DEBATunisie

09 décembre 2019

Abir Moussi et ses Abiroïdes

Avant de m'élancer dans une nouvelle diatribe contre Abir Moussi, je tiens à informer ce qui reste de mon lectorat Ben Simpsonnien, que j'ai été effectivement diagnostiqué crypto-islamiste à tendance proto-daechiste. Mon psy (qui habite à la Marsa) m'a expliqué que si je ne soutiens pas, spontanément, Abir Moussi dans sa lutte héroïque contre les frères musulmans, c'est que je dois être barbu de l'intérieur.
C'est pourquoi, chère Ben Simpsonne et cher Ben Simpson, ne perdez plus votre temps sur le Blog d'un islamiste refoulé. 

Merci fidèle lecteur !

Ayant perdu mon public Allahiste depuis que je m'en prends à Allah, et maintenant que je perds en plus, mon lectorat Ben Simpsonnien, toi fidèle lecteur ici présent, je te remercie de ta patience et de ton soutien. Je voulais donc parler avec toi d'Abir Moussi, héritière du Ben Alisme. Cette dame a de la suite dans les idées. Personne ne peut lui nier sa force de caractère et sa détermination. Elle ne rêve que de putsch, de coup d'État et de restauration de la dictature. Elle est comme le loup dans la bergerie. Elle a attendu de mettre le pied dans le parlement, pour y semer la zizanie. Alors que le pays tout entier pique du nez, Moussi  provoque, menace, attendant le premier faux pas de ses adversaires -une insulte à son encontre- pour bloquer les travaux et saboter le parlement par un sit-in (voir ici)

avion1

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Les Abiroïdes 

Ce qui est fascinant pour moi caricaturiste suivant de près le bestiaire Ben Aliste depuis 2007, c'est la résurgence des figurants mauves. Il s'agit de ces mollusques à visage humain qui font partie du décor. Ils sont essentiels dans toute pièce de théâtre mauvembriste. La Tunisie vient de découvrir les abiroïdes (mollusques de Moussi) grâce au dernier spectacle de leur sit-in au parlement, avec la désormais célèbre soirée pyjama qui rentrera dans l'histoire du pays (voir ici).   

Conclusion

J'aime Ennahdha.

29 novembre 2019

Stasis

Excusez-moi de jouer mon intello de base, mais je n'ai trouvé meilleur mot pour décrire le nauséabond climat social que nous vivons en ce moment en Tunisie. En effet ce terme employé par les grecs anciens désigne la crise morale qui résulte d'un conflit interne entre l'aristocratie et le peuple (voir wikipedia). Conflit pouvant dégénérer en effondrement des valeurs de l'aristocratie et la révolte des masses.

Nous y sommes en Tunisie : nos Ben Simpsons faisant office d'une "aristocratie" sans valeurs, opposés à une "populace" revancharde. La réflexion que je tiens ici, s'incrit dans l'actuel contexte politique particulier, où un "président du peuple", Kaïs Saïed, a écrasé électoralement un candidat de la Ben Simpsonnie corrompue, le dénommé Nabil Karouï. Cette conjoncture renforce symboliquement cette chose insaisissable nommée "peuple" qui prend sa revanche à travers des formes détestables:  

Les Benous Simsims 

- Des nouvelles figures émergent sur la scène politico-médiatique telle que l'allahiste élu au parlement Seif Eddine Makhlouf, qui accuse de trahison la bourgeoisie vendue à la France et qui trouve beaucoup trop d'excuses à Daech dont il s'est fait le brillant avocat. Ce jeune homme au look bling bling, pourrait être le Zaballah de demain.

- Certaines figures médiatiques se repositionnent en fonction de la nouvelle donne, et prennent à leur tour une forme détestable tel que l'humouriste Lotfi Abdelli. En effet, cet acteur, animateur, comédien de génie, -le génie ne protégeant pas de la bêtise- s'est mis du côté de l'ignominie en défendant le rappeur Klay BBJ qui, dans sa dernière chanson, appelle carrément au viol ! (voir ici)

- Ce qui nous ramène au cas de Klay BBJ, très intéressant par ailleurs, par lequel le concept de Stasis prend toute son ampleur. Cet artiste né de la Révolution, incarnant le jeune de quartier en lutte contre la Police et l'Etat, a eu un différend dans un plateau télé avec l'égérie même de la Ben Simpsonnie, la fameuse Baya Zardi. Je passe ici les détails de leurs passes d'armes respectifs via réseaux sociaux interposés. On retiendra seulement la chanson appelant au viol de la chroniqueuse, que le rappeur a composé en guise de riposte et qui lui a valu arrestation (voir ici). Au delà de l'incitation au crime (le viol étant un crime, on continuera de le rappeler pour ceux qui feignent encore de l'ignorer), la chanson de Klay BBJ est un vomitoire d'une haine plus large contre toute une catégorie sociale. Klay BBJ par le mode d'expression qu'il utilise sort du cadre révolutionnaire et met le pied dans le terrain du fascisme pour qui la domination phallique des femmes est un préalable.

