DEBATunisie

14 janvier 2021

10 ans, et toujours pas de Débatunisie...

J'ai commencé mon blog en 2007 avec cet article illustré par une table de discussions sur laquelle sont posées des chaises à l'envers, afin de symboliser l'absence de débat en Tunisie. J'étais encore étudiant et je me suis lancé par hasard dans l'écriture d'un texte qui dénonçait la confiscation du débat par la dictature. J'ai signé "_z_" ce premier post dans un blog que j'avais d'abord intitulé "Tunisie, le débat confisqué". 

DEBAT_CONFISQUE

Ensuite, j'avais enchainé sur un deuxième article dans lequel j'exprimais mes doutes quant à la possibilité de voir émerger un débat par le net. Dans le même style "image 3D", j'avais illustré ce texte par le dessin suivant :

CYBERDEBAT

Plus tard, en 2008, quand je suis passé au crayon, j'ai fait ce dessin pour accompagner cet article qui dénonçait la répression des jeunes du bassin minier au même moment où la propagande vantait le "dialogue avec les jeunes". Rares sont ceux qui aujourd'hui se rappellent de cette sinistre mascarade lancée par la dictature en vue de la campagne présidentielle de Ben Ali de 2009. 

hiwar2

Je croyais, et je crois encore, aux vertus du débat contradictoire, pas seulement entre amis, collègues ou parents, mais à l'échelle d'un pays, que ce soit entre partis, forces sociales, intellectuels, penseurs... J'ai cru naïvement que la chute de la dictature allait permettre ce débat. J'avais illustré ce doux rêve par ce dessin réalisé le lendemain de la révolution dans cet article très optimiste...

debatunisie

Mais le désenchantement fut plus rapide que prévu. En Mars 2011 déjà, le premier ministre d'alors Essebsi, introduit la rhétorique des "mains cachées", des "forces occultes", des "hommes de l'ombre" pour éviter de mettre sur la table les vrais sujets qui fâchent (voir ici). Cette rhétorique conspirationniste toujours à l'œuvre, a été le meilleur alibi de la classe politique pour justifier le statu quo et maintenir l'ordre économique corrompu hérité de l'époque du protectorat et de Bourguiba.  

mainscachées

Ensuite est inaugurée la longue série des alliances, des unions, des coalitions, bref tous ces bricolages et mariages contre-nature qui n'ont eu pour seul but que d'éviter les débats contradictoires et le choc des idées...(voir ici)

GIN

Très vite a été inoculé le poison de la religion. Plutôt que de débattre de projets de société, les islamistes ont traîné toute la classe politique dans des débats identitaires...(voir ici). Les dits "progressistes" sont tombés dans le piège...  

Zdebat

Outre ces faux débats, avaient lieux dans les coulisses les vrais ébats...(voir ici)

cerclevicieux

Puis la politique de la chaise vide...(voir ici)

pasenavant

Ou alors celle de la chaise à l'envers...(voir ici)

debatconfisque

Mais il semble qu'après tout ce temps, les fameuses "mains cachées", "les hommes de l'ombre", "l'Etat parallèle" et tous ces concepts ( imaginés déjà par Essebsi pour noyer le poisson dans l'eau et priver le citoyen des vrais débats), sont devenus réalité...du moins dans l'imaginaire collectif, où plus personne en Tunisie ne croit plus en rien, sauf en Allah ou au complot mondial dont nous gouvernants seraient, toute couleur politique confondue, les piètres représentants... 

complot

Mon blog "débatunisie" compte encore d'autres dessins sur cette obsession que je garde pour le concept du débat. Concept que je trouve plus essentiel que le concept fourre-tout de démocratie, qui par le simple fait qu'il intègre le "cratos" (pouvoir) dans son étymologie, génère mécaniquement le débat pour le Pouvoir, et non le débat pour les idées. L'exemple tunisien de la dite démocratie a été, peut-être, pour cette raison un échec total, car il n'a été question depuis 10 ans, que de luttes pour le Pouvoir. On est simplement passé de ceci :        

debat_avant

à cela ...

debat_apres

Quant aux vrais débats, ils attendent encore et toujours.
Alors quel bilan tirer de 10 ans de Révolution ?
RIEN

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04 janvier 2021

Le cauchemar de _z_

Bonne année aux amis sebkhistes. Pour démarrer 2021 - an I après l'apocalypse-, je vous restitue ci-dessous, l'étrange rêve que j'ai fait la nuit du premier Janvier. Dans ce voyage nocturne, j'ai fait des rencontres à "couper" le souffle. Je lance ici un avis aux spécialistes pour m'aider à interpréter ces mystérieuses visions...   

