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DEBATunisie

25 juillet 2026

Zabaïed, le chevalier de l'apocalypse

Le pays brûle, et ce n'est point une image. Nous subissons collectivement, 3 couches de malheurs superposées :

 

- La première est celle d'un pays géographiquement exposé à des bouleversements climatiques d'une extrême gravité, qui menacent, dans un avenir très proche, le maintien de groupes humains sur son territoire. La Tunisie est donc menacée dans son existence même.

 

- À ce premier malheur s'ajoute notre incapacité à nous organiser collectivement pour faire face à ce changement climatique, pourtant annoncé depuis les années 1970. Depuis Bourguiba, nous n'avons pas su adapter notre urbanisme, notre agriculture et notre économie à ce défi, préférant adopter un modèle capitaliste occidental peu soucieux de la nature et de l'environnement.

 

- Comme si cela ne suffisait pas, un troisième malheur vient assombrir encore davantage le tableau : la Sainte Chléka. Pour moi, ce personnage sorti des ténèbres (ou du caca), ce cavalier de l'Apocalypse, est soit le signe d'une malédiction de Boukornine, soit une ruse du destin pour nous faire enfin prendre la mesure de la menace. Ce tyran accélère l'effondrement général, offrant ainsi aux Tunisiens un avant-goût de l'enfer. Hormis les derniers chlékistes, la population comprend enfin que, si elle veut sauver sa peau, elle devra d'abord se débarrasser de ce genre d'individus dans la conduite de ses affaires publiques.

 

Ce sont des empoisonneurs, des agents du malheur, que nous devrions apprendre à reconnaître de loin afin que cette engeance ne puisse plus jamais accéder à la chose publique. Le chlékisme, dont cet homme offre à mes yeux la plus parfaite incarnation, nous menace autant que le réchauffement climatique. Merci Kaïs Saïed pour cette leçon tragique !


Vers la Révolution ?
 

Les réseaux sociaux témoignent d'une prise de conscience générale mais cela suffira-t-il ? La symbolique de ce 25 juillet, fête de la République, saura-t-elle faire basculer le cours des événements ? Des manifestations sont prévues aujourd'hui dans toute la Tunisie.

 

Amis, vous savez ce qu'il vous reste à faire…

 

PS : Dame Tunisie qui est représentée dans ce dessin, n'est ni une traînée ni une pétasse ni ma mère la pute, comme pensent souvent certains esprits chlékeux à propos de ma représentation féminine de notre pays. Dame Tunisie est une femme violée qui n'a pas eu le temps de se rhabiller et qui erre perdue dans la rue, mais qui malgré ses malheurs, n'a jamais perdu ni sa jeunesse ni sa splendeur.

22 juillet 2026

Les salauds

Dans l'histoire humaine, il est des moments où tout devient soudain très facile à lire. D'un côté les salauds, de l'autre les justes. De la même manière que l'on reconnaît un colon ou un tyran, on sait immédiatement, à la position des uns et des autres, où se situent les salauds et les justes. Tout devient simple, limpide, presque évident.

 

Ceux que j'appelle les chlékas sont nos salauds. Notre tyran, c'est Kaïs Saïed. Celui qui ne voit pas, par ignorance ou par naïveté, la nature profondément nuisible de son pouvoir n'est pas nécessairement un salaud. Mais dès lors qu'il intervient dans le débat public pour défendre ou justifier ce pouvoir, ou même s'il se déclare neutre dans cette affaire, il franchit une ligne : il devient un salaud, une Chléka.

 

Évidemment, je me considère comme étant du côté des justes. Ce n'est ni une prétention morale, ni un héroïsme, ni un exploit. Celui qui affirme que 1 + 1 font 2 ne se croit pas vertueux pour autant : il annonce et constate une vérité dans un système de pensée (en l'occurrence les mathématiques).

 

Reste une difficulté philosophique. Dans un monde où les salauds sont nombreux, voire majoritaires, la vérité ne change pas pour autant. Le nombre n'a jamais fait loi. C'est ce qui donne leur force aux justes. Mais il arrive, par une ruse de l'Histoire, que les salauds soient les vainqueurs. Alors ils réécrivent l'histoire, travestissent les mots, inversent les concepts.

 

C'est précisément notre malheur en Tunisie : les justes y sont devenus les traîtres, tandis que les salauds se sont proclamés patriotes. Et c'est par cette réécriture permanente du réel qu'ils enrôlent les esprits, jusqu'à fabriquer de nouvelles générations de salauds.