KLAYBBJ

Mais, (je déteste les mais), ce monsieur demeure un artiste et son incitation au viol est contenue dans une oeuvre musicale. C'est terrible à dire, mais mérite-il pour autant la prison ? ne risque-t-on pas d'ouvrir la porte de l'enfer à tout refrain, toute rime, tout dessin insinuant une forme de violence, fut-elle métaphorique ? J'en parle en connaissance de cause, moi le dessinateur "blasphémateur" dont les caricatures sont ressenties par certains comme une forme de violence.   
Oserai-je ici au nom du sacro-saint principe de liberté d'expression artistique, scander : #Free_KLAY_BBJ ?  

Climat allahique sous haute tension

La liberté d'expression est un sujet très difficile. Je suis pour la violence symbolique, mais je ne me reconnais pas du tout dans ces gens qui au nom de cette liberté dénigrent les femmes, les koffars ou les homos. Par contre, pour ces mêmes personnes, il ne faut surtout pas toucher à Allah et à son prophète ! Allah est dans toutes les bouches des Benous Simsims, de Makhlouf à Klay BBJ en passant par Abdelli. Tous rappellent qu'Allah est au-dessus de tout (Pourtant au dessus de Boukornine je n'ai vu que des nuages, mais ceci est un autre débat). Et d'ailleurs, pour rameuter ses fans à son procès qui se tient en ce moment même au tribunal de Tunis, Klay BBJ dans une vidéo, répète plusieurs fois qu'il ne craint que la Justice du "très haut" (voir ici).

Il est étrange de noter que pour nos figures "rebelles", Allah demeure un incontournable signe de ralliement. Si faire tomber Dieu est le préalable à toute philosophie révolutionnaire, avec ces clowns mes amis, on est loin de commencer notre vraie Révolution.

Je n'oublie pas de rappeler qu'Allah est aussi dans la bouche des Ben Simpsons qui le ménagent avec précaution avec cette peur aux tripes qu'Allah leur échappe et devienne le monopole des Benous Simsims plus nombreux et plus virulents encore. Surtout en ce moment où Kaïs Saïed ne dit mot et laisse couler l'eau. D'ailleurs à part sa distribution gratuite de bisous qu'est ce qu'il fout ?
Je vois que je m'égare du sujet à chaque fois que j'évoque Allah...mais on s'en fout.

Allah origine du mâle
(ajouté le 1er Décembre)

Le tribunal pourrait condamner Klay BBJ a 3 ans de prison. Pourquoi pas. Admettons alors que toute incitation à la violence conduise à la prison, fut-elle exprimée musicalement, picturalement, cinématographiquement...coraniquement aussi ?
ALLAH_BBJ

-ajouté le 7 Décembre-
Le tribunal de première instance de Tunis a finalement décidé de libérer le Rappeur. 
Quant à Allah, il court toujours.

18 novembre 2019

Les mamelles de Zaballah

Le leader historique du parti Ennahdha, Zaballah, a été élu ce 6 Octobre 2019 président du Parlement (voir ici). Il a bénéficié du soutien du parti de Nabil Karoui, comme je l'avais prédit, et vlan ! dans la gueule des Ben Simpsons. Mais c'est quand même incroyable, quand on y pense, ce phénomène de Zaballah que se coltine encore et toujours la Tunisie depuis 40 ans. Alors que nous avons fait élire un président hors-système, un vrai candidat du peuple, nous constatons que Zaballah continue à mener le jeu politique dans le pays...

ZABALLAHTUNISIE01

La nomination toute récente du premier ministre Habib Jemli, inconnu du bataillon, chargé de former un nouveau gouvernement, montre combien un âne ou un mouton auraient tout aussi pu faire l'affaire, tant qu'ils sont issus de la même basse-cour Halal d'Ennahdha. Jemli prétend avoir été déniché par Zaballah au ministère de l'agriculture (comme par hasard ) et ce pour, ne rigolez pas, ses prétendues compétences ! (voir ici).

Certes, Ennahdha a gagné les législatives et c'est la loi qui l'oblige à choisir un chef de gouvernement. Cependant depuis que ce parti a pris les rênes du pouvoir (2011), son chef Zaballah nomme son personnel politique selon le principe d'allégeance. Sa seule boussole a été la"moutonnabilité" de ses employés chargés à leur tour de "moutonniser" le peuple. L'écologie, l'urbanisme, l'économie, l'emploi ou encore les nouvelles technologies, il ne connait pas. Son seul dada c'est l'administration des bergers et du bétail humain. L'allahisme, religion qui sied bien à la philosophie du troupeau, est donc un excellent instrument pour asseoir son système. Le reste n'est qu'une histoire de branchement de conduits et de juste équilibrage entre les flux d'argents des pays du golfe et des mafias locales. C'est ça le système Zaballah ! 

