DEBATunisie

17 mars 2019

DEBAlgérie

Nous autres tunisiens, suivons avec beaucoup d'intérêt et de passion ce qui se passe en ce moment en Algérie. Grâce aux algériens, nous revivons avec nostalgie notre Révolution de 2011. Mais nous nous inquiétons souvent de voir se reproduire chez nos voisins les mêmes erreurs. Certaines analogies troublantes telle que cette annonce de "futur gouvernement de jeunes et de technocrates" (voir ici) nous rappelle certains amers souvenirs...

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(ce dessin est une reprise d'une caricature sur la Tunisie dessinée ici le 11 Février 2011)

Si la Tunisie a su tirer les leçons de la révolution algérienne des années 90 et s'épargner un bain se sang, que la Sebkha et Boukornine, fassent que l'Algérie retienne à son tour les leçons de la révolution Tunisienne et évite de tomber dans le panneau du ce prétendu gouvernement de "jeunes technocrates". Pour avoir cédé sur ce point, la Tunisie voit défiler encore aujourd'hui de vieux papis (coucou Essebsi !) et des ploutocrates plus voraces les uns que les autres au point de nous avoir enlevé aujourd'hui tout espoir de voir se relever le pays... Alors que se poursuive jusqu'au bout la révolution Algérienne et point de compromis !

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15 mars 2019

La Sebkha vote Abir Moussi !

Je sais : il y a eu un terrible attentat en Nouvelle-Zélande (voir ici), il y a une Révolution en cours en Algérie (voir ici), 11 nouveaux nés sont décédés dans une maternité (voir ici)... Tant de sujets urgents et nécessaires. Beaucoup de mes amis me reprochent de ne pas internationaliser mes dessins, de ne pas tenter de travailler pour des grands journaux européens, mais je n'y peux rien. Je reste l'enfant de Ben Ali et sans lui je suis perdu. 
Mais heureusement, la relève est assurée. La Benaliste Abir Moussi en ce moment fait des ravages. Elle fait lever les foules à chacun de ses passages (voir ici).  

abirmessie

 Je déclare officiellement ce soir que je me rallie à cette grande dame. D'ici les élections présidentielles je ferai campagne pour elle afin qu'elle soit élue et que le mauve revienne enfin au pouvoir. Comme moi votez Abir, votez mauve, votez pour elle pour que triomphe la caricature et la satire ! 

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01 mars 2019

Le régime Bouteflika ne tient plus qu'à un fil ?

Notre communauté de destin arabo-musulmane tient souvent à cette tragi-comédie politique que nous nous partageons du Maroc à l'Irak et qui se résume à ces régimes aux manifestations diverses : militaires, policiers, monarchiques, islamistes, présidentiels... et qui tous ont de commun le mépris total de leurs populations. 
Alors oui ! soutenons nos amis algériens dans leur révolte contre l'humiliation collective infligée par cette momie baveuse proclamée président. 

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20 février 2019

La menace qui plane sur l’Hôtel du Lac

Le cabinet Sebkha&Co, opérant en matière d’urbanisme et écosystème (certifié 404 depuis l’ère Zaba), alerte l’opinion sur le danger qui menace un monument de l’architecture moderne, « l’hôtel du lac »(voir ici). Ce bâtiment des années 70 construit par l’architecte italien Rafaele Contigiani est internationalement reconnu pour ses qualités architecturales et sa prouesse constructive. Sa silhouette en triangle inversé marque le panorama de la ville de Tunis et laisse rarement indifférent.
Fermé depuis plus de dix ans, l'hôtel a été acquis par un groupe libyen. Les intentions du promoteur demeurent bien obscures et personne n’est en mesure de savoir si l’acquéreur compte rénover ou détruire le bâtiment. Même si la ville de Tunis assure qu’aucun permis de démolir n’a été délivré, rien dans la loi n’empêcherait sa disparition puisque l'immeuble en question ne bénéficie d’aucune protection d'ordre patrimoniale (type classement, inscription...)
À part quelques architectes, (saluons à cet effet le militantisme intelligent du collectif "winou el patrimoine?") l’opinion n’est pas très sensible à la question du patrimoine (surtout moderne). Il est donc à craindre que dans une Tunisie sinistrée économiquement, où les politiques font l’amour nuit et jour avec les affairistes, que notre hôtel de la Sebkha disparaisse dans le silence et ce en toute légalité.

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 Une affaire 100% sebkhiste !

Un taxiste me conduisant vers la Goulette, m’expliquait un jour que les maçons tunisiens de l’hôtel du lac avaient lu à l’envers les plans de l’architecte italien. Leur erreur d’interprétation, insistait mon taxiste, explique cette étrange forme de triangle inversé. « Travail d’arabe ! », pestait-il.

Pour mon taxiste, le bâtiment n’était pas forcément laid, mais il porte en lui une tare originelle, une sorte de bizarrerie. Certaines personnes sur Facebook témoignent de cette même aversion allant jusqu’à se féliciter de l’éventuelle démolition du bâtiment. À croire que l’hôtel de la Sebkha incarne aux yeux de certains esprits (pas très éclairés) une provocation à ciel ouvert, une sorte de transgression architecturale qu’il faudrait calmer un jour avant qu’elle ne contamine son environnement.

Contre projet 

Il est ennuyeux de reconnaître que beaucoup de nos amis tunisiens, sont plus enclins à défendre le patrimoine des kottabs que l’architecture brutaliste des années 70. Certes leur unique référence architecturale demeure le minaret du quartier ou alors le cube de parpaings nommé Kaaba et l’urbanisme capitallahistiques qui va avec. En disant cela, je ne joue nullement à l’élitiste prétentieux qui veut donner des leçons de bon goût. Je blâme plutôt l’État tunisien qui n’a jamais pris au sérieux les questions liées à l’urbanisme et l’architecture. Quand on sait que "la boule de Zaba" (Cité de la Culture) demeure sa seule référence en la matière, on peut comprendre les raisons de notre misère architecturale.
Mais ne soyons pas défaitistes. Avec un peu de pédagogie et une bonne dose d’utopie on peut réussir à convaincre nos politiques et nos hommes d’affaire. le Cabinet Sebkha&co attend son rendez-vous chez Souad, pour la faire réfléchir sur un projet révolutionnaire qui redonnerait une seconde vie au bâtiment et qui surtout complète l’offre culturelle de la cité de Tunis.

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Nous serons prêts à collaborer avec les Mabrouks et pardonner aux mafieux leurs magouilles s'ils pouvaient pour une fois investir dans un projet d'intérêt général capable d'offrir à tous les artistes tunisiens et internationaux un lieu exceptionnel en plein coeur de Tunis ! 
Avec le concours d'architectes et d'ingénieurs transformons cet hôtel en musée d'art contemporain afin d'ouvrir le bâtiment au public et faire découvrir aux enfants d'autres lieux que les Kottabs !  

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Avec le concours de nos nombreux et talentieux commissaires d'exposition, nous pourrons varier la programmation et exposer un large panel d'artistes contemporains pour satisfaire toutes les sensibilités et les goûts de nos compatriotes...  

