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DEBATunisie

26 octobre 2026

Chlékisation de la France

La situation en France se complique de plus en plus. L’attentat raciste qui a eu lieu à Trappes, en banlieue parisienne (voir ici), où un homme a tiré sur des personnes en raison de leur appartenance ethnique supposée (Noirs et Arabes), ajoute aux tensions sociales une dimension de guerre civile, celle des Blancs contre les immigrés.

 

En effet, le terroriste Kevin T. aurait justifié son crime par une volonté de vengeance contre « la racaille » qui a pillé les commerces lors des émeutes du 17 octobre. Il reprend ainsi à son compte le discours raciste largement propagé par les médias Bolloré & Co, selon lequel « les Arabes pillent les petits commerçants ». À l’image de cette chléka de chroniqueur, Charles Consigny, qui se fonde sur une scène de pillage au pied de chez lui pour affirmer que « les pillards, ce sont les enfants de l’immigration » (voir ici).

 

Cette dernière séquence, mêlant crise sociale et tensions raciales, est la conséquence directe de la politique de Macron qui, durant ses deux mandats, au nom d’un libéralisme débridé, s’est attaqué aux acquis sociaux et aux services publics, accélérant l’appauvrissement des uns et l’enrichissement indécent des autres, tout en déroulant le tapis rouge aux fascistes, devenus ses meilleurs alliés pour faire diversion et désigner les Noirs et les Arabes comme responsables de cette politique désastreuse.

 

Alors, quand ça pète, Macron parle de complot plutôt que de reconnaître sa responsabilité. Son entêtement et son refus de regarder en face les causes profondes de l’insurrection populaire en cours confirment l’image d’un homme imbu de sa personne, déconnecté du réel et seul contre tous…

 

Ça vous rappelle qui ?

 

20 octobre 2026

Émeutes en France

Les années Macron, c’est la casse du service public, le déchaînement des ultra-riches, le tapis rouge pour les fascistes et puis, surtout, le mépris de toutes les protestations dénonçant précisément la casse du service public, le déchaînement des ultra-riches et le tapis rouge pour les fascistes.

 

Alors, quand cette fois la colère populaire explose, c’est trop facile de voir les larbins du système et leurs relais médiatiques focaliser l’attention sur les casseurs, les pilleurs et les gauchistes…

 

 

Aussi facile que lorsque ces mêmes larbins du système focalisent l’attention sur le 7 octobre pour dénoncer le terrorisme, l’islamisme et l’antisémitisme, tout en invisibilisant les causes historiques qui ont conduit à cette explosion de violence (le 7 octobre 2023), à savoir la colonisation et le nettoyage ethnique à l’œuvre depuis 1948 en Palestine.

 

À ce niveau, ce n’est plus de la bêtise, c’est le mode de fonctionnement naturel de ce système bourgeois en situation de crise. Tous les voyants sont au rouge. Il lui faut nier sa propre violence pour mieux jouer les vierges effarouchées le jour où ça pète, et justifier ainsi les violences à venir.

 

Car voyez-vous, c’est la grande panique en ce moment ! Il n’y a plus vraiment le choix, et l’alliance avec les fascistes devient même une nécessité ! Avec la menace de voir une vraie gauche accéder au pouvoir, il y a vraiment le feu au château !

16 octobre 2026

Tous dans la rue le 17 octobre !

Les amis, à l’appel de diverses organisations, nous sommes une énième fois invités à marcher contre la dictature. Certes, les marches du samedi se répètent et n’ont pas de conséquences immédiates sur un régime borné, bête et méchant. Elles servent au moins à resserrer nos rangs et à réunir, timidement, de plus en plus de personnes.

 

Certes, ces marches sont tolérées par la police et servent même d’alibi « démocratique » à un régime trop content d’afficher cette tolérance de façade. Mais nous sommes tous conscients que, sans une mobilisation massive, sans l’appui des classes populaires et sans une radicalisation du mouvement, la Sainte Chléka continuera à faire couler le pays en toute impunité…

 

Pour faire tomber la Chléka, il faudra, à un moment ou à un autre, la déloger de Carthage par la force, et rien que par la force…

 

 

7 octobre 2026

La Tunisie est un Titanic

Le paquebot Tunisie continue à prendre l’eau depuis le choc du 25 juillet 2021…chaque jour ça penche un peu plus. Sont partis ceux qui pouvaient quitter le navire et sont restés captifs des millions de Tunisiens grâce auxquels tient encore le bateau. Leur malheur est d’avoir nommé capitaine une chléka qui n’a jamais conduit de sa vie un pédalo et qui jour après jour les éloigne du bon port réduisant tout espoir de sauvetage à néant.