ZABALLAHTUNISIE

Rendez-vous compte chers amis, que c'est depuis 40 ans que dame Tunisie se coltine ce médiocre personnage. Même lorsqu'il n'était pas au pouvoir, sous Bourguiba et Zaba, il avait déjà réussi à marquer de son empreinte le pays. C'est lui qui a donné de l'eau au moulin des deux dictatures qui s'étaient contre lui posées en rempart. À son retour de l'exil après la révolution, Zaballah a polarisé la vie politique et a su rendre aveugle la bourgeoisie qui a redoublé d'arrogance et de connerie en focalisant sur lui toute son attention. À cause de Zaballah, ils ont voté pour Essebsi et Karoui et sans lui, n'aurait jamais existé une Abir Moussi.
À bas Zaballah !

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23 octobre 2019

Un nouveau président à Carthage

A eu lieu aujourd'hui en grande pompe la cérémonie d'investiture du nouveau président élu Kaïs Saïed. Parmi les moments marquants on notera l'accueil de sa famille au palais de Carthage  (Voir ici la photo).
Les Ben Simpsons n'en démordent pas. Ce nouveau président est trop louche, trop parfait et doit bien cacher son jeu. Ils sont persuadés qu'il rase sa barbe d'islamiste avec une lame Gilette tous les matins !
Et d'ailleurs, comme le relève si bien un journaliste de Bensimpsonnews (voir ici), Saïed évite de rouler une pelle à son épouse. Il se contente juste de lui embrasser la joue. Un flagrant délit d'islamisme selon le journaliste...   

CRYPTOSIMPSON

Et si le Kaïs Saïed s'avère être un crypto-Ben Simpson ? On risque alors vraiment d'être dans le kaka...
Au secours Nabil, t'es où ?

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21 octobre 2019

Moment révolutionnaire

Profitons chers amis des derniers instants révolutionnaires avant que nous nous heurtions très vite à l'amère réalité. Le raz-de-marée Kaïs Saïed (72% des voix) a balayé symboliquement par son intensité, toute cette classe politique qui a trahi la révolution de 2011. La débâcle de Nombril Kakaroui et tous ses soutiens a été tellement savoureuse que je ne cesse de m'en délecter sadiquement. Avec tous les procès qui lui collent au cul, j'imagine bientôt Karoui et sa smala fuir le pays comme Ben Ali et ses trabelsites (voir ceci). Mais attention, ne nous réjouissons pas trop vite. Notre expérience de la Révolution, nous a appris à nous méfier des orphelins du système déchu qui nous attendent toujours au tournant...      

FUITE

(dessin inspiré de cet article publié le 08 Janvier 2011) 

Parmi ces "déchus", qui ont été ses soutiens directs et indirects, figure une bonne partie des médias "Ben Simpsonniens". Cette élite dite progressiste, depuis qu'elle a eu droit à la parole grâce à la Révolution, elle n'a fait qu'agiter l'épouvantail islamiste tombant dans une facilité intellectuelle à laquelle répondait positivement son public de Ben Simpsons. Une culture de l'entresoi s'est développée durant ces dernières années faisant émerger des figures médiatiques persuadées de leur pertinence, voire de leur héroïsme (Mohamed Boughalleb, Maya Ksouri, Lotfi Laamari...*). Elles se sont complus dans cette confortable lutte banalisant au passage le retour des anciennes figures du benalisme, fermant les yeux sur la corruption de leurs patrons, mais surtout, vidant de leurs substances les aspirations sociales de la Révolution qu'il leur arrive de rappeler mais seulement pour se donner bonne conscience.

Certes, l'islamisme est un monstre. Je dirais même plus, qu'Allah est la tête du monstre qu'il faut commencer par couper si l'on veut lutter sérieusement contre l'islamisme. Oui, je comprends très bien que des gens puissent faire de l'islamisme un sujet de lutte politique et philosophique. Mais lorsqu'on en arrive à ce qu'une Olfa Youssef (voir ici), universitaire, prenne ouvertement la défense d'un mafieux avéré, ploutocrate spaghetti du nom de Nabil Karoui et ce par anti-islamisme primaire (mixé forcément à une bonne dose d'opportunisme), alors stop ! arrêtons immédiatement ce cirque médiatique et recommençons à zéro. 