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La réussite du projet tiendra au soin particulier accordé à la scénographie, à l'acousitique et à l'éclairage des espaces d'exposition.

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Les architectes, les ingénieurs et les constructeurs devront établir un cahier des charges très précis afin de respecter les éxigences techniques d'aujourd'hui tout en tenant compte de la structure et de la morphologie singulière du bâtiment d'origine.  

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Il faudra également intégrer en amont les questions liées à l'accessibilité et à la sécurité nécessaires pour tout établissement recevant du public.  

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Bref, sans trop s'attarder sur les questions techniques, il est essentiel pour notre cabinet sebkha&co de faire la démonstration à la Souad que l'art et la culture demeurent les derniers véritables remparts contre l'obscurantisme et l'intégrisme religieux.

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Je compte sur vous chers amis, pour défendre avec moi ce projet. L'amour de la Sebkha vaut bien un "Babour" !

لا بوكرنين الاّ بوكرنين ولا سبخة الاّ السّبخة

09 février 2019

DEBAFrance

Vivant entre la Sebkha tunisienne et la Seine parisienne depuis presque 19 ans, j'ai toujours été plus inspiré par l'actualité politique tunisienne que française. D'un côté j'étais poussé par une sorte de patriotisme inconscient qui au vue de la situation préoccupante à l'époque de Zaba me poussait à écrire et à dessiner sur la Tunisie. D'un autre côté, je n'ai jamais trouvé intellectuellement stimulante la situation française, pays riche, puissant, ayant réussi à acheter une relative paix sociale. Et puis, moi l'émigré arabe, que pouvais-je sincèrement apporter à ce pays qui jouit d'une intimidante tradition de journalisme et de caricature. Non, vraiment je n'avais rien à rajouter. Ce n'est point un complexe de néo-colonisé que j'exprime ici, je pense vraiment que c'est un fait objectif.

Certes, on s'est intéresse à moi en tant que dessinateur tunisien témoin du printemps arabe ou alors en tant que caricaturiste "musulman" anti-allahiste. Autant dire que cette dernière propriété pouvait faire de moi une vraie curiosité anthropologique très singulière aux yeux du journaliste bobo parisien. C'est ce qui d'ailleurs me fait passer en Tunisie aux yeux de certains pour l'arabe de service, le vendu de l'occident ou encore l'orphelin de la France coloniale ("aytem França"). Ce que je comprends très très bien.

L'avènement des Gilets Jaunes

Depuis qu'a éclaté le mouvement des "Gilets Jaunes" en Novembre dernier, cette "relative paix sociale" comme je le disais plus haut semble battre de l'aile. Les agitations de ces foules en colère font trembler l'imposant édifice "France". Des fissures apparaissent alors. Elles font ressortir des odeurs et des rumeurs. Des masques tombent. Émerge soudainement l'être bourgeois avec son mépris de classe et sa défense de l'ordre établi. Mais émerge aussi la vieille tradition contestataire de ce pays. Les intellectuels qu'on croyait endormis se réveillent. Todd, Onfray ou cette belle découverte nommée Béguaudeau...Sur le net également, une dynamique nouvelle qui rappelle la blogosphère tunisienne de 2010. Puis le mouvement en lui-même, celui des "Gilets jaunes", insaisissable, imprévisible, mais dont l'objectif reste d'une simplicité déconcertante : faire tomber le régime ("Isqat ennidham"). 

Ce qui est intéressant dans ce phénomène pour nous tunisiens, c'est que derrière les "ors de la République" et la sophistication d'un pays comme la France, nous arrivons à identifier l'équivalent des Trabelsi, des Ben Simpsons, des Borhène Bsaies et des Mezri Haddad. Les chaînes télés et les médias, avec bien sûr plus de sophistication, font de la propagande pour contrer le mouvement en focalisant sur la violence des Gilets Jaunes et en serrant les rangs autour de leur président Macron. La question épineuse du partage équitable des richesses (rétablissement de l'ISF) puis surtout le démantèlement de l'élite capitaliste qui fait du chantage à l'impôt*, voilà ce qu'évite d'aborder sérieusement les commentateurs du système et la bourgeoisie bêtement complice. La consigne étant de ne jamais reconnaître que la France (comme la Tunisie de Ben Ali, certes avec plus de sophistication je me répète) est une ploutocratie, dans laquelle le système lui-même par ses lois et par ses politiques légalise ce fonctionnement oligarchique.

Macron "la poupée gonflable" du système**

Bien entendu, Macron protecteur en chef de ce système a été élu, comme rempart contre le fascisme (comme Ben Ali rempart contre l'islamisme). La bourgeoisie ("les Bensimpsons") adhère hypocritement à cet argument parce qu'elle profite encore un peu plus que les autres du gâteau. Alors quand le chef de l'ordre établi est dans l'embarras on serre les rangs autour de lui, quitte à jouer avec lui la comédie. La pièce de théâtre du "grand débat national" animé par Emmanuel Macron, qui se poursuit alors que celui-ci a prévenu qu'il "tiendrait le cap" (en gros qu'il ne changera rien à sa politique) en est la parfaite illustration. Ce show rappelle pour nous tunisiens, toutes ces vaines tentatives entreprises sous la dictature de Ben Ali pour simuler un semblant de débat public (Rappelez-vous du "Hiwar Achabeb").    

DEBAFrance

Bien sûr mes amis, Macron n'est pas Ben Ali, mais je vous invite sincèrement à opérer une "transposition" d'une réalité sur une autre, de pratiquer une petite gymnastique mentale, pour comprendre que l'occident, derrière l'écran de sa superpuissance technologique, poursuit avec la même perfidie, mais avec plus de subtilité, l'exclusion de "la foule" du VRAI débat public: le débat sur le partage juste et équitable des richesses, du pouvoir et du savoir.

Conclusion

Maintenant que je suis banni en Tunisie à cause de mes dessins blasphématoires, vais-je peut-être transformer mon DEBATunisie en DEBAFrance et devenir un cheval de Troie du Boukornisme en Europe...
Pour finir je remercie tous ceux qui ont soutenu la page Facebook DEBATunisie contre la campagne de signalement qui a été orchestrée par des allahistes qui n'ont pas supporté mon dernier dessin sur le Coran (voir l'article précédent). Grâce à votre mobilisation, la Page a pu résister. Merci et encore Merci ! 
لا بوكرنين الاّ بوكرنين، ولا سبخة الاّ السّبخة    
     

* L'argument classique est d'expliquer que la baisse des impôts en faveur des plus riches permettrait de les retenir et de ne pas les voir investir ailleurs. Il est incroyable de voir combien cet argument, qui revient en réalité à céder au chantage à l'impôt exercé par la minorité fortunée, n'est même plus discutable par certains. Alors que ne viendrait à l'esprit de personne de négocier l'impôt pour les catégories inférieures, on l'accepte volontiers pour la catégorie des privilégiés. S'il existe des politiques incitatives à imaginer afin d'encourager les riches à ne plus voir ailleurs, il existe aussi des politiques coéercitives (la prison par exemple) tout aussi efficaces.    
** Expression de Michel Onfray (voir cette vidéo)

