terrorisme, le public a continué à affluer. Certaines projections affichaient même complet ! 

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Il y avait sur Tunis une atmosphère d'humanité réconciliée, de paix sur terre. C'était un peu comme à l'époque du 7 Novembre mais sans Ben Ali. Cependant les chats du centre ville étaient particulièrement agités. Quelque chose se préparait. Le calme avant la tempête...

Zaba remporte le Tanit d'or

Le Mardi 24 Novembre un kamikaze se fait exploser dans un bus de la présidence. 12 morts, état d'urgence puis couvre-feu de 21h à 5h. Ce drame se produit au coeur de Tunis non loin des festivités. La police d'abord discrète avant l'attentat, sort de son silence et occupe toute l'avenue. Commencent alors les perquisitions musclées comme à l'époque de Zaba (voir ici). l'Hôtel Africa - Lieu de résidence des invités des JCC - se transforme en bunker. A l'intérieur une ambiance à la Titanic. Pas très bon tout ça pour le moral du cinéma !        

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Conclusion

Mes amis, la police ne pourra rien contre le terrorisme. La solution c'est le cinéma. C'est notre dernière cartouche !