 

Cette chléka sait le châtiment qui l’attend si elle pose un jour les pieds sur terre d’où sa fuite en avant et sa politique de terreur contre les récalcitrants. Si les passagers commencent à comprendre que c’est de cette chléka que vient leur tragédie, ils n’arrivent à se mettre d’accord sur aucune stratégie. Le bateau coule et eux discutent et discutent encore alors qu’il suffirait de se rassembler autour de la cabine de commandement et de foncer à l’intérieur pour dégager le chlékapitaine après l’avoir Titaniqué bien profond.

 

L’équipage et le personnel naviguant s’inclineront. Puis on enverra à fond de cale tous les salauds. On fera très attention à ce que le prochain capitaine sache au moins conduire un pédalo. Il lui sera juste demandé de guider le paquebot au port le plus proche. On effectuera alors en silence de grands travaux de déchlékisation avant de reprendre le grand large et d’oser hisser le drapeau de la Tunisie…

 

5 octobre 2026

Toilettage législatif

ZABaïed vient d’apporter quelques modifications à plusieurs textes de loi, dont le fameux décret 54. C’est en se grattant le derrière, au matin du 29 septembre, qu’il a décidé de remettre tout ça au propre (voir ici).

 

Pas de quoi se réjouir pour autant : il ne s’agit malheureusement que de petites retouches superficielles, comme le remplacement, dans le décret 54, de la peine de cinq ans de prison par une amende de 20 000 dinars.

 

Alors, si vous voulez partager le dessin ci-dessous, pensez d’abord à vérifier le solde de votre compte bancaire…

 

 

30 septembre 2026

La tragédie de Yakin

Une adolescente du nom de Yakin a subi un viol collectif dans le quartier populaire de Mellassine. Hospitalisée depuis lundi soir, elle se trouve toujours dans un état jugé préoccupant (voir ici).

 

Depuis, une immense vague de colère déferle sur les réseaux sociaux, accompagnée d'appels à la peine de mort contre les agresseurs, qui, par ailleurs, n'ont pas encore tous été identifiés.

 

Comme souvent lorsqu'un crime touche un mineur, l'émotion collective charrie aussi ce qu'une foule peut produire de pire : appels au lynchage, haine et soif de vengeance. Plus abject encore, certains ont trouvé le moyen de s'en prendre à la victime elle-même, forcément coupable d'être femme (la victime n'a que 15 ans) et d'avoir donc provoqué ses agresseurs. D'autres encore appellent à punir la mère pour « mauvaise éducation » à l'exemple de cette chléka de Abderraouf Ayadi (voir ici).

 

Bref, il faudrait qu'en plus de cette terrible tragédie, l'on subisse les aboiements d'une foule moyenâgeuse dont la soif de vengeance et de sang s'accorde parfaitement avec le climat chlékiste ambiant...

 

 

En effet, les hurlements de ces crétins pour la peine de mort et les châtiments corporels, arrangent bien le business de la dictature, qui se frotte en ce moment les chlékas, trop contente de pouvoir rajouter de la répression à la répression. Cette surenchère ne sera jamais destinée à protéger les citoyens et les enfants, mais à renforcer davantage la dictature et le régime policier.

 

Et pour preuve : cette police, si efficace lorsqu'il s'agit de mettre instantanément la main sur les opposants à la sainte Chléka ou les soutiens à la flottille Soumoud (le cas récent de Adam Mbarek), aurait attendu 48 heures avant d'enquêter sur la disparition de Yakin, et ce malgré l'alerte donnée par sa mère...

 

Ces deux derniers dessins sont la reprise d’un article datant de février dernier, où il est également question d’une police à deux vitesses : au quart de tour lorsqu’il s’agit de protéger la sainte Chléka, nonchalante, voire absente, lorsqu’il s’agit de protéger un enfant victime d’abus sexuels (voir ici).

