DEBATunisie

23 mai 2017

Essebsi se trumpe profondément

Imaginez un peuple assoiffé, privé d'eau depuis des générations, près duquel des étrangers sous la protection du roi, installent une usine de Coca Cola. Pour ce peuple des zones arides, cette usine est le symbole criant de leur privation. Sa simple existence est une provocation. Alors ils réclameront une gorgée. Pas question leur-dit-on, de toucher aux richesses nationales. Devant leur insistance, on militarise la zone, puis on leur tire dessus. 

Le fascisme au pouvoir

Un manifestant a donc été tué lundi lorsqu'un sit-in a dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre (voir ici).
Le premier responsable de ce drame demeure le président Essebsi. Durant sa présidence, il n'a eu pour seul soucis que la protection du business de ses amis (voir ici). Quant aux revendications incessantes de cette région sinistrée, le président n'a trouvé pour seule réponse que la militarisation des champs pétroliers. Mais que peut donc se passer dans la tête d'un Héritier de l'ordre Bourguibiste pour oser une telle provocation et répéter les erreurs du passé ? il faudrait peut-être faire une étude psychologique sur la mentalité de toute cette génération de tarés qui nous gouverne depuis plus d'un demi-siècle. On découvrira que leur mépris quasi-raciste envers une partie de la population remonte à l'époque de la colonisation. Je remercie Mezri Haddad qui donne toujours raison à mes intuitions. Voilà comment cet ancien propagandiste de la dictature mauve analyse les évènements de Tataouine : " [...] Lorsque nous libérerons la Tunisie des mafieux et des mercenaires, le traitement que nous réserverons aux hordes destructrices sera impitoyable. D'abord l'avertissement, puis la sommation, ensuite le nettoyage au napalm s'il le faut. L'ordre doit régner parce que la sécurité de tous passe avant la liberté de chacun". Ce monsieur pense que "la horde destructrice" est une espèce génétiquement inférieure. L'aveugelement raciste de ce monsieur l'empêche de voir l'exclusion et la privation dans laquelle naissent tous ces jeunes. Pour lui et toute cette élite pourrie au pouvoir, ces jeunes ne sont qu'une horde de sauvages. C'est déjà bien qu'on tolère leur existance. Mais au premier aboiement, on les  avertit, on les somme puis on les extermine au Napalm...
Mes amis, si nous avons raté notre Révolution, c'est à cause de la clémence que nous avons eu envers ces Fascistes. 

Essebsi fait la queue

Durant les évènements de Tataouine, Essebsi s'est rendu à l'invitation de Trump... en Arabie Saoudite. Le président américain dans sa vision caricaturale du monde arabe, n'avait finalement pas tort de considérer Riyad comme la capitale des peuplades islamisées. Essebsi dans ce manège de courtisans, ressemblait à un piètre gouverneur d'une sous-région d'arabie faisant la queue...

TrumpallahZoom
Lors de cette visite à Riyad  (les 20 et 21 mai), le président américain a prononcé un discours sur l'Islam, a parlé du danger que représente l'Iran et a vendu des armes pour un montant de 110 milliards (voir ici). Ce monsieur s'est payé la tête de toute cette bande d'enturbannés. Il a réussi à leur faire acheter, avec l'argent de l'or noir et de la pierre noire (pèlerinage autour de la Kaaba) de quoi continuer à se faire des guerres et réprimer leurs peuples des années encore... Avec du Napalm ?

Trumpallah2

( Ce dessin est une réinterprétation de celui-ci  

16 mai 2017

Essebsi fait le trottoir

Reprenons du début. Depuis l'antiquité, la Tunisie est divisée en deux:
- Les villes côtières qui ont des trottoirs
- Tout le reste...sans trottoirs

Je suis fier d'avoir pu suivre et décrire sur ce blog les dernières révoltes des sans-trottoirs. D'abord celle de 2008 à Redeyef, celle de 2010 à Sidi Bouzid, ensuite celle de 2012 à Siliana et enfin la toute dernière, en 2017, à El Kamour...
Sur cette courte séquence de 10 ans que j'ai pu observer, je constate que les gens du trottoir réagissent de plus en plus mal à la révolte des sans-trottoir...    

Essebsi fait le trottoir

Essebsi, président des gens du trottoir, depuis sa prise de pouvoir, n'a jamais construit aucun trottoir. A part le déménagement de la statue de son ancien patron vers le centre ville, le président n'a réalisé aucun des grands chantiers promis. Pire encore : Le monarque de Carthage, renoue avec la corporation des marbriers. Il s'agit d'un corps de métier traditionnel qui utilise l'argent public pour construire des trottoirs privés en marbre. Cette caste qu'on a cru décomposée après la Révolution, bénéficie à nouveau de la protection du pouvoir...
Bourguiba3
(* "réconciliation": référence au projet de loi proposé par le président pour amnisiter les hommes d'affaires et les fonctionnaires accusés de corruption)

Le déchaînement des marbriers plonge le pays dans une crise sans précédent. Le trafic de marbre fait chuter le cours du Dinar obligeant certains à dormir sur le trottoir (...sur le peu qui reste). Alors la colère monte et les révoltes se multiplient. C'est dans ce contexte que les sans-trottoirs d'El Kamour arrivent à leur 20ième jour de Sit-in sur un champ de Pétrole. Ils en ont marre de battre le pavé. Ils réclament à l'Etat un droit de regard sur le trafic d'or noir que des marbriers livrent sur leur territoire.
Mais le pouvoir nie jusqu'à l'existence de pétrole et décide de faire protéger par les militaires les puits...de pétrole.
Bourguiba1

(* "où est le pétrole?": Slogan inventé par les partisans de Marzouki pour questionner l'Etat sur les énergies fossiles. Question demeurant encore sans réponse)  

Ils étaient quelques centaines à manifester à Tunis, ce samedi 13 Mai, en solidarité avec les sit-inneurs D'El Kamour, mais surtout contre la loi de réconcilliation avec les marbriers, voulue par le président (voir ici)

En tant qu'observateur infatigable de la comédie humaine en Tunisie, je suis de plus en plus étonné de constater la démission totale de ce que l'on appelle "l'opinion publique". A l'époque de l'ancien dictateur Zaba, parrain des marbriers tripolitains, même si cette opinion était muselée, son coeur penchait naturellement du côté des révoltés. Même qu'un jour de Janvier 2011, on a vu les habitants des trottoirs chics de la banlieue nord, marcher dans la rue main dans la main avec les sans-trottoirs, pour faire dégager Zaba du pouvoir.
Aujourd'hui, non seulement on assiste à un désengagement citoyen, mais l'on constate de la part de nombreux d'entre eux,  une attaque en règle contre les contestataires et les sans-trottoirs d'El Kammour en particulier. La colonisation des médias par les marbriers a certes contaminé les esprits, mais tout de même ! on peut sérieusement se poser des questions sur ces milliers de réactions hostiles enregistrées ici et là. A titre d'exemple, en qualifiant sur Facebook de "magnifique" la manif de samedi dernier (voir ici), voilà ce que j'ai pu récolter comme commentaires:

-"Qu'est ce qu'il y a de magnifique dans une manifestation de rue désordonnée et où les étourdis hurlent comme de bêtes sauvages affamés ?"