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23 décembre 2020

La Tunisie refuse la campagne de vaccination de Trump...

La Tunisie tient bon et refuse le plan de vaccination arabe proposé par les américains. C'est une question d'honneur et de dignité ! Après les Emirats, Bahreïn, le Soudan et maintenant le Maroc (voir ici), la Tunisie préfère mourir de faim qu'offrir ses fesses à la Normalisation. Attention ! Notre Dark Vador de Carthage en a même fait son argument de campagne. Les allégations du New York Times selon lesquelles notre pays serait le prochain dans le liste n'est qu'un scandaleux tissu de mensonges !  

VACCIN-NORMALISATION-2

Mais dans un monde où les valeurs ne sont plus que des variables d'ajustement, on est en droit de se poser la question, jusqu'à quelle mesure notre mauvaise posture économique nous permettrait de défendre une telle position...

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17 décembre 2020

Dixième anniversaire de la Révolution tunisienne...

Chacun y va de sa plume pour ce dixième anniversaire de la Révolution. En ce qui me concerne, je ne suis ni amer, ni déçu et si c'était à refaire, je ne dirais pas non. Evidemment, si l'on parle du volet socio-économique, on ne peut que constater l'échec total de la dite révolution. Alors me diriez-vous, quoi donc retenir de ce machin ?

Je dis juste que le simple fait que le concept ait été injecté dans ce territoire nommé Tunisie, est en soi une révolution. Je sais, il s'agit là d'une pensée tautologique. Tant qu'il n'est pas mort -le concept-, comme c'est le cas chez nos voisins arabes, alors nous pouvons continuer à espérer...

ANNIV_REVOLUTION

Et sinon je vous invite à lire ma dernière interview sur Jeune Afrique ici

Ajouté le 18 Décembre :

Depuis hier je me disais qu'il fallait faire comme tout le monde et tenter d'exprimer une pensée digne de 10 ans de révolution. Mais les mots ne me venaient pas alors que des idées contradictoires, voire choquantes, n'ont cessé de se bousculer dans ma tête. A ce stade je ne sais toujours pas ce que je vais écrire. Je compte sur l'écriture automatique pour accoucher ces pensées que je vous livre ici à l'état brute et de façon éparse :

1- Je me rends compte par exemple, que l'idée de révolution m'intéresse davantage que la Tunisie en tant que pays, culture, entité politique. C'est étrange pour moi de constater cette évidence. Ce territoire nommé Tunisie ne serait donc que le laboratoire de la chose révolutionnaire qui m'a été donnée d'observer par le hasard de ma naissance.

2- La révolution ne serait pas un moyen pour atteindre un objectif de bien commun, de développement ou de démocratie. La révolution EST l'objectif. Elle n'est pas un instant T de l'histoire, elle est la durée indéterminée. Elle est un chemin sans destination. Et comme tout chemin, elle traverse un relief avec ses montées et ses descentes, ses sommets et ses ravins.

3- En Tunisie, on a observé son jaillissement il y a dix ans. Alors qu'elle nous a mis dans le ravin, on peut constater qu'elle continue à nous guider contrairement à nos voisins arabes. Aucun général, aucun militaire aucun flic n'a -encore- sonné la fin du bal. Elle est là parce que Moussi et Makhlouf cohabitent sous la même coupole et parce qu'un extraterrestre loge à Carthage.

4- Oui nous sommes coincés dans un ravin. Nous nous engluons dans des sables mouvants. Chacun pourra choisir l'image qui le convient. Mais cette chose appelée révolution résiste, dans ce marécage puant qu'est la Tunisie de 2020. Son cœur bat toujours. D'ailleurs, si nous remontons aux origines, c'est bien d'un marécage qu'émergea le miracle de la vie. La soupe primordiale (sebkha) fut le réceptacle de cette extraordinaire révolution. De l'élan révolutionnaire de la vie, surgit l'humanité, une révolution en soi dans la révolution. Mais nous pouvons encore remonter plus loin dans le temps. Imaginez ce qu'a pu être le passage du néant au cosmos. Du rien au tout. Le big bang, la génèse, l'éjaculation d'Allah... Qu'est ce que cette chose sinon une gigantesque Révolution ? Sachez-le, toutes ces révolutions sont ENCORE en marche.

