DEBATunisie

26 février 2021

Karoui se dérobe à la Justice ?

Le feuilleton judiciaire de Nombril Kakaroui vient de connaître un nouveau rebondissement : arrêté en 2019 pour blanchiment d'argent et évasion fiscale, il fut libéré juste à temps pour participer au second tour des présidentielles. Puis, rebelote, nouvelle détention préventive en Décembre 2020. On vient d'apprendre qu'il sera libéré grâce au versement d'une caution de 10 millions de Dinars collectés (ce n'est pas une blague) de la poche des députés de son parti (voir ici). 

KAROUI_JUSTICE

Zaballah -comme par hasard- n'a cessé de clamer l'innocence de son ami, et ce depuis le début (voir ici). Bref, la famille sera désormais au grand complet pour continuer le pillage en règle du bien commun et de ce qui reste du pays... 

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09 février 2021

Rania Amdouni

Qu'est ce que peuvent nous faire du bien ces activistes hors-système, qui d'Amina Femen à Rania Amdouni, rendent fou l'homo-tunisianus, toujours aussi inquiet et peureux de tout ce qui ne ressemble pas à son espèce animale allahisée. 

RaniaAmdouni

Rania se trouve aujourd'hui ciblée par une minable campagne de dénigrement menée entre autres par les syndicats de police et des chlékeux du parlement (voir ici). Elle est attaquée parce qu'elle est Queer, parce qu'elle est différente, parce qu'elle ne ressemble ni à Chlékeddine ni à Moussi et ses Abiroïdes.   
Rappelons que Rania Amdouni ne rate aucune manifestation pour dénoncer l'ordre policier et les injustices. Elle incarne un des ces fruits vivants de la Révolution ! Je ne peux qu'exprimer mon entière solidarité et mon total soutien à elle et à toutes celles et ceux qui payent cher le prix de leur différence ou de leur excentricité dans une société fascisante. 

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07 février 2021

Accouchement à la Ghannouchienne

Pour le huitième anniversaire de l'assassinat de Chokri Belaïd, une grande manifestation a eu lieu ce samedi sur l'Avenue Habib Bourguiba à Tunis (voir ici). Les manifestants dénoncèrent le retour de l'ordre policier et la répression menée par le mollasson premier ministre Méchichi, sous la houlette de l'indéboulonnable Ghannouchi, grand manitou. 
Toutes ces agitations ont lieu dans un contexte d'une crise au sommet de l'Etat entre le président Kaïs Saïed et son rejeton Méchichi. Crise qui rend très difficile l'accouchement d'un nouveau gouvernement suite au dernier remaniement...

ghannouchienne

30 janvier 2021

30 ans de prison pour un joint !

3 jeunes ont été condamnés à 30 ans de prison pour consommation de cannabis dans un espace public (voir ici). 30 ans chers amis !
Notre Justice aux deux poids deux mesures, très laxiste envers la grande corruption et les politiques, a tellement mauvaise conscience qu'elle se rattrape sur les petites gens, sur les jeunes, sur les blogueurs et les athées. Elle se rachète de la manière la plus ignoble révélant ainsi l'ampleur de son sentiment de culpabilité. 
Qu'attendons nous de plus, pour que la Justice de la rue appelle à renverser cette inique Justice de la honte ?   

Jointsaucul

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28 janvier 2021

Imminente implosion...

Les amis, je ne sais plus ce qui nous retient pour appeler à faire dégager Zaballah.

Qui fut l'élément le plus stable de la très agitée vie politique de ces 10 dernières années, sinon lui. Il demeure le dénominateur commun, le trait d'union, le socle et le cœur de tout ce qui a suivi la Révolution. Les mauves furent certes les ennemis de la dite Révolution. Lui il en était le traître, et ce outre ses talents d'architecte en chef de la grande corruption.
Quoi de plus éloquent que ce dernier épisode, où il fit passer en force un remaniement ministériel avec 3 nouveaux ministres suspectés de corruption. On s'en est presque habitués.

