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DEBATunisie

3 mars 2026

Le Grand Israël

Pourquoi faire de longues analyses alors que tout ce bordel correspond simplement et méthodiquement au développement d’un projet inscrit dans le temps long, et qui gagne, génération après génération, un peu plus de terrain ? Demain, tout le Moyen-Orient sera transformé en réserves pour Indiens, et gare à qui ose défier l’ordre naturel des choses…

 

C’est ainsi que se sont constitués les États-Unis d’Amérique !

Mike Huckabee, l’ambassadeur américain en Israël, valide ce même projet pour Israël qui, dit-il, s’étendrait du Nil à l’Euphrate selon une « promesse de Dieu à Abraham » ! (voir ici)

 

Où est Charlie ?

 

Le président tunisien est introuvable. Lui qui n’a cessé de clamer sa solidarité à l’égard de l’Iran et de l’« axe de la résistance »  a complétement disparu des radars.


Nous sommes à quatre jours d’une guerre impérialiste qui frappe tout le Moyen-Orient, et celui qui ne cesse de parler au nom de la Palestine et du complot sioniste est soudain frappé de mutisme.

 

Rien d’étonnant. On savait déjà que ses discours guerriers sont destinés aux chlékeux et aux chlékeuses, tout comme les théories du complot qu’il leur balance pour faire diversion et détourner l’attention du public de sa responsabilité directe dans la faillite morale et économique du pays.


Cette stratégie du mensonge, que maîtrise parfaitement Saïed et son cercle rapproché, vise à cacher l’éléphant dans la pièce : nous sommes et nous demeurons une base américaine ; notre armée, son matériel et ses officiels sont made in USA.

 

En tant que Tunisiens, nous ne sommes que les pions d’un échiquier politique régional qui nous dépasse et qui favorise l’émergence de personnages aussi obscurs et dangereux que la sainte Chléka.

 

Kaïs Saïed, comme tous ses voisins arabes, est de fait un chien de garde, protégé et choyé tant qu’il ne touche pas aux intérêts impérialistes dans la région. Que ces despotes cultivent la bêtise, la misère et le désespoir dans leurs tristes contrées, peu importe, tant que nos têtes demeurent baissées.

 

26 février 2026

Boussoles

Ce qui interroge lorsque se multiplient les signes du fascisme, ce n'est pas tant le fascisme en lui-même, mais l'acceptabilité et la cécité qui frappe des amis ou des personnes qu'on supposait partager un idéal humaniste universel.

 

Vivant en France depuis trop longtemps, j'ai toujours pensé naïvement que ce grand pays après toutes les horreurs qu'il a commis (colonisation, esclavage, fascisme, racisme...) se serait doté d'une sorte d'immunité éthique pour se protéger des vieux démons si ces derniers venaient à resurgir. Cette immunité incarnée par ses penseurs, ses activistes et ses artistes fonctionnerait comme une boussole qui signale le danger chaque fois que l'on s'égare du nord éthique.  

 

Il n'est même pas question d'être de droite ou de gauche, mais de se positionner clairement quand réémergent ces vieux démons. L'année où j'ai créé mon blog, 2007, Sarkozy avait pris le pouvoir, et l'odeur du souffre commençait à empester l'air ambiant. Des propos ouvertement racistes se sont multipliés dans l'espace public mais les boussoles étaient là pour les dénoncer. Moi j'apprenais des boussoles françaises pour dénoncer la dictature en Tunisie sur mon blog DEBATunisie.

 

20 ans de fascisation 

Une discussion anodine avec un ami français me fit comprendre qu'il est peut-être trop tard. Cet ami qui se dit de gauche, m'expliqua que c'est "l'extrême gauche" qui menacerait aujourd'hui la France. Selon lui, cette gauche radicale déroulerait le tapis à l'extrême droite. Le danger n'est donc ni le capitalisme, ni le fascisme, mais le tapis rouge.

