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DEBATunisie

7 avril 2026

Dictature planétaire

Je parle ici de la préoccupante situation politique en France. Il y paraît de plus en plus évident que l’épouvantail de l’entrisme islamiste, qu’agite le bloc bourgeois, n’est qu’une diversion face à l’entrisme sioniste, qui, lui, est une réalité, comme le démontre le puissant lobbying israélien à travers le projet de loi Yadan (du nom de la députée Caroline Yadan), une loi qui assimile l’antisionisme à l’antisémitisme.

 

Ce n’est pas la première incursion flagrante des intérêts d’Israël dans les débats parlementaires. En 2024, une tentative de proposition de loi dite « relative à la pénalisation de l’antisionisme » avait déjà vu le jour, et en 2025, une autre initiative a cherché à encadrer l’enseignement supérieur sur la question de l’antisionisme. Tout ceci s’inscrit dans la politique internationale que déploie activement Israël à travers ses différents groupes de pression locaux afin de considérer comme de l'antisémitisme toute expression de solidarité avec la Palestine…

 

Une pétition a été initiée afin de bloquer ce projet de loi liberticide, voir ici

 

Lobby sioniste : une dictature deterritorialisée


Ce qui fait sérieusement craindre la transformation de la France en une dictature, ce ne sont pas les pressions exercées contre les opposants au Pouvoir comme dans toute bonne dictature. C’est plutôt la pression exercée contre les dénonciateurs de la politique génocidaire d’un pays étranger (Israël) qui donne cette drôle d’impression.


Cette pression aux relents dictatoriaux est communément appelée « lobby sioniste ». Le simple fait de le nommer, de le dessiner, ou même de le chuchoter, provoque la même dose d’adrénaline que connaissent ceux qui vivent sous dictature. Ce n’est pas la police qui peut vous tomber dessus (quoique cela arrive de plus en plus), mais surtout le bannissement public qui vous menace : l’excommunication, la souillure qui vous colle à vie.

 

Mais ce n’est plus une impression. Depuis le 7 octobre 2023, ce phénomène ne se cache plus et l’on observe la multiplication de cas de censure de personnalités publiques (Blanche Gardin, Guillaume Meurice…), l’arrestation de militants pro-palestiniens, ou encore le lynchage médiatique de La France Insoumise pour sa dénonciation du génocide de Gaza. La loi Yadan n’est qu’une tentative d’inscrire dans la loi cet état de fait.


Car la simple évocation de ce lobby renvoie à l’idée du « complot juif » et vous fait passer pour un sale antisémite. Gare au caricaturiste qui oserait représenter cette domination tentaculaire : cela rappellerait le motif de la pieuvre, cliché effectivement antisémite largement diffusé par la propagande nazie. Même Plantu, malgré toute sa complaisance envers Israël, a été accusé d’antisémitisme pour avoir représenté Epstein en pieuvre (voir ici).


La paralysie que génère le chantage à l’antisémitisme doit cesser de toute urgence. Nous n’avons aucun compte à rendre ni aucune preuve de vertu à présenter à ceux qui soutiennent une politique génocidaire.


Ce lobby sioniste existe bel et bien, et son influence n’est pas un fantasme : c’est une réalité concrète, documentée, attestée. Il s’agit d’un projet politique soutenu par des individus puissants, organisés en associations, ONG, think tanks, fondations et fonds privés. Ils pratiquent l’ingérence en Occident et dans les pays arabes en corrompant élus, magistrats et médias, et en terrorisant intellectuels et artistes par ce chantage abject à l’antisémitisme.


Pour revenir au cas flagrant de la France, l’omniprésence, dans les médias privés comme publics, du porte-parole de Tsahal (armée génocidaire commandée par un criminel de guerre sous mandat international…) ne doit plus laisser place au doute quant à l’entrisme de ce lobby, qui se déploie depuis 1948 pour imposer un projet ethnocratique en Palestine, et qui s’appuie à la fois sur :


1 - un mythe religieux : la « terre promise », justifiant le nettoyage ethnique des Palestiniens ;
2 - le martyre des Juifs : la Shoah devenant un prétexte pour culpabiliser ceux qui dénoncent ce nettoyage ethnique.


Un projet donc criminel et raciste, qui ne peut se déployer qu’avec l’appui d’une superpuissance militaire (les États-Unis) et d’une force de frappe médiatique à l’échelle internationale. C’est bien cette stratégie politique qui crée les conditions d’une dictature déterritorialisée.
 

L'empire : une dictature planétaire

 

Israël n'est qu'une pièce stratégique de l'empire que sont les États-Unis d'Amérique. Ce machin (l'Amérique), par sa toute-puissance, fascine et façonne le monde. Il incarne encore un idéal à l'échelle mondiale, et ce grâce à Hollywood, Disney, Nasa, Coca, GAFAM et les richesses dont ne jouissent que ceux qui vivent à l'intérieur de ses frontières bien gardées. Le prétendu "monde libre" est une enclave fortifiée qui jette sa merde à l'extérieur et qui terrorise la nature et abat les bêtes sauvages quand elle a faim.

 

Ce mirage appelé rêve américain a pour revers un cauchemar planétaire. Cet éclat se paie au prix fort. Car gare à celui qui échappe à son contrôle. La dollarisation de l'économie mondiale est un instrument de chantage qu'emploi l'empire pour étrangler pays, entreprises et individus qui tiennent tête à son hégémonie.

 

Avec un maillage de plus de 750 bases militaires réparties dans plus de 80 pays, c'est par la violence armée que ce machin s'empare des ressources nécessaires à son économie. Rien de nouveau à l'horizon, sauf qu'avec Donald Trump, cette tyrannie ne se drape plus d'arguments humanistes pour justifier sa prédation. Elle assume sa violence et menace de génocide ceux qui s'opposent à sa suprématie : « Une civilisation entière va mourir ce soir », voilà comment le président américain met en garde les Iraniens à l'approche de l'expiration de son ultimatum sur le détroit d'Ormuz.
 