Kaïs Terminator SAÏED, an Ier

L'espoir que semble avoir ressuscité l'élection de ce nouveau président, fait souffler sur la Tunisie un vent de révolution. Des jeunes se réapproprient l'espace public en organisant des campagnes de nettoyage de rues, de plantation d'arbres, ou de coloriage de trottoirs (voir ici). Ce mouvement lancé sur internet prend des allures de jeunesses communistes, de quoi effrayer les déchus du Karouisme et d'une frange de la bourgeoisie, pour qui le peuple ne peut être mu que par les ficelles d'associations islamistes ou par les services de renseignement américano-sionistes.
N'en déplaise aux aigris, aux déchus, aux rabat-joies, aux précieux, aux snobs...quelque chose se prépare. Ce Kaïs Saïed n'est que le véhicule d'un quelque chose que nous ignorons. Bien entendu, il risque de nous décevoir, de tomber en panne, ou de se refermer sur nous comme un nouveau piège à cafards. Mais savourons encore cette parenthèse enchantée comme lorsque nous étions enfants, et ce même si la réalité nous rattrapera de toute façon.

* Mes propos ne sont surtout pas destinés à excuser les campagnes de lynchage lancées contre ces journalistes (voir ici). La moindre menace contre un journaliste est une menace contre TOUS. La liberté d'expression est un droit non négociable...même pour ceux qui n'en sont pas à la hauteur.

13 octobre 2019

Débat, suite et fin.

Loin de moi l'idée d'influencer votre vote chers amis. Simplement je souhaite donner une suite au dessin de mon dernier article (repris ci-dessous) dans lequel je m'étais fait berner par l'équipe de campagne de Nombril Kakaroui, pensant que le lion qu'elle nous dépeignait, allait dévorer tout cru son rival Kaïs Saïed lors du débat présidentiel de vendredi dernier. 

GLADIATEUR01

Je ne ferai pas le bilan de ce débat pauvre en idées, mais riche en théâtralité. J'ai retenu surtout que Karoui en plus de sentir le souffre, le mensonge, le fric pas net et le mafieux de quartier, se révèle intellectuellement tellement limité qu'il s'est fait écraser sans le moindre effort par son rival. 

GLADIATEUR02

J'avoue avoir eu beaucoup de peine pour l'homme qu'il est. Mais je reste très dubitatif quant à ses soutiens. Je ne parle pas de la Ben Simpsonnie mue par ses réflexes de classe. Non, je parle de ces journalistes, universitaires, intellectuels qui malgré la débâcle qu'a subi leur poulain, continuent à lui trouver encore des excuses. Sont-ils bêtes à ce point ? je préfère penser que Karoui leur a fait individuellement des promesses, que par opportunisme ils ont fermé les yeux sur l'évidence !

Mais alors qu'en est-il du psycho-rigide Kaïs Saïed ?  

Il y a chez ce monsieur une fascination pour le concept de la loi, qu'elle soit coranique ou constitutionnelle, qui révèle un rapport textuel, théorique et platonicien au monde. Il ne sera pas l'homme du concert ni encore moins l'homme du présent. Il se posera comme une stèle totémique au milieu d'un écosystème pollué dans lequel sévissent des Karoui, Ghannouchi et toutes ces hyènes (ces "nmouras" dirait Karoui) qui finiront probablement -ou pas- par le "tartouriser". Saluons à cet effet le seul moment de vérité de Karoui lorsqu'il exprima cette prophétie, lors des dernières minutes du débat juste avant qu'il ne subisse la savoureuse estocade finale de Saïed. 
(Revoir le débat, traduit en français ici)    

11 octobre 2019

Le débat...

L'énorme saga politique qui a commencé l'été est loin d'être terminée, mais ce soir nous assisterons à l'un de ses moments clefs: le débat entre les deux candidats finalistes, Nabil Karoui et Kaïs Saïed.
Notons qu'il s'agit du premier débat du genre dans l'histoire du pays. En 2014 pourtant il en était question si Béji Caïd Essebsi ne s'était pas désisté par crainte de se faire bouffer par son rival Tartour (voir ici). Pour les tunisiens aujourd'hui sera donc soirée pop-corn, pistache, thé ou Celtia et le blog DEBATunisie, créé en 2007 avec la modeste prétention de réhabiliter le débat public en Tunisie, ne peut que se réjouir de cet événement. Certes, nous savons très bien que la confrontation de ce soir ne portera pas sur les idées, mais beaucoup plus sur la psychologie des deux rivaux qui ne parlent visiblement pas la même langue, mais qui surtout, ne sont pas de la même espèce... 

GLADIATEUR

N'oubliez pas chers amis, que si l'on se tient aux révélations du lobbyste de Karoui * (voir ici), ce duel présidentiel s'inscrirait dans une logique plus large dans laquelle notre Justice sous pression américano-zaballahiste aurait libéré Karoui en échange de l'alliance de son parti avec les islamistes et ce afin de conforter une majorité parlementaire. Bien sûr nous nageons en plein délire complotiste, mais il n'est pas invraisemblable de penser que Karoui est le candidat idéal de la préservation de l'ordre établi régional selon la vision néo-colonialiste américaine pour qui les barbares que nous sommes, ne peuvent être gouvernés que par des mafieux occidentalisés mixés à des conservateurs allahisés, le tout dans la marmite du néolibéralisme le plus éhonté.
Inutile de revenir ici sur les défenseurs assumés de Karoui, dont une partie le soutient par ignorance, stupidité ou réflexe de classe, et l'autre partie -plus grave-, journalistes et affairistes connaissant pourtant tout cela et qui, contre vents et marrées, défendent ce sombre personnage pour des raisons bassement opportunistes. Ce groupe redessine exactement sous nos yeux, en ce moment-même, l'exacte réplique du schéma de compromission de l'élite qui avait soutenu 23 ans durant, la dictature de Ben Ali. 
Pour votre vote de demain, chers amis, vous savez ce qu'il vous reste à faire...