 

On le sait déjà. Le fascisme ne surgit pas brusquement. C'est un long travail dans le temps qui brique après brique érode les remparts puis un jour on se réveille avec les démons qui se promènent dans la rue. Ce long travail d'érosion a commencé sous Sarkozy et semble rattaché organiquement à l'ensauvagement du capitalisme suite à la crise des subprimes de 2008. Le sauvetage par l'argent public du système financier responsable de la crise a redoublé la défiance du grand public envers ce système. Mais paradoxalement ce sont les plus puissants qui ont redoublé de défiance et de cynisme, cadenassant encore plus leurs privilèges, élevant plus haut leurs remparts, et jetant les démons du fascisme dans les rues afin de provoquer la diversion. Tout ce qui a suivi semble suivre cette inexorable ligne, celle où l'insécurité du capitalisme se couple avec la montée du fascisme, avec pour corolaire, la diabolisation de la "vraie" gauche érigée en mal absolu.           
 

La gauche 

 

Il n'y a pas de nuances de gauches, en théorie il n' y a qu'une seule "vraie" gauche, de la même manière que la boussole n'indique qu'un seul nord, celui qui dénonce le couple capitalisme/fascisme et propose un pacte social mettant l'humain au cœur de tout projet politique, sans aucune forme de hiérarchies de genre, de couleur de peau ou d'appartenance culturelle ou cultuelle. Cette simple aspiration qu'un enfant pourrait exprimer, est devenue une provocation, un complotisme, un appel à la haine, voire une incitation au terrorisme dés lors que sont dénoncés : 

 

- Le démantèlement des services publics au profit des capitaux.
- La concentration de capitaux et des médias par une poignée d'oligarques.
- Les prédations impérialistes (dont le génocide de Gaza) conduites toujours par ces mêmes oligarques qui usent de leurs médias racistes pour convaincre la population que l'impérialisme protège la civilisation (blanche) des barbares de l'intérieur (les arabes) et des barbares de l'extérieur (les arabes).

Bref, tout le fiel est déversé contre cette gauche (la France insoumise) parce qu'elle menacerait directement le consensus néolibéral impérialiste si celle-ci venait à remporter les élections de 2027 !    
 

Les esprits lucides ont pu témoigner des coups portés contre cette gauche lorsque celle-ci a clairement dénoncé le génocide à Gaza, en contextualisant les attentats du 7 octobre 2023 dans la longue histoire de la colonisation israélienne de la Palestine. Ses responsables furent accusés d’antisémitisme et d’ islamogauchisme. Ils furent conspués par la plupart des grands médias et par la plupart des boussoles (eh oui !! ).

 

J’avoue que cette séquence m’a profondément affecté. Non pas tant en raison du degré d’imprégnation de l’impérialisme au sein des classes dominantes européennes ( nous le savions déjà ! ), mais surtout à cause de la complaisance, voire de l’indifférence, que cette tragédie humaine suscitait chez des personnes dites de gauche, des artistes ou des intellectuels. Certains en venaient à soutenir que tout serait de la faute de Mélenchon par son « importation » du conflit en France, et par sa division du pays en cherchant à flatter un électorat musulman intrinsèquement antisémite (ce sont les propos d'une éminente journaliste du service public).   

 

Le chlékisme (concept boukorniste désignant la bêtise mêlée à la crédulité envers le discours du pouvoir) n’a jamais autant révélé son universalité.

 

Et puis survint la tragédie de la mort d'un militant d’extrême droite, tué par des antifas à la suite d’une rixe à Lyon le 12 février dernier. Tout le paysage médiatico-politique se rangea alors comme un seul homme derrière les fascistes, désignant du doigt le seul et dernier pilier de la gauche : La France insoumise, qui n’a jamais aussi bien porté son nom.

 

A l'heure où toutes les horloges du monde indiquent minuit moins 5, mon ami Français qui se dit de gauche, pense vraiment que le danger c'est Mélenchon.   

 

Boussoles tunisiennes 

 

En Tunisie, Il est minuit depuis juillet 2021. Le pays est plongé dans une nuit sombre et obscure depuis que le cacateux de Carthage sème la terreur en jetant tous ses opposants en prison et en condamnant au silence toutes les boussoles du bled.  

Cependant, nous n'allons pas nous priver des bonnes nouvelles, aussi minuscules soient-elles. L'ancien Juge Ahmed Souab vient d'être libéré. A sa sortie de prison, un photographe a su immortaliser son geste (son poing et son regard vers le ciel) résumant la personnalité endurante et tenace de ce monsieur, jeté en prison pour avoir critiqué le dictateur (voir ici).

