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DEBATunisie
14 septembre 2025

Flottille vers Gaza

Après deux mois d’absence, je reviens sur mon blog pour attaquer, avec le dessin et le texte, une nouvelle année de dictature chlékiste. La Tunisie n’est qu’un petit terrain de jeu pour caricaturiste. Alors que le fascisme s’empare de la planète entière, je reste concentré sur la terre de Boukornine, celle par laquelle tout commence et tout finit. N’oubliez pas, chers amis, que la révolution a commencé en Tunisie. Ne sous-estimez donc pas ce qui peut émerger de la Sebkha et de Boukornine. Le chlékisme aussi a commencé en Tunisie. Trump, Netanyahou, Bolsonaro, Meloni, Orbán et Poutine ne sont que de pâles copies de notre sainte Chléka. C’est pourquoi j’invite tous les chercheurs, artistes et hermétistes à se pencher sérieusement sur le cas tunisien.

 

Flottille internationale      

 

C'est donc naturellement depuis Boukornine que se sont donnés rendez-vous les agitateurs du monde entier pour partir ensemble briser le blocus israélien sur Gaza et tenter de venir en aide aux Palestiniens victimes d'un génocide. La révolution des peuples semble avoir choisi, une nouvelle fois, la Tunisie comme terre d'élection. Cette image de Boukornine trônant sur une foule de bateaux restera gravée dans la mémoire collective. On se rappellera que des hommes et des femmes venus de tous les horizons ont décidé de prendre la mer depuis Tunis, au risque de leur vie, pour tendre la main à d'autres êtres humains condamnés à mourir de faim par une monstruosité appelée Israël. Israël, qui rappelons-le, n'est qu'une excroissance des puissances occidentales et leurs chiens de gardes arabes, complices eux aussi du massacre en cours...

 

 

Se faire rattraper par le (is)réel  

 

Tout cela est bien beau, même si l’on savait que l’Empire aurait le dernier mot. Qui pouvait croire qu’Israël laisserait de doux rêveurs menacer l’ordre sioniste ? En revanche, personne ne s’attendait à ce qu’Israël ose attaquer la flottille depuis Tunis. Les lundi 8 et mardi 9 septembre, en pleine nuit, des drones ont visé des navires et provoqué des incendies. Il n’y a eu aucune victime, mais l’avertissement était on ne peut plus clair.

 

Les regards se sont alors tournés vers l’État tunisien :

 

On raconte que le président Kaïs Saïed a piqué une crise après la première frappe. Pour rappel, il avait remporté les élections en promettant de libérer le peuple palestinien. Mais il a très vite changé de discours à l’épreuve du pouvoir. Depuis le 7 octobre, il s’est fait très discret et n’a plus laissé éclater sa verve en faveur de la cause palestinienne. Mais avec cette attaque de drone à 300 mètres du palais de Carthage, une limite semblait franchie. Une telle humiliation exigeait une riposte. Zabaïed convoqua alors ses généraux de l’armée de terre, de l’air et de mer. La réunion ne dura pas longtemps : la police présidentielle prit aussitôt le contrôle de la situation, envoyant Kaïs faire dodo.

     

 

Le porte-parole de la Chlékerie a annoncé qu’il n’y avait eu aucune attaque : seulement un gilet de sauvetage qui aurait pris feu à cause d’une beuverie, d’un mégot de cigarette et d’un barbecue…

« Circulez, il n’y a rien à voir », c’est en ces termes que l’État tunisien a cru clore l’affaire. Mais à la suite de la deuxième frappe de drone, le mensonge n’était plus tenable et l’État tunisien a dû admettre qu’une attaque préméditée avait visé l’un des navires stationnés au port de Sidi Bou Saïd, lieu de rassemblement de la flottille internationale.
 

 

Israël lance un avertissement contre Zabaïed

Dans cette affaire les militaires et policiers semblent redouter que le « fou de Carthage » ne lâche une saillie verbale capable d’ébranler l’ordre sioniste régional, socle même de leur existence. D’autant qu’il y a tout juste une semaine, les Américains ont menacé de le destituer s’il continuait à « faire le malin » (voir ici). Manière, sans doute, de l’obliger à bloquer la flottille, à l’instar du fidèle toutou Sissi face à la caravane Soumoud en mai dernier (voir ici).


Le message a donc été bien reçu. L’État tunisien, comme ses voisins arabes, s’exécute et s’appliquera, les jours suivants, à mettre des bâtons dans les roues de la flottille. Le jeudi, le convoi de bateaux est dirigé vers le port de Bizerte pour des raisons "logistiques". Le départ est encore reporté. On invoque la météo, mais, selon plusieurs membres de l’organisation, les vraies raisons du blocage sont d’ordre “sécuritaire” (voir ici)...


Bref, une tactique de l'épuisement a été habilement menée par l'Etat pour démobiliser le convoi humanitaire sensé partir de Boukornine le 4 septembre 2025. 

 

Conclusion

 

En réalité, ce n’est pas seulement pour faire plaisir à Israël que l’État a pris les devants dans cette affaire. Le ministère de l’Intérieur, voyant tous ces révolutionnaires du monde entier se réunir à Boukornine, y voyait en soi une menace pour le régime. Et puis, ces milliers de jeunes Tunisiens venus les accueillir à quelques encablures du palais présidentiel n’étaient plus supportables pour la dictature chlékiste. Certains pensent que les drones auraient même pu être tirés par la police tunisienne afin de semer la peur et  briser le mouvement.

 

Nous ne saurons jamais la vérité. Mais nous avons une nouvelle démonstration de la convergence d’intérêts entre les dictatures arabes et l’ordre sioniste régional.

 

Notons toutefois que quelques bateaux ont pris le large depuis Bizerte, et que d’autres navires partis d’Europe s’apprêtent à les rejoindre. Le convoi humanitaire vers Gaza se poursuivra malgré tous les obstacles. Saluons le courage et la détermination de toutes celles et ceux qui, en ces temps difficiles, nous permettent de ne pas complètement désespérer de l’Humanité.

 

Que Boukornine les protège !

Commentaires
K
Un minable qui deteste que d'autres que lui soeint célébrés et un lâche qui est prêt à se plier en quatre et devenir la serpillère de Netanyahu pour conserver le pouvoir, un tahhan quoi.
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ا
نزار قباني <br /> <br /> أعيوا مسامعنا<br /> بألف خطاب وخطاب<br /> حكامنا يا شام شريفهم <br /> لا يتساوى مع النعل و القبقاب <br /> استباحوا دماءنا <br /> وهتكوا أعراضنا <br /> وسلمونا لخدعة الارهاب <br /> فرقوا ما بين الصليب والمحراب <br /> قسمونا إلى قبائل <br /> ومنعوا عن الكاتب الكتاب <br /> هذا الوطن العظيم <br /> حولوه من كوكب إلى سرداب <br /> إنما المسؤولية تعطى للرجال <br /> لكن العذر يا شام <br /> صار الوطن بيد الكلاب
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