 

Mais il n'y a pas de fatalité. Les accidents de l'Histoire peuvent mettre les tyrans à nu. C'est ce qui s'est produit en 2011 sous Zaba. Les salauds perdent alors leurs repères, et une brèche s'ouvre dans laquelle les justes peuvent enfin apparaître.

 

C'est peut-être ce que nous vivons aujourd'hui en Tunisie. Le tyran est nu. Son incompétence éclate chaque jour davantage. Pourtant, rien n'émerge encore. La brèche ne cesse de s'élargir, telle une plaie purulente qui s'ouvre toujours plus, dans la douleur et la souffrance. Et malgré cela, rien ne vient.

 

Il nous reste 3 jours encore jusqu'au 25 Juillet 2026 pour clore 5 années de saloperies.

 

Amis les justes, c'est notre moment...

Ce dessin date de janvier 2011, quelques jours avant la Révolution...

 

PS : Selon l'histoire réécrite par les salauds vainqueurs, tout appel à la résistance ne peut être perçu qu'en tant que complot islamiste ou machination diabolique orchestrée par les protagonistes de ce qu'ils appellent la « décennie noire ». Cette expression elle-même participe de cette réécriture. C'est un concept de salauds.

21 juillet 2026

Mongi Rahoui, le gauche-chléka

Alors que le pays est au bord de l'effondrement, Mongi Rahoui (député de la "gauche-chléka") préfère s'en prendre à ceux qui, selon lui, profiteraient du désastre pour revenir au pouvoir. Je savais que ce chlékiste était passé du côté obscur, mais je ne mesurais pas à quel point il avait touché le fond.

 

Le désastre que nous vivons est d'abord lié à la canicule et à l'état général des infrastructures. Mais ce qui en aggrave les conséquences, c'est surtout la gestion chaotique de l'État depuis que Kaïs Saïed en a paralysé le fonctionnement en concentrant entre ses seules mains l'ensemble des pouvoirs. Il s'est lui-même autoproclamé seul commandant à bord. Il faut être aveugle, stupide ou de mauvaise foi (chléka quoi) pour ne pas comprendre que si le pays va si mal, c'est d'abord à cause de la dictature bête et méchante de la sainte Chléka.

 

 

Et ce minable de Rahoui ose encore accuser la « décennie noire » d'être à l'origine de ce chaos. Cette décennie a décidément bon dos. Elle n'a de plus noir que ces personnages sortis de nulle part, qui ont profité de la démocratie pour se faire connaître avant de lui cracher dessus.

 

Rendez-vous compte que cet homme, qui siège dans un parlement fantoche, est rémunéré par l'argent du contribuable pour lécher le caca laissé par la Sainte Chléka. Rappelez-vous de son visage lorsque tombera Saïed. Que ce dessin serve de mémoire.

 

PS: Cliquez ici, pour écouter les déclarations de ce gauche-chléka devenu un vrai léche-chléka-ka.

19 juillet 2026

Il bouge !

Le silence du président, auquel s'ajoute l'absence de toute communication depuis le début du mois de juillet, a alimenté, comme à chaque fois, les rumeurs les plus folles. Parmi elles figure notamment celle relayée par le journal italien Il Foglio, selon laquelle Kaïs Saïed aurait été hospitalisé à l'hôpital militaire de Tunis à la suite d'un infarctus (voir ici).

Mais Zabaïed a fini par réapparaître dans la soirée du 18 juillet, lors d'une visite au complexe hydraulique de Ghdir El-Golla (voir ici), où il a pu rassurer la population, non pas sur la question des coupures d'eau en Tunisie, mais sur le bon fonctionnement de son système cardiovasculaire, coupant ainsi court à toutes les rumeurs...

 

Les chlékas sont soulagées !

18 juillet 2026

Vacances du Pouvoir ?

Cela fait plus de dix jours que Zabaïed ne donne plus signe de vie.

 

Je n'ai aucun problème éthique à souhaiter la mort naturelle de la Chléka de Carthage. Je souhaite également la mort de Netanyahou, de Trump, des génocidaires, des suprémacistes et de tous les tyrans sur Terre, et même ailleurs, chez les populations extraterrestres.

 

A votre avis, pourquoi donc lutte-t-on pour le droit international, pour la démocratie, pour la liberté d'expression et pour une Justice indépendante ? Ce n'est ni pour ressembler à un occident devenu décadent, ni par caprice intellectuel. C'est précisément pour ne souhaiter la mort à personne, et pour ne jamais recourir à la violence contre les abus du pouvoir.