5- Mais de quelle révolution s'agit-il vraiment ici dans ce territoire dit tunisien ? Je ne crois pas vraiment qu'il s'agit d'une histoire de dignité, de liberté ou de Justice. Quel manque de perspective. Certes, si l'on se laisse VRAIMENT porter par la Révolution, on aura tout cela à la fois et plus encore. On pourrait même faire mieux que les japonais, et on aura satisfait et le peuple et les bourgeois. Mais il ne s'agit pas que de cela.

6- La Révolution dont il est question, n'est pas seulement une histoire de progrès, de changement ou de croissance. C'est un chemin semé d'embûches qui pourrait même nous faire revenir à l'âge de pierre, mettre en esclavage son peuple. Il peut sacrifier une génération pour le bien-être de celles qui la suivent. Ses conséquences se mesurent à l'échelle du temps LONG, et n'a que faire du temps politique, des échéances électorales ou du taux de chômage. Les semeurs de révolution en sont rarement les profiteurs et peuvent même récolter la disgrâce à l'opprobre de leurs congénères.

7- La révolution tunisienne est universelle mais n'apportera ses fruits à l'humanité que dans la réussite de son évolution dans le contexte arabo-musulman duquel elle est issue, et sur lequel elle doit agir en premier lieu. Ainsi doit-elle paradoxalement questionner son rapport avec cette identité arabo-musulmane voire s'en désarrimer. S'en défaire pourrait être la condition pour le re-révolutionner. Le "printemps arabe" amorcé justement par la Tunisie n'a pas été suffisant puisqu'il s'est éteint dans les pays "révolutionnés" et qu'il a en outre renforcé des opérations contre-révolutionnaires lancées par les puissances du golfe.

8- J'en arrive ici au point qui me tient particulièrement à cœur, et qui selon ma lecture de la situation tunisienne et arabe, demeure un angle mort pour nombre d'activistes : la question de Dieu. Trop affairés sur les questions politiques et sociales, les militants ont négligé ce point central laissant aux islamistes le monopole de Dieu. Entretemps, les islamistes avancent leur pions et mènent progressivement une contre-révolution religieuse.

9- La gauche révolutionnaire (à définir), a décidé par pragmatisme politique, de combattre l'islamisme sans jamais remettre en question l'islam, pour ne pas froisser le peuple. La gauche révolutionnaire croit au peuple et méprise l'individu. Et pourtant le peuple n'existe pas. Ou alors chaque individu est l'amorce d'un peuple. Cette gauche, constituée de militants, artistes, activistes, sont des révolutionnaires du dimanche, et croient que la question de Dieu relève de la sphère privée. Alors que l'Islam occupe totalement l'espace public, et que les islamistes avancent leur pions partout, la gauche fait la sieste. Et pourtant, la lutte sur la question de Dieu doit être menée dans l'espace public et assumée comme la mère de toutes les luttes révolutionnaires.

10- Le blasphème, l'apostasie, l'irrévérence par rapport au sacré sont nécessaires quand la religion domine l'école, la constitution et le parlement.

11 -Toute révolution porte en elle la question du cosmos, Dieu (ou pas Dieu) , la vie sur terre et l'humanité. Nous ne pouvons prétendre à aucune révolution si nous n'intégrons pas les questions de l'au-delà dans l'ici bas. Notre condition humaine nous l'exige.

12- Mohamed avait compris cela il y a 14 siècles. Ce fut un révolutionnaire. Aujourd'hui il aurait été le premier à faire tomber son propre culte et à exiger la déconstruction de l'islam et d'Allah pour donner un nouveau souffle à sa révolution.

13- Tout ce qui nous est le plus cher et qui freine la révolution doit être désarrimé. Nous devons accepter certaines amputations : la Nation, Allah, l'arabité ou même la Palestine. La trahison, l'honneur, ou la mémoire des ancêtres sont des concepts étrangers à l'élan révolutionnaire.