 

Un geste qui dépasse la figure de Souab et qui pourrait, à lui seul, incarner l’endurance de toutes les résistances tunisiennes face à la malédiction despotique qui frappe la Tunisie depuis les beys et les Français jusqu’à l'actuel régime des chlékas.

 

Dégageons toutes ces horribles horloges qui décorent nos carrefours urbains et qui ne servent qu’à comptabiliser le temps qu’il nous reste à vivre. Remplaçons-les par des boussoles nationales qui nous rappellent le sens de la justice, la voie du courage et la direction de la liberté !

 

PS: Constatez chers amis, l'étrange ressemblance entre Souab et Mélenchon !

19 février 2026

Joyeux Ramadan !

 

 

14 février 2026

Un enfant à Carthage

Un enfant de trois ans a été victime d’une agression sexuelle dans une garderie privée. Il s'agit d'un fait divers qui a choqué l'opinion, non seulement pour le caractère pédophile d'une telle agression, mais aussi en raison de l'inaction des pouvoirs publics. 

 

La mère de l’enfant, ayant alerté la police le 30 janvier, raconte la passivité totale de l’administration et l’absence de toute mesure de protection à l’égard des autres enfants. L’établissement visé continue à vivre sa vie, ni vu ni connu. Il a fallu que la mère répande le scandale sur les réseaux sociaux pour que l’État prenne l’affaire au sérieux (voir ici).

 

Mais l’État ne peut pas tout faire. Ses services sont monopolisés par la protection de « l’enfant sacré du peuple » qui habite au palais de Carthage. Tous les moyens de la police et de la justice sont déployés pour éliminer illico tout ce qui pourrait nuire à sa fragile image. On se rappelle de la peine de mort prononcée contre Saber Ben Chouchane, qui a « agressé numériquement » (sur Facebook) la figure de notre enfant gâté (voir ici).

 

Saluons à cet effet l’efficacité de la police et de la justice, qui n’ont jamais été aussi rapides pour jeter en prison des milliers de Tunisiens, grâce au décret 54, et ce au nom de la protection du seul enfant qui compte au bled ! Un enfant payé 17000 dinars par mois, pour nous faire pipi caca dessus ! 

 

Réaction des chlékistes

 

Je suis effaré de constater que les chlékistes et les « Ben Simpsons » (vases très communicants) ne se saisissent de cette affaire que pour appeler à la peine de mort !

Alors que l’enjeu de ce drame est de mettre le doigt sur l’absence d’une véritable politique de protection de l’enfance, ainsi que sur les défaillances de la police et de la justice dans la gestion de ces dossiers sensibles (quand le même État se montre d’une redoutable efficacité dès qu’il s’agit de réprimer), nos chlékeux et nos chlékeuses ne semblent préoccupés que par le châtiment et la vengeance.


Vous verrez combien leur bêtise offrira très vite un boulevard à notre Sainte Chléka, qui saura récupérer cette affaire à son avantage et se faire applaudir en réclamant la condamnation à mort du coupable sans jamais questionner les causes de la tragédie ni rien changer au fonctionnement d’un État défaillant.


Zabaïed, grâce à la connerie chlékiste, continuera ainsi à se dérober à ses responsabilités et à gouverner par la brutalité…

12 février 2026

Chlékamine

Je m'excuse pour mes dessins offensants contre la Tunisie et son président. Comme ne cessaient de me le conseiller en commentaire des patriotes tunisiens, je suis allé me faire soigner à la Manouba. Le psychiatre a diagnostiqué une "psychlékie chronique" qui explique ces hallucinations fréquentes dont je suis victime depuis 2021. Mes dessins reflétaient justement cette grave atteinte qui aurait pu avoir de fâcheuses conséquences sur ma santé mentale. 


Il m'a administré un traitement par Chlékamine, et depuis, tenez-vous bien, je suis guéri : je vois le vie en couleurs et je me rends compte que mon pays est un paradis sur terre et combien notre président est un génie ! 


J'ai compris que tous ceux qui disent du mal de son excellence sont des malades mentaux, des dépressifs qui devraient se faire soigner à la Chlékamine.

Vive la Tunisie et vive Super Kaïs !
 

PS: Ce médicament est 100% tunisien,  (laboratoires ChlékaZaneca), remboursé par la CNAM, disponible en pharmacie sur ordonnance de la Manouba.