Voilà ce qui complète tableau de deux touristes génocidaires semant la terreur au Moyen-Orient… 

 

 

Conclusion

 

Un autre monde est forcément possible. Nous n'avons pas en tant qu'être humains de passage sur terre, le seul choix de vivre dans un monde où une entité fixe les règles du jeu selon ses propres intérêts au mépris du grand nombre. Il n'est plus tenable d'accepter comme seul horizon possible ce modèle de coexistence. Si nous n'avons pas la possibilité de le combattre par les armes, armons nous pour le dénoncer afin de répandre le scandale... 

1 avril 2026

Flamant d'avril

- Fais les souffrir ! ( slogan chlékiste )

31 mars 2026

Vers la fin du capitallahisme ?

En grec ancien, le mot “apocalypse” signifie “révélation divine”. La guerre apocalyptique en cours au Moyen-Orient révèle précisément de nombreuses vérités qui, bien que déjà connues, n’ont jamais pris autant d’acuité. La vérité par exemple sur l'Etat d'Israël, qui par son logiciel colonial (appelé sionisme) tend mécaniquement vers le Génocide (Palestine), et qui par sa nature messianique, tend vers l'expansion et l'annexion progressive de territoires environnants (Liban, Syrie...) pour réaliser son Grand Israël.

 

De l’autre côté, nous avons les États-Unis d’Amérique qui, sous Trump, révèlent à leur manière leur nature profondément dévastatrice : capables, au nom de leur prétendue supériorité raciale, de mettre à feu et à sang la planète entière (Hiroshima en reste l’ombre portée). Une logique en totale adéquation avec le logiciel fondateur d’Israël.

 

Et puis l’Europe, cette vieille prostituée qui, derrière sa prétendue sagesse, ne cesse, par le biais de sa bourgeoisie, de soutenir un fascisme blanc qui n’est autre que son enfant naturel.

  

Dévoilement du capitallahisme  

 

Mais ce qui se révèle de la manière la plus violente depuis le 7 Octobre 2023 et qui risque à terme de bouleverser la carte de l'Islam dans la région, c'est la compromission totale des gardiens de la Kaaba avec ce fascisme blanc.

 

Rappelons que la Kaaba demeure le lieu le plus sacré de l'Islam. C'est ce fameux cube noir situé à la Mecque. Il abrite sur un des ses angles la fameuse Pierre noire, objet de culte préislamique mais qui a été toléré par le prophète Mohamed car selon la tradition, cette pierre aurait été déposée par Abraham au moment de la construction du temple cubique. Rappelons qu'Abraham est le père des 3 religions monothéistes. Son nom a été donné à l'accord voulu par Trump pour une pax hebraïca dans la région qui n'est autre qu'une soumission aux caprices d'Israël. Mais ce n'est pas notre sujet.

 

L’importance symbolique de la Kaaba est liée à la vénération que le prophète lui-même entretenait pour ce temple, qui deviendra, après sa mort en 632, le cœur battant de l’islam, autour duquel orbitent des milliards de musulmans depuis quatorze siècles. Si bien que celui qui a la main sur La Mecque a, de fait, la main sur l’Islam. C'est le cas des Saoud qui fondent leur Arabie Saoudite en 1932. Il s'agit pourtant d'une tribu arabe minoritaire adepte de l'un des Islams les plus bêtes et les plus austères, le wahhabisme. Ils doivent leur longévité non pas à la Pierre noire, mais à l'or noir dont ils ont cédé l'exploitation aux compagnies américaines. 

 

C’est de ce mariage bling bling de l’or noir et de la Pierre noire qu'est né cet islam "capitallahiste", que je n’ai cessé de décrier sur mon blog, tentant, à ma manière, d’expliquer, par le texte et le dessin, combien ce poison a contaminé notre rapport au divin dans toute la région. Un mariage instrumentalisé pour lutter contre le communisme, puis, plus récemment, pour faire échouer nos révolutions arabes, jugées menaçantes pour l’ordre sioniste régional. Un Islam bling bling qui a même contaminé le goût et le sens du beau dans nos contrées arabes mais c'est aussi un autre sujet...


Ce même wahhabisme, pieds et poings liés aux intérêts américano-israéliens dans la région, n’a jamais semblé aussi fragile et vulnérable. La guerre déclenchée contre l’Iran, ainsi que l’effondrement du « parapluie américain » censé protéger ces émirs, mettent à nu leur dépendance à l’Empire. Et quoi de plus révélateur de leur statut de « putains » que le « Kiss my ass » adressé à MBS par Trump ?

 

Oui c'est l'apocalypse dans la région, car n'oublions pas que derrière ces dévoilements, meurent des humains par milliers. Des tragédies, des souffrances et des horreurs ont lieu à l'instant même où j'écris ces lignes, et ce au nom de l'hubris d'une poignée de gens humainement méprisables qui dessinent leur monde à coup de missiles, de bombes, de génocides, de phosphore blanc, de déportations, de propagandes, et bientôt d'armes atomiques, car oui, la vraie apocalypse n'est pas exclue.

20 mars 2026

Fin du Ramadan

Je ne souhaite pas de joyeux Aïd aux Tunisiens tant que croupissent en prison les nombreux otages de la dictature de la Sainte Chléka, et tant que la Tunisie tout entière demeure elle-même otage de la collaboration active des chélkeux et des chékeuses avec le ministère de l’Intérieur et les militaires.

 

Rappelons une évidence : ce sont les forces armées qui tiennent le pays, avec le soutien de l’Empire (US+Israël) pour qui Carthage, la police, l'armée et les Chlékas ne sont que de pleutres chiens de garde régionaux.