14- La révolution n'est loyale qu'à l'esprit de la révolution. La trahison ne peut être qu'à l'encontre de la révolution.

15- Ceux pour qui l'évaluation politique, économique et sociale à l'instant T d'un pays, suffit pour juger de l'échec ou de la réussite d'une révolution, ne sont certainement pas arrivés à ce paragraphe. A ceux là, n'est pas audible la pensée paradigmatique. A ceux là, la révolution n'est qu'un dangereux désordre, ils lui préfèreront selon leur sensibilité politique, l'alliance avec les fascistes ou la compromission avec les islamistes. Car pas question pour eux de toucher aux fondations ! (Nous les emmerdons royalement)

16- Arrivé à ce dernier point, je ne sais toujours pas à quoi fait allusion la dite Révolution. Et pourtant son concept aussi abstrait soit-il, me semble aussi évident que la pleine lune éclairant l’esprit du premier être humain, et aussi énigmatique que le monolithe de Kubrick donnant le” La” à des singes primitifs...
Voir ceci : https://www.facebook.com/149229615135091/videos/352848658895842

16 décembre 2020

Méchichi en visite à Paris

Le mollusque de la Kasba en visite à Paris, nous révèle une nouvelle fois, combien il peut être creux, mou et vide de l'intérieur.
Zaballahiste face à Zaballah, Maqrouniste face à Kakaroui, révolutionnaire face aux gens du Kamour, voilà qu'en France il devient plus français que Marine le Pen et déclare dans une interview (voir ici): "qui dit émigration clandestine, dit terrorisme"...       

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11 décembre 2020

Les américains testent sur les arabes un nouveau vaccin...

VACCIN-NORMALISATION

Après les Emirats, Bahreïn et le Soudan, c'est au tour du Royaume Chérifien de tester le nouveau vaccin. Ce produit révolutionnaire administré par les américains, promet enfin le retour à une vie normalisée au proche orient. Il est cependant très prématuré de mesurer ses effets secondaires...  

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06 décembre 2020

La coranique de la Femme selon Affes

Il est vrai que le coran et la sounna disent tout et son contraire. Mais nous ne pouvons ignorer que les derniers propos du député de la Karama, Mohamed Affes à propos de la femme (voir ici), s'inscrivent dans une interprétation très juste et très littérale de la tradition. Alors bien sûr, beaucoup de voix se sont élevées (et heureusement) pour crier au scandale, mais remercions quand même ce clown de nous avoir rappelé la réalité de ce texte saint que nous ne saurions voir...
AFFES
Ce clown d'Affes, en est un parmi tant d'autres, grâce à qui le parlement du Bardo est devenu un vrai cirque. 10 ans sont passés depuis la Révolution et nous constatons avec une amertume et une profonde tristesse, que le débat que nous espérions, a été complètement pris en otage par la Mafia, la Chléka, le Coran et la Moussi.  

Et puis il y a ce chef de gouvernement, l'insipide, l'inodore et l'incolore Mechichi. Ce monsieur n'inspire rien du tout. Aucun charisme, aucune forme d'intelligence. On ne sait même pas ce qu'il fabrique de ses journées. Il est comme ce chauffeur qu'on a mis par hasard au volant d'un bus en déroute, et dont la seule consigne est de tenir le cap, celui d'aller droit vers le précipice.
Dans cette chute programmée, Saïed tient le rôle du guide touristique antipathique qui pue de la gueule. Il s'écoute parler en décrivant le paysage tandis que les passagers somnolent ou prient leur prophète. 

L'accident de trop

Dans la série des accidents mortels causés par la déliquescence de l'infrastructure et par l'absence de l'Etat, vient ce terrible accident d'ascenseur dans un hôpital à Jandouba. Un jeune médecin y a perdu la vie. Cette mort a choqué tout le secteur de la santé, déjà très remonté contre le gouvernement pour sa nonchalance en pleine crise sanitaire. Mais cette énième mort, renforce de plus en plus le sentiment général que l'Etat lui-même est en état de mort clinique à cause de sa classe politique mafieuse, corrompue et toujours aussi avide de pouvoir...

JANDOUBA

Alors cette révolution d'il y a dix ans, quel nouvel ingrédient lui manque-il encore pour venir fêter en chaire, en os et avec moins de sang (on espère) sa première décade ?