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06 février 2019

Le règne du Corange

Après les années mauves, la Tunisie a viré progressivement à l'orange. Mais personne ne mesure vraiment la domination orange qui règne sur le pays, car comme me l'a dit un soir un ivrogne intello (faut toujours écouter les ivrognes du centre ville), "Avant c'étaient les mauves, aujourd'hui ce sont les ORANGES qui possèdent tout. Personne ne les voit, ils sont partout et nulle part" (voir ici)

Mabrouk le Marabout  

Issu déjà d'une riche famille, ce monsieur avec ses frangins, a quadruplé sa fortune en épousant l'une des filles du dictateur. Il était le plus discret des gendres présidentiels et fut relativement épargné par la chute du régime en 2011. Il a grassement payé tout le landerneau politique tunisien (toute couleur confondue) afin d'acheter leur silence et poursuivre dans l'ombre la reconstruction de son géant empire orange (Géant, Biat, Orange...). Restait simplement pour ce marabout, l'épineux problème du gel de ses comptes en Europe. Pour notre saint patron, son nom continuait à figurer parmi cette emmerdante liste des 48 hommes d'affaires (corrompus) et ce depuis l'époque de la Révolution. 

Mais voilà, une intervention divine vient d'intercéder en sa faveur: Super Jo, notre premier ministre, champion de la lutte anti-corruption, vient de faire une requête à l'Union européenne pour que celle-ci lève le gel sur les avoirs de notre super marabout (voir ici). Et comme rien n'est gratuit sur terre, Super Jo inaugure comme par hasard, son nouveau parti Yahya Tounes quelques jours plus tard (voir ici). Tout est en marche pour la course à la présidence de 2019 et l'on peut être sûr que fort de ce soutien, Youssef Chahed volera haut...

TAHYA-TOUNES

Coran

Cette malédiction qu'est la religion continuera à nous hanter tant que se poursuivra la conjugaison de la misère économique à la misère intellectuelle. Un "fait divers" nous le rappelle une nouvelle fois. Il s'agit de cette terrible histoire de l'école coranique de Régueb dans laquelle viennent d'être révélés les abus sexuels et les maltraitances exercés sur ses jeunes élèves (voir ici). S'agit il vraiment d'un "fait divers", ou est-ce un système toléré et accepté par la zaballahie (toujours au pouvoir) ?
ECOLECORANIQUE

La prolifération de L'Orange dans un monde coranisé, s'incrit mes amis dans la logique capitallahistique qui reste et demeure notre ultime destinée...Sur cette conclusion pas très inspirée, je vous salue tous et vous souhaite une belle soirée.  

17 janvier 2019

Zaba Kaaba

Je vous souhaite, chers amis, une bonne année 2019. Je vous souhaite également un joyeux an huit après la fuite en Arabie Saoudite. Rappelez-vous, c'était un 14 Janvier 2011, jour historique de la Révolution. Ce fut ce jour où Zaba le mauve fit ses valises vers Djeddah. Ben Ali qui nous a terrorisé durant 23 ans de Dictature, nous a révélé en moins de 24 heures, qu'il n'était qu'un piètre tigre de papier, selon l'expression de feu Tarak Mekki.

exodus

(Dessin publié ici le 8 Janvier 2011)

Le grand mauve, a depuis plongé dans le silence. Des tas de rumeurs avaient circulé quant à son éventuel AVC (voir ici) ou son cancer. On avait même raconté à l'époque qu'il s'était fait larguer par Leila la diablesse (voir ici). Quant aux mauves restés sur place, ils ont du faire profil bas le temps que se dissipe la tempête révolutionnaire.
Je ne vais pas ici vous faire l'historique des 8 années qui ont suivi, mais vous témoignerez avec moi en toute objectivité, que le mauve a très vite repris du poil de la bête et l'on est presque en droit de penser que Ben Ali depuis sa planque saoudienne, manigance avec les renseignements saoudiens et leurs acolytes émiraties, contre notre démocratie balbutiante.

Dans les cercles de discussions sebkhiques, on raconte qu'Essebsi est l'agent de cette déstabilisation diabolique. Pion idéal du rétablissement du vieux monde, le loup gâteux de Carthage a été cependant boudé un temps lorsqu'il s'était marié avec Ghannouchi. Mais maintenant qu'il a officialisé sa rupture avec les islamistes (septembre 2018, voir ici), on peut être certain que la machine malvo-wahha(grosse)bite tournera à plein régime en vue des élections législatives et présidentielles de fin 2019. Objectif : exterminer les islamistes et rétablir l'ordre ancien. (Tout ça bien entendu est à inscrire dans la guerre que livrent les saoudiens contre leurs ennemis jurés qataris, eux-mêmes sponsors officiels des frères musulmans dans la région...z'avez compris quelque chose ?) 

500 millions de dollars

Une dépêche de la TAP passée complètement inaperçue, nous informe laconiquement que l'Arabie Saoudite vient d'accorder un prêt de 500 millions de dollars pour le budget de l'état tunisien (voir ici). Silence radio, personne n'en touche mot. Ridha Chalghoum, actuel ministre des finances, s'est rendu en terre allahique pour signer le dit crédit ce 14 Janvier 2019 annonçant "hisser la coopération financière tuniso-saoudienne à un palier supérieur" (Pour trouver la bonne info, il faudra maintenant consulter ce site d'info chinois, ici).

Ils ont choisi le 14 Janvier pour nous rappeler combien nous pouvons hisser notre Révolution au plus profond palier de notre cul, tant notre dépendance à la machine malvo-wahha(grosse)bite reste et demeure notre unique destinée. Pour rappel, ce Ghalghoum était ministre des finances sous Zaba. L'ironie du sort voudrait que celui-ci eût été nommé ministre un 14 Janvier 2010 (source wikipédia) soit une année, jour pour jour avant la Révolution. Je sais, c'est le hasard des calendriers, mais tout de même, avouez que le hasard se joue de nous...

Essebsi gracie le Goebbels mauve

Pour nous narguer encore plus, le loup gâteux de Carthage, signe ce 10 décembre 2018 une "amnistie spéciale" au profit de Borhane Bsaïes, ex-propagandiste mauve devenu entretemps haut dirigent du parti d'Essebsi (voir ici). Rappelons que Bsaïes a été condamné par la justice à 2 ans de prison ferme et à une amende dans une affaire de corruption aggravée et d’emploi fictif. Vous remarquerez qu'encore une fois, ils ont bien choisi leur date : le 10 Décembre, jour du 70ième anniversaire de la Déclaration des Droits de l'Homme pour gracier celui qui fut le premier défenseur de la répression des Droits de l'Homme sous Ben Ali. Hasard de calendrier direz-vous ? Et puis dans 70 il y a 7 ou c'est moi qui voit du mauve partout ?
Tout ça ne sent pas très bon les amis. L'occasion pour moi de vous rappeler qu'il y a 10 ans, commentant le 60ième anniversaire des Droits de l'Homme j'écrivais ceci (Voir ici). Certes on l'a eu notre Révolution depuis, mais avec tout ce qui se prépare en ce moment, ça sent un peu le roussi et le retour à la manière Sissi de l'ordre établi. 