* Le lobbyste Ari Ben Menash révèle la nature de son contrat avec Karoui et explique dans le détail le contenu de leurs discussions pourtant privées, et ce dans une volonté évidente de se vanger de son client qui aurait nié jusqu'à leur rencontre mettant ainsi en doute la crédibilité d'un vieux routard du lobbying. Beaucoup à dire sur cet entretien avec Ben Menash, retenons simplement que cette affaire dans sa complexité, révèle une chose simple : Karoui à Carthage c'est la victoire du trabelsisme.       

06 octobre 2019

Zaballah et Kakaroui au coude à coude

Et nous revoilà chers amis à nouveau sommés de choisir entre Zaba et Zaballah.
Selon un a priori très tenace, le "peuple" serait allahisé par nature (ce qui objectivement n'est pas si faux que cela). Depuis Bourguiba déjà, l'élite au pouvoir avec ses satellites bourgeois prostrés par cette peur du peuple, a accepté de pactiser avec n'importe quelle entité capable de contrer ou du moins, contenir le péril allahiste. Après les tumultes des débats enflammés, on en arrive comme après la sortie d'un embouteillage en heure de pointe, au seul horizon politique possible : choisir entre Zaba et Zaballah.

L'éternel retour

La dernière séquence de ce feuilleton eut lieu en 2014.  "L'entité" présentée contre Zaballah fut un papi beldi sorti des archives de Bourguiba. Le pari fut réussi jusqu'à ce que ce vieux loup, sous prétexte de contenir le péril allahiste, finisse carrément par s'allier avec...

alternance1

(dessins extraits de deux articles, l'un datant de Novembre 2014 et l'autre de Février 2015

La séquence d'aujourd'hui où nous sommes appelés à voter pour les législatives, une "entité" se distingue du peloton et remet au goût du jour le vote utile contre Zaballah. J'ai nommé Nombril Kakaroui, dont le parti -ramassis de mafieux, d'opportunistes et de clowns en manque de notoriété- semble être au coude à coude avec le parti de Zaballah et qui -mon petit doigt me dit- pourrait pactiser avec Zaballah sitôt au pouvoir... et le foutre bien profond dans le cul de dame Tunisie et de tous ces Ben Simpsons qui appellent à voter Karoui. 

COUDES

Mes amis, si vous ne voulez plus de Zaballah...organisez-vous contre vos privilèges de classe et tuez Allah une bonne fois pour toute !

Ou sinon, convertissez vous au Boukornisme
لا بوكرنين الاّ بوكرنين، ولا سبخة الاّ السّبخة

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04 octobre 2019

Ça pue le Kakaroui en Ben Simpsonnie

Si vous pensez que je vais rajouter l'histoire du document fuité (voir ici) pour participer à la lapidation publique de Karoui, alors vous vous trompez chers amis. Que ce soit un coup monté contre lui, ou que ce soit la vérité, pour moi _z_ dessinateur et témoin de la vie publique depuis 2007, Nabil Karoui (voir mes archives) avait déjà tous les attributs de l'homme d'affaire véreux, ni meilleur ni pire que tous ces affairistes qui niquent et reniquent en public depuis le départ de Ben Ali. La seule différence, c'est que ce monsieur est aujourd'hui candidat au second tour des présidentielles. La justice l'a certes rattrapé pour fraude fiscale et blanchiment d'argent, mais le timing de son arrestation ne cesse de nourrir les rumeurs d'une évidente ingérence de l'exécutif dans cette affaire et de la possible implication des islamistes qui veulent sa peau.

Par contre, ce qui me donne envie de foutre une bombe _z_ sur le zoo humain qu'est devenue cette Tunisie, ce sont les défenseurs, les laudateurs, les hypocrites qui ont vu dans ce sombre personnage, un espoir pour leurs intérêts le pays. 

 KAROUI
Que nos Ben Simpsons prennent sa défense, n'est plus étonnant pour notre bourgeoisie prête à pactiser avec le diable pour garder ses privilèges de classe et ses soi-disant valeurs progressistes. La collaboration est intrinsèque à toute bourgeoisie en Tunisie comme ailleurs. Mais ce sont tous ces gens que j'ai connus -ça fait mal-, les Taoufik Ben Brik* et j'en passe, qui rappellent combien l'Humanité perfectible pourtant, est d'abord corruptible. Elle est capable de grandeur cette Humanité, mais elle a un potentiel infini de bassesse. Car je ne m'explique toujours pas, tout en sachant qu'un Kais Saïed n'est certainement pas la solution, que des gens puissent lui préférer un monsieur -et je m'excuse pour la vulgarité- qui pue autant la merde...