29 novembre 2020

Le RDV secret entre MBS et Nétanyahou

Les amoureux du prophète, les allahistes, les panarabistes et tous les protecteurs de la oumma et de la religion, sont toujours en première loge pour dénoncer le blasphème et l'atteinte au sacré. Curieusement, alors que le gardien de leur temple vient de commettre le blasphème suprême en accueillant Nétanyahou au pays du prophète (voir ici), ils sont tous aux abonnés absents.

NETANYAHOU_MBS_KAABA

Atteinte au sacré au pays des droits de l'homme 

Bien que l'Etat français a su se montrer du côté des caricaturistes et de la liberté d'expression après l'affaire Samuel Paty, au point que l'on s'est retrouvé presque à soutenir Macron lorsqu'il a fait la leçon aux arabes à Aljazira, voilà que le gouvernement de ce même Macron veut faire passer une loi pour interdire de filmer les forces de l'ordre (Loi sécurité globale). Dans un contexte de violences policières, de bavures à répétition et de racisme systémique, voter cette loi c'est enlever aux citoyens et aux journalistes leur dernier recours contre l'inquiétante dérive sécuritaire en France. Voter cette loi, c'est mettre la police au-dessus de tout...même du sacré ?  

FLOUTAGE

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26 novembre 2020

Main d'Allah

Le monde entier a rendu hommage à Maradona, appelé par Dieu ce Mercredi 25 Novembre 2020. Le décès de cette icône mondiale du football, ne pouvait laisser indifférent personne, encore moins nous autres tunisiens. Il est bon de rappeler que c'est l'un des nôtres, l'arbitre tunisien Ali Bennaceur, qui en quart de finale de la coupe du monde de 1986, valida à tort un but du joueur argentin, marqué avec la main. Un deuxième but du même Maradona, permit aux Argentins d'accéder au tour suivant, puis à la finale, et de remporter ainsi leur deuxième Coupe du monde.

Maradona évoqua alors la "main de Dieu" pour qualifier son but. Cette expression devenue célèbre, ne précise pas que c'est du Dieu Allah qu'il est question. L'arbitre tunisien, en bon musulman, aurait pu intervenir contre la volonté de n'importe quel Dieu, mais pas contre celle d'Allah... 

maradona

Comme je disais, la planète toute entière s'est émue de la mort de Maradona. Même les allahistes n'ont pas manqué sur le net d'exprimer leur peine et leur profonde tristesse. Toutefois, il était intéressant de noter, que pour ce joueur touché pourtant par la grâce d'Allah, aucune formule de miséricorde ne lui a été rendue par ces mêmes allahistes. Maradona est un chrétien certes, mais quand même, pourquoi cette discriminiation ? Que réserve donc Allah aux non musulmans ? 

J'espère qu'un jour on pourra débattre sur la géographie de l'au-delà. En tant qu'architecte urbaniste, je veux bien savoir dans quel quartier du paradis, seront logés les non musulmans qui ont beaucoup apporté à l'humanité ? Je veux qu'on me renseigne par exemple, de combien de mètres carrés sera plus grand le loft de Zaballah comparé à celui de Maradona ou d'Einstein ? Si tant est que Maradona et Einstein aillent au paradis...Remarquez d'ailleurs que cette question embrasse souvent les allahistes. Ok, j'arrête. 

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22 novembre 2020

Kamourisation versus Abir-Moussisation

Inutile d'assombrir encore plus le tableau. Après 10 ans de révolution, la Tunisie est au bout du rouleau.
En plus du Corona, nous observons deux nouvelles formes d'épidémie, aussi contagieuse l'une que l'autre :

La kamourisation

Partie du Kamour, zone pétrolière du sud tunisien, une protestation tout à fait légitime commencée en 2016 (voir ici) s'est transformée au cours du temps, en un imposant groupe de pression qui a réussi à faire fléchir le gouvernement en bloquant toute la production d'or noir de la région. Nés dans un territoire marginalisé depuis l'indépendance, les jeunes du Kamour ne faisaient que réclamer leur dû, exactement comme leurs voisins du bassin minier. Notre nouveau premier ministre Mechichi, récupérant la patate chaude, a décidé de céder à toutes leurs revendications (voir ici). Les kamouriens ont crié victoire. Leur lutte s'est avérée payante, donnant des idées à d'autres. Sauf que notre mollassant chef de Gouvernement, n'a jamais précisé comment financer ses promesses et se retrouve déjà débordé par une kamourisation généralisée.