Combien de fois, verra-t-on des dossiers trainer en Justice pour protéger un proche ou le faire chanter. Le même procédé a été utilisé pour bloquer l'instruction des dossiers des assassinats politiques. On a aujourd'hui de bonne raisons de croire que c'est parce que ce vieux hyène ne craint plus la Justice, qu'il peut se permettre d'envoyer un courrier empoisonné pour assassiner Kaïs Saïed. Nulle enquête, nulle poursuite, car Zaballah profite d'une totale impunité (voir ici). On peut comprendre qu'il veuille se débarrasser de notre E.T. de Carthage. Le président Saïed demeure pour lui cet intrus politique improbable qui perturbe ses plans... 

Alors, chers amis, quand la Justice est noyautée de la sorte, il ne reste plus qu'à la Justice de la rue de s'imposer. 
La colère, la rage, doivent toutes converger vers sa minable petite personne. Allons à Montplaisir ! Non mieux encore, trouvons l'adresse da sa villa mauvais goût, celle qui a accueilli les réunions de tous les coups foireux qui ont ruiné le pays. Comme son inspirateur Zaba, ce médiocre personnage a su faire de l'intérêt particulier de sa petite personne et de son clan, une priorité nationale.

Chers amis, vomissons-le avant que Boukornine nous vomisse sa lave... 

Echecs

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14 janvier 2021

10 ans, et toujours pas de Débatunisie...

J'ai commencé mon blog en 2007 avec cet article illustré par une table de discussions sur laquelle sont posées des chaises à l'envers, afin de symboliser l'absence de débat en Tunisie. J'étais encore étudiant et je me suis lancé par hasard dans l'écriture d'un texte qui dénonçait la confiscation du débat par la dictature. J'ai signé "_z_" ce premier post dans un blog que j'avais d'abord intitulé "Tunisie, le débat confisqué". 

DEBAT_CONFISQUE

Ensuite, j'avais enchainé sur un deuxième article dans lequel j'exprimais mes doutes quant à la possibilité de voir émerger un débat par le net. Dans le même style "image 3D", j'avais illustré ce texte par le dessin suivant :

CYBERDEBAT

Plus tard, en 2008, quand je suis passé au crayon, j'ai fait ce dessin pour accompagner cet article qui dénonçait la répression des jeunes du bassin minier au même moment où la propagande vantait le "dialogue avec les jeunes". Rares sont ceux qui aujourd'hui se rappellent de cette sinistre mascarade lancée par la dictature en vue de la campagne présidentielle de Ben Ali de 2009. 

hiwar2

Je croyais, et je crois encore, aux vertus du débat contradictoire, pas seulement entre amis, collègues ou parents, mais à l'échelle d'un pays, que ce soit entre partis, forces sociales, intellectuels, penseurs... J'ai cru naïvement que la chute de la dictature allait permettre ce débat. J'avais illustré ce doux rêve par ce dessin réalisé le lendemain de la révolution dans cet article très optimiste...

debatunisie

Mais le désenchantement fut plus rapide que prévu. En Mars 2011 déjà, le premier ministre d'alors Essebsi, introduit la rhétorique des "mains cachées", des "forces occultes", des "hommes de l'ombre" pour éviter de mettre sur la table les vrais sujets qui fâchent (voir ici). Cette rhétorique conspirationniste toujours à l'œuvre, a été le meilleur alibi de la classe politique pour justifier le statu quo et maintenir l'ordre économique corrompu hérité de l'époque du protectorat et de Bourguiba.  

mainscachées

Ensuite est inaugurée la longue série des alliances, des unions, des coalitions, bref tous ces bricolages et mariages contre-nature qui n'ont eu pour seul but que d'éviter les débats contradictoires et le choc des idées...(voir ici)

GIN

Très vite a été inoculé le poison de la religion. Plutôt que de débattre de projets de société, les islamistes ont traîné toute la classe politique dans des débats identitaires...(voir ici). Les dits "progressistes" sont tombés dans le piège...  