-"c'est une manif contre la corruption wela jme3et erra5 lé?? el jboura fisa3 managzou fel manif w las9ou rwe7hom? je suis pour manich msama7 ema jme3et eera5 lé non

-"C'est des cons!"

-"
Le pire c'est qu'ils sont manipulés par les même les ex-aparstchiks au pouvoir! Des pauvres brebis qui vont l'avoir bien profond une fois que tout s'écroulera!"

-"Magnifique? ils ont souillé le mémorial de Bourghiba!"

La mort du trottoir

Je ne sais plus qui a dit un jour, que l'on reconnaît une civilisation à la qualité de ses trottoirs. Ou encore: Quand commence le trottoir, commence la Cité. Disons-nous ceci : le trottoir incarne la force publique, celle capable pour l'intérêt général de générer un espace délimitant le privé du public et offrant à ses citoyens grâce à leurs impôts, la possibilité de se mouvoir dignement à l'abris de l'agression automobile et à l'ombre des figuiers. Le trottoir est l'incarnation de l'espace public par excellence et le liant de la société offrant à la maison du riche comme à celle du pauvre, le même parvis.
Alors quand les municipalités ne sont plus capables de générer des trottoirs et que le pavé public est transformé en marbre privé, dites-vous bien, que la corruption est au pied de votre immeuble. Et si les élections municipales traînent, et que l'instance organisatrice des élections (ISIE) connaît des remous, c'est bien encore à cause de l'infiltration des marbriers dans toutes les structures de l'Etat.
La dictature avait cela de bien, elle permettait au moins de cristalliser contre elle la colère du peuple. La dictature permet la Révolution et la Révolution est un projet millénaire de reconquête du trottoir !
Mais voilà, Essebsi, protecteur des marbriers, ou parrain de la mafia dirait Samia Abbou, a réussi avec son prédecesseur Zaballah à neutraliser les pulsions révolutionnaires...  

Bourguiba2

(*"Immunisation de la Révolution", littéralement "chevalisation" de la "taureaute": Il s'agit d'un vieux projet de loi imaginé par les islamistes pour protéger la révolution du retour de l'ancien Régime. Dans la pratique, les islamistes ont utilisé cet épouvantail pour soumettre l'ancien appareil de l'Etat et assurer donc sa continuité, entament ainsi de manière détournée, l'achèvement du processus révolutionnaire. Essebsi, quant à lui, récupère l'ancien appareil et le renforce, donnant ainsi le coup fatal à la "Révolution" de 2011)

Sommes nous acculés à subir cette humiliation ? 
Mes amis...il n'est jamais trottoir pour agir !
En attendant, je vous invite à vous Boukorniniser en toute urgence ici !  
 
"لا بوكرنين الاّ بوكرنين، ولا سبخة الاّ السّبخة"

PS: Je profite de cet article pour vous inviter à vous abonner à la page Facebook "Winou Etrottoir?" qui dénonce le martyre des trottoirs tunisiens.

10 mai 2017

Le château de Carte(hage) en péril

Rien ne va plus au Bled. Le président Essebsi, Le papi-Macron Tunisien, élu pour faire barrage aux islamistes et pour ses prétendues qualités de grand commis de l'Etat, est accusé d'être le responsable du pourrissement général de la situation. Encensé au Bkhour par la bourgeoisie Ben Simpsonnienne et les milieux d'affaire, celui qu'on nomme affectueusement Bajbouj, déçoit même ses plus fervents défenseurs. On ne retient de son mandat que les quelques discours d'apothicaire de médina ponctués de versets de Coran, puis surtout ses manigances en coulisse pour faire revenir l'ancien régime et les islamistes au devant de la scène. Aucune politique sérieuse de développement, aucune révolution culturelle! Ce vieux renard fatigué n'a eu pour seule mission que de blanchir les milieux d'affaire qui l'ont mis au pouvoir et ce en voulant faire voter, coûte que coûte, sa loi de "réconciliation nationale". Pas besoin ici d'évoquer son népotisme et la piteuse image de son fils - un prépubère de 50 ans- qui a pourri le parti de papa et qui a amené au palais de Carthage des copains peu fréquentables... 

Essebsi s'adresse au peuple

Les dernières semaines furent particulièrement pénibles. On ne compte plus les manifestations et les crises internes au sein du Gouvernement (limogeage de deux ministres). Le tout sur un fond de dégringolade du Dinar tunisien. Dans ce bordel généralisé Essebsi continue en catimini à vouloir faire passer une troisième mouture de sa loi de Réconciliation. C'est sa seule préoccupation du moment. Saluons à cet effet le travail de Nawaat qui s'est penché depuis longtemps sur la question (voir ici) ce qui a valu à son directeur de rédaction, Sami Ben Gharbia, d'être convoqué à plusieurs reprises par la police (voir ici). Ce sujet constitue la pierre angulaire du système Essebsi. Le dévoiler c'est menacer de faire tomber tout le château de Carte(hage).

Et pour compléter le tableau, le président de l'instance organisatrice des élections (ISIE), le très respecté Chafik Sarsar, a annoncé hier sa démission (voir ici). Lors d'une conférence de presse, celui-ci a laissé entendre que l'exécutif s'attaque aux fondements de la démocratie... 
Mes amis, les ingrédients d'une nouvelle révolution sont tous réunis. C'est un climat de janvier 2011 sous Ben Ali. C'est donc la panique à Carthage. Essebsi occupé à gérer les "affaires", a décidé enfin de sortir de son silence et de s'adresser au peuple...

Affaires2

Ouf ! nous voilà rassurés

01 mai 2017

De la difficulté de penser en France...

