A propos de l'auteur __z__

 

Quelques mots sur moi

Je suis architecte né en 1979. Je me suis intéressé à la politique tunisienne à cause des projets d'urbanisme émiratis qui allaient s'implanter sauvagement sur le bord du lac sud de Tunis. Mes connaissances m'avaient permis d'analyser techniquement, sociologiquement et politiquement les enjeux de ces mégaprojets et les dangers qu'ils faisaient encourir à la ville, aux équilibres sociaux et à l'environnement.
Est né en août 2007 Le blog suite à ces réflexions. Le flamant rose (habitant du lac) illustrait le citoyen opprimé qui se trouvait exclu des débats qui concernent sa cité. Le flamant est l'allégorie du citoyen tunisien et devenait la mascotte de mon blog DEBATunisie. La caricature aidant j'ai développé ce thème à travers plusieurs articles documentés et accompagnés de caricatures avec des flamants.
Petit à petit le ton du blog s'est endurci contre le régime que je tenais pour responsable du bradage du lac de Tunis et de nombreux autres territoires. J'ai élargi ma critique progressivement vers des sujets plus polémiques telle que la corruption, le népotisme, la censure....bref la dictature.
Le blog est devenu inaccessible en Tunisie à Partir de 2008. J'ai toujours été vigilent concernant mon anonymat. C'est pourquoi j'ai continué à bloguer malgré cet avertissement.
J'ai couvert la mascarade électorale de 2009 par une série de caricatures tournant en dérision et ridiculisant la campagne présidentielle de Ben Ali. Après sa réelection (à 89%) le régime a voulu se venger des dissidents. Des journalistes ont été arrêtés, et une blogueuse, Fatma Riahi fut accusée d'être Z. Elle avait repris mes dessins, et n'étant pas anonyme, la police l'avait convoquée à la brigade criminelle du Gorgani. Elle a passé 5 jours en détention. Elle fut relâchée quand ils ont compris qu'elle n'était pas moi et qu'elle n'avait rien à balancer sur moi. Ce fut une terrible épreuve pour moi. J'étais à Paris et j'y suis resté une année. Mon activité sur DEBATunisie n'avait pas pour autant cessé. J'ai même radicalisé le ton contre Ben Ali.
Le 14 Janvier fut le jour de la liberté des tunisiens. Je l'ai ressenti au plus profond de moi-même parce que je venais d'être libéré de mes angoisses et de la peur de me faire torturer.
Aujourd'hui je continue à dessiner et à commenter l'actualité. La peur m'a quitté, mais je reste vigilent. D'où mon anonymat auquel j'y tiens comme à la prunelle de mes yeux de flamant rose...