Zaba Kaaba

Et comme si tout cela ne suffisait pas, Zaba nous nargue en personne en célébrant depuis son exil à Djeddah, le mariage de sa fille avec un ex-rappeur de la révolution. Toute la Tunisie n'a pu rater sur internet la photo d'un Ben Ali posant avec Leila Trabelsi auprès des deux tourtereaux. Une famille enfin réconciliée, avec un Zaba papi, une Leila pieuse, un garçon du peuple, et la belle princesse qui s'est enfin débarrassée de l'antipathique Sakher el Materi (voir ici). Le magnétisme a vite opéré et l'inconscient collectif mauve s'est mis en marche...

 ZABAJEDDAH

Dans les cercles de discussions sebkhiques on raconte que la dernière visite de MBS à Carthage (fin Novembre) a porté sur le nouveau pèlerinage à Djeddah (voir ici). Alors que le monde entier évitait d'approcher l'assassin de Khashoggi, le loup gâteux de Carthage a bien voulu le recevoir pour discuter des modalités de ce pèlerinage. En vue du grand retour de Zaba à Tunis, il était important d'envisager cette étape, nécessaire à la préparation psychologique du peuple tunisien.

Pourtant, quelques temps après la révolution, de nombreuses délégations de mauves ont entamé secrètement les premières circumambulations. Mais bientôt, grâce à l'alliance malvo-wahha(grosse)bite, les Ben Simpsons pourront également se rendre en vol charter dans la ville sainte. Ce fut d'ailleurs un des points discuté avec le Prince. Le 7 Novembre 2019, juste avant les élections, le pélerinage sera couvert par Bensimpsonnews et Leaders qui annonceront depuis Djeddah le retour en grande pompe du sauveur de la Tunisie...

Conclusion

Je ne vais pas rajouter du noir au mauve, mais avouez que l'année 2019 s'annonce très difficile. Avant que la guerre généralisée n'éclate je vous livre ci-joint une photo de famille dans laquelle règne encore un calme relatif avant la tempête.
Encouragez-moi à suivre l'actualité et souhaitez pour le bien du pays que Boukornine ne me donne plus raison...

PSYCAR00

 (Dessin publié sur Nawaat ici)

27 octobre 2018

Les larmes mauves

Il est incroyable de constater combien les grands médias tunisiens ont réussi à nous faire détester la Liberté d'expression.
J'en suis moi-même arrivé à souhaiter la fermeture de ces espèces de vomisseuses d'insanités et de bêtise humaine. Dans la recherche cupide de rente publicitaire, le paysage audiovisuel tunisien a supplanté la propagande de Ben Ali dans l'art du travestissement de la réalité. Dans une croissante inondation généralisée du buzz, du bling bling et de bigoterie, la vérité semble s'être noyée dans les abysses de la sebkha.   

Télé poubelle  

J'avoue avoir perdu ma patience des années Zaba. A l'époque je pouvais encore faire une sélection d'émissions ou d'articles de presse pour examiner à la loupe la tumeur mauve. Aujourd'hui il devient difficile avec la démultiplication de sources d'informations, de trouver sur quoi m'appuyer pour étayer mon propos. J'ai même l'impression de participer moi-même à la surenchère et à la diversion par certains de mes dessins. Je vois ce mal, je le ressens, mais j'ai vraiment beaucoup de difficultés à le saisir. Alors je vais procéder par intuition, en me basant seulement sur mon ressenti:

- Mohamed Boughlab: chroniqueur devenu célèbre par ses coups de gueule contre ses invités. Il sévit en ce moment sur la chaîne privée Attessia TV dans l'émission "Rendez vous 9". Son air de bulldog noeud papillon, n'aide pas à le rendre sympathique, mais c'est voulu. Son arrogance systématique et son "éloquence" mise seulement au service de l'attaque facile, rend impossible toute discussion. Le but non avoué de l'émission est de générer du clash sous couvert de débat politique. Ceci, bien entendu, explose les recettes publicitaires, mais profite aussi à certains invités populistes passant pour des victimes. Ce fut le cas de l'ultra-mauve Abir Moussi qui a décidé de porter plainte contre le journaliste et qui a mobilisé ses troupes autour d'elle pour crier au scandale. Voilà comment, grâce aux aboiements de ce prétendu chroniqueur politique, les fachos gagnent en visibilité (voir ici).

-Sur la chaîne concurrente Elhiwar, l'émission "Oumour Jeddya" signe la décadence totale de la télévision tunisienne. Si Allah devait me torturer en enfer, il pourrait me faire subir le supplice d'Alex dans "Orange mécanique" en paralysant mes paupières pour garder mes yeux grand ouverts sur le spectacle de cette horrible assemblée d'une blonde botoxée, d'un cheikh chéchia, d'un homosexuel homophobe, d'un bigot chanteur et d'un clown mégalo. Heureusement qu'Allah n'existe pas, mais ça c'est autre débat.
Dans cette diabolique émission, combinant show à l'occidentale et conservatisme religieux, l'animateur s'amuse à piéger au téléphone des hommes mariés cédant aux avances explicites de la blonde de service. Le public applaudit et la blonde affiche le sourire sadique de la police des moeurs contente d'avoir démasqué un infidèle (voir ici). 

Entretemps, la police tire...

Cette "Liberté d'expression", acquise au prix de nombreuses victimes de la police de Ben Ali, passe sous silence le décès de citoyens tombés sous les balles des forces de l'ordre. Notons que le système policier s'accommode très bien du cirque médiatique insensible qu'il est, au sort des classes populaires, premières victimes de ces abus. Comme à l'époque de la censure d'Ammar, passent ainsi inaperçus les bavures policières. Le site Inkyfada fait la liste de ces victimes dans cet article de Juillet 2018 (voir ici). Notons à cet effet, qu'à part Inkyfada ou Nawaat, rares sont les médias à pouvoir fournir de l'information fiable et continue sur ces questions. Notons que ces deux médias garantissent leur indépendance grâce au financement étranger qui les libère de la dictature publicitaire et son système capitallahopolitique sous-jacent. Le financement étranger est un autre débat qu'il serait sain d'aborder dans un autre article. Par contre, on peut toujours compter sur les mouvements citoyens pour maintenir la pression contre l'amnésie programmée. Le vaillant site Takriz nous fournit par exemple la liste des 106 victimes morts par balles sous le mandat de Friaa (voir ici).

Il y a quelques jours, un énième jeune tunisien, Aymen Othmani, âgé de 19 ans est abattu par un agent des douanes (voir ici). Vous verrez que la Justice traînera des pieds et que les criminels courront toujours, comme la plupart des autres affaires de bavures policières. Et entretemps les médias continuent leur cirque, tandis que le sentiment d'injustice croît et le génie colérique de la foule se reconstitue, doucement, pas à pas, mais cette fois, il n'épargnera plus personne.  