Zdebat

Outre ces faux débats, avaient lieux dans les coulisses les vrais ébats...(voir ici)

cerclevicieux

Puis la politique de la chaise vide...(voir ici)

pasenavant

Ou alors celle de la chaise à l'envers...(voir ici)

debatconfisque

Mais il semble qu'après tout ce temps, les fameuses "mains cachées", "les hommes de l'ombre", "l'Etat parallèle" et tous ces concepts ( imaginés déjà par Essebsi pour noyer le poisson dans l'eau et priver le citoyen des vrais débats), sont devenus réalité...du moins dans l'imaginaire collectif, où plus personne en Tunisie ne croit plus en rien, sauf en Allah ou au complot mondial dont nous gouvernants seraient, toute couleur politique confondue, les piètres représentants... 

complot

Mon blog "débatunisie" compte encore d'autres dessins sur cette obsession que je garde pour le concept du débat. Concept que je trouve plus essentiel que le concept fourre-tout de démocratie, qui par le simple fait qu'il intègre le "cratos" (pouvoir) dans son étymologie, génère mécaniquement le débat pour le Pouvoir, et non le débat pour les idées. L'exemple tunisien de la dite démocratie a été, peut-être, pour cette raison un échec total, car il n'a été question depuis 10 ans, que de luttes pour le Pouvoir. On est simplement passé de ceci :        

debat_avant

à cela ...

debat_apres

Quant aux vrais débats, ils attendent encore et toujours.
Alors quel bilan tirer de 10 ans de Révolution ?
RIEN

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04 janvier 2021

Le cauchemar de _z_

Bonne année aux amis sebkhistes. Pour démarrer 2021 - an I après l'apocalypse-, je vous restitue ci-dessous, l'étrange rêve que j'ai fait la nuit du premier Janvier. Dans ce voyage nocturne, j'ai fait des rencontres à "couper" le souffle. Je lance ici un avis aux spécialistes pour m'aider à interpréter ces mystérieuses visions...   

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23 décembre 2020

La Tunisie refuse la campagne de vaccination de Trump...

La Tunisie tient bon et refuse le plan de vaccination arabe proposé par les américains. C'est une question d'honneur et de dignité ! Après les Emirats, Bahreïn, le Soudan et maintenant le Maroc (voir ici), la Tunisie préfère mourir de faim qu'offrir ses fesses à la Normalisation. Attention ! Notre Dark Vador de Carthage en a même fait son argument de campagne. Les allégations du New York Times selon lesquelles notre pays serait le prochain dans le liste n'est qu'un scandaleux tissu de mensonges !  

VACCIN-NORMALISATION-2

Mais dans un monde où les valeurs ne sont plus que des variables d'ajustement, on est en droit de se poser la question, jusqu'à quelle mesure notre mauvaise posture économique nous permettrait de défendre une telle position...

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17 décembre 2020

Dixième anniversaire de la Révolution tunisienne...

Chacun y va de sa plume pour ce dixième anniversaire de la Révolution. En ce qui me concerne, je ne suis ni amer, ni déçu et si c'était à refaire, je ne dirais pas non. Evidemment, si l'on parle du volet socio-économique, on ne peut que constater l'échec total de la dite révolution. Alors me diriez-vous, quoi donc retenir de ce machin ?

Je dis juste que le simple fait que le concept ait été injecté dans ce territoire nommé Tunisie, est en soi une révolution. Je sais, il s'agit là d'une pensée tautologique. Tant qu'il n'est pas mort -le concept-, comme c'est le cas chez nos voisins arabes, alors nous pouvons continuer à espérer...

ANNIV_REVOLUTION

Et sinon je vous invite à lire ma dernière interview sur Jeune Afrique ici

Ajouté le 18 Décembre :

Depuis hier je me disais qu'il fallait faire comme tout le monde et tenter d'exprimer une pensée digne de 10 ans de révolution. Mais les mots ne me venaient pas alors que des idées contradictoires, voire choquantes, n'ont cessé de se bousculer dans ma tête. A ce stade je ne sais toujours pas ce que je vais écrire. Je compte sur l'écriture automatique pour accoucher ces pensées que je vous livre ici à l'état brute et de façon éparse :

1- Je me rends compte par exemple, que l'idée de révolution m'intéresse davantage que la Tunisie en tant que pays, culture, entité politique. C'est étrange pour moi de constater cette évidence. Ce territoire nommé Tunisie ne serait donc que le laboratoire de la chose révolutionnaire qui m'a été donnée d'observer par le hasard de ma naissance.

2- La révolution ne serait pas un moyen pour atteindre un objectif de bien commun, de développement ou de démocratie. La révolution EST l'objectif. Elle n'est pas un instant T de l'histoire, elle est la durée indéterminée. Elle est un chemin sans destination. Et comme tout chemin, elle traverse un relief avec ses montées et ses descentes, ses sommets et ses ravins.