 

Nous vivons une bien sale époque !

28 septembre 2026

Le fabuleux destin d'un Chlékatozoïde

Aucune théorie n'explique entièrement le phénomène Kaïs Saïed. Les intellectuels tunisiens sont d'accord pour reconnaître l'échec de l'expérience démocratique et le ras-le-bol général qui ne pouvait que conduire à l'émergence d'une telle figure. Sans oublier que la contre-révolution était déjà en marche et qu'elle n'attendait que l'apparition d'un personnage aussi tordu pour revenir en force et réhabiliter la dictature.

 

Mais tout de même, quelque chose demeure encore inexplicable, quelque chose de bien mystérieux qui échappe aux sciences politiques et qui demande un peu plus d'imagination... Car Kaïs Saïed ne ressemble en rien aux populistes contemporains. Ce n'est ni un Trump ni un Milei tunisien. Il constitue une singularité, un accident de l'histoire humaine, un mutant politique, quelque chose à la fois de nouveau et de bizarroïde.

 

Peut-être devrait-on remonter encore plus loin dans le passé, changer d'échelle, passer du macroscopique au microscopique, chercher peut-être du côté de la biologie, de la théorie du chaos, de l'effet papillon, ou plutôt... de l'effet mouche.


Pour plus de caricatures en temps de dictature, soutenez-moi ici : 

Boukornine vous le rendra !

23 septembre 2026

Crise diplomatique entre Tunis et Paris !

Notre président Kaïs Saïed, qui ne cesse d’évoquer son projet de refondation de l’Humanité, a snobé l’Assemblée générale de l’ONU, privant ainsi la planète de sa sagesse chlékatologique. Les grands de ce monde s’interrogent encore sur l’absence de sa parole en ces temps difficiles de guerres et de dérèglement climatique.

 

En revanche, on a aperçu à l’ONU l’ancien chef du gouvernement Youssef Chahed, alias Super Jo. Mais ce qui a surtout marqué les Tunisiens, ce sont ses chaleureuses retrouvailles avec Macron (voir ici).

 

Rappelons que Youssef Chahed vit aujourd’hui aux États-Unis. Certains racontent qu’il serait prof de filouterie à Harvard. Il a été condamné par la justice tunisienne à 35 ans de prison dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de la Chléka ».

 

Évidemment, les chlékistes ont hurlé à la vue de ces accolades entre les deux comparses. Ils accusent la France de complicité avec les comploteurs et les traîtres à la patrie… Quant à la sainte Chléka, pourtant adoratrice de Macron, elle ne s’en remet pas…

 

De plus en plus isolée, il ne lui reste donc plus que Tebboune pour lui faire part de son grand projet de refondation de l’Humanité…

 

Quel gâchis pour le monde contemporain !

22 septembre 2026

Chlaïka

Après l’acharnement contre les organisateurs de la flottille Soumoud et leurs soutiens, il n’y a plus que les minables chlékistes qui n’ont pas compris, ou qui font semblant de ne pas comprendre, que leur président est un chlékassioniste patenté.

On en est presque à espérer que Ben Gvir intervienne pour libérer Wael Naouar et ses amis !


Nous vivons une bien sale époque…

 


Je vous demande pardon, mes amis les chiens ! Je sais combien la loyauté que vous accordez à vos maîtres est incomparable avec l’indignité de la sainte Chléka et de ses adeptes.

21 septembre 2026

La révolution des flamants roses

En tant qu'oiseau migrateur, il m'arrive de visiter de nouvelles contrées loin de la Sebkha et de Boukornine. Où que j'aille, je suis souvent frappé et émerveillé par la diversité de la nature et sa richesse, mais malheureusement lassé et désespéré par l'omniprésence de l'homocapitalus et sa folie destructrice partout sur terre.