 

Qu'a fait Saïed (qui a été élu démocratiquement) si ce n'est une prise d'otage armée de tout un pays ? Alors que voulez vous ? le pays brûle et son arme pointe sur nous. La moindre critique et vous vous retrouvez en prison.

 

Si vous pensez que souhaiter que cet homme crève relève de la faute morale alors que proposez vous concrètement pour sortir le pays de cette impasse ?

 

Durant 5 années de dictature, Kaïs Saïed s'est appliqué à verrouiller méthodiquement tout canal de discussion, trafiquant les élections, criminalisant toute critique contre sa personne, jetant TOUS les opposants en prison et lâchant ses meutes de chlékas sur internet et dans les rues pour intimider et menacer de mort les derniers contestataires ?

 

Alors oui, j'assume : je prie Boukornine pour que la nature reprenne ses droits et neutralise un tyran qui nous étouffe, qui nous écrase et qui surtout met en danger de mort tout un pays.

Qu'il crève !

17 juillet 2026

Coupure de président

Toujours aucun signe de vie du président. Certains se demandent si c'est l'absence du président qui provoque les coupures de courant, ou si c'est l'absence de courant qui provoque la coupure du président.

 

 

Une chose est sûre : tout le peuple, à l'exception des dernières chlékas, sait que la solution contre les coupures d'électricité et toutes les pénuries que connait le pays, consiste à débrancher, déconnecter, couper le cordon qui relie cette chose au pouvoir !

14 juillet 2026

Crise systémique en Tunisie

La situation de Métlaoui tend à se généraliser à l'ensemble du territoire. Les coupures d'eau se multiplient partout dans le pays. À cela s'ajoutent des coupures d'électricité répétées en raison de la canicule et de la forte sollicitation du réseau électrique due à la climatisation.

 

Les fortes chaleurs, sans eau et sans électricité, rendent intenables les conditions de vie surtout pour les plus vulnérables. Les Tunisiens commencent vraiment à perdre patience.
 

Mais heureusement, notre président (toujours aux abonnés absents) médite sur des solutions durables pour la Tunisie… et pour l'ensemble de la planète.

 

13 juillet 2026

Coupures d'eau à Métlaoui

L'été en Tunisie s'annonce très chaud et très sec. Dans le Sud, le thermomètre ne veut plus descendre en dessous de 40 degrés. La ville minière de Métlaoui, en plus de la vague de chaleur, est privée d'eau depuis plusieurs jours. Excédés, les habitants ont protesté ce samedi 11 juillet (voir ici).

 

Le président Kaïs Saïed, qui a disparu des radars depuis sa dernière visite surprise à la Mnihla, doit être plongé dans une recherche de solutions pour protéger les habitants de Métlaoui et tout le pays des conséquences du réchauffement climatique.

 

9 juillet 2026

Visite surprise

Le président tunisien Kaïs Saïed a effectué une visite nocturne surprise à la Mnihla et à la Cité Intilaka dans la nuit du 5 au 6 juillet 2026 (voir ici). Tel Zorro ou Batman, Zabaïed sort la nuit pour distribuer ses bisous à la veuve et à l'orphelin, sous l'œil vigilant de sa garde présidentielle et des caméras.

 

 

Puis il rentre à Carthage à l'aube, avec le sentiment du devoir accompli. Il passera le reste de la journée au lit, pendant qu'Ichraf, Naoufel, Atka et toute la famille poursuivront, loin des caméras, la gestion des affaires du pays…

4 juillet 2026

Officialisation des Chlékas

Une commission parlementaire travaille en ce moment sur un texte de loi de re-titularisation des délateurs et des balances au sein de la police nationale (voir ici). "Re", car cette expertise (délation) se serait perdue durant la fameuse "décennie noire", même si, selon le rapporteur, des chlékas zélées ont continué à travailler au noir (d'où l'expression décennie noire).

J'en profite donc pour prévenir les chlékeux et les chlékeuses de ma page : désormais, aucun de vos commentaires ne sera accepté sans présentation préalable de votre permis de Chléker. À défaut, je serai contraint de faire moi-même de la délation et de vous dénoncer pour exercice illégal de chléka ou pour chlékisme au noir ! Z'êtes prévenus !

30 juin 2026

Des chlékas, encore des chlékas...

