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DEBATunisie

31 octobre 2026

Des Chlékas à Moscou

Notre première ministre Sarra Zaafrani Zenzri a littéralement subjugué Vladimir Poutine lors de son dernier déplacement à Moscou pour le troisième sommet Russie-Afrique, les 28 et 29 octobre 2026 (voir ici).
 

 

Déjà célèbre auprès des Tunisiens pour ses apparitions dans les vidéoclips de la présidence, où elle interprète avec un talent rare le rôle exigeant de celle qui dit « oui » à tout ce que raconte le président, Sarra Zaafrani Zenzri, avec son Charisme de huître et son regard de lapin pris dans les phares, a pu voler la vedette à son homologue marocaine Fatima Ezzahra, présente elle aussi à Moscou.


Bref une véritable consécration internationale pour notre diplomatie et un bon coup de Chléka pour le rayonnement de la pensée et des idées révolutionnaires de notre président Kaïs Saïed dans le monde ! 

27 octobre 2026

Chléknobyl

La sainte Chléka ment comme elle respire. Ses déclarations et communiqués officiels ne sont que du vent, un vent qui, depuis cinq ans de pouvoir absolu, charrie un nuage radioactif contaminant la nature, la société et les esprits…

 

 

En effet, lors d’une récente réunion avec ses ministres de pacotille, Kaïs Saïed nous a resservi sa sempiternelle promesse de solutions qui, depuis sept ans, tardent à venir, mais qui finiront bien par arriver un jour…(voir ici)

26 octobre 2026

Chlékisation de la France

La situation en France se complique de plus en plus. L’attentat raciste qui a eu lieu à Trappes, en banlieue parisienne (voir ici), où un homme a tiré sur des personnes en raison de leur appartenance ethnique supposée (Noirs et Arabes), ajoute aux tensions sociales une dimension de guerre civile, celle des Blancs contre les immigrés.

 

En effet, le terroriste Kevin T. aurait justifié son crime par une volonté de vengeance contre « la racaille » qui a pillé les commerces lors des émeutes du 17 octobre. Il reprend ainsi à son compte le discours raciste largement propagé par les médias Bolloré & Co, selon lequel « les Arabes pillent les petits commerçants ». À l’image de cette chléka de chroniqueur, Charles Consigny, qui se fonde sur une scène de pillage au pied de chez lui pour affirmer que « les pillards, ce sont les enfants de l’immigration » (voir ici).

 

Cette dernière séquence, mêlant crise sociale et tensions raciales, est la conséquence directe de la politique de Macron qui, durant ses deux mandats, au nom d’un libéralisme débridé, s’est attaqué aux acquis sociaux et aux services publics, accélérant l’appauvrissement des uns et l’enrichissement indécent des autres, tout en déroulant le tapis rouge aux fascistes, devenus ses meilleurs alliés pour faire diversion et désigner les Noirs et les Arabes comme responsables de cette politique désastreuse.

 

Alors, quand ça pète, Macron parle de complot plutôt que de reconnaître sa responsabilité. Son entêtement et son refus de regarder en face les causes profondes de l’insurrection populaire en cours confirment l’image d’un homme imbu de sa personne, déconnecté du réel et seul contre tous…

 

Ça vous rappelle qui ?

 

20 octobre 2026

Émeutes en France

Les années Macron, c’est la casse du service public, le déchaînement des ultra-riches, le tapis rouge pour les fascistes et puis, surtout, le mépris de toutes les protestations dénonçant précisément la casse du service public, le déchaînement des ultra-riches et le tapis rouge pour les fascistes.

 

Alors, quand cette fois la colère populaire explose, c’est trop facile de voir les larbins du système et leurs relais médiatiques focaliser l’attention sur les casseurs, les pilleurs et les gauchistes…

 

 

Aussi facile que lorsque ces mêmes larbins du système focalisent l’attention sur le 7 octobre pour dénoncer le terrorisme, l’islamisme et l’antisémitisme, tout en invisibilisant les causes historiques qui ont conduit à cette explosion de violence (le 7 octobre 2023), à savoir la colonisation et le nettoyage ethnique à l’œuvre depuis 1948 en Palestine.