 

Albanie

 

C'est en terre d'Albanie que j'ai donc posé mes ailes cet été attiré par l'appel des flamants roses de Sazan et de Narta. Tenez-vous bien, vous allez être surpris, car j'ai découvert qu'existe la réplique de Boukornine et de la Sebkha ailleurs qu'en Tunisie : 


L'île de Sazan est une sorte de Boukornine noyé dans la mer Adriatique, et Narta une Sebkha comme chez nous, couvrant presque la même surface que la lagune de Tunis, et accueillant des milliers de flamants roses et autres sympathiques espèces d'oiseaux. Contrairement à chez nous, Narta et Sazan sont des sites naturel protégés. Enfin, jusque-là…

 

Cet endroit magique est devenu depuis la fin mai 2026, le cœur battant d'une lutte citoyenne à résonnance internationale entre l'homocapitalus d'un côté et les défenseurs de la nature de l'autre. Cette lutte fait descendre des Albanais dans les rues de leur capitale Tirana, et ce toutes les semaines pour protester contre un mégaprojet de cité balnéaire de luxe à cheval entre l'île de Sazan, et Narta. Cela ne vous rappelle rien ?


Sama Dubaï  

 

En 2007, en Tunisie, un mégaprojet de luxe similaire appelé Sama Dubaï devait voir le jour sur la Sebkha de Tunis. Z était né à la suite d'une minuscule révolution de flamants roses que je menais à ma modeste échelle sur mon blog DEBATunisie créé en cette même année 2007 (voir ici). Mon objectif était d'alerter l'opinion sur les ravages écologiques de ce genre de projet immobilier, de dénoncer le caractère opaque d'un deal entre des émirs du Golfe et la dictature de Ben Ali, sans oublier de rappeler la dimension quasi coloniale de ce type d'urbanisme enclavé, qui crée un mur physique et symbolique entre des colons riches et les "indigènes". 

 

Ce Mégaprojet n'a heureusement pas vu le jour, la crise des Supprimes de 2008 ayant tout emporté (voir ici). Est juste resté de cette époque, mon flamant rose de la Sebkha, qui depuis son poste d'observation entre les deux cornes de Boukornine, documente à sa manière, l'actualité de la Tunisie et de ses Chlékas.

 

Ivanka

 

Alors évidemment, je ne pouvais rester insensible, 19 ans plus tard, à l'appel des Flamants de Narta. Mais en ce qui les concerne, la menace venait d'encore plus haut que nos Émiratis de Dubaï. Leur prédateur n'est ni plus ni moins que la fille de Dark Vador : Ivanka Trump !

 

Avec toute la naïveté que savent si bien simuler ces prédateurs, Ivanka raconte dans une vidéo publicitaire, qu'au cours d'une virée en yacht sur l'Adriatique, elle aperçut soudain l'île de Sazan. Elle plongea alors, telle une sirène, dans les eaux turquoise, rejoignit l'île à la nage et l'escalada jusqu'à son sommet.

 

Et là, contemplant le paysage depuis les hauteurs de Sazan, elle eut une révélation : bâtir sur cette île encore sauvage et sur le littoral de Narta, un paradis bling-bling pour les homocapitalus de son espèce.

 

 

Un jour de mai 2026, les habitants de Narta (commune de Zvërnec) découvrent soudain des clôtures autour d'un espace côtier. Une manifestation des riverains est brutalement réprimée, ce qui met le feu aux poudres et transforme une colère locale en un mouvement national qui prend immédiatement pour cible le gouvernement.

 

Les Albanais se rendent compte alors que leur Premier ministre, Edi Rama, a fait voter discrètement une loi en 2024 pour rendre constructibles Sazan et Narta, pourtant classées zones naturelles protégées, et ce, un an avant qu'Ivanka ne mouille son yacht au large de Sazan. Comme par hasard !

 

Évidemment, la question écologique dans cette affaire a été le catalyseur d'une protestation plus large contre la corruption de toute la classe politique albanaise, opposition comprise, accusée de mépriser les populations et l'environnement au nom d'intérêts économiques privés.

 

Car derrière ces opérations immobilières, il y a évidemment beaucoup, beaucoup d'argent à se faire, mais aussi, pour l'élite albanaise au pouvoir, le désir de se rapprocher de la famille de Dark Vador, seigneur de l'homocapitalus dans toute sa splendeur. 

 

Le serpent Trump  
 

Ivanka Trump n'est que le joli visage d'un horrible serpent de mer. C'est son époux Jared Kushner qui est à la manœuvre. Lui, le haut conseiller de Dark Vador, l'architecte des accords d'Abraham destinés à normaliser les relations des pays arabes avec Israël, lui le patron du fonds d'investissement Affinity Partners.