Un esprit lucide refuse philosophiquement d'être acculé à choisir entre deux options. Mais dans le cas des présidentielles françaises de 2017, même le choix de l'abstention semble inconfortable...

Elections-presidentielles

28 avril 2017

Le 3ième projet de réconciliation avec la corruption

Béji Caïd Essebsi, Le Macron -91 ans- Tunisien, depuis qu'il fut élu président (par le vote utile contre l'épouvantail islamiste) n'a de seule obsession que de faire passer sa loi de réconciliation nationale. 
Pour la troisième fois, le locataire de Carthage nous sort de son chapeau magique cette même loi, qui au nom de la relance économique, veut amnistier une génération d'hommes d'affaires corrompus qui ont gangrené le marché public et l'administration (voir ici).
Son insistance à vouloir faire voter son projet de loi en ce moment sensible où la colère gronde à Tataouine, est une provocation évidente qui allume à nouveau la mèche de la Révolution (lire ce témoignage)...

reconciliation

La révolte de Tataouine 

La visite du premier ministre hier matin à Tataouine semble avoir envenimé les choses. Ses promesses d'améliorer les conditions économiques de la région n'ont convaincu personne. Il est évident que si le gouvernement avait montré pour ces jeunes en colère autant de volonté que ne l'a fait Essebsi pour les hommes d'affaire (dans le dit projet de loi de "réconciliation économique"), les choses n'en seraient pas arrivées à un tel degré d'ébullition. La tension est telle qu'à son retour forcé à Tunis, Youssef Chahed a dû s'entretenir avec les militaires et la garde nationale (voir ici)

reconciliation-2

(L'histoire se répète. Ces deux dessins sont une réadaptation de caricatures traitant du même sujet, ici et ici

Pour mieux comprendre ce qui se passe à Tataouine, lire ceci: http://alhorrriato.blogspot.fr/2017/04/blog-post_219.html

23 avril 2017

Présidentielles 2017...A qui le tour ?

Electionsfrancaises

 

-Ajouté le 25 Avril-

"Les hommes d'affaires corrompus de la dictature entreprennent de porter un vieux filou de l'ancien régime (BCE) à la présidence de la République" Cette simple déclaration, à l'époque des élections présidentielles de 2014 en Tunisie, passait pour une caricature grotesque. Pour avoir exprimé cette pensée, j'ai eu droit à toutes les insultes imaginables. Je m'étais aussi fait taxé de "crypto-islamiste" (voir ici)
 
"Des milliardaires possèdent la presse et entreprennent de porter un banquier d’affaire (Macron) à la présidence de la République."
Dire ceci, dans certains milieux parisiens avant le 23 Avril, c'est se faire taxer de mélenchoniste primaire. Aujourd'hui, après les résultats du premier tour, oser exprimer cette même pensée, c'est risquer de se faire traiter de crypto-Lepeniste voire d'antisémite refoulé.  
 
ZABA ou ZABALLAH,  Macron ou Le Pen ?

Je n'oserai comparer la situation de la Tunisie d'alors à la France d'aujourd'hui, mais mon flaire d'oiseau de la Sebkha reconnaît l'odeur de cette même hypocrisie générale quant au candidat Macron. La Tunisie était confrontée à un scénario similaire où il était question de choisir entre un prétendu progressiste (Essebsi) et un nationaliste pro-islamiste (Marzouki). La Facebookie ironisait sur une élection où il fallait choisir entre la peste ou le choléra.
Le mot d'ordre dans le milieu Bensimpsonnien était alors de voter Essebsi et gare à celui qui s'y refuse.
Résultat des comptes : Essebsi gagna les élections et appliqua une politique contre-révolutionnaire en réhabilitant l'ancien régime, et il fit alliance avec les islamistes. On a eu ET la peste ET le choléra. 
    
Par analogie, on peut se demander si nos amis français qui devront trancher entre Macron et Le Pen le 7 Mai prochain, n'auront pas comme les tunisiens à devoir choisir entre celui qui prépare le terrain au fascisme, ou à choisir directement le fascisme?
S'il est évident que toute l'énergie citoyenne devra être déployée contre le Front national, comment ne pas voir dans cette imposture, dans cette poupée gonflable nommée Macron, l'incarnation même de ce qui réveille chez les peuples les instincts les plus viles qui mènent au fascisme ? 

19 avril 2017

La planète des chiens

Ni Trump, ni Kim Jong-un, ni Assad, n'auront réussi à réveiller de sa torpeur la Sebkha endormie. Après l'enregistrement fuité d'hier, je remercie Nombril Karoui, d'avoir réussi à me redonner envie de dessiner...La Tunisie toute entière vient de découvrir grâce à ce document audio, la méthode qu'emploie un patron de média pour fabriquer une campagne de diffamation contre ses ennemis (en l'occurence l'ONG I Watch)... Il s'agit d'une excellente illustration du mode de fonctionnement de cette élite décadente qui remet au goût du jour les anciennes méthodes de barbouze de l'ère Ben Ali. 

le patron de Nessma TV se fait pipi dessus

Cette espèce de patron de média nommé Nombril Karaoui, incarne la meilleure synthèse de ce qui contamine le pays. Depuis Zaba, nous n'attendions rien de glorieux de cet affairiste prétentieux. Mais ce que l'on savait moins à l'époque, c'est que ce monsieur et toute la clique politico-médiatique, allaient participer de manière active au travail de sape contre la liberté d'expression et les quelques petits acquis de la Révolution. Qu'on se le dise : Nabil Karoui n'est que l'arbre qui cache la forêt. C'est la caste toute entière qui prépare le terrain à une nouvelle dictature. 

