MANIFLAMANTS

 

Après l’insurrection de Sidi Bou, la révolte de Gafsa, un nouveau soulèvement encore plus étrange a été signalé hier soir dans les quartiers populaires de Tunis:
Partis du Sijoumi, des flamants roses ont brandi panneaux et banderoles exprimant leur farouche opposition à l'approfondissement des sebkhas et l’accueil des yachts et des marinas dans leurs zones d'habitats vers le Lac sud et la sebkhet Ariana.
Ils exigent des garanties contre le risque d’expropriation qui menace les communautés vivant sur les berges.
La menace de déplacement pèse en particulier sur la population de la Cité Chaker (quartier de flamants roses de Mégrine protégé par l'UNESCO)  qui pourrait faire l’objet d’expropriation sinon d’enclavement et ce par sa proximité à la future Cité du siècle.
De même leurs frères des rivages populaires de l’Ariana sont dans le collimateur de la future Cité des Roses (il s’agit d’une autre espèce de roses ).
Ils espèrent que l'Etat leur précise l'étendue des opérations et qu'il leur propose des garanties. En cas de fin de non recevoir ces derniers n'excluent pas d'étendre leur manif à l'ensemble du territoire en commençant par s'allier à leur frères du Djerid.

Des analystes qui tiennent à rester anonymes, craignent que ces mégaprojets, malgré leurs promesses de vie en rose, ne risquent d'exclure en plus des flamants roses, d'autres populations fragiles.
Pas étonnant que devant l'absence de toute information, ce ne sont plus seulement nos grands oiseaux roses qui sentent leur espèce menacée*


*Parmi les autres espèces menacées les analystes citent les puffins cendrés qui, depuis l’annonce d’un mégaprojet chinois dans leur île protégée de Zembra, prévoient une grande manif dans la capitale. ( notre blog aura le privilège de couvrir l’évènement )