 

À ce niveau, ce n’est plus de la bêtise, c’est le mode de fonctionnement naturel de ce système bourgeois en situation de crise. Tous les voyants sont au rouge. Il lui faut nier sa propre violence pour mieux jouer les vierges effarouchées le jour où ça pète, et justifier ainsi les violences à venir.

 

Car voyez-vous, c’est la grande panique en ce moment ! Il n’y a plus vraiment le choix, et l’alliance avec les fascistes devient même une nécessité ! Avec la menace de voir une vraie gauche accéder au pouvoir, il y a vraiment le feu au château !

18 octobre 2026

Chlékarmement

On ne sait plus si c’est le résultat du désespoir général ou de la stupidité de masse, mais des milliers de Tunisiens partagent en ce moment sur les réseaux sociaux des images générées par l’IA, représentant des scènes imaginaires dans lesquelles Kaïs Saïed inaugure une gare de TGV (voir ici). D’autres images générées par l’IA dépeignent Kaïs Saïed en Hannibal des temps modernes, à la tête d’une puissante armée partie à la conquête du monde…

 

Chléka Char
 

Je complète à mon tour ce délire en diffusant les avancée technologiques de nos chlékingénieurs en matière d'armement. Ci-dessous, un cliché d’une arme secrète 100 % made in Chléka ! Il s’agit d’un char d’assaut de fabrication tunisienne baptisé Chléka Char (ou Tong Tank), qui va révolutionner l’industrie militaire.
 


La Russie et l’Iran nous en auraient commandé une vingtaine, ce qui fait trembler l’Amérique et Israël, inquiets de la menace que fait peser la Tunisie depuis que Kaïs Saïed a investi dans la recherche et la technologie grâce à ses fameuses entreprises communautaires (شركات أهلية) !


B54

 

Ceci est un autre cliché secret que j'ai réussi à obtenir de notre arsenal militaire qui fait trembler le monde :

 

 

Nos chlékingénieurs ne cesseront de nous impressionner par leur inventivité et leur patriotisme !  

16 octobre 2026

Tous dans la rue le 17 octobre !

Les amis, à l’appel de diverses organisations, nous sommes une énième fois invités à marcher contre la dictature. Certes, les marches du samedi se répètent et n’ont pas de conséquences immédiates sur un régime borné, bête et méchant. Elles servent au moins à resserrer nos rangs et à réunir, timidement, de plus en plus de personnes.

 

Certes, ces marches sont tolérées par la police et servent même d’alibi « démocratique » à un régime trop content d’afficher cette tolérance de façade. Mais nous sommes tous conscients que, sans une mobilisation massive, sans l’appui des classes populaires et sans une radicalisation du mouvement, la Sainte Chléka continuera à faire couler le pays en toute impunité…

 

Pour faire tomber la Chléka, il faudra, à un moment ou à un autre, la déloger de Carthage par la force, et rien que par la force…

 

 

14 octobre 2026

7 ans de chlékisme

Rendez-vous compte, chers amis, cela fait 7 ans jour pour jour que Kaïs Saïed est à la tête de la Tunisie. Ce dernier a pris ses fonctions le 23 octobre 2019, après son élection au second tour le 13 octobre. Plus de cinq ans de pouvoir absolu (si l’on compte à partir du coup d’État), durant lesquels ce sinistre personnage tient seul la barre de notre destinée, refusant tout débat, toute concertation et jetant par-dessus bord toute contestation.

 

Un crétin égocentrique qui, persuadé d’être le seul à connaître le cap, nous mène droit au naufrage et qui, alors que le radeau tunisien prend l’eau de toutes parts, ose encore promettre : « La volonté du peuple se concrétisera sur le terrain… » (voir ici)

 

13 octobre 2026

Chlékafé

Quand tombera la dictature, on gardera un bâtiment souvenir de la sainte Chléka dans lequel on mettra sous surveillance toutes les chlékas qui viendront lui rendre hommage et on fera attention à ce que jamais du comptoir ils ne passeront au Pouvoir. Ce sera à la fois un lieu de mémoire, une attraction touristique, un centre de recherche universitaire et surtout un piège à chlékas…
 

 

Cette image est une IA que j'ai produite sur Grok. J'ai demandé à l'IA d'imaginer un bâtiment d'angle au cœur de Tunis, avec une architecture typique du centre-ville donnant l'illusion de la tête de Kaïs Saïed telle que dessinée par le caricaturiste _z_. Au RDC, un café avec des auvents rouges, une enseigne "Chlékafé" et la ventouse orange de Saïed en guise de coupole d'angle.