Tout a commencé l'année dernière quand l'ONG "I Watch" a fouillé dans les affaires de la chaîne. Une enquête menée par l'organisation, avait accusé le média télévisé de pratiquer de l'évasion fiscale (voir l'article en question ici). Pour Nombril Karoui, Homme au narcissisme exacerbé, confondant sa chaîne privée avec son salon familial, un tel affront est insupportable. Non remis du décès de son rejeton (La Tunisie a failli observer un jour de deuil national), il devenait impossible au Nombril tunisien de se laisser faire. Surtout quand la révélation viendrait de "cybercollabos" et de "mercenaires" de l'étranger. C'est cette terminologie développée par la police secrète de Ben Ali (et popularisée par le benaliste Mazri Haddad après la révolution) qui est reprise par Nombril Karoui pour disqualifier ses détracteurs. Dans l'enregistrement audio qui a fuité, il livre à ses toutous un cour magistral de barbouzerie et leur explique avec minutie comment fabriquer des informations "bidons" contre une association citoyenne qui faisait juste son boulot...
Ci-joint l'enregistrement audio (écouter ici), et ci-dessous un cliché pris en cachette.
Bouchez-vous les oreilles et le nez, ça aboie et ça pue la bave de chien... *

karoui

Je m'excuse pour mes amis les chiens. Ce sont de bons toutous, mais il ne faut pas exagérer! Leur servilité a des limites et n'atteindra jamais celles de ce journaliste (Amine Mtiraoui) qui continue contre vents et marées à défendre son maître et crier que la terre est plate (voir ici). Comme les poubelles explosées qui polluent nos rues, ces gens participent de manière consciente à la contamination de notre espace public. Sur cet amas d'ordures, cette caste médiatique est en train de dérouler un tapis rouge et d'installer des projecteurs pour préparer l'avènement d'une nouvelle forme de dictature canine.

Inutile de rappeler, qu'en dehors de cette histoire (qui a eu le mérite de nous éclairer sur l'état des lieux), la chaîne Nessma et toutes les autres, n'ont jamais contribué à la moindre avancée notoire dans le débat public. Ils ont transformé le politique en show télévisé et le culturel en yaourt de supermarché.        

La terre est plate

Ils ont réussi à aplatir la terre. Plus de rondeur, plus de courbes. Juste un terrain sur lequel s'affrontent des bandes rivales. Les meutes des uns contre celles des autres. Dans cette arène nous n'entendons même plus les contestations qui nous viennent de Tataouine ou d'ailleurs. Quant au Gouvernement, il fait la sourde oreille (voir ici). Ce sont les aboiements des chiens de Ltaïef contre ceux de Jerraya que nous relaient les médias. Des luttes de territoires. Personne ne comprend plus rien à leurs stratégies ni à leurs enjeux...  

 

ECHEC2

Conclusion

Chers amis, le pire dans tout ça, c'est que nos agitations et nos indignations ne changeront rien au train de vie d'un Karoui, Ltaeif et Jerraya. Les chiens (que nous sommes aussi) aboient et la caravane passe. Pire encore: Quand il en sera fini de l'Humanité, après que les Trump, Kim Jong-un, ou Poutine auront fait joujou avec leurs bombes atomiques, la Tunisie ne sera même pas concernée par les frappes et nous continuerons durant le festival nucléaire, à subir les radiations de Nessma, Hannibal et Ettese3a...Quand l'humanité rendra son dernier souffle, Kamel Eltaief et Chafik Jarreya seront les derniers rescapés et enfanteront une nouvelle civilisation dans laquelle les chiens seront enfin les maîtres de la planète.
J'arrête. Je commence à délirer.   

* Pour l'intégralité des Masterclass de Nombril Karoui, veuillez-vous diriger vers cette page exclusivement dédié au génie du maître: https://karouileaks.tn/
** Pour plus d'infos sur cette affaire, lisez cet article

19 mars 2017

72 mille ans de préhistoire !

Avec l'arrivée de Trump, La CIA a coupé mes fonds depuis trois mois. J'ai dû arrêter ma cyber-collaboration avec l'occident qui m'employait comme agent perturbateur. Tous mes camarades cyber-collabos sont au chômage. Ce n'est pas la joie. Grâce à la générosité de Chafik Jarreya, j'ai réussi à avoir quelques subventions de la Banana company. Je n'ai toujours pas compris sur qui je devais taper. Mais en attendant les instructions, j'ai choisi d'aborder ce soir un thème plus consensuel, qui fera plaisir à tous les tunisiens:

L'archéologie

Vous savez combien les tunisiens sont fiers de leur histoire trois fois millénaire. Voilà qu'une découverte toute récente révèle des origines bien plus lointaines encore ! 

01prehistoire

Les équipes de l’Université d’Oxford et du Kings College de Londres sont à l'origine de cette extraordinaire découverte. Après des mois de fouilles, les archéologues ont exhumé des ossements et des outils attestant d'une présence humaine dans nos contrées datant de l'ère Mésozoïque. Le professeur Nick Barton, qui a dirigé l’étude, a déclaré que les outils retrouvés sont des exemples d'une technologie très sophistiquée pour l'époque. Ces outils servaient à la chasse mais aussi au maintien de l'ordre... 

02prehistoire

Nabiha Aouadi, co-directrice du projet, a déclaré que certaines dispositions de pierres, indiquaient la présence de temples. Selon la scientifique, La civilisation tunisienne possédait déjà un système de croyance avec ses rites et ses symboles sacrés...

03prehistoire

Chers amis, voilà 72 mille ans que nous vivons dans la préhistoire.  Sur cette conclusion un peu trop facile, souhaitez-moi un bon retour !  
(Lire cet article)

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27 novembre 2016

Fidel rejoint les siens

Allah vient de recevoir Fidel dans son royaume. Je ne sais pas quand Fidel a vraiment déconné. Quand il a mis en prison ses opposants, ou quand il a mis son survêt Adidas. Faire la pub durant sa retraite, d'une des marques les plus emblématiques du capitalisme sportif est un blasphème pour toute une tradition de lutte contre le grand capital. Mais pardonnons-lui ses égards. Car Fidel est le symbole de quelque chose qui est au-delà des erreurs humaines.

A tous ceux qui ne retiennent de ce monsieur que son atteinte aux droits de l'homme, renseignez-vous et lisez un peu plus sur le contexte de Cuba. Pitié ! cessez de faire les perroquets et de reprendre à votre compte les arguments du SYSTEME. Oui ! il a torturé, oui ! il a condamné à mort. Pour moi aussi, ceci suffit pour le disqualifier et le compter comme un tyran de plus à jeter dans la poubelle de l'Histoire. Et pourtant, comment ne pas lui trouver des circonstances atténuantes quand on mesure le minable chantage, dont a été victime son pays qui a refusé de se plier au SYSTEME. Mais qu'est ce que ce SYSTEME alors ?

De quoi suis-je en train de parler?