Les larmes de crocodile d'Ahmed Friaa

Ce contexte de violences policières, nous replonge dans le triste souvenir des dernières heures de Ben Ali. Ce fut sous la direction d'un certain Ahmed Friaa, prenant tout juste ses fonctions de ministre de l'intérieur, que la répression s'est faite sentir. On comptait alors des dizaines de morts et de blessés sous le feu d'une police déchaînée. Quelques mois après la chute du régime, Friaa et autres hauts responsables du régime furent blanchis par un tribunal militaire au Kef. Seul Ben Ali (les absents ont toujours tort!) fut condamné. Voici un dessin de Juillet 2011 extrait de ce post (voir ici):

benaliproces

A l'époque, l'opinion demeurait sceptique quant à l'indépendance d'un tel tribunal. Il était trop tôt pour faire confiance à une Justice écrasée durant un demi siècle par l'exécutif. Seuls les orphelins de la dictature voulaient y croire, telle que le quotidien La Presse qui décrivait en ces termes le procès: "Une justice libre, indépendante, sereine et qui oeuvre dans la transparence totale, une justice qui n'a rien à cacher et dont l'intervention se situe dans le cadre des législations en vigueur, garantissant à chaque citoyen le droit un procès équitable et à la défense de ses intérêts". Cet article annonçait déjà le retour des plumes mauves. 
Les années sont passées, et tous ces mauves rescapés se sont fondus dans la masse, créant leurs nouveaux partis ou s'alliant tantôt aux islamistes ou aux nidaïstes, ni vus ni connus.

C'était sans compter sur le dispositif de la "Justice Transitionnelle", dernier bastion de la Révolution, capable de supplanter "l'autorité de la chose jugée". C'est à travers l'Instance Vérité et Dignité (IVD), organe constitutionnel de la dite Justice transitionnelle, que l'ancien ministre de l'intérieur Ahmed Friaa s'est retrouvé en ce mois d'octobre, interdit de voyage. Il sera donc rejugé sur les massacres qui ont eu lieu sous sa direction. (Pour plus de précisions, lire cet article de Hatem Nafti)

Mais voilà, à peine les médias ont ils appris cette nouvelle qu'ils lui ont ouvert leurs plateaux, que les journalistes ont sorti leurs plumes mauves pour défendre cet "homme intègre", "ingénieur de haut vol", victime de la diabolique Sihem Ben Sedrine, présidente de l'IVD. Il est étonnant de constater cette solidarité tribale entre ces gens à chaque fois qu'un des leurs est menacé. Vraiment étonnant ! Friaa devait être lui même surpris de ce soutien au point d'exploser en larmes sur le plateau de "Rendez Vous 9" d'Attessia TV (voir ici)...
 Friaa

Ce tribalisme alimenté par les médias pousse des centaines de manifestants à Zarzis, à exprimer publiquement leur soutien à l'un des leurs (Friaa est originaire de cette ville) et ce au mépris du principe de la Justice Transitionnelle et des victimes des massacres de son ministère (voir ici). 

Conclusion

Cette caste médiatico-politique, malgré ses réflexes pavloviens et sa solidarité tribale, n'est pas tant en train de préparer le terrain au retour du mauve et de l'ancien régime. Elle fait tout le contraire. Elle déroule malgré elle le tapis mauve pour qu'islamiteux, tartouristes et autres populistes de tout poil, essuient bien leurs sales pattes dessus.
En attendant les élections de 2019, je vous invite chers amis, à contribuer à la rédaction du saint Sebkhan, qui est toujours d'actualité (voir ici). Il s'agit du texte sacré de notre nouvelle religion le Boukornisme, seul salut possible face à la déconfiture générale. Répétez-donc tous avec moi:
لا بوكرنين الاّ بوكرنين، ولا سبخة الاّ السّبخة     

07 septembre 2018

Quand Bendir Man se marie avec...le Système

Ce n'est pas parce que le bateau coule et que le pays dégringole, que nous devons parler du trou dans lequel nous allons tous nous enfoncer. Pour ce post de fin d'été, j'ai voulu au contraire évoquer un sujet "pipole" plutôt léger pour détendre un peu l'atmosphère. Rien à foutre de Chahed, de Taboubi ou d'Essebsi, parlons plutôt du mariage de notre chanteur national: Bendir Man.
 
Si j'évoque ici cet évènement supposé relever de la sphère privée, c'est parce que le marié semblait vouloir y donner une dimension  publique. Facebook pendant une journée, s'est transformé à cet effet, en album photo des noces du chanteur posant avec toutes les figures de la scène politique tunisienne. Nous avons vu défiler du Zaballah, du Marzouk, du Hammami, du Zenaïdi (voir ici). Mauves, bleus et rouges étaient au rendez-vous dans la coquette mairie de la Marsa. Les âmes romantiques ont peut-être vu dans cette "diversité" une belle image d'une Tunisie réconciliée réunie pour célébrer le mariage d'un artiste militant. En ce qui me concerne, je n'y ai vu qu'une énième illustration de cette Tunisie incestueuse multipliant les alliances contre nature et pratiquant ces partouzes généralisées où hommes d'affaires, médias, artistes et politiciens forniquent dans tous les sens dans les mosquées, les usines, les stades ou le parlement. Mais ce qui, en le cas d'espèce, interpelle plus que tout, c'est de constater ce phénomène contaminer les anciens camarades de lutte contre le Système...  

Bendir

Peut-être qu'en effet, depuis la fuite de Ben Ali, le Système n'est plus. Bendir Man comme beaucoup d'autres ont compris que seuls les aigris et les jaloux continuent à entretenir cette vision manichéenne d'un monde divisé entre les méchants et les gentils.  Bendir Man, en effet n'est pas le seul de notre "génération maudite"à s'être marié avec le nouveau système. Il serait intéressant d'examiner de près ce processus de mutation post-révolutionnaire qui a frappé nombre de nos anciens "camarades". Attention chers amis, en disant tout cela ne pensez surtout pas que je me place au dessus de la mêlée. Attendez mes noces à la Sebkha et vous verrez !

* "Génération Maudite" (ou "Awled Ammar") est le titre d'un documentaire de Nasreddine Ben Maati sorti après la Révolution, et qui retrace le parcours des différents cyberdissidents qui ont marqué les dernières années de la Dictature. J'en parle ici dans cet article.     

27 août 2018

L'Ultra Ben Simpson

Le facebook tunisien a été frappé hier par une secousse de magnitude 10/10 sur l'échelle de la connerie.
L'épicentre de ce séisme a été localisé dans le crâne d'une Ben Simpson qui avait tenu des propos ouvertement racistes et homophobes*, provoquant ainsi contre elle, un tsunami d'injures et d'indignations. Saluons à ce propos, cette saine réaction de la communauté facebookienne et profitons de ce micro fait-divers, pour rappeler que cette malheureuse Ben Simpson n'est pas un cas isolé. 