 

Vous vous rappelez du scandaleux mégaprojet « Riviera Club » à Gaza annoncé par Trump ? Eh bien c'est lui Jared Kushner par sa société Affinity Partners qui compte transformer Gaza en club de riches une fois que le bulldozer israélien achèvera son génocide et que le foncier sera débarrassé de tout Palestinien.

 

Les flamants rose de Narta ont bien flairé le danger. 


Nous sommes tous des palestiniens !
 

Lors de ce voyage en Albanie, j'ai pu approcher l'île de Sazan depuis mon embarcation. Je n'étais certes pas à bord d'un yacht comme Ivanka, mais dans un modeste bateau d'excursion touristique. Quelle fut ma surprise de découvrir un voilier de la flottille Soumoud navigant au large de Sazan. Il déployait fièrement un drapeau palestinien et albanais pour défier le serpent de mer homocapitalus.

 

J'avoue qu'il m'a fallu quelque temps pour faire le lien entre Gaza et Sazan, pour comprendre qu'un génocide et un écocide ne sont que les différents soubresauts d'un même serpent de mer, et que, sans convergence des luttes, point de salut pour les peuples opprimés, ni pour les flamants et autres espèces menacées.

 

Et l'homochlékus dans tout ça ?
 

L’homocapitalus ne prospère que grâce à la masse d’homochlékus dispersés aux quatre coins de la planète. Ce sont des populations victimes de l’aliénation provoquée par le capitalisme mondial et qui, malgré leurs différences d’origine, de couleur et de culture, se ressemblent toutes dans leur chlékisme. Il s’agit de zombies qui œuvrent au service du serpent impérial, au mépris de leurs propres intérêts. Et c’est à Boukornine que vit l’un des spécimens d’homochlékus les plus raffinés de la planète : Kaïs Saïed, dit la Sainte Chléka.

 

Résumons : Boukornine demeure l’origine de tout : de la Sainte Chléka, mais aussi de la flottille Soumoud qui, rappelez-vous, avait choisi l’année dernière la Tunisie pour entamer son périple vers Gaza et défier Israël, l’une des plus sordides têtes du serpent homocapitalus (voir ici).
  

 

Figurez-vous que les principaux organisateurs tunisiens de la flottille sont tous en prison ! Et comme si cela ne suffisait pas, la police de la Sainte Chléka vient d'arrêter hier, les manifestants sortis le samedi 19 septembre pour soutenir leurs camarades incarcérés (voir ici).

 

Vous vous rendez compte que ce même Saïed a été élu, entre autres, au nom de sa solidarité avec le peuple palestinien ?

 

En Tunisie, l'homochlékus ne cache même plus sa soumission au serpent. Kaïs Saïed en est devenu le plus minable des chiens de garde. Comme d'ailleurs ses collègues arabes, parmi lesquels les capitallahistes Emiraties qui font figure de proue ! 


Alors pour quand un nouveau Sama Dubaï à la Sebkha, pour réunir Gaza, Sazan et tous les flamants de la planète et faire exploser cette putain de révolution mondiale qui coupera toutes les têtes de ce serpent de mer, homocapitalus, homofachus, homosionus et ses larbins d'homochlékus !
 

Conclusion
 

Vive la révolution des flamants, et gloire à tous les héros qui ont combattu ce monstre, du Ché aux derniers résistants palestiniens, sans oublier ceux qui à l'intérieur des territoires chlékisés, mènent la lutte en prison. Je pense en particulier à Wael Naouar, un des organisateurs de la flottille, qui mène en ce moment une grève de la faim, à laquelle s'est joint depuis son autre cellule, Ayachi Hammami, éminent boukorniste et adorateur des flamants roses, que je salue lui, et tous les autres, de tout mon cœur !

18 septembre 2026

Les inspirations scatologiques de ZABaïed

Les très rares fois où le président de la République est capable de lucidité, c'est lorsqu'il fait caca et qu'il tire un bilan de sa présidence tout en coulant son bronze. Deux vérités lui sautent alors au nez :

 

  • La première est amère, brute et très lourde à accepter : c'est celle de sa nullité et de sa totale incompétence. Oui ! Zabaïed, quand il est lucide, admet au fond de lui-même qu'il ne comprend rien au fonctionnement de l'État, qu'il a éloigné toutes les personnes compétentes et qu'il ne s'est entouré que de bouffons et de bras cassés incapables de l'aider.
     