 

Même la Celtia a mauvais goût en ces temps pénibles !

 

Saadia Mosbah

 

La justice de Zabaïed condamne la militante antiraciste Saadia Mosbah, présidente de l’association M’nemti, à huit ans de prison ferme, assortis d’une amende de 100 mille dinars sur la base d'accusations de malversations financières. Sans surprise, la dictature maquille les procès politiques en pseudo-accusations de blanchiment d’argent. C’est la méthode « eau de Jaffel », employée contre les opposants, les journalistes ou, tout récemment, la flottille Soumoud.


Mais pour revenir au cas de Saadia Mosbah, la sévérité de la peine et l’acharnement judiciaire contre cette militante trahissent le racisme intrinsèque du chlékisme, qui ne pardonne pas à une Tunisienne noire de militer pour la simple reconnaissance des droits humains des migrants subsahariens, malmenés depuis le discours prononcé par Kaïs Saïed le 21 février 2023.


Un discours honteux dans lequel notre sainte (et puante) Chléka a accusé ouvertement les Subsahariens de menacer la composition démographique de la Tunisie dans le cadre d’un prétendu « grand remplacement » (quand on vous dit que Saïed utilise le même logiciel que l’extrême droite européenne et israélienne).


Bref, un discours qui a provoqué dans tout le pays une véritable chasse aux Subsahariens, menée par la police et par une partie de la population. Un discours qui a réveillé le démon du racisme dans toutes les franges de la société, y compris celles que l’on croyait protégées par leur instruction et leur progressisme. Voilà ce qui explique l’acharnement contre Saadia Mosbah…


Donc, solidarité totale avec tous les otages de la dictature de la Sainte (et puante) Chléka !

 

 

Quelle chléka quand même ce Saïed !

 

 

Bon finalement, Idkom Mabrouk quand même !

18 mars 2026

Le détroit d'Ormuz

Le détroit d’Ormuz est en passe de devenir le nœud du conflit, ce point de bascule où tout peut se jouer — ou se briser. Un goulet d’étranglement stratégique qui pourrait étouffer Trump et s’avérer déterminant dans l’issue de la guerre menée contre l’Iran…

 

 

Où est Bibi ?

Depuis quelques jours, des rumeurs circulent sur la disparition de Netanyahou…
 

 

Ouf ! Les chlékosionistes qui se réjouissent de l'arrestation des membres de la flottille Soumoud sont enfin rassurés : bibi est en sécurité. 

16 mars 2026

Israélisation

La guerre menée contre l'Iran par l'impérialisme israélo-américain en est à son seizième jour. Le droit international est définitivement mort et enterré. La barbarie du fasciste Trump et du génocidaire Netanyahou est en roue libre totale, et le monde observe la folie à l’œuvre sans pouvoir agir. Dans ce désastre humanitaire et cette faillite morale, il n’y a que le bloc bourgeois occidental, à travers ses grands médias, pour remercier Israël et les États-Unis de « libérer » le peuple iranien de la tyrannie des mollahs.

 

Blanchisserie

J’observe depuis la France cette abjection. Non contents d’avoir nié, minimisé, voire soutenu le génocide à Gaza, les grands médias poursuivent la propagande sioniste pour justifier les attaques contre l’Iran, présentant une fois de plus Israël comme la sempiternelle victime qui ne ferait que se défendre face aux arabo-musulmans.
 

Ce grotesque mensonge est même devenu le mantra de toute l'extrême droite européenne qui utilise Israël comme modèle pour mener la guerre contre les arabo-musulmans de l'intérieur et les migrants en général. De Meloni à Bardella, en passant par Orban, ils sont tous partis en pèlerinage chez Netanyahou pour ce relooking idéologique...

 

 

Hormis la gauche populaire (LFI), toute la classe politique chante presque la même chanson, à quelques variations près. Tous, cependant, s’accordent pour accuser LFI d’antisémitisme, pour avoir simplement rappelé le droit international en dénonçant le génocide à Gaza et, aujourd’hui, la guerre « préventive » contre l’Iran.

 

Autre accusation : celle du clientélisme communautariste (arabo-musulman en l'occurrence) dont serait coupable LFI en exprimant sa solidarité pour la Palestine. Cette accusation que porte aussi la gauche bourgeoise contre LFI, (dite honteusement la "stratégie Gaza") considère communautariste l'empathie pour Gaza, c'est dire la profondeur du racisme qui contamine la France de 2026.

 

Réjouissons-nous donc de la percée de cette même France insoumise aux élections municipales en cours.

 

Chlékosionisme

 

Depuis l'attaque contre l'Iran, la Tunisie de Kaïs Saïed ne s'est pas contentée de se terrer dans le silence : elle a carrément donné des gages à Israël. Imaginez, chers amis, que les principaux organisateurs de la Flottille Soumoud, ceux-là mêmes qui se sont retrouvés prisonniers en Israël, viennent de rejoindre les prisons tunisiennes ce lundi 16 mars pour blanchiment d'argent (voir ici). 

 


Rappelons que Kaïs Chléka s’est présenté aux élections en promettant de criminaliser toute normalisation avec Israël. Il a renforcé ses contacts avec l’Iran et ne cachait ni son attachement à la cause palestinienne ni son adhésion à « l’axe de la résistance ». Mais depuis le génocide de Gaza, il s’est montré plus réservé et, aujourd’hui, il est carrément passé du côté obscur.

 

C’est à partir de mon observation méticuleuse des chlékeux et des chlékeuses sur Internet que j’avance que le pouvoir en Tunisie a adopté une nouvelle ligne politique : le « chlékosionisme ». Il s’agit d’une doctrine selon laquelle toute expression de dévouement envers un autre pays constituerait une trahison. En l’occurrence, la solidarité avec la cause palestinienne serait désormais présentée comme une menace pour les intérêts de la Tunisie.