7 octobre 2026

La Tunisie est un Titanic

Le paquebot Tunisie continue à prendre l’eau depuis le choc du 25 juillet 2021…chaque jour ça penche un peu plus. Sont partis ceux qui pouvaient quitter le navire et sont restés captifs des millions de Tunisiens grâce auxquels tient encore le bateau. Leur malheur est d’avoir nommé capitaine une chléka qui n’a jamais conduit de sa vie un pédalo et qui jour après jour les éloigne du bon port réduisant tout espoir de sauvetage à néant.

 

Cette chléka sait le châtiment qui l’attend si elle pose un jour les pieds sur terre d’où sa fuite en avant et sa politique de terreur contre les récalcitrants. Si les passagers commencent à comprendre que c’est de cette chléka que vient leur tragédie, ils n’arrivent à se mettre d’accord sur aucune stratégie. Le bateau coule et eux discutent et discutent encore alors qu’il suffirait de se rassembler autour de la cabine de commandement et de foncer à l’intérieur pour dégager le chlékapitaine après l’avoir Titaniqué bien profond.

 

L’équipage et le personnel naviguant s’inclineront. Puis on enverra à fond de cale tous les salauds. On fera très attention à ce que le prochain capitaine sache au moins conduire un pédalo. Il lui sera juste demandé de guider le paquebot au port le plus proche. On effectuera alors en silence de grands travaux de déchlékisation avant de reprendre le grand large et d’oser hisser le drapeau de la Tunisie…

 

5 octobre 2026

Toilettage législatif

ZABaïed vient d’apporter quelques modifications à plusieurs textes de loi, dont le fameux décret 54. C’est en se grattant le derrière, au matin du 29 septembre, qu’il a décidé de remettre tout ça au propre (voir ici).

 

Pas de quoi se réjouir pour autant : il ne s’agit malheureusement que de petites retouches superficielles, comme le remplacement, dans le décret 54, de la peine de cinq ans de prison par une amende de 20 000 dinars.

 

Alors, si vous voulez partager le dessin ci-dessous, pensez d’abord à vérifier le solde de votre compte bancaire…

 

 

30 septembre 2026

La tragédie de Yakin

Une adolescente du nom de Yakin a subi un viol collectif dans le quartier populaire de Mellassine. Hospitalisée depuis lundi soir, elle se trouve toujours dans un état jugé préoccupant (voir ici).

 

Depuis, une immense vague de colère déferle sur les réseaux sociaux, accompagnée d'appels à la peine de mort contre les agresseurs, qui, par ailleurs, n'ont pas encore tous été identifiés.

 

Comme souvent lorsqu'un crime touche un mineur, l'émotion collective charrie aussi ce qu'une foule peut produire de pire : appels au lynchage, haine et soif de vengeance. Plus abject encore, certains ont trouvé le moyen de s'en prendre à la victime elle-même, forcément coupable d'être femme (la victime n'a que 15 ans) et d'avoir donc provoqué ses agresseurs. D'autres encore appellent à punir la mère pour « mauvaise éducation » à l'exemple de cette chléka de Abderraouf Ayadi (voir ici).

 

Bref, il faudrait qu'en plus de cette terrible tragédie, l'on subisse les aboiements d'une foule moyenâgeuse dont la soif de vengeance et de sang s'accorde parfaitement avec le climat chlékiste ambiant...

 

 

En effet, les hurlements de ces crétins pour la peine de mort et les châtiments corporels, arrangent bien le business de la dictature, qui se frotte en ce moment les chlékas, trop contente de pouvoir rajouter de la répression à la répression. Cette surenchère ne sera jamais destinée à protéger les citoyens et les enfants, mais à renforcer davantage la dictature et le régime policier.

 

Et pour preuve : cette police, si efficace lorsqu'il s'agit de mettre instantanément la main sur les opposants à la sainte Chléka ou les soutiens à la flottille Soumoud (le cas récent de Adam Mbarek), aurait attendu 48 heures avant d'enquêter sur la disparition de Yakin, et ce malgré l'alerte donnée par sa mère...