Mes amis, Ben Ali a été un tyran, il a torturé pour plaire au SYSTEME. Il a voulu faire de son pays un mégaprojet qatari où les tunisiens seraient les jardiniers, maçons et femmes de ménage de riches résidents étrangers vivant dans des enclaves résidentielles. Il a privilégié une caste et terrorisé l'ensemble de la population afin de réaliser par la petitesse de sa vision, ce projet de société. Son idéal était celui d'un cafard. Castro c'est autre chose :
Il a naïvement cru que l'homme n'était pas un cafard et qu'il fallait éduquer, et soigner et faire vivre convenablement toute la société. Mais pour cela il fallait nationaliser pour avoir le contrôle sur l'économie et ne pas subir la loi du marché. Mais voilà cela n'a pas plu au SYSYEME. Le 6 avril 1960, Lester D. Mallory, sous-secrétaire d’État américain, adjoint aux Affaires interaméricaines affirma que « la majorité des Cubains soutenait Castro » et qu’il « n’existait pas une opposition politique effective », en ajoutant que « le seul moyen prévisible de réduire le soutien interne passait par le désenchantement et le découragement basés sur l’insatisfaction et les difficultés économiques (…) Tout moyen pour affaiblir la vie économique de Cuba doit être utilisé rapidement (…) : refuser de faire crédit et d’approvisionner Cuba pour diminuer les salaires réels et monétaires dans le but de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement. »( source Wikipedia )
Voilà comment le SYSTEME a tout fait pour que les opposants sincères de Castro deviennent des traîtres malgré eux. Voilà comment Castro par la tyrannie du SYSTEME est passé lui-même pour un tyran... Voilà comment Castro, est devenu lui-même à la fin de sa vie, une enseigne publicitaire du...SYSTEME

FIDEL

Hasta el System, Siempre !

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21 novembre 2016

Quand l'IVD met à nu le système...

Dans mon dernier post je vous parlais de la conspiration Orange (voir ici). J'étais loin de penser que Trump l'Orange, allait être élu président de la planète. Rien de réjouissant dans ce tableau. C'est la merde partout au point que même en France, l'heureuse éviction de Sarkozy des primaires de droite, semble annoncer l'avènement d'une Marine Le Pen à la présidence.

Dans ce contexte mondial de plus en plus sombre, la Tunisie continue doucement sa dégringolade loin des regards de la planète. Cependant, un fait singulier s'est produit dans notre pays et a attiré l'attention de la presse internationale : L'audition publique par l'IVD* des victimes des violations des droits de l'Homme (voir ici). Depuis le protectorat, les tunisiens ont toujours su que la torture est une tradition bien de chez nous. Mais le fait que le principal instrument de propagande de L'Etat, la télévision nationale, accepte de diffuser en direct les témoignages de citoyens ayant subit les pires humiliations de l'Etat, constitue en soi une énorme victoire contre la banalisation et l'oubli de cette abjection. Mieux encore: le temps accordé à chaque témoin, a offert la possibilité de décrire, de raconter et de contextualiser. Les récits ajoutés les uns aux autres reconstituent un bout de cette audieuse réalité. Le 17 et 18 Novembre, se révélait ainsi en direct devant des millions de spectateurs le mode de fonctionnement du terrible système d'oppression utilisé, encouragé et toléré par nos élites au pouvoir depuis 1955.

Mais voilà...

L'Etat profond, ses sbires, ses serviteurs, ses élites économiques et les éternels profiteurs du système, n'ont pas du tout apprécié.

IVD

Sihem Ben Sedrine, La présidente de l'IVD, personnage très complexe et antipathique, fut comme à l'époque de la dictature, l'objet d'une cabale médiatique. En réaction contre cette mise à nu du système, la propagande a ressorti les mêmes arguments fabriqués sous Zaba pour discréditer Ben Sedrine. Les Ben Simpsons qui sont des moutons, ont repris à leur compte bêtement toute la campagne de diffamation. La Ben Simpsonnie (parmi lesquels je salue au passage mes amis) sont des poissons rouges sans mémoire, qui mordent à l'hameçon et qui en plus nous donnent des leçons.

Lettre aux Ben Simpsons

Ben Simpson et Ben Simpsonne ! je me sens dans le devoir d'être à mon tour antipathique et de vous dire en face : Vous êtes bêtes ! A l'époque mauve, personne ne vous reprochait votre apolitisme. Vous aviez même raison d'ignorer les bassesses de Zaba et de ses sbires. Vous vous êtes épargnés les Mouldi M'barek, les Hmida Ben Jemaa, les Mezri Haddad et toute la SBA. Vous ne les connaissiez pas. Vous n'aviez jamais entendu parler du site Belmakchouf. Vous aviez bien raison de vous protéger de ces poisons mauves et de ces boules puantes jetées par la presse pro-régime pour casser et diffamer les dissidents.
Ce que je ne comprends pas avec vous, alors que vous aviez applaudi la Révolution et qu'enfin ! vous vous intéressiez à la chose publique, que certains parmi vous ont créé des partis, des associations, qui sont même devenus ministre ! Comment se fait-il que vous vous partagiez des articles de Mezri Haddad, des vidéos de Ben Arfa ou de Businessnews. Comment se fait-il que vous repreniez à votre compte les insultes, les diffamations, les censures contre tout ce qui s'oppose au système. Vous étiez apolitiques sous Zaba et c'était tant mieux, mais aujourd'hui, vous êtes complices et responsables du travail de sape et du rouleau compresseur qui veut écraser la mémoire et faire oublier que l'Etat tunisien est une machine à oppression.

Ces auditions, ne sont que le début d'un long procès public contre un SYSTEME et on s'en fout de Ben Sedrine. Durant plus d'un demi-siècle, depuis les français, jusqu'aux islamistes en passant par Bourguiba et Zaba, ce système fut l'instrument de destruction mentale utilisé par le pouvoir contre tout ce qui menace l'ordre établi. Cette machine est encore à l'oeuvre même après la Révolution. Elle a changé de modus operandi. Elle assassine des Chokri Belaid, des Mohamed Brahmi. Elle crée des milices et les défait. Elle libère les lyncheurs de Lotfi Nagdh et perpétue ainsi le chape de plomb.

Mais vous Ben Simpson et Ben Simpsonne, vous continuez à ne voir que le doigt...