 

Le déchaînement de haine observé contre les organisateurs de la flottille, et ce dès son lancement, a permis de révéler l’ampleur de ce phénomène — le chlékosionisme — et je vous jure que je ne suis pas dans la caricature.

 

Qu’a donc obtenu notre sainte Chléka en échange de ce revirement ? La consolidation de sa dictature et la protection de l’Empire, n'est ce pas ?

 

- blanchiment d'Israël                                  -blanchiment d'argent ?

 

Conclusion 

 

C'est quand même la merde partout.

3 mars 2026

Le Grand Israël

Pourquoi faire de longues analyses alors que tout ce bordel correspond simplement et méthodiquement au développement d’un projet inscrit dans le temps long, et qui gagne, génération après génération, un peu plus de terrain ? Demain, tout le Moyen-Orient sera transformé en réserves pour Indiens, et gare à qui ose défier l’ordre naturel des choses…

 

C’est ainsi que se sont constitués les États-Unis d’Amérique !

Mike Huckabee, l’ambassadeur américain en Israël, valide ce même projet pour Israël qui, dit-il, s’étendrait du Nil à l’Euphrate selon une « promesse de Dieu à Abraham » ! (voir ici)

 

Où est Charlie ?

 

Le président tunisien est introuvable. Lui qui n’a cessé de clamer sa solidarité à l’égard de l’Iran et de l’« axe de la résistance »  a complétement disparu des radars.


Nous sommes à quatre jours d’une guerre impérialiste qui frappe tout le Moyen-Orient, et celui qui ne cesse de parler au nom de la Palestine et du complot sioniste est soudain frappé de mutisme.

 

Rien d’étonnant. On savait déjà que ses discours guerriers sont destinés aux chlékeux et aux chlékeuses, tout comme les théories du complot qu’il leur balance pour faire diversion et détourner l’attention du public de sa responsabilité directe dans la faillite morale et économique du pays.


Cette stratégie du mensonge, que maîtrise parfaitement Saïed et son cercle rapproché, vise à cacher l’éléphant dans la pièce : nous sommes et nous demeurons une base américaine ; notre armée, son matériel et ses officiels sont made in USA.

 

En tant que Tunisiens, nous ne sommes que les pions d’un échiquier politique régional qui nous dépasse et qui favorise l’émergence de personnages aussi obscurs et dangereux que la sainte Chléka.

 

Kaïs Saïed, comme tous ses voisins arabes, est de fait un chien de garde, protégé et choyé tant qu’il ne touche pas aux intérêts impérialistes dans la région. Que ces despotes cultivent la bêtise, la misère et le désespoir dans leurs tristes contrées, peu importe, tant que nos têtes demeurent baissées.

 

26 février 2026

Boussoles

Ce qui interroge lorsque se multiplient les signes du fascisme, ce n'est pas tant le fascisme en lui-même, mais l'acceptabilité et la cécité qui frappe des amis ou des personnes qu'on supposait partager un idéal humaniste universel.

 

Vivant en France depuis trop longtemps, j'ai toujours pensé naïvement que ce grand pays après toutes les horreurs qu'il a commis (colonisation, esclavage, fascisme, racisme...) se serait doté d'une sorte d'immunité éthique pour se protéger des vieux démons si ces derniers venaient à resurgir. Cette immunité incarnée par ses penseurs, ses activistes et ses artistes fonctionnerait comme une boussole qui signale le danger chaque fois que l'on s'égare du nord éthique.  

 

Il n'est même pas question d'être de droite ou de gauche, mais de se positionner clairement quand réémergent ces vieux démons. L'année où j'ai créé mon blog, 2007, Sarkozy avait pris le pouvoir, et l'odeur du souffre commençait à empester l'air ambiant. Des propos ouvertement racistes se sont multipliés dans l'espace public mais les boussoles étaient là pour les dénoncer. Moi j'apprenais des boussoles françaises pour dénoncer la dictature en Tunisie sur mon blog DEBATunisie.

 

20 ans de fascisation 

Une discussion anodine avec un ami français me fit comprendre qu'il est peut-être trop tard. Cet ami qui se dit de gauche, m'expliqua que c'est "l'extrême gauche" qui menacerait aujourd'hui la France. Selon lui, cette gauche radicale déroulerait le tapis à l'extrême droite. Le danger n'est donc ni le capitalisme, ni le fascisme, mais le tapis rouge.

 

On le sait déjà. Le fascisme ne surgit pas brusquement. C'est un long travail dans le temps qui brique après brique érode les remparts puis un jour on se réveille avec les démons qui se promènent dans la rue. Ce long travail d'érosion a commencé sous Sarkozy et semble rattaché organiquement à l'ensauvagement du capitalisme suite à la crise des subprimes de 2008. Le sauvetage par l'argent public du système financier responsable de la crise a redoublé la défiance du grand public envers ce système. Mais paradoxalement ce sont les plus puissants qui ont redoublé de défiance et de cynisme, cadenassant encore plus leurs privilèges, élevant plus haut leurs remparts, et jetant les démons du fascisme dans les rues afin de provoquer la diversion. Tout ce qui a suivi semble suivre cette inexorable ligne, celle où l'insécurité du capitalisme se couple avec la montée du fascisme, avec pour corolaire, la diabolisation de la "vraie" gauche érigée en mal absolu.           
 