 Après les jeunes du Kamour, c'est autour du "chlékeux" député de Jandouba Fayçal Tebini, de menacer de fermer la vanne du barrage de Béni Mtir et faire chanter le gouvernement (voir ici). Dans la foulée, d'autres mouvements se manifestent ici et là (voir ici). En plus du caractère régional, émergent des revendications à caractère corporatiste, tels que ces juges qui réclament la construction d'un hôpital pour les magistrats et leurs familles (voir ici). Mechichi ne voulant décevoir personne, dit si si ! 

kamourisation

Cette kamourisation du bled horrifie nos Ben Simpsons au plus haut point. Ils ne dorment plus la nuit. Ils craignent l'ouverture de la fameuse boîte de Pandore. Ils y voient la main des turcs, des libyens et leur relai local, Ghannouchi. Certes, il ne faut jamais négliger la part d'ingérence étrangère. Il est vrai aussi, que Ghannouchi semble se réjouir de cette mosaïque de revendications qui menace l'unité du pays (voir ici). Mais évitez, quand même, de rappeler aux Ben Simpsons que ces mouvements sont d'abord le fruit d'un demi siècle de politique de marginalisation, organisée et planifiée par Bourguiba et Ben Ali. Ils vous accuseront d'islamo-gauchisme (expression à la mode) et se montreront très méchants. Car les Ben Simpsons chers amis, n'ont jamais appris à regarder dans le rétroviseur. 

L'Abir-Moussisation

Abir Moussi incarne pour ces Ben Simpsons un nouvel espoir. Cette Marine Le Pen à la sauce tunisienne, promet le retour à l'ordre et à la discipline. Elle fait de sa lutte contre les islamistes son cheval de bataille. Elle les accuse de tous les malheurs du pays et promet de nettoyer le bled de cette racaille. Sortie des rangs du RCD et se réclamant de Bourguiba, cette dame nie évidemment toute responsabilité de l'ancien régime dans le désordre actuel. Elle voue aux gémonies la révolution, qui ne serait selon elle, qu'un diabolique complot étranger destiné à islamiser la région avec la complicité passive des gauchistes et autres droits de l'hommistes patentés. 

Depuis que Moussi a accédé au parlement avec ses 17 sièges, elle multiplie les happenings en bloquant les plénières ou en organisant des sit-in, trouvant à chaque fois un prétexte pour dénoncer l'hégémonie des islamistes. Ses agitations se montrent très efficaces pour rallier à sa cause un public de plus en plus fanatisé, impatient de voir par la Moussi, réhabilité l'ordre et l'autorité.

Mais le plus intéressant dans cette contagion, c'est de voir aux côtés de cette dame et de manière assumée, certaines figures de l'"élite" intellectuelle et du monde du spectacle, telle que Maya Ksouri, ou Lamine Nahdi...Mon petit doigt me dit, que suivront comme sous Ben Ali, tout le reste de la clique (rappelez-vous de l'appel des 65) guidée par l'opportunisme, par la bêtise, ou par une combinaison des deux...

MAYAKSOURI

Conclusion
Entre la kamourisation d'un côté et l'Abir-moussisation de l'autre, on ne sait plus si dame Tunisie fonce droit dans le mur, ou si elle court vers le précipice...


aubordugouffre_blog

13 novembre 2020

Viol en bande organisée...

Le scandale des financements de l'étranger et des infractions durant la période électorale, tel que révélé par le rapport de la cour des comptes (voir ici), mettra-t-il le feu aux poudres ? Pas si sûr... Mais la grogne populaire monte depuis longtemps déjà, et mon bec de flamant rose semble reconnaitre en ce moment, cette même odeur de révolte qui s'est dégagée il y a dix ans. A l'époque ce fut Zaba sur qui s'est cristallisé le sentiment d'injustice. Aujourd'hui c'est un autre monstre plus vicieux, le dénommé Zaballah, qui pourrait concentrer contre lui ce même ressentiment. Mais par sa perfidie et son sens de la diversion, il arrive toujours à se tirer d'affaire. Le peuple ne sait plus sur qui taper. Avec lui la corruption n'est plus centralisée, elle s'est généralisée et se diffuse sur tout le territoire. Pourtant depuis 2011, nous avons suffisamment de recul pour réaliser que derrière tous les coups foireux, se cache encore et toujours...Zaballah le "chlékeux"*.  