10 février 2026

Tbalbiz

Je pense que la faillite morale de Kaïs Saïed en Tunisie et sa participation à faire revenir la mafia policière au pouvoir enterrant à jamais l’espoir révolutionnaire de 2011, est une honte absolue pour tout tunisien. Nous devons en assumer la responsabilité historique. 


On est loin de vouloir réclamer la prospérité, ou la démocratie. On en est juste à réclamer le minimum syndical de dignité. Dignité qui a été balayée et anéantie par la volonté d’un seul homme qui a pactisé avec les forces les plus régressives du pays et ce seulement pour son maintien au Pouvoir, pour son ego, pour sa minable petite personne. 


En tant que dessinateur tentant d’illustrer et de commenter l’actualité tunisienne depuis 2007, j’ai été souvent confronté à une forme de colère contre les politiciens mais jamais ma haine n’a atteint de tels sommets. Si bien que je trouve encore très dociles mes dessins contre Saïed et je ne sais pas encore ce qui me retient d’aller encore plus loin dans le trash et le gore. Je suis comme un nauséeux qui revient au lit alors qu’il sait qu’il lui reste encore beaucoup à vomir.

 


Déjà depuis 2021 mes dessins ne servent plus vraiment à informer ou à faire réfléchir. Je pense que je dessine d’abord pour me défouler et canaliser graphiquement mes pulsions destructrices contre le fasciste Kaïs Saïed et ses partisans les chlékistes. 


Le DÉBATunisie qui prétend au débat n’est pas possible avec ceux pour qui la dictature est une option. Je dirige donc aussi ma haine contre ceux-là, les normalisateurs de la dictature, ou ceux qui par un prétendu sens du réalisme l’acceptent comme une fatalité et s’y résignent. 


Cette haine n’est pas semblable à celle qu’on pouvait avoir contre les dictateurs précédents (Bourguiba et Ben Ali), car à l’époque nous vivions dans une cave obscure et nous n’aspirions qu’à monter à l’étage. Avec la révolution nous avons ouvert par chance une porte dérobée qui donne sur le jardin, alors forcément, le retour imposé à la cave par le minable Saïed ne peut que provoquer en nous une haine plus grande et un désir de vengeance contre tous ces salauds qui se félicitent du retour au sous-sol.


Ce discours que je tiens, porté par l’émotion plutôt que par l’intelligence, ne se situe même pas sur le terrain du politique. Il est « bêtement » situé sur le domaine de l’éthique, celle qui considère que l’on ne peut discuter ou philosopher ou faire société avec des minables qui portent une arme sur nous.


Les débats sur l’économie, l’écologie, le service public, ou la libération de la Palestine sont de la poudre aux yeux sous une dictature brutale qui par définition confisque le débat public. Je plains tous ces artistes, ces journalistes, ces intellectuels et toutes ces marionnettes (dont je fais partie) qui discutent de géopolitique, de foot ou du ramadan qui font comme si de rien était, alors qu’un éléphant nommé Kaïs Saïed empeste la cave. 

 

* Tbalbiz est un mot arabe tunisien qui désigne un gribouillage ou un assemblage désordonné — un mélange hétéroclite de formes, de couleurs ou de matériaux — et, par extension, un désordre similaire dans les idées ou les actions.

6 février 2026

13e anniversaire de l'assassinat de Chokri Belaid

Voilà 13 ans après l'assassinat du militant de gauche Chokri Belaïd, et nous n'en savons presque rien sur les commanditaires du crime. Les camarades de Chokri nous avaient persuadés que Ghannouchi (alias Zaballah) était le principal commanditaire. Nous les avons crus et nous les avons même soutenus.


Après le coup d'État de 2021, ils ont aidé Saïed (alias Zabaïed) à mettre au pas la justice, prétextant que celle-ci était encore infiltrée par les assassins de Belaïd. Rappelez-vous de leur attaque contre le Conseil Supérieur de la Magistrature...attaque téléguidée par le président (voir ici).


Aujourd'hui, Zaballah est en prison, Zabaïed est un dictateur, et les camarades de Belaïd sont devenus de grands chlékistes qui ne demandent plus à connaître la vérité.