Et sinon, il parait que ce sont les législatives en ce moment ?

* Le journaliste écrivain Taoufik Ben Brik, connu pour sa lutte acharnée contre la dictature de Ben Ali, s'est transformé en petit toutou de Karoui, appelant jusqu'à lever les armes pour libérer son maître...Taoufik Ben Brik que j'ai bien connu et pour qui je garde pourtant une tendresse. Je ne regrettrai jamais d'avoir publié une centaine de mes dessins dans son journal "Contre le Pouvoir" (de 2012 à 2014) et je ne regrettrai pas non plus d'avoir illustré les couvertures de ses romans dont "Kalb ben Kalb"(2013) véritable best-seller tunisien. A ce propos, Kalb ben Kalb fut édité par Apollonia, maison d'édition d'Abelaziz Belkhodja, actuel porte-parole du parti de Karoui. Je me rends compte après coup, que je faisais partie de la mafia kakarouiste sans le savoir...

30 septembre 2019

Saïedologie

Chers amis, j'aimerais m'excuser pour ce long silence dans une période aussi trouble et passionnante de l'histoire du pays.
Je ne sais comment rattraper ce retard. Peut-être, devrais-je commencer par la première séquence : le 25 Juillet, décès du faux apothicaire de Carthage, promu soudain saint national. Une grandiose cérémonie funèbre fut organisée par Zbidou (ministre de la défense) en l'honneur de notre défunt président mort en ce jour symbolique de la fête de la République. A en croire les Ben Simpsons, un tapis rouge lui aurait été déroulé à son arrivée au ciel où il fut reçu par Bourguiba en personne (toujours sous la supervision de Zbidou). Allah aussi était tout ému d'accueillir Essebsi au paradis et n'a pas manqué d'immortaliser le moment.      

REPUBLIQUE0

Ce décès imprévu, chamboula le calendrier électoral. L'Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE) décida alors d'anticiper les élections présidentielles pour le 15 Septembre, au lieu du 17 Novembre 2019. La course pour Carthage commença alors plus tôt que prévu et les candidats en un temps record, ont su offrir aux tunisiens un spectacle riche en couleurs. On retiendra les mauveries de Moussi, le fan club de Zbidou, les Jebbas de Mourou, l'hélicoptère de Riahi, les danses de Marzouki, les doigts de Chahed, les oreilles d'âne d'Elloumi ou encore l'arrestation de Nombril Karoui. Mais le résultat des urnes fut encore plus surprenant. Un inconnu du bataillon, Kaïs Saïed, rafla toute la mise. Ce candidat indépendant se retrouva qualifié au second tour (18,4%) face à Karoui (15,6%) toujours en prison. Et pour rajouter à la chakchouka plus de piment, Zaba décide le 19 Septembre de rejoindre Essebsi au ciel. Zbidou mauvais perdant des élections, n'était pas en forme pour organiser une cérémonie en l'honneur de Zaba qui fut pourtant son patron. Un accueil très froid lui fut réservé. 

REPUBLIQUE1

Mais qui est Kaïs Saïed ?

En 2016, des investigations journalistiques et des enregistrements fuités, avaient permis déjà de documenter la personnalité sulfureuse de Nabil Karoui. Tout était déjà à disposition du public depuis trois ans pour rendre compte du degré de pollution que provoque Karoui sur le paysage médiatique et politique tunisien. Et pourtant nos Ben Simpsons préfèrent soudain enquêter, fouiller, investiguer, psychanalyser, théoriser sur Kaïs Saïed car il n'a pas la tête habituelle du mafieux trabelsique beldi qui les protège des gueux, du "zaweli" et de tout ce peuple de la Révolution qu'on a cru avoir domestiqué. La droiture de ce prof de droit leur est trop suspecte. Pas assez filou à leur goût. 
Il doit bien cacher quelque chose ...   

KAISAIED

12 août 2019

Allah otage des Saoudiens

En plein fête de l'Aïd, l'Arabie Saoudite a mené ce dimanche 11 août des frappes sur Aden qui ont fait 40 morts (voir ici). Ce bombardement s'inscrit dans la longue série de massacres conduits par les saoudiens contre le Yémen depuis 2015. Le silence complice de nos contrées "allahisées" face à ces horreurs donne au méchoui de l'Aïd un goût amer et doit interroger chacun de nos merguez sur notre degré de collaboration passive avec ce pays, dont les dirigeants, rappelons-le, administrent le loft d'Allah...
Et je ne parle même pas de la collaboration active de ces milliers de pèlerins qui chaque année renflouent les caisses du royaume en allant sur place faire tourner la machine de guerre wahhabite...