Conclusion

A propos de Mezri Haddad, l'intellectuel raté qui faisait la propagande de la dictature. Celui-là même qui à travers son blog "Tunisie-secret" crache jour et nuit contre la révolution. Ce monsieur révèle par ses écrits un profond mépris pour l'idée même de libération des peuples arabes. Il est l'héritier d'une longue tradition d'auto-racisme transmise par le colonisateur. Comme Bourguiba, il fait partie de cette génération qui a appris la leçon de la France et qui ne jure que par le bâton et la matraque contre les sous-développés du sud. Il ne peut se libérer psychologiquement de son complexe qu'en adoptant les attitudes du colon et en prêtant allégeance aux autocrates arabes. Si je parle de lui, c'est parce qu'au même moment où passaient les auditions, ce monsieur s'affichait avec Marine le Pen. Dans une photo (voir ici), où il fait un baisemain à la candidate d'extrême droite, il renoue non seulement avec sa systématique allégeance au pouvoir, mais en l'occurrence, il prête allégeance à l'incarnation même du colon : Marine le Pen, la fasciste, fille de son papa, tortionnaire en Algérie...
La boucle est bouclée.

* IVD: Instance Vérité et Dignité, est une structure indépendante créée à la suite de la Révolution, pour démanteler le système autoritaire en révélant la vérité sur les violations du passé et en déterminant la responsabilité de l’État dans ces violations.

07 novembre 2016

Orange mécanique

Tout d'abord, je préviens mon lectorat que cet article a été écrit et dessiné sous substance, dans un délire paranoïaque aigu, avec une bonne dose de conspirationnisme, le tout sur fond de JCC.

Je vais vous raconter l'histoire de dame Tunisie. Celle-ci est une miniature du drame qui se joue à l'échelle de la planète. Ce drame n'est pas nouveau en soi. Il est celui de l'Humanité toute entière. En dehors des arts et de la création, cette humanité est une machine à produire du laid. Il n'y a pas de complot, ni de conspiration mais juste une tumeur du cerveau qui aliène l'esprit : dans nos contrées cela s'appelle le capitallahisme. Il opère sur le corps social par la religion, les médias et le foot.  

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ORANGE 

En voulant rejoindre un ami à la cité Olympique, j'ai pris la ligne 2 de notre valeureux "métro léger" tunisien. Cela faisait des années que je ne me suis pas frotté à la foule inspirée et transpirée de nos transports publics. A ma grande surprise les stations ne portaient plus de nom. Elles étaient rhabillées par une campagne publicitaire de l'opérateur téléphonique ORANGE. Pas moyen de reconnaitre l'arrêt si l'on n'a pas l'habitude d'emprunter cette ligne. J'étais bien embêté et j'en voulais à la ville d'avoir laissé la publicité proliférer aussi sauvagement. Cet incident m'a permis de réaliser subitement que la pub avait envahi la totalité de la cité depuis longtemps déjà. Partout, des affiches géantes d'opérateurs téléphoniques, de yaourts, de banques...

Depuis la Révolution, une prédation générale orchestrée progressivement par les publicitaires et les capitalistes a eu raison de ce qui nous restait de l'espace public. "Espace public ! dites-vous", me lança en rigolant un ivrogne intello m'écoutant raconter mon histoire dans un bar du centre ville. "- Il n'existe plus d'espace public Monsieur, depuis qu'ils ont mis la main sur le pays ! ". Il marqua un long silence et toute l'assitance se tut. "- Avant c'étaient les mauves, aujourd'hui ce sont les ORANGES qui possèdent tout". Il rajouta ensuite " - Personne ne les voit, ils sont partout et nulle part"

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Depuis presque dix ans déjà que j'écris et que je dessine sur ce blog, j'ai toujours essayé grâce à mon anonymat de garder le maximum d'indépendance et de liberté de ton. Mais je commence à douter de moi-même. Un matin, prenant mon café et errant sur Facebook, un fantôme du passé entra en chat avec moi et m'accusa de travailler pour les frères Mabrouk (propriétaires entre autres de ORANGE). Il a très justement observé que depuis mes débuts sur internet je me suis attaqué à tout le monde, Zaba, Zaballah, Allah et son prophète...mais jamais aux frères Mabrouk. Le doute s'est sérieusement installé en moi.
En fouillant sur Google on ne trouve pratiquement rien sur les Mabrouk. Ce qui, à vrai dire, est très étrange pour l'ex beau-fils de Zaba, le seul rescapé de la Révolution qui a réussi à préserver son empire économique (ORANGE, GEANT, BIAT...). Soudain mon téléphone ORANGE sonna. C'était ma mère qui me demanda d'aller acheter du poulet chez GEANT et de déposer un chèque à la BIAT...

BANANE

Chafik Jarreya est le visage hideux de la corruption assumée qui se fait inviter à la télé. Cet homme d'affaire qui a fait fortune sous Zaba grâce au commerce de la banane, a ouvert après la Révolution un souk dans lequel il vend et achète des journalistes et des députés. Dans une des dernières émissions de Samir Wafi, il a provoqué la colère de la corporation des journalistes en reconnaissant fièrement se donner à ce genre de business. Plutôt que d'enquêter sur la question et faire leur examen de conscience, nos journalistes ont préféré porter plainte contre Jarreya...
Quelque chose me dit, que la Banane cache la forêt. Jarraya n'est qu'un clown comparé aux Oranges. Mais ne comptons pas sur la corporation des journalistes pour enquêter sur ORANGE...Certes Jarreya jette des cacahuètes aux journalistes, mais ORANGE, en tant que premier annonceur du bled, semble tenir par les couilles toute la profession...   

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CERISE

Je déteste ce fruit. Il m'empêche toujours de savourer pleinement le gâteau: l'année dernière, aux JCC, alors que j'étais moi-même membre du Jury (voir ici), j'ai retenu de tous les films que j'ai dû voir, seulement les paillettes, le tapis rouge, les projecteurs et toutes ces femmes sublimes qui m'ont contaminé l'esprit. 
C'est certes une perversion de ma part que je compte bien soigner. Mais je ne suis pas le seul atteint. Cette perversion s'est généralisée et semble avoir empoisonné la dernière session des JCC: Le public, les organisateurs et même les cinéastes eux-même n'ont bouffé que de la cerise...
La perversion fut telle que le président Béji a reçu de Brahim Ltaief, (organisateur du festival), un Tanit d'or renouant ainsi avec une longue tradition de flagornerie et de "mauvièvrerie" bien de chez nous (voir ici).
Bref la cerise est pourrie.