 

Tout cela ressemble à une instrumentalisation de l'affaire Chokri Belaïd par sa famille politique et le régime policier afin d'exterminer politiquement les islamistes et par extension le processus démocratique boiteux, mais à l'œuvre tout de même, n'en déplaise aux chlékeux.
 

Rétrospectivement


Avec le recul, on peut sérieusement douter de l'implication des islamistes dans cet assassinat. Certes, ils étaient les coupables idéaux, eux qui haïssaient tout ce que représentait Chokri. Mais déjà, à l'époque, on se posait sérieusement la question : Pourquoi diable les islamistes, qui étaient au pouvoir, chercheraient-ils à se tirer une balle dans le pied en provoquant un tel désastre politique ? Cela faisait très conspirationniste de soupçonner l’« État profond » d'avoir tenté, par cet assassinat, de faire tomber les islamistes et de déstabiliser le processus démocratique à l'œuvre.


Et pourtant, en cette année 2013, plusieurs indices régionaux indiquaient déjà des tentatives de déstabilisation dudit « printemps arabe ». C'était l'année du coup d'État de Sissi et du retour de la dictature en Égypte.


Ainsi, l’hypothèse d’un assassinat de Chokri Belaïd par la contre-révolution demeure aujourd’hui très plausible, même en l’absence de preuves formelles. On ne peut toutefois pas dire que ce supposé complot contre-révolutionnaire ait fonctionné, puisque les islamistes sont restés au pouvoir et que le processus démocratique a résisté. Il n’y avait pas, à l’époque, de « Sissi tunisien » capable de saisir l’occasion pour restaurer la dictature. Il aura fallu attendre 2021 pour que Zabaïed achève le travail, réhabilite la dictature et enterre à jamais la vérité — avec la complicité des camarades de Chokri. Coucou Mongi Rahoui…

 

Ce qui corrobore davantage notre hypothèse, c’est que les derniers grands procès pour complot n’ont apporté aucun nouvel élément de preuve quant à l’implication des islamistes dans les assassinats politiques, qu’il s’agisse de celui de Chokri Belaid ou de Mohamed Brahmi.

 

Procès du complot II

 

Le 2 février 2026, une cour d’appel de Tunis a condamné une vingtaine d'opposants à des peines allant de 3 à 35 ans de prison dans l’affaire connue sous le nom de « Complot contre la sûreté de l’État 2 ». Notons que Ghannouchi vient de se faire rajouter 20 ans de plus portant à 56 le nombre total d'années qu'il devra passer en prison. Autant dire qu'il est condamné à la prison à vie.


A part les chlékistes, les imbéciles, les crétins, ou les indifférents (tous responsables à différents degrés de la faillite morale à l'œuvre en Tunisie), nous savons depuis le début que ce procès est un bulldozer destiné à démolir l'opposition. Il s'appuie sur un dossier bidon, imaginé, écrit et scénarisé par la flicaille tunisienne et ce dans le but de livrer à la Sainte Chléka, un terrain politique vierge dégagé de toute aspérité (voir ici).


D'après le communiqué d'Amnesty, les dirigeants d’Ennahda sont accusés d’avoir créé un réseau secret ( الجهاز السري ) dirigé par Rached Ghannouchi dans le but de « changer la nature de l’État ». Ces accusations se fondent sur des communications privées critiquant le président Kaïs Saïed, datant de 2011 à 2022, mais ne contenant aucune preuve concrète d’une infraction pénale reconnue par le droit international.

 

"L’allégation centrale selon laquelle certains opposants politiques avaient mis en place un « appareil de sécurité » clandestin demeure infondée, faute d’être étayée par des éléments de preuve vérifiables de manière indépendante..." (extrait du communiqué mis en lien)
 



- Les chlékistes diront qu’Amnesty est sioniste (Amnesty qui dénonce pourtant le génocide à Gaza), et ils diront que je suis un islamiste à la botte de Ghannouchi.

 

- Les chlékistes “croient”, de manière quasi religieuse, que “l’opposition” constitue un ensemble monolithique agissant de façon concertée. Selon la mythologie chlékiste alimentée par Zabaïed, l'opposition simule sa propre division depuis 2011 alors qu'une entente secrète relie tous ses membres de Zaballah à la Moussi.  Et d'ailleurs en tant que caricaturiste, j'en ferai partie. 