AID

Foule giratoire

Outre le coût faramineux* du pèlerinage à la Mecque, on peut sérieusement se demander en plein massacre du Yémen si ces millions de pèlerins sont complices des crimes de guerre ou s'ils sont crétins au point d'ignorer leur participation tacite au financement de la guerre. La réponse est simple mes amis. L'allahisme** est un crétinisme de masse qui rend aveugle. À lui seul, il explique en partie l'état d'aliénation -depuis un siècle- de populations exposées à la corruption de leurs élites...Élites qui entretiennent justement la bigoterie générale pour perpétuer une domination efficace sur les foules. Élites appuyées tacitement par les intellectuels et artistes qui évitent d'aborder le sujet par peur de fâcher la masse.

Et pourtant, imaginez le potentiel artistique, poétique, cinématographique si l'on pointait nos plumes, nos pinceaux, nos caméras sur ce monstre sacré qu'est Allah pour le déconstruire une bonne fois pour toute !
Je ne vous souhaite donc pas de joyeux Aïd. J'appelle au Boycott du hajj !

PS: Le décès du réalisateur français Jean Pierre Mocky (ce 8 août 2019) nous invite en toute urgence à revoir son film "le miraculé" qui porte un regard cinglant sur le business religieux du pèlerinage de Lourdes...

* "Le conseiller du ministre tunisien des Affaires religieuses, Hakim Amayri a déclaré jeudi, 16 mai 2019, que le coût du Hajj pour cette saison dépassera les 14.000 dinars, en raison du taux de change du dinar tunisien qui est en baisse par rapport au riyal saoudien" (source : Tunisie Numérique). Il oublie de préciser que s'y rajoute le coût de l'effort de guerre ! 

** L'allahisme (néolgisme sebkhiste) étant la résurgence contemporaine du culte des idoles- l'idole Allah en l’occurrence- sous couvert de religion monothéiste révélée (Islam)

09 août 2019

VOTEZ _Z_ !

Plus que quelques minutes avant la clôture des inscriptions aux présidentielles !
Riche du parrainage des 77 000 abonnés de ma page Facebook, et confiant sur le contenu de mon programme politique (présenté déjà en 2011), j'ai pu accomplir aujourd'hui comme mes 12 millions de compatriotes, mon devoir citoyen de me présenter aux élections présidentielles de 2019 :

 candidature2

Militant infatiguable pour la justice et l'égalité, j'invite les électeurs à voter pour moi pour une Tunisie réconciliée dans sa foi et sa bonne humeur !

affiche-FR

Réjouissons-nous chers amis de l'afflux de tant de candidats dans ces élections. Avec toute cette animation, on peut reconnaître qu'après lui avoir ôté ses ciseaux, la Révolution aura donné à Ammar la direction du plus grand cirque à clowns au monde et rien que pour ça, buvons à la santé de tous une bonne Celtia ! 

لا بوكرنين الاّ بوكرنين، ولا سبخة الاّ السّبخة

(...و لا سلتيا الاّ سلتيا !)

23 juillet 2019

Le Prophète a déjà marché sur la Lune *

Devant un guichet d'hôpital public**, j'ai pu tester pour la première fois de ma vie, l'expérience d'une queue exclusivement masculine. Un guichet juste à côté, était destiné seulement aux femmes. Un panneau officiel au-dessus de chacun des deux guichets, comme dans les chiottes, indiquait le sexe de la file d'attente. Une barrière empêchait tout contact entre les deux. L'administration tunisienne commence donc à imposer doucement mais sûrement la séparation des sexes dans l'espace public. 

Dans cette attente parmi les mâles, je lisais sur mon smartphone de marque américaine, des articles sur les 50 ans du premier homme sur la Lune***. Ce profond contraste entre ma condition d'allahisé d'Afrique du Nord et la condition de celui qui marcha sur la Lune me plongea dans un profond désarroi...
Pourquoi l'histoire récente de nous autres allahisés, nous exclut-elle de toutes ces prouesses humaines ? Est-ce seulement la colonisation, l'impérialisme ou le sionisme qui nous accule à patauger dans ces marécages de superstitions religieuses, de pauvreté et de corruption de nos élites. Est-ce la France, Israël ou L'Amérique qui a décidé dans le merdier qu'est devenu notre hôpital public, de séparer nos mâles de nos femelles ?   

objectiflune

* Selon une tradition musulmane, le prophète n'aurait pas marché sur la Lune, mais il l'aurait coupé en deux. Il s'agit de la théorie de la division de la Lune (en arabe : انشقاق القمر) largement défendue par nombre de nos ingénieurs et médecins allahisés. Cette théorie trouve sa justification dans les versets coraniques 54:1-2. D'après wikipédia, certains commentateurs musulmans, en particulier de la période médiévale, interprètent l'événement comme une division physique littérale de la Lune par Mahomet, tandis que d'autres l'identifient comme un événement qui se produira au jour du jugement. D'autres considèrent que cela a été une simple illusion d'optique.