La gauche 

 

Il n'y a pas de nuances de gauches, en théorie il n' y a qu'une seule "vraie" gauche, de la même manière que la boussole n'indique qu'un seul nord, celui qui dénonce le couple capitalisme/fascisme et propose un pacte social mettant l'humain au cœur de tout projet politique, sans aucune forme de hiérarchies de genre, de couleur de peau ou d'appartenance culturelle ou cultuelle. Cette simple aspiration qu'un enfant pourrait exprimer, est devenue une provocation, un complotisme, un appel à la haine, voire une incitation au terrorisme dés lors que sont dénoncés : 

 

- Le démantèlement des services publics au profit des capitaux.
- La concentration de capitaux et des médias par une poignée d'oligarques.
- Les prédations impérialistes (dont le génocide de Gaza) conduites toujours par ces mêmes oligarques qui usent de leurs médias racistes pour convaincre la population que l'impérialisme protège la civilisation (blanche) des barbares de l'intérieur (les arabes) et des barbares de l'extérieur (les arabes).

Bref, tout le fiel est déversé contre cette gauche (la France insoumise) parce qu'elle menacerait directement le consensus néolibéral impérialiste si celle-ci venait à remporter les élections de 2027 !    
 

Les esprits lucides ont pu témoigner des coups portés contre cette gauche lorsque celle-ci a clairement dénoncé le génocide à Gaza, en contextualisant les attentats du 7 octobre 2023 dans la longue histoire de la colonisation israélienne de la Palestine. Ses responsables furent accusés d’antisémitisme et d’ islamogauchisme. Ils furent conspués par la plupart des grands médias et par la plupart des boussoles (eh oui !! ).

 

J’avoue que cette séquence m’a profondément affecté. Non pas tant en raison du degré d’imprégnation de l’impérialisme au sein des classes dominantes européennes ( nous le savions déjà ! ), mais surtout à cause de la complaisance, voire de l’indifférence, que cette tragédie humaine suscitait chez des personnes dites de gauche, des artistes ou des intellectuels. Certains en venaient à soutenir que tout serait de la faute de Mélenchon par son « importation » du conflit en France, et par sa division du pays en cherchant à flatter un électorat musulman intrinsèquement antisémite (ce sont les propos d'une éminente journaliste du service public).   

 

Le chlékisme (concept boukorniste désignant la bêtise mêlée à la crédulité envers le discours du pouvoir) n’a jamais autant révélé son universalité.

 

Et puis survint la tragédie de la mort d'un militant d’extrême droite, tué par des antifas à la suite d’une rixe à Lyon le 12 février dernier. Tout le paysage médiatico-politique se rangea alors comme un seul homme derrière les fascistes, désignant du doigt le seul et dernier pilier de la gauche : La France insoumise, qui n’a jamais aussi bien porté son nom.

 

A l'heure où toutes les horloges du monde indiquent minuit moins 5, mon ami Français qui se dit de gauche, pense vraiment que le danger c'est Mélenchon.   

 

Boussoles tunisiennes 

 

En Tunisie, Il est minuit depuis juillet 2021. Le pays est plongé dans une nuit sombre et obscure depuis que le cacateux de Carthage sème la terreur en jetant tous ses opposants en prison et en condamnant au silence toutes les boussoles du bled.  

Cependant, nous n'allons pas nous priver des bonnes nouvelles, aussi minuscules soient-elles. L'ancien Juge Ahmed Souab vient d'être libéré. A sa sortie de prison, un photographe a su immortaliser son geste (son poing et son regard vers le ciel) résumant la personnalité endurante et tenace de ce monsieur, jeté en prison pour avoir critiqué le dictateur (voir ici).

 

Un geste qui dépasse la figure de Souab et qui pourrait, à lui seul, incarner l’endurance de toutes les résistances tunisiennes face à la malédiction despotique qui frappe la Tunisie depuis les beys et les Français jusqu’à l'actuel régime des chlékas.

 

Dégageons toutes ces horribles horloges qui décorent nos carrefours urbains et qui ne servent qu’à comptabiliser le temps qu’il nous reste à vivre. Remplaçons-les par des boussoles nationales qui nous rappellent le sens de la justice, la voie du courage et la direction de la liberté !

 

PS: Constatez chers amis, l'étrange ressemblance entre Souab et Mélenchon !

19 février 2026

Joyeux Ramadan !

 

 

14 février 2026

Un enfant à Carthage

Un enfant de trois ans a été victime d’une agression sexuelle dans une garderie privée. Il s'agit d'un fait divers qui a choqué l'opinion, non seulement pour le caractère pédophile d'une telle agression, mais aussi en raison de l'inaction des pouvoirs publics. 

 

La mère de l’enfant, ayant alerté la police le 30 janvier, raconte la passivité totale de l’administration et l’absence de toute mesure de protection à l’égard des autres enfants. L’établissement visé continue à vivre sa vie, ni vu ni connu. Il a fallu que la mère répande le scandale sur les réseaux sociaux pour que l’État prenne l’affaire au sérieux (voir ici).

 

Mais l’État ne peut pas tout faire. Ses services sont monopolisés par la protection de « l’enfant sacré du peuple » qui habite au palais de Carthage. Tous les moyens de la police et de la justice sont déployés pour éliminer illico tout ce qui pourrait nuire à sa fragile image. On se rappelle de la peine de mort prononcée contre Saber Ben Chouchane, qui a « agressé numériquement » (sur Facebook) la figure de notre enfant gâté (voir ici).

 

Saluons à cet effet l’efficacité de la police et de la justice, qui n’ont jamais été aussi rapides pour jeter en prison des milliers de Tunisiens, grâce au décret 54, et ce au nom de la protection du seul enfant qui compte au bled ! Un enfant payé 17000 dinars par mois, pour nous faire pipi caca dessus ! 

 

Réaction des chlékistes

 

Je suis effaré de constater que les chlékistes et les « Ben Simpsons » (vases très communicants) ne se saisissent de cette affaire que pour appeler à la peine de mort !