 

- Les chlékistes voient dans le concept même de “démocratie” un complot ourdi contre le peuple. Ce n’est pas à eux de démontrer ce qu’ils avancent (une croyance ne se démontre pas), mais aux opposants de prouver le contraire. Or être opposant constitue en soi un péché originel : pourquoi, dès lors, la justice devrait-elle démontrer leur culpabilité ? Pourquoi même un procès, alors qu’ils sont ontologiquement condamnés ?

 

Je vous jure que c’est exactement ainsi que raisonnent les chlékeux et les chlékeuses, comme l’a démontré notre étude anthropologique sur l’homochlékus.

 

Conclusion


La faillite morale de Kaïs Saïed et de ses chlékeux rend paradoxalement urgente la constitution d’un corps monolithique, capable de faire taire ses divisions et d’agir de manière concertée et secrète, afin d’ourdir un complot contre la Sainte Chlékas. On ne parlera plus d’opposants, mais simplement de résistants. On ne parlera plus de démocratie, mais de maquis…

4 février 2026

Dossiers Saïedstein

La tempête Epstein n’épargne personne. La mise en ligne de la correspondance du milliardaire et prédocriminel Jeffrey Epstein par le département de la Justice des États-Unis, révèle l’implication de nombreuses personnalités du monde politique, du show-business et même du monde universitaire. Des mails, des photos et des vidéos éclaboussent une élite internationale, de l’Amérique au Moyen-Orient, en passant par l’Europe et Israël (lire cet excellent article qui résume très bien cette affaire).


Mais en Tunisie, rassurons-nous : nous sommes épargnés(*). La seule tempête qui secoue le pays est celle de la fin janvier, qui a inondé nos rues et mis à nu la fragilité de l’infrastructure urbaine. Des vidéos diffusées par la présidence de la République dévoilent, quant à elles, les rapports passionnels et intimes entre le Président et son peuple…

 

Et puis ces affaires de pédocriminalité, d'orgies et de débauches ne concernent que les élites occidentales connues déjà pour leur corruption et leur dépravation morale. Chez nous en Tunisie, nos élites n'entretiennent que des relations construites sur le mérite, la compétence, l'honnêteté et l'amour de la patrie. Notre élite n'a rien à cacher et c'est pourquoi depuis Zaba, jusqu'à Zabaïed la Tunisie a toujours su ce qui se passait dans les chambres noires et les coulisses du palais.

 

Car l'œil de Boukornine voit tout…

 

J'ai tout de même tapé "Tunisia" dans le champ de recherche du site du département de la Justice. Je suis tombé sur quantité de mails dont celui-ci qui a particulièrement attiré mon attention.
Un certain Daniel Siad invite Jeffrey Epstein à un événement organisé au Golden Tulip de Gammarth, le samedi 27 juin 2009 : La finale de l’International Look Model Search. Il s’agit visiblement d’un défilé de mode destiné à la recherche et à la mise en relation de jeunes “femmes belles et talentueuses”.  L’auteur du mail pour allécher Epstein rajoute une mention orientaliste : Un “conte de fées des Mille et Une Nuits”.
Ce mail répond à une demande très claire qui figure dans l’historique de la correspondance : “if you have girls...".

Comme quoi, même Boukornine a été éclaboussé !

29 janvier 2026

Chlékométrie

Donald Trump


Avec les images qui nous parviennent de Minneapolis, il n’y a plus de doute : les États-Unis d’Amérique sont officiellement une dictature fasciste.

 

 

Concernant notre étude sur l’Homochlékus, vous verrez que le dessin ci-dessus fonctionnera paradoxalement comme un attrape-Chlékas (voir ma page Facebook).

 

D’après nos derniers rapports, les chlékeux et les chlékeuses constitueraient une sous-catégorie de MAGA bien de chez nous. N’oublions pas que leur gourou de Carthage emploie exactement la même méthode que Trump : réécriture de l’Histoire, vérité alternative, diabolisation de l’opposition, mise au pas des appareils de l'État, technique du bouc émissaire, racisme, mégalomanie, syndrome du prophète. Certes, Trump a la plus grande armée du monde à ses pieds. Saïed, lui, n’a que ses deux Chlékas.