** Observation que j'ai pu mener en accompagnant un membre de ma famille à l'Hôpital Farhat Hached de Sousse. 

*** Le 21 Juillet 1969, Neil Armstrong est le premier homme a avoir posé les pieds sur la Lune grâce à la Mission Apollo 11.

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19 juillet 2019

Les difficiles érections présidentielles

Notre convalescent président ne dort plus la nuit. A peine sorti de l'hôpital, qu'il est déjà obligé avant la clôture imminente de son mandat (et de sa vie), de prendre une décision historique : Ouvrir son palais à tous les prétendants à la présidence, ou alors filtrer l'entrée. Lourde tâche pour celui qui en 5 ans n'a jamais su prendre aucune ferme décision. Lui l'apôtre de la bite molle et du consensus. Lui le prétendu progressiste qui s'est allié aux islamistes et qui a blanchi les corrompus de l'ancien régime. Essebsi l'impuissant, est aujourd'hui sous les feux des projecteurs. On attend de lui qu'il assume une fois pour toute son destin !  

Premier scénario : Open Bar

Si Essebsi refuse de signer l'amendement de la loi électorale, l'Assemblée pourrait se replier sur l'ancien texte appliqué en 2014.
Rappelez-vous chers amis, c'était il y a 5 ans, quand le pays inaugurait ses premières élections présidentielles. La loi électorale, (encore en vigueur jusqu'à là) ouvrait le bal à tout le monde. On a bien rigolé à l'époque. Ça sentait surtout le mâle, la testostérone, l'égo, mais il y avait de la diversité : les figures connues, les subterfuges de l'ancien régime, les barbus puis un tas de gugus, de clowns, d'ovnis qui ajoutaient une bonne dose d'exotisme à la chakchouka nationale.        

bites2014

(dessin extrait d'un article de debatunisie rédigé à la veilles des élections de 2014  ici)

La Tunisie de l'époque, était sortie affaiblie de 3 ans de Troïka et d'assassinats politiques. Mais elle restait pulpeuse, toujours convoitée et jouissait encore à l'international d'une relative attractivité. 

Deuxième scénario : Club privé

Si Essebsi valide l'amendement, il sera alors appliqué à partir du 22 Juillet 2019 (voir ici), et alors seront exclus de la course à la Présidence une catégorie de candidats. Rappelons que cet amendement voté à quelques mois de la présidentielle (le 18 Juin dernier), sentait gros la panique des partis bien établis face à la fulgurante montée d'ovnis politiques. En effet, certain(e)s gugus(ses) encore sympathiques en 2014, ont commencé à caracoler dans les sondages tel notre Citizen Kane national, "Nombril" Karoui qui à lui tout seul, dépasse toutes les formations traditionnelles. Mais il y a aussi cet étrange juriste nommé Kaïs Saied qui radote comme un robot. Il y a également l'ovni Olfa Terras parachutée du grand Capital. Sans oublier la diabolique Abir Moussi la mauve en pire, seule femme dans ce bled capable de faire trembler autant de bites. Contre ces nouveaux prétendants qui se sont auto-invités dans la compétition, l'amendement de la loi électorale semble avoir été taillé sur mesure pour leur barrer la route... 

bites2019

On se demande comment cette Tunisie de 2019, affaiblie, abîmée, abusée, arrive-t-elle encore aujourd'hui à attiser autant de convoitise. Que cherchent tous ces gens qui se bousculent au portillon ?

27 juin 2019

Vacance de Pouvoir

Personne n'a encore suffisamment de recul et d'éléments pour analyser les évènements qui ont eu lieu aujourd'hui : deux attentats d'un côté et la disparition du président de l'autre. Tout le monde s'interroge sur l'étrange concomitance des faits. Serait-elle le fruit du hasard ou le produit d'une machination voulant saboter les élections présidentielles de Novembre ?
Rappelons tout de même que jusqu'ici, nous ne sommes toujours pas en mesure de confirmer le décès du président, et ce même si la rumeur via les réseaux sociaux demeure tenace. Avec l'appétit vorace des affamés du pouvoir dans un contexte pré-électoral explosif, on peut comprendre que l'État préfère temporiser...

BEJIMORT

Par contre les dégâts sur la saison touristique de 2019 ne sont plus à vérifier. Même si les deux attentats-suicides d'aujourd'hui dirigés contre les forces de l'ordre n'ont pas eu de graves conséquences (un mort et huit blessés), on peut craindre que leur impact médiatique fasse tomber à l’eau tout le boulot de notre super ministre du tourisme Cyril Hanouna...

ORAGE

Mais connaissant l'aptitude tunisienne à toujours savoir traverser les grandes catastrophes naturelles et les crises politiques, on ira quand même bronzer cet été à la plage avec ou sans Béji. 
vacances