3- En Tunisie, on a observé son jaillissement il y a dix ans. Alors qu'elle nous a mis dans le ravin, on peut constater qu'elle continue à nous guider contrairement à nos voisins arabes. Aucun général, aucun militaire aucun flic n'a -encore- sonné la fin du bal. Elle est là parce que Moussi et Makhlouf cohabitent sous la même coupole et parce qu'un extraterrestre loge à Carthage.

4- Oui nous sommes coincés dans un ravin. Nous nous engluons dans des sables mouvants. Chacun pourra choisir l'image qui le convient. Mais cette chose appelée révolution résiste, dans ce marécage puant qu'est la Tunisie de 2020. Son cœur bat toujours. D'ailleurs, si nous remontons aux origines, c'est bien d'un marécage qu'émergea le miracle de la vie. La soupe primordiale (sebkha) fut le réceptacle de cette extraordinaire révolution. De l'élan révolutionnaire de la vie, surgit l'humanité, une révolution en soi dans la révolution. Mais nous pouvons encore remonter plus loin dans le temps. Imaginez ce qu'a pu être le passage du néant au cosmos. Du rien au tout. Le big bang, la génèse, l'éjaculation d'Allah... Qu'est ce que cette chose sinon une gigantesque Révolution ? Sachez-le, toutes ces révolutions sont ENCORE en marche.

5- Mais de quelle révolution s'agit-il vraiment ici dans ce territoire dit tunisien ? Je ne crois pas vraiment qu'il s'agit d'une histoire de dignité, de liberté ou de Justice. Quel manque de perspective. Certes, si l'on se laisse VRAIMENT porter par la Révolution, on aura tout cela à la fois et plus encore. On pourrait même faire mieux que les japonais, et on aura satisfait et le peuple et les bourgeois. Mais il ne s'agit pas que de cela.

6- La Révolution dont il est question, n'est pas seulement une histoire de progrès, de changement ou de croissance. C'est un chemin semé d'embûches qui pourrait même nous faire revenir à l'âge de pierre, mettre en esclavage son peuple. Il peut sacrifier une génération pour le bien-être de celles qui la suivent. Ses conséquences se mesurent à l'échelle du temps LONG, et n'a que faire du temps politique, des échéances électorales ou du taux de chômage. Les semeurs de révolution en sont rarement les profiteurs et peuvent même récolter la disgrâce à l'opprobre de leurs congénères.

7- La révolution tunisienne est universelle mais n'apportera ses fruits à l'humanité que dans la réussite de son évolution dans le contexte arabo-musulman duquel elle est issue, et sur lequel elle doit agir en premier lieu. Ainsi doit-elle paradoxalement questionner son rapport avec cette identité arabo-musulmane voire s'en désarrimer. S'en défaire pourrait être la condition pour le re-révolutionner. Le "printemps arabe" amorcé justement par la Tunisie n'a pas été suffisant puisqu'il s'est éteint dans les pays "révolutionnés" et qu'il a en outre renforcé des opérations contre-révolutionnaires lancées par les puissances du golfe.

8- J'en arrive ici au point qui me tient particulièrement à cœur, et qui selon ma lecture de la situation tunisienne et arabe, demeure un angle mort pour nombre d'activistes : la question de Dieu. Trop affairés sur les questions politiques et sociales, les militants ont négligé ce point central laissant aux islamistes le monopole de Dieu. Entretemps, les islamistes avancent leur pions et mènent progressivement une contre-révolution religieuse.

9- La gauche révolutionnaire (à définir), a décidé par pragmatisme politique, de combattre l'islamisme sans jamais remettre en question l'islam, pour ne pas froisser le peuple. La gauche révolutionnaire croit au peuple et méprise l'individu. Et pourtant le peuple n'existe pas. Ou alors chaque individu est l'amorce d'un peuple. Cette gauche, constituée de militants, artistes, activistes, sont des révolutionnaires du dimanche, et croient que la question de Dieu relève de la sphère privée. Alors que l'Islam occupe totalement l'espace public, et que les islamistes avancent leur pions partout, la gauche fait la sieste. Et pourtant, la lutte sur la question de Dieu doit être menée dans l'espace public et assumée comme la mère de toutes les luttes révolutionnaires.

10- Le blasphème, l'apostasie, l'irrévérence par rapport au sacré sont nécessaires quand la religion domine l'école, la constitution et le parlement.