VIOLJUSTICE

Rassurez-vous, alors que les mafieux courent toujours, nos juges bossent d'arrache-pied pour rétablir l'image de la Justice. Ils viennent ainsi de condamner Wajdi Mahouechi ce 12 Novembre à 2 ans de prison ferme pour offense à la magistrature. Cet activiste a osé en effet, rappeler la lâcheté du procureur quand il s'agit d'arrêter les corrompus et les terroristes (voir ici). L'honneur de dame Justice est sauf. Mais pas que. Le 10 Novembre, le tribunal de première instance de Tunis a condamné à 6 mois de prison un jeune pour avoir volé deux boites de thon dans un supermarché (voir ici). Les voleurs de l'argent public et les évadés fiscaux n'ont qu'à bien se tenir, la Justice veille au grain. Il y a quelques mois, rappelez-vous, c'était une blogueuse qui a vu toute la machine judiciaire s'activer contre elle, pour un minable partage d'un verset satirique sur son compte Facebook (voir ici)...

Aidez moi à rédiger une conclusion...

* il y a toute une science à développer autour de la culture de la Chléka en Tunisie...

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07 novembre 2020

Joyeuse fête de la Zaba !

La mémoire du 7 novembre reste encore vive dans l'inconscient collectif de nombreux tunisiens. Les rites de "T7in", "Sabben", "9offa", "9weda" et "Tal7iss" sont restés encrés dans l'anthropologie de certains de nos concitoyens. Chaque 7 Novembre ces derniers ressentent plus que d'habitude le manque terrible de leur objet de culte. Mais comme la nature a horreur du vide, une figure a réussi à se substituer à leur idole déchue...

ZABAKAABA

(reprise d'un dessin accompagnant cet article ici)

C'est la très charismatique Abir Moussi, qui a réussi à s'imposer comme la figure de substitution. En quelques années, cette dame a récupéré à elle seule l'héritage de 23 ans de mauvembrisme. Cependant, elle a dû revisiter le rituel en interdisant toute représentation du sacré. Ainsi le chiffre "7", le mauve et l'image de Zaba, n'apparaissent plus dans aucun des rituels. Elle les a remplacés par le portrait de la divinité Bourguiba et la couleur rouge du drapeau tunisien. Cependant, elle a gardé le culte de lapidation du diable islamiste et a introduit le mythe du complot de la révolution. 

Mais pour ce 7 Novembre 2020, Abir a cédé à la tentation mauve de ses partisans. Une cérémonie a été organisée au cœur du Parlement (voir ici). Des abiristes vêtus de leurs plus beaux habits, se sont réunis et ont chanté et applaudi toute la journée comme au "mauvieux" temps. Certes, personne n'osait prononcer le mot magique de Zaba, mais il était dans l'esprit de tous les pèlerins. Officiellement ils étaient rassemblés pour parler économie et business, mais comme je viens de vous le dévoiler, c'est le 33ième anniversaire du prophète Zaba que ces gens sont venus célébrer.

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03 novembre 2020

Free Wajdi Mahouechi !

En ces temps obscurs de coronavirus et de fièvre allahiste, la police continue à s'acharner sur les activistes.
Tout a commencé par une vidéo dans laquelle l'imam Mokhtar Dallali, ancien prof d'éducation religieuse, explique et justifie la décapitation de Samuel Paty, Coran et Hadith à l'appui (voir la vidéo ici). En ce moment particulier, où les amoureux du prophète sortent leurs couteaux, plusieurs internautes ont signalé la vidéo et se sont interrogés sur le silence radio des pouvoirs publics. 

Wajdi Mahouechi*, fut parmi ceux-là. Cet activiste, ancien de Takriz, est allé plus loin. Dans une vidéo (voir ici), il interpelle directement le procureur de la République et le traite de lâche ("ta7an"). Alors que l'Imam n'a toujours pas été inquiété, la police débarque chez le jeune homme à 3 heures du matin. Il est en ce moment en état d'arrestation.