ULTRABENSIMPSON2

Le racisme, l'homophobie et tous ces ismes puants sont équitablement répartis dans toutes les cultures humaines. Cependant, de nombreuses sociétés ont compris qu'il était urgent de remédier à ces expressions de haine par l'éducation et la culture. L'histoire a démontré à plusieurs reprises les horreurs que peut provoquer la banalisation de ce mal ordinaire. Permettez-moi cependant de rappeler que nos contrées arabo-musulmanes bégaient lourdement sur ces questions et semblent même vouloir laisser l'eau couler sous les ponts...
Cette "Ben Simpson" dont je tairai le nom, comme je vous le disais, n'est pas un cas isolé. J'ai pu constater depuis ces nombreuses années de bloggings, l'incroyable réservoir de haine exprimée envers les minorités de couleur, de religion, les athées, les homosexuels bref tout ce qui se démarque de la majorité. Beaucoup plus troublante cette haine lorsqu'elle est exprimée par la bourgeoisie prétendument éduquée, qui se vante d'être bourguibiste, qui affiche son modernisme et qui voue pourtant une haine assassine envers l'intégrisme religieux.
On peut se poser sérieusement la question de savoir quel filtre intellectuel utilisent ces gens, quand ils analysent l'actualité, quand ils s'interrogent sur l'Histoire de l'humanité, eux qui justement seraient plus instruits que la moyenne? Comment, par Boukornine! peuvent-ils encore perpétuer des schémas idéologiques aussi périmés et dangereux ?

Avant de vous livrer mon interprétation, je partage avec vous un exemple éloquent d'une autre Ultra-Bensimpson. Cette dame est médecin et a tenu récemment des propos homophobes appuyés par des arguments scientifiques. Elle était à deux doigts de citer en référence les expériences eugénistes du troisième Reich dans un de ses commentaires. Voilà donc, comment cette dame, qui rajoute Didon à son nom, se projette dans le monde. On lit ceci sur sa page de présentation: 
"Arabe Tunisienne polyglotte et Francophone... Musulmane par respect pour les fondamentaux de mon pays". Je vous épargne le reste qui n'est qu'étalage de pedigree, de trophées, de mépris pour ceux qu'elles qualifie de "limités" et je vous laisse savourer la conclusion: "Je ne veux pas aller chercher ailleurs mes origines car les gènes de ma famille sont honorables et purs puisque ils n’ont jamais été mêlés à des génomes étrangers!!!" (voir ici)

Mon interprétation

Mes amis, demain c'est le onzième anniversaire de mon blog DEBATunisie, et je crois que je vais boire quelques coups plutôt que de me livrer à des interprétations anthropo-psychologiques à deux balles. Permettez-moi cependant de noter qu'il y a un "sacré" dénominateur commun entre cette schizophrénie Ben Simpsonnienne et notre Constitution: les deux se vantent d'être républicains mais adorent rappeler au préalable que la religion de Jed bohom est l'Islam.

Dans une discussion facebookienne, cette dame s'en est prise aux homosexuels, considérant qu'ils ne méritaient pas d'être qualifiés d'êtres humains. Elle s'est faite durement sermonnée par un homme de peau noire à qui elle adressa cette réponse: "Depuis quand les nègres ont ils le droit à la parole, ils t'ont sorti de l'esclavage tu te crois permis de tout ? Ramenez-moi ce fouet que je lui donne une petite correction qui, peut-être lui remettront ses origines de petit esclave en place. Si ce n'était l'Islam tu seras toi et ta petite famille encore sous le fouet petit trou du cul de négro...laideur stupidité ignorance et bêtise la totale"

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12 août 2018

Les Anticolibés

D'habitude ils sortent le vendredi. C'est un Samedi pourtant qu'hier, nous les avons vu manifester en grand nombre au Bardo, contre le rapport de la COLIBE (voir ici). Ce désormais très polémique rapport qui agite l'opinion depuis quelques semaines, n'a pourtant rien de révolutionnaire. ll propose simplement un cadre législatif propice à une meilleure protection des libertés et des égalités, dans la stricte continuité de la Constitution de 2014. Mais voilà, pour les allahistes, accorder plus de libertés à l'individu ou reconnaître à la femme les mêmes droits que l'homme, c'est péril en la demeure.

Comprenez bien chers amis, un allahiste habite dans une cage psychologique appelée communauté (oumma). Il ne supporte pas la lumière extérieure car elle lui révèle les barreaux de sa cage. Et pourtant, la COLIBE n'est pas la lumière qu'on aurait pu espérer: portée par un président gâteux sans envergure, et très frileuse sur certaines libertés (l'homosexualité notamment*), ce rapport a quand même réussi à déchaîner la rage des allahistes. Le plus étrange dans tout cela, c'est qu'aucun mot, aucune phrase, aucune proposition de loi dans ce timide rapport, ne les oblige à sortir de leur cage... Pourquoi donc tout ce boucan ?  

ZOO-COLIBE
Et puis surtout: Pourquoi tiennent-ils à ce que l'on reste enfermés TOUS avec eux dans leur cage ?

Conclusion

Même si cela nous coûte philosophiquement, même si nous serons entourés de tous les Ben Simpsons de la terre, marchons quand même demain 13 août pour sauvegarder la diversité des espèces qui peuplent le Zoo du Belvédère ! 

* Le rapport de la COLIBE compte 230 pages que vous pouvez consulter sur le site de la commission. Un résumé moins indigeste est disponible ici. Alors que j'ai cru avoir tout lu, un ami m'a alerté sur l'article concernant l'homosexualité. A la page 15 du résumé, il est question de "maintenir le caractère délictuel de l'homosexualité et de remplacer la peine encourue par une amende" (traduit de l'arabe par le sebkhiste Maxula). Vous me direz qu'ils ont au moins osé supprimer le test anal et que c'est déjà ass? Merde alors! 

11 août 2018

COLIBE versus CORAN

Se joue en ce moment en Tunisie un match très serré entre les COLIBISTES et les CORANISTES. Les premiers défendent le COLIBE*, projet réformiste qu'ils souhaitent présenter au parlement. Les seconds dénoncent ce projet l'accusant de vouloir porter atteinte au CORAN. Une marche sera prévue demain, samedi 11 Août par la Coordination Nationale de Défense du CORAN, pour protester publiquement contre un tel affront (voir ici). Quant aux COLIBISTES, ils appellent leurs supporters le 13 août à manifester en faveur de leur texte (voir ici).

Relevons cependant la terrible injustice entre les deux camps: les COLIBISTES dans cette compétition, partent avec l'énorme désavantage de se voir lâchés par le créateur de leur commission (le président Essebsi). Celui-ci risque fort de leur faire faux bond le 13 Août, jour prévu de l'éventuelle présentation du projet. En revanche, leurs rivaux CORANISTES, ne risquent en aucun cas de voir l'auteur présumé de leur texte (le dénommé Allah) les désavouer publiquement...Et cela même si celui-ci désapprouve...et surtout si celui-ci n'existe pas !