Je dédie ce post aux chlékeux et aux chlékeuses qui affluent en meute sur ma page Facebook à chacune de mes publications. Je ne saurais assez les remercier de leur fidélité et de leurs savoureux commentaires qui alimentent la base de données de mon étude anthropologique consacrée à l'homochlékus. 

 

 

Alors que le pays coule et qu’à sa tête leur gourou omnipotent a pris, à lui seul, les commandes de l’État, les chlékeux et les chlékeuses continuent d’accuser les « agents de l’étranger » (dont votre serviteur) d’être responsables de tous les malheurs du pays.


Le plus étonnant, c’est que eux, collabos assumés du régime (ta77ana) accusent tous les critiques du pouvoir d’être les ta77ana de forces occultes. Cette inversion accusatoire est étonnante, tant par son caractère systématique que par sa récurrence.


Lorsqu’on leur demande de qui, au juste, nous serions les ta77ana, les réponses deviennent encore plus drôles.


En ce qui me concerne, je serais le ta77an de Macron ou de Ghannouchi, voire d’Epstein et de « l’internationale homosexuelle » (sans doute à cause de la couleur rose de mon flamant ?). Je ferais donc partie du grand complot franco-qataro-islamo-sioniste, rémunéré en euros pour chacune de mes publications, participant ainsi, à ma petite échelle, au projet visant à restaurer les corrompus de la décennie noire au pouvoir afin d’achever le vaste plan de destruction de la Tunisie et de sa transformation en colonie subsaharienne administrée par Israël.

 

 

À mes amis chlékeux, je leur offre à mon tour quelques dessins en couleur pour les remercier de toute l'inspiration qu'ils m'apportent...

 

 

Grâce à eux, je ne suis jamais en manque d'inspiration ! 

 

 

27 juin 2026

Solidarité avec Sihem Ben Sedrine !

La mal nommée « Justice » tunisienne a condamné l'ancienne présidente de l'Instance Vérité et Dignité (IVD), Sihem Ben Sedrine, à 25 ans de prison (voir ici)

 

L'affaire est cousue de fil blanc. Le crime qui lui est reproché serait lié à de prétendus abus, malversations et faits de corruption sur une multitude de dossiers. Tout ce qu'il faut pour noyer le poisson dans l'eau. Car derrière ce procès se cache la vengeance d'un régime policier contre une figure historique qui a consacré sa vie à combattre la dictature en Tunisie, et ce depuis son adhésion à la ligue des Droits de l'Homme en 1979 (voir ici).

 


Ben Sedrine, thermomètre national

 

Ceux qui suivent les affaires du pays depuis Ben Ali vous le diront : Sihem Ben Sedrine est un véritable thermomètre de votre inclination au fascisme ou de votre tendance idiocratique à gober le narratif de la flicaille, de ses succursales médiatiques et faceboutiques.

 

Que Sihem Ben Sedrine ait parfois mal communiqué ou mal géré certains dossiers, peut-être. En réalité, je n’en sais rien.

 

Je suis honnête avec vous, chers amis : je ne me suis jamais penché sur aucun des dossiers qui lui sont reprochés. Mais une chose est certaine : les 25 ans de prison auxquels elle vient d’être condamnée ne peuvent logiquement avoir le moindre rapport avec une prétendue mauvaise gestion ou un quelconque abus dans l’exercice de sa mission à la tête de la fameuse Instance Vérité et Dignité (IVD).

 

Pour ceux qui suivent les affaires du pays, les choses étaient limpides dès la création de l’IVD. Les attaques incessantes contre Ben Sedrine ont commencé depuis, en 2013. Elles émanaient d’abord de la flicaille, des anciens profiteurs de la dictature, de leurs relais médiatiques et de tous les Ben Simpsons qui ont tout gobé et qui jurent (encore aujourd’hui) qu’elle est une agente des islamistes, du Qatar ou des sionistes ou tout cela à la fois…

 

Car oui, Ben Sedrine avait reçu pour mandat d’ouvrir la boîte de Pandore en enquêtant sur les violations des droits humains commises entre 1955 et 2013. Autant dire qu’elle avait pour mission de s’attaquer à l’ADN même de l’État tunisien.

 

Alors, que pouvait-on attendre du régime policier, aussitôt remis sur les rails par la Chléka de Carthage en 2021? Ce foutu régime qui n’a pas fermé l’œil durant toute la prétendue « décennie noire »… noire surtout pour la mafia policière et ses réseaux de profiteurs.

