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-Ajouté le 25 Avril-

"Les hommes d'affaires corrompus de la dictature entreprennent de porter un vieux filou de l'ancien régime (BCE) à la présidence de la République" Cette simple déclaration, à l'époque des élections présidentielles de 2014 en Tunisie, passait pour une caricature grotesque. Pour avoir exprimé cette pensée, j'ai eu droit à toutes les insultes imaginables. Je m'étais aussi fait taxé de "crypto-islamiste" (voir ici)
 
"Des milliardaires possèdent la presse et entreprennent de porter un banquier d’affaire (Macron) à la présidence de la République."
Dire ceci, dans certains milieux parisiens avant le 23 Avril, c'est se faire taxer de mélenchoniste primaire. Aujourd'hui, après les résultats du premier tour, oser exprimer cette même pensée, c'est risquer de se faire traiter de crypto-Lepeniste voire d'antisémite refoulé.  
 
ZABA ou ZABALLAH,  Macron ou Le Pen ?

Je n'oserai comparer la situation de la Tunisie d'alors à la France d'aujourd'hui, mais mon flaire d'oiseau de la Sebkha reconnaît l'odeur de cette même hypocrisie générale quant au candidat Macron. La Tunisie était confrontée à un scénario similaire où il était question de choisir entre un prétendu progressiste (Essebsi) et un nationaliste pro-islamiste (Marzouki). La Facebookie ironisait sur une élection où il fallait choisir entre la peste ou le choléra.
Le mot d'ordre dans le milieu Bensimpsonnien était alors de voter Essebsi et gare à celui qui s'y refuse.
Résultat des comptes : Essebsi gagna les élections et appliqua une politique contre-révolutionnaire en réhabilitant l'ancien régime, et il fit alliance avec les islamistes. On a eu ET la peste ET le choléra. 
    
Par analogie, on peut se demander si nos amis français qui devront trancher entre Macron et Le Pen le 7 Mai prochain, n'auront pas comme les tunisiens à devoir choisir entre celui qui prépare le terrain au fascisme, ou à choisir directement le fascisme?
S'il est évident que toute l'énergie citoyenne devra être déployée contre le Front national, comment ne pas voir dans cette imposture, dans cette poupée gonflable nommée Macron, l'incarnation même de ce qui réveille chez les peuples les instincts les plus viles qui mènent au fascisme ?