 

Ces deux derniers dessins sont la reprise d’un article datant de février dernier, où il est également question d’une police à deux vitesses : au quart de tour lorsqu’il s’agit de protéger la sainte Chléka, nonchalante, voire absente, lorsqu’il s’agit de protéger un enfant victime d’abus sexuels (voir ici).

 

Nous vivons une bien sale époque !

28 septembre 2026

Le fabuleux destin d'un Chlékatozoïde

Aucune théorie n'explique entièrement le phénomène Kaïs Saïed. Les intellectuels tunisiens sont d'accord pour reconnaître l'échec de l'expérience démocratique et le ras-le-bol général qui ne pouvait que conduire à l'émergence d'une telle figure. Sans oublier que la contre-révolution était déjà en marche et qu'elle n'attendait que l'apparition d'un personnage aussi tordu pour revenir en force et réhabiliter la dictature.

 

Mais tout de même, quelque chose demeure encore inexplicable, quelque chose de bien mystérieux qui échappe aux sciences politiques et qui demande un peu plus d'imagination... Car Kaïs Saïed ne ressemble en rien aux populistes contemporains. Ce n'est ni un Trump ni un Milei tunisien. Il constitue une singularité, un accident de l'histoire humaine, un mutant politique, quelque chose à la fois de nouveau et de bizarroïde.

 

Peut-être devrait-on remonter encore plus loin dans le passé, changer d'échelle, passer du macroscopique au microscopique, chercher peut-être du côté de la biologie, de la théorie du chaos, de l'effet papillon, ou plutôt... de l'effet mouche.


Pour plus de caricatures en temps de dictature, soutenez-moi ici : 

Boukornine vous le rendra !

23 septembre 2026

Crise diplomatique entre Tunis et Paris !

Notre président Kaïs Saïed, qui ne cesse d’évoquer son projet de refondation de l’Humanité, a snobé l’Assemblée générale de l’ONU, privant ainsi la planète de sa sagesse chlékatologique. Les grands de ce monde s’interrogent encore sur l’absence de sa parole en ces temps difficiles de guerres et de dérèglement climatique.

 

En revanche, on a aperçu à l’ONU l’ancien chef du gouvernement Youssef Chahed, alias Super Jo. Mais ce qui a surtout marqué les Tunisiens, ce sont ses chaleureuses retrouvailles avec Macron (voir ici).

 

Rappelons que Youssef Chahed vit aujourd’hui aux États-Unis. Certains racontent qu’il serait prof de filouterie à Harvard. Il a été condamné par la justice tunisienne à 35 ans de prison dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de la Chléka ».

 

Évidemment, les chlékistes ont hurlé à la vue de ces accolades entre les deux comparses. Ils accusent la France de complicité avec les comploteurs et les traîtres à la patrie… Quant à la sainte Chléka, pourtant adoratrice de Macron, elle ne s’en remet pas…

 

De plus en plus isolée, il ne lui reste donc plus que Tebboune pour lui faire part de son grand projet de refondation de l’Humanité…

 

Quel gâchis pour le monde contemporain !

22 septembre 2026

Chlaïka

Après l’acharnement contre les organisateurs de la flottille Soumoud et leurs soutiens, il n’y a plus que les minables chlékistes qui n’ont pas compris, ou qui font semblant de ne pas comprendre, que leur président est un chlékassioniste patenté.

On en est presque à espérer que Ben Gvir intervienne pour libérer Wael Naouar et ses amis !


Nous vivons une bien sale époque…

 


Je vous demande pardon, mes amis les chiens ! Je sais combien la loyauté que vous accordez à vos maîtres est incomparable avec l’indignité de la sainte Chléka et de ses adeptes.

21 septembre 2026

La révolution des flamants roses

En tant qu'oiseau migrateur, il m'arrive de visiter de nouvelles contrées loin de la Sebkha et de Boukornine. Où que j'aille, je suis souvent frappé et émerveillé par la diversité de la nature et sa richesse, mais malheureusement lassé et désespéré par l'omniprésence de l'homocapitalus et sa folie destructrice partout sur terre.