 

Si bien que la fascination pour Trump auprès de certains de nos compatriotes tunisiens permet de prendre la mesure de leur chlékisation. Trump est à cet effet un indicateur, une sorte de chlékomètre.

 

Lina Ben Mhenni

 

Le 27 janvier marque le 6e anniversaire du décès de Lina Ben Mhenni. Lina est une des figures de la révolution et elle symbolise pour les gens de ma génération, le poing levé contre la dictature. 


Lina était aussi un baromètre du fascisme en général. La détestation qu'elle pouvait susciter auprès d'un certain public indiquait leur positionnement idéologique. Entre les conservateurs allahisés qui voyaient en elle une traînée alcoolisée, ou les "progressistes" Ben Simpsoniens qui juraient qu'elle était une "cybercollabo" (coucou Mezri Haddad) missionnée par la CIA dans le cadre du complot du "printemps arabe", on peut avec le recul dessiner deux grands cercles (celui des conservateurs allahisés et celui des Ben Simpsons benalisés), dont l'intersection constitue ce qu'on appellerait aujourd'hui les "chlékisés". 


C'est en cela que Lina est devenue avec le temps un bon chlékomètre. Prononcez le mot Lina Ben Mheni devant un Tunisien et selon son degré d'allergie vous mesurerez facilement son taux de chlékerie.

 

L'Hôtel du Lac


Le président de la République (la Sainte Chléka), lors d'une de ses dernières visites de zones inondées, s'en prend gratuitement aux agences de patrimoine, qu'il accuse de privilégier un faux patrimoine au détriment du vrai patrimoine. Il cite en exemple l'Hôtel du Lac, bâtiment à l'architecture brutaliste construit sous Bourguiba dans les années 1970.

 

Pour m'être moi-même intéressé à cet hôtel qui menaçait ruine, et ayant participé à la vaste campagne internationale d'appel au classement de ce bâtiment (voir ici), je n'oublierai jamais l'allergie que la simple évocation de cette architecture pouvait susciter auprès d'un certain public. Ce bâtiment réveillait la haine du Tunisien envers le différent, l'étrange et l'étranger et constitue à cet effet un excellent baromètre.

 

Curieusement, c'était encore les mêmes allahisés ou les Ben Simpons benalisés, qui ne supportaient pas ce genre d'excentricité architecturale. Et ce n'est donc pas un hasard que le gourou de toutes les Chlékas du Bled s'accorde à voir dans ce bâtiment une menace contre une prétendue "pureté" du patrimoine.


Conclusion 

Le hasard a voulu que ce dessin sur Lina regroupe deux chlékomètres. L'un est mort et l'autre est en voie de désintégration. Quelle tristesse tout cela !

 

 

À toi Lina les flamants du lac éternellement reconnaissants !

23 janvier 2026

La cour de Néron

L’avènement d’un Trump dans notre histoire contemporaine n’est pas un accident mais plutôt un moment nécessaire de clarification. L’Occident faisant face à la perte de son hégémonie dans le monde, est obligé de revenir aux origines de ce qui a fait sa puissance...


C'est Trump qui porte la mission historique de renouer avec l’ADN occidental : usage de l'avantage militaire en vue de la domination du monde et de l’écrasement de toute concurrence présentée comme une menace barbare...et ce au profit de l’homme blanc.


S’adressant aux Européens à Davos, Trump réitérait cette proposition en la formulant presque en ces termes : « Nous sommes les défenseurs de la civilisation occidentale. Nous devons sauver l’homme blanc des hordes barbares » (voir ici).

 

 

Son chantage au « bloc de glace » du Groenland relevait davantage d’une performance visant à tester la cohésion du bloc occidental. Et même si un accord semble avoir épargné l’occupation du Groenland par les États-Unis, la docilité servile des dirigeants européens montre que, même face à un nouvel Hitler, l’Occident continue à faire bloc.

21 janvier 2026

Inondations de Chlékas

Le mardi 20 janvier, la Tunisie a été exposée à des pluies torrentielles qui ont inondé une grande partie du territoire, causant la mort d’au moins quatre personnes (à Moknine) ainsi que d’importants dégâts matériels. Les observateurs soulignent que ce sont avant tout les infrastructures défaillantes qui aggravent le phénomène. Depuis Ben Ali, rien n’a changé : chaque forte pluie met à nu la démission de l’État dans la gestion de l’espace public. Se révèle à chaque fois l'absence de toute planification urbaine, l’incompétence ou paralysie des acteurs locaux, puis surtout la corruption endémique qui gangrène le marché des travaux publics.