 

Qu’attendre, sinon la vengeance minable d’une dictature qui promet l’enfer à ceux qui ont rêvé de la défaire?

 

 

Les Ben Simpsons, comme je vous le disais, savent se mettre du bon côté de l'Histoire. Alors que le monde entier s'indigne de l'arrestation de Ben Sedrine, eux s'en frottent les mains.

 

Alors oui, solidarité avec Sihem !

26 juin 2026

70e anniversaire de l'armée nationale

Après la célébration du 70ᵉ anniversaire des forces de sécurité en avril dernier (voir ici), Zabaïed, accro aux cérémonies officielles, a organisé un deuxième défilé d'uniformes à l'occasion du 70ᵉ anniversaire de l'armée nationale. C'était le mercredi 24 juin 2026, dans la cour d'honneur du palais de Carthage.

 

Celui-ci n’a pas manqué de prononcer ses indigestes discours grandiloquents devant un parterre de militaires en tenue de carnaval (voir ici). Devenus de véritables chlékas à la botte (ou des bottes à la Chléka) du dictateur depuis leur participation active au coup d’État, ces militaires n’imposent même plus la crainte et le respect. Tout y est faux : leurs uniformes, leurs fanfares et leurs armes importées d’Amérique… Même leur regard est devenu aussi fourbe qu’une Chléka.

23 juin 2026

A Chlek Criminal

Le 7 octobre 1996, la star américaine Michael Jackson donna un concert historique en Tunisie, au grand stade d'El Menzah. C'était sous Zaba. Certes, les libertés n'étaient pas garanties, mais le pays disposait encore d'un minimum d'organisation et de lisibilité institutionnelle. Assez, en tout cas, pour accueillir un événement planétaire qui marqua toute une génération (dont moi, présent ce soir-là). 

 

 

Imaginez tomber dans le coma sous Zaba et vous réveiller 30 ans plus tard sous Zabaïed. Vous vous demanderiez si la Tunisie n'a pas été le théâtre d'une guerre civile : nos villes et nos équipements publics sont en pleine déliquescence. Routes, bâtiments, espaces publics… Le stade d'El Menzah en est devenu l'illustration la plus frappante.

 

Depuis que l'actuel président a décidé de le rénover en 2022, le chantier est à l'arrêt et le site offre un spectacle de désolation. À croire que cet individu porte la poisse à tout ce qu'il touche. Le destin du stade fait aujourd'hui écho à la débâcle de l'équipe nationale en Coupe du monde.
 

 

J’en suis sérieusement à penser que Zabaïed porte un projet méthodique de démolition de la Tunisie. Il nous faudra du temps pour comprendre comment et pourquoi un tel scénario a été rendu possible.

 

C’est pourquoi il faut absolument le débrancher au plus vite avant qu’il n y ait plus rien à sauver… Quand je dis débrancher, cela veut dire par tout les moyens possibles...

21 juin 2026

Carton rouge

Celui qui, au nom de son prétendu génie, a enfoncé sa Chléka dans tous les rouages du bled (économie, justice, culture, agriculture, sport et jusqu’à l’air que nous respirons), ne peut plus, lorsqu’il s’agit de football, se réfugier derrière les éternels traîtres et comploteurs pour expliquer ses échecs. La Tunisie tout entière a assisté en direct à la chlékisation de l’équipe nationale : 5-1 contre la suède et 4-0 contre le Japon.

 

Le plus triste dans cette affaire, c’est qu’il ait fallu une raclée sur un terrain de football pour que certains commencent enfin à comprendre ce que d’autres dénoncent depuis cinq ans :

 

Kaïs Saïed ne fait confiance à personne. Il nomme les responsables selon leur soumission et non leur compétence, car il ne supporte pas la critique puisqu’il se prend pour Dieu tout-puissant. Il nomme un entraîneur chlékiste médiocre et, quand celui-ci échoue, il le vire en l’humiliant publiquement, comme il le fait avec ses ministres. Cette méthode a conduit à la débâcle des Aigles de Carthage, comme elle a conduit à la faillite de nos écoles, de nos hôpitaux, de nos transports et de toutes les institutions de l’État.

 

 

Quand la catastrophe frappe un service public, il accuse les corrompus. Quand elle frappe l’économie, il accuse les conspirateurs. Quand elle frappe les libertés, il accuse les agents de l’étranger. Mais quand le tableau d’affichage affiche la débâcle en mondovision, il devient soudain beaucoup plus difficile de cacher l’empreinte de sa Chléka.

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