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ROSE

Dans tout ce bordel chers amis, démeure la contemplation du monde tel qu'il est...
Dans cette laideur généralisée je continue à percevoir de la poésie et à croire encore en l'idée de la Révolution. Beaucoup de mes fidèles amis sebkhistes ont déserté le blog et ne comprennent pas cette obsession que j'ai pour la Révolution. Certains me soupçonnent même de travailler pour les services secrets américains (voire pour ORANGE! ) à cause de ma pugnacité à défendre un printemps arabe devenu pour eux synonyme de catastrophe générale.

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... Que l'on se comprenne bien. Le diagnostic médical de Dame Tunisie est aujourd'hui plus alarmant qu'à l'ère Ben Ali. La Révolution n'a jamais été une promesse de bonheur, mais simplement une étape nécessaire dans la guérison du mal. La révolution est la Révélation du Mal. Dame Tunisie est une cancéreuse. Elle était sous drogue puis s'est soudain soulevée contre son médecin et a enlevé la perfusion qui lui a permis de tenir endormie 23 ans durant. Elle découvre qu'elle n'a jamais été traitée entre-temps, et que sa tumeur s'est généralisée. Alors quelle malédiction cette révolution, car non seulement le mal continue et prolifère, mais en plus, cette fois, la patiente Tunisie n'a plus la drogue mauve pour atténuer ses symptômes et ses douleurs... Quelle Malédiction cette Révolution n'est ce pas ?

Mais croyez-moi chers amis, avec le temps et l'amour peut-être, lui sauverons-nous son âme... 

gulliver

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31 octobre 2016

Le Broi du Maroc menacé de poubelle de l'Histoire ?

Chaque Ben Simpson pleure sa Tunisie à chaque délocalisation d'une usine au Maroc, à chaque inauguration d'un mégaprojet royal au Maroc, à chaque article du Figaro vantant la bonne gouvernance du Roi du Maroc. Ce pays voisin est devenu pour nombre de tunisiens, un miroir de ce qu'aurait pu être la Tunisie d'aujourd'hui, si ce foutu marchand de légume de Sidi Bouzid n'avait pas allumé le feu. Le Maroc nourrit une nostalgie pour Ben Ali et sert souvent d'argument contre la Révolution...
Et pourtant, ce doux pays, a y regarder de près, semble lui aussi comme à l'époque de Zaba, tenir qu'à un fil...
(voir ici)

broyeurmaroc

Après le marchand de légume tunisien, c'est au tour d'un vendeur de poisson marocain de faire trembler tout un système...
Mais attention ! la tâche sera plus ardue pour les révolutionnaires marocains et tous ceux qui luttent contre la "Hogra" et qui aspirent à plus de libertés et de Justice sociale. Plus ardue car, chez nos amis marocains, les superstitions religieuses de la population ont sacralisé à la tête de l'Etat, une indéboulonnable mafia séculaire appelée Maghzen...

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21 octobre 2016

P_Z_ychanalyse: le cas Alaa Chebbi

Aussi bien dans la classe politique que dans les médias, nous sommes entourés d'une bande de traumatisés du sexe. Mes amis, il faut les comprendre, ils l'ont eu bien plus profond que nous. Ils ont dragué le pouvoir et l'ont approché de plus près que nous. Zaba ne les a pas ratés. J'entends encore la voix orgasmique d'un Nabil Karoui patron de Nessma parler de "son doux papa" en évoquant Ben Ali. Toute cette bande de perturbés sexuels mes amis, sévissent autour de nous et souffrent de grave troubles psychologiques.
Ils ont développé le syndrome du "violé coupable". Alors ils se vengent sur nous :  

Après le cas du sadique Samir Wafi, qui a invité "Amina ex Femen" pour l'humilier en public en la traitant de folle (voir ici), voilà que c'est le tour d'un autre clown télévisuel, Alaa Chebbi, qui dans son émission de télé réalité, ridiculise de la manière la plus ignoble une mineur victime de viol, en lui proposant de se marier avec son violeur pour éviter le scandale (voir ici)
La Sebkha organise des séances de "psycaricatures" dans lesquelles seront invités tous ces enfants malades de la Télé Zaba, à commencer par les Nabil Karoui, Borhane Bsais, Moez Ben Gharbia, Sami el Fehri et tous les autres orphelins de la dictature, qui pour se venger de la Révolution, nous vomissent leur liberté d'expression tous les jours pour nous la faire regretter.... 
alaachebbi

Nous ouvrirons leurs crânes, nous introduirons nos plumes au plus profond de leurs âmes.. Ils ne dormiront plus la nuit... 

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16 octobre 2016

Quand Jemna fait datte!

Dans la tragédie Syrienne qui risque de se transformer en conflit international, la Tunisie semble avoir joué le rôle du petit grain de sable qui a grippé la machine toute entière. Le hasard a voulu que le premier acte soit inauguré à Sidi Bouzid, par l'immolation d'un jeune homme désespéré. Ce petit coup de briquet a déclenché un vent de révolutions sur toute la région. 5 ans après, face à l'échec de la classe politique tunisienne et la déconfiture générale du monde arabe, le mot révolution à lui seul devient aussi amer et douloureux que l'évocation du prénom d'un amour déchu. Et pourtant, dans cette sombre mélancolie planétaire, surgissent quelques lueurs d'espoir :

Jemna la Rebelle !

Loin de la capitale, loin du pouvoir central et loin de tous les plateaux télé et du monde du spectacle, que se joue en ce moment un épisode passionnant de la dite Révolution. Jemna, une oasis du sud tunisien, fait un doigt d'honneur à tous les tenants de l'étatisme corrompu en offrant un contre-exemple de la gestion du bien commun. Réputée par l'excellente qualité de ses dattes depuis l'époque des colons jusqu'aux dictatures, les habitants de cette oasis ont été mis au service d'exploitants dont les profits restaient entre les mains "du grand capital" et de l'État central (Tunis). Mais avec la révolution, les habitants ont repris la main sur la gestion de l'exploitation, faisant profiter directement la communauté des fruits de leur récolte. Grâce aux revenus de l'oasis, la coopérative a fait le boulot de l'État absent et défaillant, en finançant, des travaux d'infrastructure, d'équipements publics, culturels et sociaux. Ils ont réussi par une gestion participative efficace et solidaire à se substituer à l'État... Mais voilà, l'État n'est pas content ! (voir ici)

JEMNA

Cet épisode de l'histoire, n'est pas sans nous rappeler un autre, plus ancien encore, où à chaque fois, l'aspiration à l'indépendance, à la liberté, sont considérées comme des affronts, des péchés suprêmes contre l'ordre établi, contre le pouvoir et contre Dieu ! 