Alors que l’enjeu de ce drame est de mettre le doigt sur l’absence d’une véritable politique de protection de l’enfance, ainsi que sur les défaillances de la police et de la justice dans la gestion de ces dossiers sensibles (quand le même État se montre d’une redoutable efficacité dès qu’il s’agit de réprimer), nos chlékeux et nos chlékeuses ne semblent préoccupés que par le châtiment et la vengeance.


Vous verrez combien leur bêtise offrira très vite un boulevard à notre Sainte Chléka, qui saura récupérer cette affaire à son avantage et se faire applaudir en réclamant la condamnation à mort du coupable sans jamais questionner les causes de la tragédie ni rien changer au fonctionnement d’un État défaillant.


Zabaïed, grâce à la connerie chlékiste, continuera ainsi à se dérober à ses responsabilités et à gouverner par la brutalité…

12 février 2026

Chlékamine

Je m'excuse pour mes dessins offensants contre la Tunisie et son président. Comme ne cessaient de me le conseiller en commentaire des patriotes tunisiens, je suis allé me faire soigner à la Manouba. Le psychiatre a diagnostiqué une "psychlékie chronique" qui explique ces hallucinations fréquentes dont je suis victime depuis 2021. Mes dessins reflétaient justement cette grave atteinte qui aurait pu avoir de fâcheuses conséquences sur ma santé mentale. 


Il m'a administré un traitement par Chlékamine, et depuis, tenez-vous bien, je suis guéri : je vois le vie en couleurs et je me rends compte que mon pays est un paradis sur terre et combien notre président est un génie ! 


J'ai compris que tous ceux qui disent du mal de son excellence sont des malades mentaux, des dépressifs qui devraient se faire soigner à la Chlékamine.

Vive la Tunisie et vive Super Kaïs !
 

PS: Ce médicament est 100% tunisien,  (laboratoires ChlékaZaneca), remboursé par la CNAM, disponible en pharmacie sur ordonnance de la Manouba.

10 février 2026

Tbalbiz

Je pense que la faillite morale de Kaïs Saïed en Tunisie et sa participation à faire revenir la mafia policière au pouvoir enterrant à jamais l’espoir révolutionnaire de 2011, est une honte absolue pour tout tunisien. Nous devons en assumer la responsabilité historique. 


On est loin de vouloir réclamer la prospérité, ou la démocratie. On en est juste à réclamer le minimum syndical de dignité. Dignité qui a été balayée et anéantie par la volonté d’un seul homme qui a pactisé avec les forces les plus régressives du pays et ce seulement pour son maintien au Pouvoir, pour son ego, pour sa minable petite personne. 


En tant que dessinateur tentant d’illustrer et de commenter l’actualité tunisienne depuis 2007, j’ai été souvent confronté à une forme de colère contre les politiciens mais jamais ma haine n’a atteint de tels sommets. Si bien que je trouve encore très dociles mes dessins contre Saïed et je ne sais pas encore ce qui me retient d’aller encore plus loin dans le trash et le gore. Je suis comme un nauséeux qui revient au lit alors qu’il sait qu’il lui reste encore beaucoup à vomir.

 


Déjà depuis 2021 mes dessins ne servent plus vraiment à informer ou à faire réfléchir. Je pense que je dessine d’abord pour me défouler et canaliser graphiquement mes pulsions destructrices contre le fasciste Kaïs Saïed et ses partisans les chlékistes. 


Le DÉBATunisie qui prétend au débat n’est pas possible avec ceux pour qui la dictature est une option. Je dirige donc aussi ma haine contre ceux-là, les normalisateurs de la dictature, ou ceux qui par un prétendu sens du réalisme l’acceptent comme une fatalité et s’y résignent. 


Cette haine n’est pas semblable à celle qu’on pouvait avoir contre les dictateurs précédents (Bourguiba et Ben Ali), car à l’époque nous vivions dans une cave obscure et nous n’aspirions qu’à monter à l’étage. Avec la révolution nous avons ouvert par chance une porte dérobée qui donne sur le jardin, alors forcément, le retour imposé à la cave par le minable Saïed ne peut que provoquer en nous une haine plus grande et un désir de vengeance contre tous ces salauds qui se félicitent du retour au sous-sol.


Ce discours que je tiens, porté par l’émotion plutôt que par l’intelligence, ne se situe même pas sur le terrain du politique. Il est « bêtement » situé sur le domaine de l’éthique, celle qui considère que l’on ne peut discuter ou philosopher ou faire société avec des minables qui portent une arme sur nous.


Les débats sur l’économie, l’écologie, le service public, ou la libération de la Palestine sont de la poudre aux yeux sous une dictature brutale qui par définition confisque le débat public. Je plains tous ces artistes, ces journalistes, ces intellectuels et toutes ces marionnettes (dont je fais partie) qui discutent de géopolitique, de foot ou du ramadan qui font comme si de rien était, alors qu’un éléphant nommé Kaïs Saïed empeste la cave. 

 

* Tbalbiz est un mot arabe tunisien qui désigne un gribouillage ou un assemblage désordonné — un mélange hétéroclite de formes, de couleurs ou de matériaux — et, par extension, un désordre similaire dans les idées ou les actions.

6 février 2026

13e anniversaire de l'assassinat de Chokri Belaid

Voilà 13 ans après l'assassinat du militant de gauche Chokri Belaïd, et nous n'en savons presque rien sur les commanditaires du crime. Les camarades de Chokri nous avaient persuadés que Ghannouchi (alias Zaballah) était le principal commanditaire. Nous les avons crus et nous les avons même soutenus.


Après le coup d'État de 2021, ils ont aidé Saïed (alias Zabaïed) à mettre au pas la justice, prétextant que celle-ci était encore infiltrée par les assassins de Belaïd. Rappelez-vous de leur attaque contre le Conseil Supérieur de la Magistrature...attaque téléguidée par le président (voir ici).