  • Une seconde vérité succède à la première. Beaucoup plus douce à avaler, c'est cette vérité qui lui permet de surmonter le poids de la première : l'efficacité de la théorie du complot pour faire accepter ses échecs aux Tunisiens, mais aussi à son équipe de bras cassés et à lui-même, une fois sorti des chiottes. Cette vérité est d'une efficacité tellement redoutable qu'il pourrait même ne plus travailler, ne plus réunir son gouvernement, bref, continuer à se faire payer 30 millions de dinars par mois en ne foutant rien de sa journée. Ou presque : juste 30 minutes par jour pour élaborer une nouvelle théorie du complot.
     

Pas besoin de son grand bureau intimidant de Carthage pour écrire. Il se contentera de ses WC, lieu idéal pour sa lucidité et son inspiration. À chaque caca, une nouvelle fiction qu'il imagine, puis qu'il publie depuis son smartphone sur la page Facebook officielle de la présidence, et le tour est joué.


La toute dernière en date, pas très inspirée cette fois, c'est une théorie du complot « essuie-tout », allant des coupures d'eau et de courant jusqu'aux incendies. Voici donc ce qu'il a tapé depuis son trône et publié sur sa page Facebook le 16 septembre 2026 :

 

"La concomitance des pannes et de la dégradation des réseaux avec les coupures de courant et le déclenchement des incendies [...] n’a rien d’innocent : cela relève même du crime. Car ceux-là veulent semer le désespoir et le découragement au sein du peuple, tant leur propre désespoir et leur propre découragement sont grands. Maudits soient ceux qui ont manigancé et mobilisé tout cela, et maudits soient les larbins qu’ils ont mis à leur service" (voir ici)

    

 

Hier, 17 septembre, une pluie torrentielle s'est abattue sur plusieurs régions, dont Tunis, provoquant des inondations. On attend encore la dernière inspiration scatologique du président...

 

Ce qui est intéressant à relever, ce sont les réactions négatives des chlékistes à la vue de ces deux derniers dessins (voir ici et ici). C'est ce même public qui adhère aux théories du complot et auquel s'adresse Saïed. Un public qui demeure difficile à quantifier, mais qui existe bel et bien.

 

Ce public d'homochlékus, est composé de crétins qui vivent dans une poubelle à ciel ouvert appelée Tunisie, qui ont perdu leurs libertés et leur dignité humaine, et qui ne voient la saleté que dans le pinceau du caricaturiste qui dénonce, jamais dans le cul du dictateur qui leur chie dessus.

 

Bref, la Tunisie est devenue une véritable scatocratie ! 

11 septembre 2026

hécatombe carcérale

L’été caniculaire, ponctué de coupures d’eau et d’électricité et de pénuries d’eau minérale, a plongé le pays dans une situation de détresse jamais connue. Aucun bilan officiel des victimes de ce désastre n’a été communiqué.

 

Les prisons auraient particulièrement souffert. Des prisons surpeuplées, dont la population carcérale a en outre augmenté de 40,5 % depuis le coup d’État de la funeste Sainte Chléka (d’après ce rapport).

 

La Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) recense plus d’une vingtaine de détenus décédés au cours de cet été marqué par les fortes chaleurs et les pénuries d’eau (voir ici). Les organisations de défense des droits humains parlent d’une hécatombe et accusent le régime d'être responsable de ce drame.   

 

Jaffel et Zabaïed, architectes de prisons

 

Parmi les seules réalisations qui marqueront le règne chlékiste, ce ne sont ni les musées, ni les universités, ni les écoles, ni les hôpitaux, mais plutôt les prisons. Jaffel se vantait devant le Parlement de son vaste programme carcéral à Kairouan, à Béja, ainsi que des extensions à Borj Erroumi, El Houareb, Sousse, Monastir, etc.

 

Pourvu que l’hécatombe de cet été lui inspire une architecture innovante de prisons écologiques avec cimetières intégrés...