11 -Toute révolution porte en elle la question du cosmos, Dieu (ou pas Dieu) , la vie sur terre et l'humanité. Nous ne pouvons prétendre à aucune révolution si nous n'intégrons pas les questions de l'au-delà dans l'ici bas. Notre condition humaine nous l'exige.

12- Mohamed avait compris cela il y a 14 siècles. Ce fut un révolutionnaire. Aujourd'hui il aurait été le premier à faire tomber son propre culte et à exiger la déconstruction de l'islam et d'Allah pour donner un nouveau souffle à sa révolution.

13- Tout ce qui nous est le plus cher et qui freine la révolution doit être désarrimé. Nous devons accepter certaines amputations : la Nation, Allah, l'arabité ou même la Palestine. La trahison, l'honneur, ou la mémoire des ancêtres sont des concepts étrangers à l'élan révolutionnaire.

14- La révolution n'est loyale qu'à l'esprit de la révolution. La trahison ne peut être qu'à l'encontre de la révolution.

15- Ceux pour qui l'évaluation politique, économique et sociale à l'instant T d'un pays, suffit pour juger de l'échec ou de la réussite d'une révolution, ne sont certainement pas arrivés à ce paragraphe. A ceux là, n'est pas audible la pensée paradigmatique. A ceux là, la révolution n'est qu'un dangereux désordre, ils lui préfèreront selon leur sensibilité politique, l'alliance avec les fascistes ou la compromission avec les islamistes. Car pas question pour eux de toucher aux fondations ! (Nous les emmerdons royalement)

16- Arrivé à ce dernier point, je ne sais toujours pas à quoi fait allusion la dite Révolution. Et pourtant son concept aussi abstrait soit-il, me semble aussi évident que la pleine lune éclairant l’esprit du premier être humain, et aussi énigmatique que le monolithe de Kubrick donnant le” La” à des singes primitifs...
Voir ceci : https://www.facebook.com/149229615135091/videos/352848658895842

16 décembre 2020

Méchichi en visite à Paris

Le mollusque de la Kasba en visite à Paris, nous révèle une nouvelle fois, combien il peut être creux, mou et vide de l'intérieur.
Zaballahiste face à Zaballah, Maqrouniste face à Kakaroui, révolutionnaire face aux gens du Kamour, voilà qu'en France il devient plus français que Marine le Pen et déclare dans une interview (voir ici): "qui dit émigration clandestine, dit terrorisme"...       

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11 décembre 2020

Les américains testent sur les arabes un nouveau vaccin...

VACCIN-NORMALISATION

Après les Emirats, Bahreïn et le Soudan, c'est au tour du Royaume Chérifien de tester le nouveau vaccin. Ce produit révolutionnaire administré par les américains, promet enfin le retour à une vie normalisée au proche orient. Il est cependant très prématuré de mesurer ses effets secondaires...  

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06 décembre 2020

La coranique de la Femme selon Affes

Il est vrai que le coran et la sounna disent tout et son contraire. Mais nous ne pouvons ignorer que les derniers propos du député de la Karama, Mohamed Affes à propos de la femme (voir ici), s'inscrivent dans une interprétation très juste et très littérale de la tradition. Alors bien sûr, beaucoup de voix se sont élevées (et heureusement) pour crier au scandale, mais remercions quand même ce clown de nous avoir rappelé la réalité de ce texte saint que nous ne saurions voir...
AFFES
Ce clown d'Affes, en est un parmi tant d'autres, grâce à qui le parlement du Bardo est devenu un vrai cirque. 10 ans sont passés depuis la Révolution et nous constatons avec une amertume et une profonde tristesse, que le débat que nous espérions, a été complètement pris en otage par la Mafia, la Chléka, le Coran et la Moussi.  

Et puis il y a ce chef de gouvernement, l'insipide, l'inodore et l'incolore Mechichi. Ce monsieur n'inspire rien du tout. Aucun charisme, aucune forme d'intelligence. On ne sait même pas ce qu'il fabrique de ses journées. Il est comme ce chauffeur qu'on a mis par hasard au volant d'un bus en déroute, et dont la seule consigne est de tenir le cap, celui d'aller droit vers le précipice.
Dans cette chute programmée, Saïed tient le rôle du guide touristique antipathique qui pue de la gueule. Il s'écoute parler en décrivant le paysage tandis que les passagers somnolent ou prient leur prophète. 

