Lors de la journée de la "Femme" du 13 août dernier, notre gentil président a ouvert le débat sur l’égalité successorale entre les deux sexes. Il a déclaré à cet effet, lors d'une sauterie télévisée : «Nous allons vers l’égalité […] dans tous les domaines" (voir ici)EGALITE
Ne soyons pas rabat-joie, ni aigris, réjouissons-nous sincèrement de la possibilité d'un tel débat. Mais gardons à l'esprit que les luttes "sociétales" (droits individuels, égalité des sexes, liberté de conscience...) n'ont de sens et d'efficacité que lorsqu'elles sont couplées avec les luttes "sociales" c'est à dire : la redistribution des richesses et du pouvoir à ceux qui en sont exclus.
Sachant que notre gentil président, défenseur d'abord des privilèges de ses amis les corrompus, pour lesquels, il tient toujours à faire passer une loi en leur faveur ( la dite loi de "réconciliation nationale" ), on peut douter de la sincérité de son souhait d'égalité "dans tous les domaines" comme il l'a promis dans son dernier discours.
Par ailleurs, ces quelques petites "conquêtes" sociétales, restent relatives lorsqu'on sait que le premier article de la constitution tunisienne marque au fer rouge "Islam religion d'Etat". Islam, qui rappelons-le au passage, fixe à moitié la part de la femme dans l'héritage, comme c'est clairement écrit dans le Coran (texte admis comme étant la parole du grand gourou de l'univers). Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, cette schizophrénie constitutionnelle donne à tous nos petits acquis "sociétaux" un goût chimique artificiel comme celui du Boga Cidre ou comme la couleur du rouge à lèvres de Bochra Bel Haj Hmida. Ces petits bricolages sympathiques applaudis par les Ben Simpsons et les médias occidentaux, risquent d'être balayés d'un revers de main, si l'on se bat pas de front contre l'emprise du religieux et contre les privilèges d'une grande partie de notre bourgeoisie !
... Sinon, vous pouvez aussi vous convertir au Boukornisme, c'est ici