 

Albanie

 

C'est en terre d'Albanie que j'ai donc posé mes ailes cet été attiré par l'appel des flamants roses de Sazan et de Narta. Tenez-vous bien, vous allez être surpris, car j'ai découvert qu'existe la réplique de Boukornine et de la Sebkha ailleurs qu'en Tunisie : 


L'île de Sazan est une sorte de Boukornine noyé dans la mer Adriatique, et Narta une Sebkha comme chez nous, couvrant presque la même surface que la lagune de Tunis, et accueillant des milliers de flamants roses et autres sympathiques espèces d'oiseaux. Contrairement à chez nous, Narta et Sazan sont des sites naturel protégés. Enfin, jusque-là…

 

Cet endroit magique est devenu depuis la fin mai 2026, le cœur battant d'une lutte citoyenne à résonnance internationale entre l'homocapitalus d'un côté et les défenseurs de la nature de l'autre. Cette lutte fait descendre des Albanais dans les rues de leur capitale Tirana, et ce toutes les semaines pour protester contre un mégaprojet de cité balnéaire de luxe à cheval entre l'île de Sazan, et Narta. Cela ne vous rappelle rien ?


Sama Dubaï  

 

En 2007, en Tunisie, un mégaprojet de luxe similaire appelé Sama Dubaï devait voir le jour sur la Sebkha de Tunis. Z était né à la suite d'une minuscule révolution de flamants roses que je menais à ma modeste échelle sur mon blog DEBATunisie créé en cette même année 2007 (voir ici). Mon objectif était d'alerter l'opinion sur les ravages écologiques de ce genre de projet immobilier, de dénoncer le caractère opaque d'un deal entre des émirs du Golfe et la dictature de Ben Ali, sans oublier de rappeler la dimension quasi coloniale de ce type d'urbanisme enclavé, qui crée un mur physique et symbolique entre des colons riches et les "indigènes". 

 

Ce Mégaprojet n'a heureusement pas vu le jour, la crise des Supprimes de 2008 ayant tout emporté (voir ici). Est juste resté de cette époque, mon flamant rose de la Sebkha, qui depuis son poste d'observation entre les deux cornes de Boukornine, documente à sa manière, l'actualité de la Tunisie et de ses Chlékas.

 

Ivanka

 

Alors évidemment, je ne pouvais rester insensible, 19 ans plus tard, à l'appel des Flamants de Narta. Mais en ce qui les concerne, la menace venait d'encore plus haut que nos Émiratis de Dubaï. Leur prédateur n'est ni plus ni moins que la fille de Dark Vador : Ivanka Trump !

 

Avec toute la naïveté que savent si bien simuler ces prédateurs, Ivanka raconte dans une vidéo publicitaire, qu'au cours d'une virée en yacht sur l'Adriatique, elle aperçut soudain l'île de Sazan. Elle plongea alors, telle une sirène, dans les eaux turquoise, rejoignit l'île à la nage et l'escalada jusqu'à son sommet.

 

Et là, contemplant le paysage depuis les hauteurs de Sazan, elle eut une révélation : bâtir sur cette île encore sauvage et sur le littoral de Narta, un paradis bling-bling pour les homocapitalus de son espèce.

 

 

Un jour de mai 2026, les habitants de Narta (commune de Zvërnec) découvrent soudain des clôtures autour d'un espace côtier. Une manifestation des riverains est brutalement réprimée, ce qui met le feu aux poudres et transforme une colère locale en un mouvement national qui prend immédiatement pour cible le gouvernement.

 

Les Albanais se rendent compte alors que leur Premier ministre, Edi Rama, a fait voter discrètement une loi en 2024 pour rendre constructibles Sazan et Narta, pourtant classées zones naturelles protégées, et ce, un an avant qu'Ivanka ne mouille son yacht au large de Sazan. Comme par hasard !

 

Évidemment, la question écologique dans cette affaire a été le catalyseur d'une protestation plus large contre la corruption de toute la classe politique albanaise, opposition comprise, accusée de mépriser les populations et l'environnement au nom d'intérêts économiques privés.

 

Car derrière ces opérations immobilières, il y a évidemment beaucoup, beaucoup d'argent à se faire, mais aussi, pour l'élite albanaise au pouvoir, le désir de se rapprocher de la famille de Dark Vador, seigneur de l'homocapitalus dans toute sa splendeur. 