L'accident de trop

Dans la série des accidents mortels causés par la déliquescence de l'infrastructure et par l'absence de l'Etat, vient ce terrible accident d'ascenseur dans un hôpital à Jandouba. Un jeune médecin y a perdu la vie. Cette mort a choqué tout le secteur de la santé, déjà très remonté contre le gouvernement pour sa nonchalance en pleine crise sanitaire. Mais cette énième mort, renforce de plus en plus le sentiment général que l'Etat lui-même est en état de mort clinique à cause de sa classe politique mafieuse, corrompue et toujours aussi avide de pouvoir...

JANDOUBA

Alors cette révolution d'il y a dix ans, quel nouvel ingrédient lui manque-il encore pour venir fêter en chaire, en os et avec moins de sang (on espère) sa première décade ?

29 novembre 2020

Le RDV secret entre MBS et Nétanyahou

Les amoureux du prophète, les allahistes, les panarabistes et tous les protecteurs de la oumma et de la religion, sont toujours en première loge pour dénoncer le blasphème et l'atteinte au sacré. Curieusement, alors que le gardien de leur temple vient de commettre le blasphème suprême en accueillant Nétanyahou au pays du prophète (voir ici), ils sont tous aux abonnés absents.

NETANYAHOU_MBS_KAABA

Atteinte au sacré au pays des droits de l'homme 

Bien que l'Etat français a su se montrer du côté des caricaturistes et de la liberté d'expression après l'affaire Samuel Paty, au point que l'on s'est retrouvé presque à soutenir Macron lorsqu'il a fait la leçon aux arabes à Aljazira, voilà que le gouvernement de ce même Macron veut faire passer une loi pour interdire de filmer les forces de l'ordre (Loi sécurité globale). Dans un contexte de violences policières, de bavures à répétition et de racisme systémique, voter cette loi c'est enlever aux citoyens et aux journalistes leur dernier recours contre l'inquiétante dérive sécuritaire en France. Voter cette loi, c'est mettre la police au-dessus de tout...même du sacré ?  

FLOUTAGE

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26 novembre 2020

Main d'Allah

Le monde entier a rendu hommage à Maradona, appelé par Dieu ce Mercredi 25 Novembre 2020. Le décès de cette icône mondiale du football, ne pouvait laisser indifférent personne, encore moins nous autres tunisiens. Il est bon de rappeler que c'est l'un des nôtres, l'arbitre tunisien Ali Bennaceur, qui en quart de finale de la coupe du monde de 1986, valida à tort un but du joueur argentin, marqué avec la main. Un deuxième but du même Maradona, permit aux Argentins d'accéder au tour suivant, puis à la finale, et de remporter ainsi leur deuxième Coupe du monde.

Maradona évoqua alors la "main de Dieu" pour qualifier son but. Cette expression devenue célèbre, ne précise pas que c'est du Dieu Allah qu'il est question. L'arbitre tunisien, en bon musulman, aurait pu intervenir contre la volonté de n'importe quel Dieu, mais pas contre celle d'Allah... 

maradona

Comme je disais, la planète toute entière s'est émue de la mort de Maradona. Même les allahistes n'ont pas manqué sur le net d'exprimer leur peine et leur profonde tristesse. Toutefois, il était intéressant de noter, que pour ce joueur touché pourtant par la grâce d'Allah, aucune formule de miséricorde ne lui a été rendue par ces mêmes allahistes. Maradona est un chrétien certes, mais quand même, pourquoi cette discriminiation ? Que réserve donc Allah aux non musulmans ? 

J'espère qu'un jour on pourra débattre sur la géographie de l'au-delà. En tant qu'architecte urbaniste, je veux bien savoir dans quel quartier du paradis, seront logés les non musulmans qui ont beaucoup apporté à l'humanité ? Je veux qu'on me renseigne par exemple, de combien de mètres carrés sera plus grand le loft de Zaballah comparé à celui de Maradona ou d'Einstein ? Si tant est que Maradona et Einstein aillent au paradis...Remarquez d'ailleurs que cette question embrasse souvent les allahistes. Ok, j'arrête. 