WEJDI

Cependant, on peut comprendre l'embarras que peut avoir la Justice à devoir convoquer un Imam qui ne fait que lire et rappeler les versets "criminels" du Coran. Il est plus facile pour nos juges de criminaliser une Emna Chargui qui a osé partager des versets satiriques plutôt que d'inquiéter un Imam qui n'a fait que son boulot. Terrible paradoxe pour nos magistrats qui prêtent tous serment sur ce même bouquin ! Puis surtout, terrible paradoxe pour tout un pays qui prétend combattre le terrorisme alors qu'est gravé l'Islam (et donc l'appel au crime qui y est intrinsèque) dans sa Constitution...  

* Wajdi était déjà dans le collimateur du ministère de l'intérieur. Il s'est rendu célèbre récemment grâce à une photo dans laquelle on le voit dans une manif tendre un billet à la Police. Par ce geste provocateur, l'activiste dénonce la corruption des flics. Cette photo est devenue virale et résume à elle seule tout le mouvement de contestation du projet de loi de protection des forces de l'ordre, dont Wajdi s'est fait malgré lui le porte-parole.

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02 novembre 2020

Macron joue l'appaisement...

Après les hurlements des amoureux du prophète contre la France et son président, il semblerait que Macron ait réussi à calmer le jeu grâce à une interview fleuve qu'il a accordé à la chaîne Qatari Al-Jazira (voir ici).

aljazeera

Le business de la France avec les Qataris méritait un peu de pédagogie et Macron semble avoir réussi l'exercice. Notre ami "Mahmoud", pourtant prêt à tout pour défendre son prophète, s'est calmé soudain. Mahmoud nous démontre une nouvelle fois, qu'il n'est qu'un paramètre d'ajustement (certes très bruyant) d'une équation géopolitique qui le dépasse et qui le nique, matin midi et soir.
L'aliénation allahique conduite savamment par les wahhabites continuera donc de prospérer produisant des Mahmoud par milliers, et ce grâce au soutien logistique de la France et de son industrie de l'armement... 

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31 octobre 2020

La fête au prophète

Jamais notre prophète, n'a eu pour la célébration de son anniversaire, autant de manifestation d'amour et de passion.
En Tunisie surtout, peut être même plus que dans le reste du monde musulman, la mobilisation fut particulièrement intense. En réponse aux campagnes hostiles contre notre prophète (sws) menée par ces chiens d'occidentaux, il fallait justement mobiliser toutes les compétences et tous les cerveaux...   
MARCHE

1- Les cheikhs de la Zitouna ont appelé à "boycotter les marchandises françaises jusqu’à ce que le gouvernement français présente ses excuses pour ses offenses et ses attaques répétées contre les musulmans" (voir ici).
2- Le président Kaïs Saïed dans son communiqué du Mouled (voir ici), n'a pas manqué d'affirmer son rejet absolu de toute attaque contre notre prophète bien aimé.
3- Le Clown Lotfi Abdelli, s'exprimant dans une vidéo contre le président Macron, explique combien chez les tunisiens, l'amour pour le prophète dépasse celui des parents (voir ici).
4- Rached Khiari, député du Bardo, justifie la décapitation du prof français car, après tout, il l'avait cherché en montrant à ses élèves des caricatures du prophète. Khiari va jusqu'à dresser une liste de tous ces "bâtards" et ces "vendus de la France" qui ont manifesté leur émoi pour Samuel Paty, l'enseignant assassiné (voir ici).   
4- La bimbo Meriem Debbagh, n'avait pas attendu tout cet emballement, pour déclarer il y a un mois dans une émission de la télévision française, qu'elle tuerait pour le prophète (voir ici). 
5- Un jeune tunisien, certainement en écho à cette hystérie collective pour le prophète, a égorgé dans une église à Nice, deux femmes et un homme (voir ici...mais il ne s'agit là que d'un fait divers. 

Le seul qui est resté discret dans cette affaire, c'est Zaballah en personne. Il doit certainement se rendre compte qu'au bout de 10 ans de travail acharné, l'allahisation des esprits n'a plus besoin de lui pour continuer toute seule sa contamination progressive de toute la société...