COLIBE

*COLIBE: La commission des libertés individuelles et de l’égalité (COLIBE) a été créée par le président de la République Tunisienne Béji Caïd Essebsi, le 13 Août 2017. La commission est chargée de préparer un rapport concernant les réformes législatives relatives aux libertés individuelles et l’égalité, conformément à la constitution du 27 Janvier 2014, ainsi qu’aux normes internationales des droits de l’Homme.

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05 août 2018

Comment dessiner un prophète ?

Désolé pour l'article qui va suivre et les caricatures qui risquent d'en heurter plus d'un, mais comprenez-moi, je ne peux apporter de constructif à la chose publique que mon impertinence picturale. De tous les sujets que j'aurais pu traiter (et il n'en manque pas), je retiens la prière collective de quelques allahistes sur l'Avenue vendredi dernier (voir ici). Ils étaient quelques dizaines à exposer leurs culs au ciel en signe de protestation contre le rapport de la Commission des Libertés individuelles et des égalités (COLIBE). Si cette commission présidée par Bochra Bel Haj Hmida, hérisse le poil de nos barbus et d'une large frange de la société, c'est parce qu'elle remet la question des libertés individuelles au coeur du débat public. Ce rapport n'est même pas arrivé au parlement, que des marches et des manifestations parsèment le pays depuis quelques semaines (voir ici et ici).
Alors que le pays traverse la plus dangereuse de ses crises politiques et sociales, comment expliquer que de tous les sujets, ce soit ce texte qui mobilise la foule?

La main de Zaballah, d'Erdogan, ou du Qatar ?

Si évidement il y a toujours de la récupération politique quand il s'agit de religion, n'oublions pas que la main cachée derrière ces cirques allahistes, demeure la main d'Allah en personne. Ou plutôt son prophète. Ou pour être plus précis, la main du "général" Oqba Ibnou Nafi qui en 670 occupa l'Afrique du nord et y parsema une idéologie politique révolutionnaire à l'époque, l'Allahisme.

Tout ça pour dire mes amis, que lorsque l'on touche au religieux, nous ne faisons pas face à un parti (Ennahdha en l'occurence), ou à un pays étranger. Nous nous heurtons au temps long de la Civilisation. Nous nous confrontons à une réaction quasi allergique d'un corps constitué depuis 14 siècles et qui s'emballe à la moindre piqûre de moustique, ou pour un simple "quolibet". L'allergie étant un phénomène d'exagération pathologique de la réponse immunitaire. Puis surtout, il s'agit ici d'un sujet très sensible pour le dogme: la reconnaissance de "l'individu" (sans même parler de sa liberté) constitue en soi la menace par excellence de l'idéologie religieuse qui ne reconnaît l'individu qu'en tant que membre d'un corps monolithique indétachable. 

La Révolution plutôt que la Réforme

Depuis le 14 Janvier 2011, date de la chute de la dictature (désormais, je n'emploierai plus le mot Révolution), il n'y a eu que des projets de réforme. Tous, depuis la Constitution jusqu'au COLIBE se sont heurtés au dogme religieux. La lâcheté des politiciens, telle que l'a manifestée récemment le Président Essebsi, n'assumant pas la réforme proposée par la Commission des Libertés individuelles et des égalités, commission qu'il aurait lui même créé, est une énième illustration de la lâcheté politique de tous ceux qui ont défilé dans l'arène du pouvoir depuis la fuite de ZABA, un autre lâche notoire. 

Bien sûr, nous devons soutenir tout projet de réforme et il est important d'applaudir et de saluer l'effort de cette commission. Mais n'en attendons pas plus que ce qu'elle ne peut. Tant que ces initiatives demeurent inscrites dans un "agenda" politique elles ne seront que du pipi de chat (ou en l'occurence du pipi de papi) face au colosse qu'est la religion. Rappelons encore une fois, que la religion n'est pas le temps court du politique, c'est l'agenda politique du prophète sur 14 siècles et ça s'appelle le Coran.
Sachant qu'en plus de tout cela, la gauche a déserté le terrain de la lutte contre le religieux, il ne reste qu'à mener la lutte à échelle individuelle de la manière la plus offensive en manquant assumément de respect au dogme. Tout à fait! Quitte à heurter nos proches et les gens que nous aimons, nous ne devons plus y aller de main morte. Il n y a aucune raison rationnelle à vouloir caresser dans le sens du poil une idéologie débilitante, qui est aujourd'hui facteur de sous-développement et cause principale de la faillite de nos sociétés. Cette religion n'est plus que le refuge de notre défaite collective. Pour vous en rendre compte, je vous invite à lire dans chaque "Allah Ghaleb" prononcé par un compatriote, la manifestation évidente de cette lâcheté et paresse intellectuelle appelée communément ISLAM. Jusqu'à la pénurie des médicaments qui ravage le pays, voyez-y une énième manifestation du Allahghalebisme général. 
Mes amis, nous sommes minoritaires mais nous les fatiguerons en banalisant notre manque de respect. Nous ouvrirons les yeux à d'autres et nous serons nombreux, non pas pour imposer notre pouvoir, ou pour créer un organisme, ou un parti. Il ne s'agit pas de retomber dans le piège du groupe, du corps soudé, de la masse ou du troupeau. Nous ne voulons que libérer l'individu de l'emprise du dogme et ce par la "désallahisation" de la chose publique. Mais pour cela il faut jouer collectif. Car la Révolution Culturelle à laquelle nous aspirons, ne peut être que collective !

Ma participation

Avant de parler de ma modeste personne, je rappelle que notre société pullule d'individus, filles et garçons, très actifs dans cette lutte. Certains sont discrets mais efficaces à leur échelle. Mais, j'aimerai rendre hommage à celui qui est considéré à tort comme un fou: Jalel Brick; l'infatiguable attaquant de l'Islam. J'emploie à dessein le terme footballistique d'"attaquant", car dans le contexte de la guerre que livre l'allahisme sur les libertés, on ne peut pas se contenter de jouer en défense. C'est la stratégie de l'attaque qu'il s'agit d'adopter. Jalel Brick est censuré, vilipendé, menacé de mort mais il résiste et marque des buts. Rendez-vous sur sa chaîne Youtube (ici) avant qu'elle ne soit à nouveau coupée.
Dans cette révolution culturelle, pour jouer collectif, il faudra relayer et mettre en valeur toutes ces initiatives personnelles. 
Et donc, pour revenir à ma "modeste" contribution, je continuerai dans l'anonymat, à blasphémer par le dessin et par le texte dans l'irrespect et l'irrévérence la plus assumée. A ce titre je vous livre ci-dessous un manuel de résistance par le dessin blasphématoire, qui rendra fous les allahistes. Comme la coupe du monde, je rééedite tous les 4 ans un nouveau manuel. En 2010 c'était "Zaba pour les nuls" (voir ici), en 2014, "Tartour pour tous" (voir ici) et cette année je présente "la fête au prophète":
Il s'agit de la même méthode de dessin dont je vous livre à chaque fois le secret pour que merde, je ne sois plus le seul dans ce bled à toucher au sacré.