Aujourd'hui, Zaballah est en prison, Zabaïed est un dictateur, et les camarades de Belaïd sont devenus de grands chlékistes qui ne demandent plus à connaître la vérité.

 

Tout cela ressemble à une instrumentalisation de l'affaire Chokri Belaïd par sa famille politique et le régime policier afin d'exterminer politiquement les islamistes et par extension le processus démocratique boiteux, mais à l'œuvre tout de même, n'en déplaise aux chlékeux.
 

Rétrospectivement


Avec le recul, on peut sérieusement douter de l'implication des islamistes dans cet assassinat. Certes, ils étaient les coupables idéaux, eux qui haïssaient tout ce que représentait Chokri. Mais déjà, à l'époque, on se posait sérieusement la question : Pourquoi diable les islamistes, qui étaient au pouvoir, chercheraient-ils à se tirer une balle dans le pied en provoquant un tel désastre politique ? Cela faisait très conspirationniste de soupçonner l’« État profond » d'avoir tenté, par cet assassinat, de faire tomber les islamistes et de déstabiliser le processus démocratique à l'œuvre.


Et pourtant, en cette année 2013, plusieurs indices régionaux indiquaient déjà des tentatives de déstabilisation dudit « printemps arabe ». C'était l'année du coup d'État de Sissi et du retour de la dictature en Égypte.


Ainsi, l’hypothèse d’un assassinat de Chokri Belaïd par la contre-révolution demeure aujourd’hui très plausible, même en l’absence de preuves formelles. On ne peut toutefois pas dire que ce supposé complot contre-révolutionnaire ait fonctionné, puisque les islamistes sont restés au pouvoir et que le processus démocratique a résisté. Il n’y avait pas, à l’époque, de « Sissi tunisien » capable de saisir l’occasion pour restaurer la dictature. Il aura fallu attendre 2021 pour que Zabaïed achève le travail, réhabilite la dictature et enterre à jamais la vérité — avec la complicité des camarades de Chokri. Coucou Mongi Rahoui…

 

Ce qui corrobore davantage notre hypothèse, c’est que les derniers grands procès pour complot n’ont apporté aucun nouvel élément de preuve quant à l’implication des islamistes dans les assassinats politiques, qu’il s’agisse de celui de Chokri Belaid ou de Mohamed Brahmi.

 

Procès du complot II

 

Le 2 février 2026, une cour d’appel de Tunis a condamné une vingtaine d'opposants à des peines allant de 3 à 35 ans de prison dans l’affaire connue sous le nom de « Complot contre la sûreté de l’État 2 ». Notons que Ghannouchi vient de se faire rajouter 20 ans de plus portant à 56 le nombre total d'années qu'il devra passer en prison. Autant dire qu'il est condamné à la prison à vie.


A part les chlékistes, les imbéciles, les crétins, ou les indifférents (tous responsables à différents degrés de la faillite morale à l'œuvre en Tunisie), nous savons depuis le début que ce procès est un bulldozer destiné à démolir l'opposition. Il s'appuie sur un dossier bidon, imaginé, écrit et scénarisé par la flicaille tunisienne et ce dans le but de livrer à la Sainte Chléka, un terrain politique vierge dégagé de toute aspérité (voir ici).


D'après le communiqué d'Amnesty, les dirigeants d’Ennahda sont accusés d’avoir créé un réseau secret ( الجهاز السري ) dirigé par Rached Ghannouchi dans le but de « changer la nature de l’État ». Ces accusations se fondent sur des communications privées critiquant le président Kaïs Saïed, datant de 2011 à 2022, mais ne contenant aucune preuve concrète d’une infraction pénale reconnue par le droit international.

 

"L’allégation centrale selon laquelle certains opposants politiques avaient mis en place un « appareil de sécurité » clandestin demeure infondée, faute d’être étayée par des éléments de preuve vérifiables de manière indépendante..." (extrait du communiqué mis en lien)
 



- Les chlékistes diront qu’Amnesty est sioniste (Amnesty qui dénonce pourtant le génocide à Gaza), et ils diront que je suis un islamiste à la botte de Ghannouchi.

 

- Les chlékistes “croient”, de manière quasi religieuse, que “l’opposition” constitue un ensemble monolithique agissant de façon concertée. Selon la mythologie chlékiste alimentée par Zabaïed, l'opposition simule sa propre division depuis 2011 alors qu'une entente secrète relie tous ses membres de Zaballah à la Moussi.  Et d'ailleurs en tant que caricaturiste, j'en ferai partie. 

 

- Les chlékistes voient dans le concept même de “démocratie” un complot ourdi contre le peuple. Ce n’est pas à eux de démontrer ce qu’ils avancent (une croyance ne se démontre pas), mais aux opposants de prouver le contraire. Or être opposant constitue en soi un péché originel : pourquoi, dès lors, la justice devrait-elle démontrer leur culpabilité ? Pourquoi même un procès, alors qu’ils sont ontologiquement condamnés ?

 

Je vous jure que c’est exactement ainsi que raisonnent les chlékeux et les chlékeuses, comme l’a démontré notre étude anthropologique sur l’homochlékus.

 

Conclusion


La faillite morale de Kaïs Saïed et de ses chlékeux rend paradoxalement urgente la constitution d’un corps monolithique, capable de faire taire ses divisions et d’agir de manière concertée et secrète, afin d’ourdir un complot contre la Sainte Chlékas. On ne parlera plus d’opposants, mais simplement de résistants. On ne parlera plus de démocratie, mais de maquis…

4 février 2026

Dossiers Saïedstein

La tempête Epstein n’épargne personne. La mise en ligne de la correspondance du milliardaire et prédocriminel Jeffrey Epstein par le département de la Justice des États-Unis, révèle l’implication de nombreuses personnalités du monde politique, du show-business et même du monde universitaire. Des mails, des photos et des vidéos éclaboussent une élite internationale, de l’Amérique au Moyen-Orient, en passant par l’Europe et Israël (lire cet excellent article qui résume très bien cette affaire).