 

8 septembre 2026

Chléking Bad

Mohamed Yousfi, journaliste qui n'a jamais mâché ses mots contre la dictature, a été arrêté le vendredi 4 septembre (voir ici).


Nos « Netflics », toujours aussi efficaces pour écrire des scénarios à la dernière minute, ont réussi à transformer Yousfi en un méchant corrompu, à l’image de ses autres collègues journalistes.


Kaïs Saïed, le réalisateur de cette série nommée « Chléking Bad », en est à sa énième saison, et ce malgré la défection du public ( hormis quelques fans de chlékeux et de chlékeuses ). L’État continue cependant à produire ce feuilleton de mauvais goût...

 

 

Le scénario

 

Le pitch demeure inchangé : il s’agit de raconter l’histoire d’un peuple sauvé des méchants comploteurs par un super-héros du nom de Chlékman, alias Kaïs Saïed.

 

Mais le scénario ne se soucie plus ni de la forme ni de la crédibilité des dossiers à charge contre ces méchants. Ainsi, peut-on lire dans le rapport du procureur contre le journaliste Mohamed Yousfi que celui-ci « se serait enrichi subitement et aurait acquis un patrimoine immobilier grâce à des revenus non déclarés provenant de sources inconnues… »

 

Et devinez quelle source cite le procureur pour étayer ses accusations : le statut Facebook d’une journaliste inconnue appelée Hammami. Voyez et jugez par vous-même ici !

 

Vous avez bien compris : le procureur, qui dispose des moyens de l’État pour enquêter sur n’importe quel quidam, se contente du statut Facebook d’une illustre inconnue pour jeter un journaliste en prison.

 

Le mépris du Droit et de la rationalité (on n’en est même plus à parler d’éthique avec ces Chlékas) démontre à quel point la bureaucratie chlékiste ne s’adresse plus aux personnes raisonnables. Elle est simplement destinée aux crétins et aux imbéciles (je ne trouve pas d’autres qualificatifs) qui, malheureusement, constituent le gros du public de Chléking Bad.
 

Distribution

 

Mais ce rapport en réalité n'est pas vraiment ce qui est distribué au grand public chlékiste. C'est là qu'intervient Riadh Jrad (alias chlékaka), qui a pour mission sur les réseaux sociaux, d'enrober les scénarios d'une bonne dose de Soros, d'Israël, et d'Islamisme, le tout mélangé si possible.

 

Dans le cas du journaliste Mohamed Yousfi, qui est rédacteur en chef du média en ligne Alqatiba.com, il n'était pas très difficile, comme c'est le cas pour tous les médias citoyens, de trouver dans sa liste de bailleurs un organisme susceptible de nourrir le complotisme chlékiste.

 

Il a suffi à Jrad de détecter le nom de la fondation allemande Friedrich-Naumann*, de constater que celle-ci a une antenne en Israël et qu'elle collabore avec la fondation Open Society de Soros. Jrad relève ensuite que l'épouse du fondateur d'Alqatiba, Yosra Blabli (elle-même journaliste dans le même média), est d'origine marocaine (donc sioniste ?), et que celle-ci est une proche amie d'une activiste marocaine anti-avortement du nom de Hajar Raissouni, elle-même nièce d'Ahmed Raïssouni un islamiste marocain notoire proche de Qardhawi. Et ainsi, la boucle est bouclée : le complot islamo-LGBT-sioniste est démasqué.

 

Inutile ici de rappeler que, s'il y a bien un complot sioniste, c'est d'abord celui du régime chlékiste lui-même, complice indirect de l'État d'Israël dans la criminalisation des organisateurs de la flottille Soumoud, qui croupissent depuis cinq mois en prison.

 

Quant aux fondations allemandes, presque toutes complaisante envers Israël pour les raisons historiques que l'on connaît, elles sont autorisées par les autorités tunisiennes, en plus d'être des bailleurs et des partenaires affichés de l'État tunisien dans de nombreux projets de développement.

 

Mais Jrad est un Chlékaka qui compte sur la bêtise de son public pour que celui-ci ne relève pas les contradictions flagrantes de son scénario.