Exercice

Munissez vous de feuilles A4, d'une règle, d'un crayon, d'une gomme, d'un compas, d'un stylo ou feutre fin. Sur votre page orientée en mode portrait, dessinez à l'aide de votre règle un tableau de 3 colonnes sur 4 lignes composé de carrés de 6 cm par 6. Tirez des diagonales pour situer le centre géométrique de chacun de vos carrés. Placez ensuite la pointe de votre compas sur le centre du premier carré, puis tracez un cercle de 1.5cm de rayon. Suivez les instructions sur chacune des figures suivantes.
Attention! avant d'entamer la sixième case, vérifiez que votre fenêtre et votre porte soient bien fermées. Éteignez votre téléphone portable, puis foncez!    

PROPHETIES01

Si vous avez terminer votre prophète, ouvrez discrètement la fenêtre et vérifiez que le soleil ou la lune sont toujours en place. Ensuite, connectez-vous sur internet ou CNN pour savoir si aucune météorite n'a percuté la planète. Après vous être bien assurés que l'apocalypse n'a pas eu lieu, vous pouvez alors enchaîner la série suivante:

Lâchez-vous !

L'avantage avec un prophète c'est la richesse de ses titres, noms et autres dénominations. Entre l'arabe et le français vous avez toute latitude pour multiplier les jeux de mots. Exemple: 

PROPHETIES02

Ou encore...

PROPHETIES03

Ou encore...

PROPHETIES04

Bref, les possibilités sont infinies, et vous pouvez vous faire aider par vos amis, dans la joie et la bonne humeur.
Par contre, et pour que vous soyez bien prévenus: en plus des barbus, ce seront vos proches, vos cousins et les amis que vous pensiez tolérants qui vont vous traiter de tous les noms d'oiseau. La chatte de votre mère surtout s'en prendra plein la gueule. Restez zen, et dites-leur avec le sourire, que le jour où baissera d'un ton l'appel à la prière à 5 heures du matin, le jour où vous continueriez à savourer votre bière sur l'avenue en plein mois de Ramadan, le jour où votre mère (la pute) sera reconnue l'égale de votre père devant la loi, bref le jour où ils dégagent toutes leurs allaheries de la Constitution pour ne plus donner d'excuse aux défilés de culs de barbus sur l'avenue, Alors oui! peut-être enfin ce jour, nous cesserons aussi d'évoquer Allah et de caricaturer son prophète pour parler enfin des vraies questions qui concernent notre société.
Rappelez-vous chers amis d'une évidence : Personne ne les a empêché de croire en Allah, Mannoubia, Boudha, Krichna ou aux extra-terrestres. Mais alors, pourquoi merde persistent-ils à vouloir nous imposer leur foi ?

Conclusion

Pour finir sur une note optimiste, je relaie ici une initiative héroïque, qui montre encore une fois que face à l'échec du troupeau, notre salut collectif tient aux individus. Le coup de coeur de la Sebkha est attribué donc à Mohamed Oussama Houij, qui parcourt à pied depuis des semaines les côtes tunisienne de Mahdia à Slimen. Sur son chemin il nettoie la crasse et la saleté d'une société qui plutôt que de sacraliser son environnement naturel, préfère sacraliser l'abstraction allahiste (pardon, je n'ai pas pu m'en empêcher). Suivez-le sur sa page Facebook "300 kilomètres", qui outre l'aspect écologique, se présente comme un très beau carnet de voyage. Ce dernier post devait lui être entièrement consacré avec une caricature dédiée. Mais il m'était plus facile de dessiner un prophète périmé que d'illustrer la nouvelle prophétie de ce jeune homme.

Ainsi, sur cette note positive, je vous salue chers amis depuis ma sebkha estivale, en espérant trouver toujours l'énergie pour caricaturer tous ces emmerdeurs d'il y a quatorze siècles à aujourd'hui.

PS: à tous les anti-allahistes qui ne savent pas dessiner et qui sont plus à l'aise avec les mots, il y a la possibilité de faire de la caricature verbale, en rédigeant votre propre texte sacré. Pour montrer que vous n'avez pas besoin de l'ange Gabriel pour fabriquer une religion, abonnez-vous sans plus attendre à la page "Bar 7ira" et participez à la rédaction du Sebkhan, texte sacré de ma nouvelle religion, le Boukornisme. Répétez avec moi:
لا بوكرنين الاّ بوكرنين، ولا سبخة الاّ السّبخة          

04 juillet 2018

Première dans le monde arabe: un cheikh femme élu à la tête d'une capitale

La nouvelle a déjà fait le tour du monde. Souad Abderrahim vient d'être élue, ce mardi 3 juillet 2018, à la tête de la ville de Tunis (voir ici). Elle est de fait la nouvelle Cheikh de la Médina. Candidate du parti islamiste de Zaballah, cette pharmacienne de 53 ans peut être fière de son exploit...

souadabderrhaim

Sa victoire divise l'opinion. Certains s'en réjouissent simplement parce qu'elle est femme. D'autres s'en lamentent parce qu'elle est zaballahiste. Rappelons que cette dame a quand-même tenu des propos qui sont restés gravés dans la mémoire collective. C'était en 2011, en plein affaire Persépolis (voir ici). Souad Aberrahim avait alors insulté l'honneur des mères célibataires, les considérant comme des déchêts de la société. Cela préfigurait-il déjà sa politique de nettoyage ?

Soyons sérieux

Nous savons que ce genre de saillie verbale n'est pas le propre des islamistes. Nos pseudos progressistes sont capables de plus belles. Notre président lui-même, digne héritier du bourguibisme, en a sorti des vertes et des pas mûres contre "la Femme". Rappelez-vous de son insulte sexiste contre Mehrezia Laabdi, alors vice-présidente de l'assemblée. C'était en 2014 (voir ici). Promenez-vous sur les murs facebookiens des Ben Simpsons et notez le machisme, l'homophobie et toute la bigoterie ambiante qui contamine notre bourgeoisie dite moderniste. Il n'y a donc pas de quoi se lamenter du zaballahisme de notre pharmacienne, il est à l'image de la majorité de nos concitoyens. 
En revanche, je m'étonne beaucoup plus de la bêtise de celles et ceux qui malgré les propos d'Abderrahim, se réjouissent de son élection, simplement parce que c'est une Femme. La première Femme élue à la tête d'une capitale arabe, répétent-ils en choeur. Pour eux ce qui compte, c'est le symbole, l'effet d'annonce, l'image! Encore cette foutue image. Ces gens font-ils exprès d'oublier qu'au nom de l'image et du symbole, on a failli se taper Leila Ben Ali présidente de la république ?

Conclusion

Comme toujours, ce genre de polémique nous égare des vraies questions. Car, en fin de compte, nous ne savons toujours pas en quoi cette zaballahiste qui a réussi dans l'épicerie des médicaments, serait légitime pour décider de l'urbanisme, de l'écologie et de la sociologie d'une cité aussi complexe que Tunis. Quelles visions porte cette dame, sur l'espace public, les espaces verts, le logement, les équipements culturels, le patrimoine, les mégaprojets, les réserves foncières autour de la Sebkha...et les flamants roses?