EDEN

08 octobre 2016

P_Z_ychanalyse (ou l'homosexualité refoulée de Samir Wafi)

Le monde arabe doit passer sur le divan. Son problème n'est ni économique ni culturel. Il est d'abord psychanalytique.
Il est la résultante de strates et de couches de tabous et de non-dits hérités depuis la nuit des temps. Tout ce merdier niche dans l'inconscient de ses sujets depuis des générations. Chacun possède au plus profond de son âme un bout de névrose. Ce nœud gordien ne remonte pas seulement à l'époque des dictatures ou des colonisations. Il doit tirer ses racines de plus loin encore. Il faut sonder jusqu'à l'époque du prophète. Ce personnage puissant et étrange a lui seul a du transmettre une grande partie de ses frustrations sexuelles a des millions de personnes.
Mes amis, je dois certainement être contaminé, car sinon comment expliquer ma manie maladive de dessiner des seins et des bites toute la journée. Pour ceux qui pensent que je fais du Charlie ils se mettent le doigt dans le cul, pardon, dans l'oeil. C'est plus grave que ça. J'ai hérité moi aussi des névroses du prophète et de son rapport particulier avec les femmes. Même si je ne suis pas orphelin comme lui, je dois, quelque part, entretenir des rapports ambiguës avec mon père et je dois souffrir de graves troubles affectifs. Mais moi, chers amis, je le reconnais haut et fort et j'assume ma part de névrose !

Amina met à poil la société    

Toute société humaine fonctionne sur le mode de la domination-soumission. Depuis la cellule familiale jusqu'aux hautes sphères du pouvoir, les sociétés humaines ont créé des hiérarchies qui sont des courroies de transmission de la domination: d'abord le père, ensuite le patron, puis le roi et enfin Dieu. Sans faire de la sociologie a deux balles, il semblerait que dans nos sociétés, ce rapport ne s'exerce que par une forme de violence. Allah lui-même, dans son (prétendu) Texte sacré, légitime son autorité sur l'homme par la menace de l'enfer. Le roi ou le tyran, par la menace de l'épaie. Le père et l'instit, par celle du bâton. Ce n'est pas propre qu'à nos cultures, mais avouez que nous perpétuons plus que d'autres ce système violent de valeurs. Plus le rapport de domination se renforce, et plus le sentiment de soumission augmente. Au point que dans le monde arabe le sentiment d'humiliation est naturel car le viol symbolique est généralisé. Il n'y a pas plus caricatural que le nom de la religion qui unit tout ce peuple -Islam- et qui signifie en arabe : Soumission.
Dans cette solidarité qui lie les humiliés, il n'y a pas plus insupportable que les individus qui aspirent à l'émancipation et à la liberté. Les révolutions arabes ont été à cet effet, une belle démonstration d'élan émancipatoire mais qui a vite tourné au vinaigre. Car face à cet élan d'énergie, il y avait des siècles de soumission. En Tunisie l'échec n'a pas été total et la révolution persiste par des élans collectifs (voir cet exemple) et parfois individuels.

Amina, la jeune rebelle, ex Femen, cristallise autour d'elle, toute cette haine viscérale que rassemble nos millions d'humiliés.
Elle fait l'objet ces derniers jours d'une incroyable cabale. Tout a commencé par des intimidations et des attaques puis d'une pétition signée par un groupe de voisins de Sidi Bou Said qui demandent son expulsion du quartier (voir ici). On l'accuse a elle seule d'accueillir tout Sodom et Gomorrhe dans son appartement de la chic banlieue de Tunis. Amina n'est pas soeur Emmanuelle, elle boit, elle fume, elle fait l'amour avec les filles et les garçons. Elle le crie haut et fort et pour nos milliers d'humiliés soumis, l'idée même de l'existence de cette personne sur terre est une provocation.
Les médias se sont intéressés à cette histoire et nous ont montré qu'ils ne sont pas du côté des libertés. Ils nous ont fait la démonstration magistrale que dans la tête du régisseur, du cameraman, de l'invité et de l'animateur télé, niche le même complexe hérité de siècles d'humliation...

samirwafi

Amina, qui rappelons-le, est victime d'une campagne haineuse, se retrouve sur le banc des accusés. Comme dans le cas de Myriam, la femme violée qui devient accusé, ou le cas de Jabeur Mejri, l'athée menacé de mort qui se retrouve en prison, notre société fonctionne comme un rouleau compresseur qui écrase tout ce qui menace l'ordre établi et la soumission généralisée. Islamistes/RCDistes, conservateurs/progressistes, BenSimpsons/zeweli, tous sont unis contre ces transgressifs. Au point que dans l'émission de Samir Wafi, l'invité Rached Khiari, Islamiste-conspirationniste qui a un poichiche à la place du cerveau, a avoué préférer prendre place près de Abir Moussa, RCDiste notoire, que de s'assoire près de Amina. Cet islamiste qui dit avoir été torturé par Zaba, admet en public qu'il préfère se mettre du côté de ses enculeurs que de se rapprocher de celle qui met à nu le viol dont il a été victime durant des années (voir cette vidéo à 9mn22)

Oui ! car Amina, nonobstant ses maladresses, ne fait que mettre à nu le viol collectif dont sont victimes toutes ces vierges effarouchées qui peuplent le monde arabe !

Conclusion  

Je n'ai même pas parlé du corps de la femme, des pratiques incestueuses ou de l'homosexualité refoulée. J'envisage d'organiser des séances de psychanalyse tous les vendredis à la Sebkha. Nous sommes en train d'installer des milliers de divans pour une thérapie collective où l'on traitera ensemble tous ces problèmes. Mais en attendant, Parlons de Nahed Hattar :
Cet écrivain Jordanien connu pour ses transgressions et ses provocations contre l'ordre établi a été convoqué par le juge pour avoir publié sur Facebook un dessin blasphématoire (voir le dessin ici). A peine arrivé au tribunal, un inconnu l'assassine en lui tirant dessus. L'Homme qui a porté le coup fatal contre l'écrivain, n'a fait que terminer le travail de toute la société. Il n'est que le doigt qui pousse la gâchette. Il faut regarder la main pour se rendre compte que ce n'est pas que la Jordanie, mais aussi l'Egypte, la Syrie, la Libye, et la Tunisie qui tire sur tout ce qui bouge...et d'ailleurs, Daech n'est que la partie visible de cet énorme iceberg de misère sexuelle et de siècles de soumissions...