L'Amérique de Trump, la France et la Grande Bretagne, se sont livrés, hors mandat des Nations Unies, à un bombardement conjoint de la Syrie, ce Vendredi 13. Assad aurait franchi une ligne rouge: il aurait utilisé l'arme chimique contre sa propre population. Quand bien même le dictateur syrien aurait fait usage de cette arme, pourquoi sommes nous des millions à ne plus croire en l'argument "éthique" avancé par ces pays de l'OTAN ?  

De Sidi Bouzid à la Ghouta orientale 

Hormis les mauves et les nostalgiques de Ben Ali, nul ne contestera la spontanéité de notre révolution tunisienne commencée fin 2010 à Sidi Bouzid. Évidemment que des intérêts étrangers se sont mêlés à la cohue générale, mais de tout le "printemps" arabe, la Tunisie demeure le seul pays à donner l'impression de cheminer librement. Nous devons cette liberté relative (ou du moins l'illusion de cette liberté), à notre insignifiance stratégique. Comparée à des pays comme la Libye, l'Egypte ou surtout la Syrie, la Tunisie présente peu d'enjeu dans la région et c'est ce qui nous a sauvé en partie de la guerre civile, ou du retour de la dictature. Certes, des raisons endogènes expliquent le chaos qu'ont connu nos voisins. Les pesanteurs religieuses par exemple, demeurent une des sources évidentes de vulnérabilité (c'est l'argument récurrent que je développe sur mon blog).
Mais il serait intellectuellement malhonnête de ne pas voir dans l'impérialisme Occidental et l'arrogance de cette minorité qui domine la planète, la source de malheur et de désespoir qui habite cette partie du monde. 

Noyadejaccuzi00

Noyadejaccuzi01

Je vous invite à regarder cette émission de France 2 (voir ici)  qui dévoile les dessous des cartes...