   

Conclusion

 

Le style d'écriture de Jrad est construit sur une chaîne d'associations fallacieuses. C'est le propre de la pensée fasciste. Jrad spécialiste en la matière, hypnotise le crétins par ce genre de procédé rhétorique dont le seul objectif est de conclure ainsi : « L’heure est désormais venue pour les mercenaires et les agents de trembler. Votre place est dans les poubelles de l’Histoire, où vous demeurerez éternellement, comme lieu de repos et de pâture. » (voir ici)

 

... et donc de justifier des arrestations non pas sur la base du Droit, mais sur la base d'un narratif messianique du bien contre le mal, bref un scénario à la Chléking Bad, qui poussé plus loin, pourrait justifier le crime de masse au nom d'une épuration nécessaire contre les traîtres qui souillent le peuple. Ce à quoi nous assistons n'est peut-être que le début d'une processus inéluctable propre à tout fascisme.

 

Car n'oubliez pas chers amis, le chlékisme est un fascisme !

 

* Quand reviendra peut-être un jour la démocratie en Tunisie, il sera urgent de légiférer sur les bailleurs de fonds entretenant des liens avec l'État génocidaire d'Israël. Le propos de mon texte n'est pas de défendre la fondation allemande Friedrich-Naumann, mais de dénoncer l'instrumentalisation de ce sujet par un État chlékiste voyou qui, lui, collabore déjà avec le sionisme.

4 septembre 2026

Rouleau compresseur

Sans surprise, la Cour de cassation a rejeté hier, jeudi 3 septembre, les pourvois introduits dans le cadre du procès du « complot contre la sûreté de l’État », confirmant ainsi l’ensemble des jugements rendus en appel (voir ici)...

 

 

Impossible pour les Chlékas de renoncer à leur châtiment contre les prétendus comploteurs. Le complot et les comploteurs, utilisés en boucs émissaires, sont vitaux pour un régime aux abois, surtout en ce moment de crise et de colère provoquée par les coupures d’eau et d’électricité. Il fallait donc être naïf pour imaginer le régime reculer sur cette affaire.

 

Et d’ailleurs, si Saïed arrive à traverser cette crise sans trop de dégâts, alors dites-vous bien, chers amis, que le pays plongera encore plus dans le chlécaca. Car, rassuré par la capacité des gens à encaisser autant de malheurs et à gober autant de couleuvres, il pourra passer, sans complexe, à la vitesse supérieure : celle d’une vraie dictature fasciste, encore plus bête et méchante, où la police pourra se défouler et torturer n’importe qui, achevant de transformer la Tunisie en un enfer encore plus terrible que celui que nous vivons déjà !

 

Conclusion

 

Si les gens ne se lèvent pas aujourd’hui contre ce rouleau compresseur, je crains que le temps qui nous reste pour tout reconstruire ne puisse suffire pour vivre un jour dans une Tunisie libre, digne et juste…

 

En attendant la Révolution, une manifestation est prévue demain devant le stade olympique d’El Menzah. À bas les Chlékas !

 

1 septembre 2026

Safia Et Marwa

Aux coupures d’eau se rajoute en plus la pénurie d’eau minérale. Se multiplient alors ces scènes de foules assoiffées se jetant sur des packs d’eau dans les supermarchés, ou même s’attaquant aux camions de livraison.

 

L’eau, devenue rare et donc sacrée, donne à la Tunisie des airs d’une Hagar assoiffée, errant dans le désert entre les deux petites collines de Safâ et Marwa, portant dans ses bras son nourrisson Ismaël, tandis que papa Abraham, avec ses deux chlékas, est parti on ne sait où, quelque part dans le désert…


Si l’ange Gabriel fait jaillir la fontaine de Zamzam pour sauver Hagar et son enfant, en fera-t-il autant pour la Tunisie ?

    

 

Évidemment, ce dessin n’a pas trop plu aux chlékeux, mais surtout aux allahistes qui supportent la chaleur, la soif, la saleté et l’humiliation d’une dictature, mais qui hurlent au scandale dès qu’un caricaturiste touche à leur sacré.

 

Même Kaïs Saïed, responsable de la mort de milliers de gens par son incompétence, n’aura jamais reçu autant d’insultes que moi sur Facebook en raison de cette caricature : voyez par vous-mêmes ici !

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