Mais en Tunisie, rassurons-nous : nous sommes épargnés(*). La seule tempête qui secoue le pays est celle de la fin janvier, qui a inondé nos rues et mis à nu la fragilité de l’infrastructure urbaine. Des vidéos diffusées par la présidence de la République dévoilent, quant à elles, les rapports passionnels et intimes entre le Président et son peuple…

 

Et puis ces affaires de pédocriminalité, d'orgies et de débauches ne concernent que les élites occidentales connues déjà pour leur corruption et leur dépravation morale. Chez nous en Tunisie, nos élites n'entretiennent que des relations construites sur le mérite, la compétence, l'honnêteté et l'amour de la patrie. Notre élite n'a rien à cacher et c'est pourquoi depuis Zaba, jusqu'à Zabaïed la Tunisie a toujours su ce qui se passait dans les chambres noires et les coulisses du palais.

 

Car l'œil de Boukornine voit tout…

 

J'ai tout de même tapé "Tunisia" dans le champ de recherche du site du département de la Justice. Je suis tombé sur quantité de mails dont celui-ci qui a particulièrement attiré mon attention.
Un certain Daniel Siad invite Jeffrey Epstein à un événement organisé au Golden Tulip de Gammarth, le samedi 27 juin 2009 : La finale de l’International Look Model Search. Il s’agit visiblement d’un défilé de mode destiné à la recherche et à la mise en relation de jeunes “femmes belles et talentueuses”.  L’auteur du mail pour allécher Epstein rajoute une mention orientaliste : Un “conte de fées des Mille et Une Nuits”.
Ce mail répond à une demande très claire qui figure dans l’historique de la correspondance : “if you have girls...".

Comme quoi, même Boukornine a été éclaboussé !

29 janvier 2026

Chlékométrie

Donald Trump


Avec les images qui nous parviennent de Minneapolis, il n’y a plus de doute : les États-Unis d’Amérique sont officiellement une dictature fasciste.

 

 

Concernant notre étude sur l’Homochlékus, vous verrez que le dessin ci-dessus fonctionnera paradoxalement comme un attrape-Chlékas (voir ma page Facebook).

 

D’après nos derniers rapports, les chlékeux et les chlékeuses constitueraient une sous-catégorie de MAGA bien de chez nous. N’oublions pas que leur gourou de Carthage emploie exactement la même méthode que Trump : réécriture de l’Histoire, vérité alternative, diabolisation de l’opposition, mise au pas des appareils de l'État, technique du bouc émissaire, racisme, mégalomanie, syndrome du prophète. Certes, Trump a la plus grande armée du monde à ses pieds. Saïed, lui, n’a que ses deux Chlékas.

 

Si bien que la fascination pour Trump auprès de certains de nos compatriotes tunisiens permet de prendre la mesure de leur chlékisation. Trump est à cet effet un indicateur, une sorte de chlékomètre.

 

Lina Ben Mhenni

 

Le 27 janvier marque le 6e anniversaire du décès de Lina Ben Mhenni. Lina est une des figures de la révolution et elle symbolise pour les gens de ma génération, le poing levé contre la dictature. 


Lina était aussi un baromètre du fascisme en général. La détestation qu'elle pouvait susciter auprès d'un certain public indiquait leur positionnement idéologique. Entre les conservateurs allahisés qui voyaient en elle une traînée alcoolisée, ou les "progressistes" Ben Simpsoniens qui juraient qu'elle était une "cybercollabo" (coucou Mezri Haddad) missionnée par la CIA dans le cadre du complot du "printemps arabe", on peut avec le recul dessiner deux grands cercles (celui des conservateurs allahisés et celui des Ben Simpsons benalisés), dont l'intersection constitue ce qu'on appellerait aujourd'hui les "chlékisés". 


C'est en cela que Lina est devenue avec le temps un bon chlékomètre. Prononcez le mot Lina Ben Mheni devant un Tunisien et selon son degré d'allergie vous mesurerez facilement son taux de chlékerie.

 

L'Hôtel du Lac


Le président de la République (la Sainte Chléka), lors d'une de ses dernières visites de zones inondées, s'en prend gratuitement aux agences de patrimoine, qu'il accuse de privilégier un faux patrimoine au détriment du vrai patrimoine. Il cite en exemple l'Hôtel du Lac, bâtiment à l'architecture brutaliste construit sous Bourguiba dans les années 1970.

 

Pour m'être moi-même intéressé à cet hôtel qui menaçait ruine, et ayant participé à la vaste campagne internationale d'appel au classement de ce bâtiment (voir ici), je n'oublierai jamais l'allergie que la simple évocation de cette architecture pouvait susciter auprès d'un certain public. Ce bâtiment réveillait la haine du Tunisien envers le différent, l'étrange et l'étranger et constitue à cet effet un excellent baromètre.

 

Curieusement, c'était encore les mêmes allahisés ou les Ben Simpons benalisés, qui ne supportaient pas ce genre d'excentricité architecturale. Et ce n'est donc pas un hasard que le gourou de toutes les Chlékas du Bled s'accorde à voir dans ce bâtiment une menace contre une prétendue "pureté" du patrimoine.


Conclusion 

Le hasard a voulu que ce dessin sur Lina regroupe deux chlékomètres. L'un est mort et l'autre est en voie de désintégration. Quelle tristesse tout cela !

 

 

À toi Lina les flamants du lac éternellement reconnaissants !

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