Je suis profondément opposé au principe de la mort. Je suis contre cette dictature imposée par la loi de la nature. Surtout quand cette foutue mort décide un beau matin d'emporter avec elle des gens comme Lina. 
Tout le monde en Tunisie a entendu parler de Lina. Même les montagnes. Même les oiseaux. Mais nous avons encore une chance de la maintenir en vie, si nous ne la tuons pas une seconde fois par l'oubli.

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Pas seulement une rue à son nom, ni même un monument à sa gloire ! Exigeons surtout qu'on lui attribue la place qu'elle mérite dans L'histoire. La mémoire collective ne se maintient que par l'éducation, l'université et ses supports physiques que sont les bibliothèques, musées et archives nationales. Redonnons aux historiens, aux universitaires, aux cinéastes, aux artistes les moyens pour que jamais les vrais acteurs de l'histoire du pays ne sombrent dans l'oubli ou restent les propriétés et symboles exclusifs des partis...Luttons pour que jamais le temps long de la Grande Histoire du pays ne soit pris en otage par les bas calculs du temps court du politique. 
Car oui ! je suis persuadé que Lina, n'est pas seulement une importante protagoniste de la révolution, elle a toute sa place dans l'Histoire du pays. Alors chers amis, nous savons ce que nous avons à faire.
Que Boukornine veille sur son âme...   

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