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22 novembre 2020

Kamourisation versus Abir-Moussisation

Inutile d'assombrir encore plus le tableau. Après 10 ans de révolution, la Tunisie est au bout du rouleau.
En plus du Corona, nous observons deux nouvelles formes d'épidémie, aussi contagieuse l'une que l'autre :

La kamourisation

Partie du Kamour, zone pétrolière du sud tunisien, une protestation tout à fait légitime commencée en 2016 (voir ici) s'est transformée au cours du temps, en un imposant groupe de pression qui a réussi à faire fléchir le gouvernement en bloquant toute la production d'or noir de la région. Nés dans un territoire marginalisé depuis l'indépendance, les jeunes du Kamour ne faisaient que réclamer leur dû, exactement comme leurs voisins du bassin minier. Notre nouveau premier ministre Mechichi, récupérant la patate chaude, a décidé de céder à toutes leurs revendications (voir ici). Les kamouriens ont crié victoire. Leur lutte s'est avérée payante, donnant des idées à d'autres. Sauf que notre mollassant chef de Gouvernement, n'a jamais précisé comment financer ses promesses et se retrouve déjà débordé par une kamourisation généralisée.

 Après les jeunes du Kamour, c'est autour du "chlékeux" député de Jandouba Fayçal Tebini, de menacer de fermer la vanne du barrage de Béni Mtir et faire chanter le gouvernement (voir ici). Dans la foulée, d'autres mouvements se manifestent ici et là (voir ici). En plus du caractère régional, émergent des revendications à caractère corporatiste, tels que ces juges qui réclament la construction d'un hôpital pour les magistrats et leurs familles (voir ici). Mechichi ne voulant décevoir personne, dit si si ! 

kamourisation

Cette kamourisation du bled horrifie nos Ben Simpsons au plus haut point. Ils ne dorment plus la nuit. Ils craignent l'ouverture de la fameuse boîte de Pandore. Ils y voient la main des turcs, des libyens et leur relai local, Ghannouchi. Certes, il ne faut jamais négliger la part d'ingérence étrangère. Il est vrai aussi, que Ghannouchi semble se réjouir de cette mosaïque de revendications qui menace l'unité du pays (voir ici). Mais évitez, quand même, de rappeler aux Ben Simpsons que ces mouvements sont d'abord le fruit d'un demi siècle de politique de marginalisation, organisée et planifiée par Bourguiba et Ben Ali. Ils vous accuseront d'islamo-gauchisme (expression à la mode) et se montreront très méchants. Car les Ben Simpsons chers amis, n'ont jamais appris à regarder dans le rétroviseur. 

L'Abir-Moussisation

Abir Moussi incarne pour ces Ben Simpsons un nouvel espoir. Cette Marine Le Pen à la sauce tunisienne, promet le retour à l'ordre et à la discipline. Elle fait de sa lutte contre les islamistes son cheval de bataille. Elle les accuse de tous les malheurs du pays et promet de nettoyer le bled de cette racaille. Sortie des rangs du RCD et se réclamant de Bourguiba, cette dame nie évidemment toute responsabilité de l'ancien régime dans le désordre actuel. Elle voue aux gémonies la révolution, qui ne serait selon elle, qu'un diabolique complot étranger destiné à islamiser la région avec la complicité passive des gauchistes et autres droits de l'hommistes patentés. 

Depuis que Moussi a accédé au parlement avec ses 17 sièges, elle multiplie les happenings en bloquant les plénières ou en organisant des sit-in, trouvant à chaque fois un prétexte pour dénoncer l'hégémonie des islamistes. Ses agitations se montrent très efficaces pour rallier à sa cause un public de plus en plus fanatisé, impatient de voir par la Moussi, réhabilité l'ordre et l'autorité.

Mais le plus intéressant dans cette contagion, c'est de voir aux côtés de cette dame et de manière assumée, certaines figures de l'"élite" intellectuelle et du monde du spectacle, telle que Maya Ksouri, ou Lamine Nahdi...Mon petit doigt me dit, que suivront comme sous Ben Ali, tout le reste de la clique (rappelez-vous de l'appel des 65) guidée par l'opportunisme, par la bêtise, ou par une combinaison des deux...

MAYAKSOURI

Conclusion
Entre la kamourisation d'un côté et l'Abir-moussisation de l'autre, on ne sait plus si dame Tunisie fonce droit dans le mur, ou si elle court vers le précipice...


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