 

Le serpent Trump  
 

Ivanka Trump n'est que le joli visage d'un horrible serpent de mer. C'est son époux Jared Kushner qui est à la manœuvre. Lui, le haut conseiller de Dark Vador, l'architecte des accords d'Abraham destinés à normaliser les relations des pays arabes avec Israël, lui le patron du fonds d'investissement Affinity Partners.

 

Vous vous rappelez du scandaleux mégaprojet « Riviera Club » à Gaza annoncé par Trump ? Eh bien c'est lui Jared Kushner par sa société Affinity Partners qui compte transformer Gaza en club de riches une fois que le bulldozer israélien achèvera son génocide et que le foncier sera débarrassé de tout Palestinien.

 

Les flamants rose de Narta ont bien flairé le danger. 


Nous sommes tous des palestiniens !
 

Lors de ce voyage en Albanie, j'ai pu approcher l'île de Sazan depuis mon embarcation. Je n'étais certes pas à bord d'un yacht comme Ivanka, mais dans un modeste bateau d'excursion touristique. Quelle fut ma surprise de découvrir un voilier de la flottille Soumoud navigant au large de Sazan. Il déployait fièrement un drapeau palestinien et albanais pour défier le serpent de mer homocapitalus.

 

J'avoue qu'il m'a fallu quelque temps pour faire le lien entre Gaza et Sazan, pour comprendre qu'un génocide et un écocide ne sont que les différents soubresauts d'un même serpent de mer, et que, sans convergence des luttes, point de salut pour les peuples opprimés, ni pour les flamants et autres espèces menacées.

 

Et l'homochlékus dans tout ça ?
 

L’homocapitalus ne prospère que grâce à la masse d’homochlékus dispersés aux quatre coins de la planète. Ce sont des populations victimes de l’aliénation provoquée par le capitalisme mondial et qui, malgré leurs différences d’origine, de couleur et de culture, se ressemblent toutes dans leur chlékisme. Il s’agit de zombies qui œuvrent au service du serpent impérial, au mépris de leurs propres intérêts. Et c’est à Boukornine que vit l’un des spécimens d’homochlékus les plus raffinés de la planète : Kaïs Saïed, dit la Sainte Chléka.

 

Résumons : Boukornine demeure l’origine de tout : de la Sainte Chléka, mais aussi de la flottille Soumoud qui, rappelez-vous, avait choisi l’année dernière la Tunisie pour entamer son périple vers Gaza et défier Israël, l’une des plus sordides têtes du serpent homocapitalus (voir ici).
  

 

Figurez-vous que les principaux organisateurs tunisiens de la flottille sont tous en prison ! Et comme si cela ne suffisait pas, la police de la Sainte Chléka vient d'arrêter hier, les manifestants sortis le samedi 19 septembre pour soutenir leurs camarades incarcérés (voir ici).

 

Vous vous rendez compte que ce même Saïed a été élu, entre autres, au nom de sa solidarité avec le peuple palestinien ?

 

En Tunisie, l'homochlékus ne cache même plus sa soumission au serpent. Kaïs Saïed en est devenu le plus minable des chiens de garde. Comme d'ailleurs ses collègues arabes, parmi lesquels les capitallahistes Emiraties qui font figure de proue ! 


Alors pour quand un nouveau Sama Dubaï à la Sebkha, pour réunir Gaza, Sazan et tous les flamants de la planète et faire exploser cette putain de révolution mondiale qui coupera toutes les têtes de ce serpent de mer, homocapitalus, homofachus, homosionus et ses larbins d'homochlékus !
 

Conclusion
 

Vive la révolution des flamants, et gloire à tous les héros qui ont combattu ce monstre, du Ché aux derniers résistants palestiniens, sans oublier ceux qui à l'intérieur des territoires chlékisés, mènent la lutte en prison. Je pense en particulier à Wael Naouar, un des organisateurs de la flottille, qui mène en ce moment une grève de la faim, à laquelle s'est joint depuis son autre cellule, Ayachi Hammami, éminent boukorniste et adorateur des flamants roses, que je salue lui, et tous les autres, de tout mon cœur !

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