Ce blog témoigne ici, ici et de la répétition de la même tragédie, à ceci près que, sous le règne dictatorial de la sainte Chléka, Kaïs Saïed s’est octroyé les pleins pouvoirs dans tous les domaines (ciel, terre, mer et égouts). On ne comprend donc pas pourquoi le prétendu complot contre la Tunisie continue de s’acharner sur notre sort.


Mais ne soyons pas trop sévères avec Saïed : à son actif, il a tout de même bâti quelque chose de très solide, le chlékisme : Un édifice de bêtises et de conneries construit sur un terrain d’aliénation politique et de superstitions religieuses. Zabaïed peut ainsi compter sur les chlékeux et les chlékeuses, qui s’émeuvent de ses visites dans les zones sinistrées tout en remerciant Allah de nous avoir abreuvés de sa pluie bénite (الغيث النافع).

 


Merci au chlékeux qui m'a inspiré la bulle du dessin dans son commentaire sur cette vidéo IA que j'ai publiée sur Facebook. Notez l'incroyable nombre de chlékeux et de chlékeuses qui inondent ma page Facebook. L'occasion de rappeler que l'étude anthropologique sur l'homochlékus, en plus de me rapporter du fric grâce à leur affluence, m'offre également beaucoup d'idées pour mes dessins. Magnifique, non ?

 

Sarra Zaafrani Zanzri

 

La meilleure illustration de la responsabilité (ou plutôt irresponsabilité) de l'État dans ces catastrophes à répétition, se résume au CV de la première ministre Sarra Zaafrani Zanzri. D'après sa page wikipedia, cette dame a intégré le ministère de l'équipement en 1989, plus précisément la direction générale des ponts et chaussées. Bureaucrate "exemplaire", elle a gravi les échelons jusqu'à être nommée à la tête du ministère par Saïed en 2021 (après le coup d'État), puis cheffe du gouvernement en mars 2025.
 

Dessin publié sur ma page Facebook en mars 2025, le jour de la nomination surprise de Sarra Zaafrani Zanzri suite à l'inexplicable limogeage de l'éphémère Kamel Maddouri.

 

Zaafrani n’a pas été récompensée pour sa compétence — cela se saurait. Elle symbolise à elle seule le mode de fonctionnement d’un État autoritaire et archaïque, valorisant la soumission et l'obéisance au détriment de la compétence. Zabaïed s’entoure de médiocres loyaux, car l’intelligence et la compétence ne peuvent être que naturellement rebelles à son chlékisme.

19 janvier 2026

Le Chlékatollah

Le Chlékatollah Khamenei écrase dans le sang la révolte populaire, faisant plus de 5 000 morts (voir ici).  Un carnage à huis clos a lieu en Iran et semble couper tout espoir de voir aboutir une révolution. Les oppresseurs eux-mêmes savent que le doute qui plane sur l’authenticité d’une révolution leur fournit l’argument moral et politique justifiant l’horreur, le sang et le désastre.


Il suffit que l’on sente l’odeur d’Israël ou de l’Amérique rôder autour d’une révolte pour que toutes ces dictatures redoublent de violence et poussent, aussi par désespoir, une partie de leurs populations à trahir et à souhaiter l’ingérence de l’Empire. Se crée ainsi un cercle vicieux qui semble alimenter à la fois la propagande de l’Empire soi-disant sauveur des opprimés (qui n’est en réalité qu’un prédateur assoiffé de ressources) et celle des chlékatollahs, protecteurs de la prétendue pureté nationale contre les traîtres de la patrie.


Pris en étau, ce sont toujours les populations qui finissent par se faire écraser, et je continue à penser que les dictatures, dans ce jeu pervers, ne sont en rien moins coupables que les vautours impériaux qui rôdent autour et qui participent aussi à créer les conditions d’émergence de dictatures dans les contrées convoitées.

 

Le même scénario se répète, Venezuela, Iran…et vous entendrez encore et encore dans les médias de la bourgeoisie occidentale que l’empire nous veut du bien.

 

 

Je ne peux pas clore ce petit texte sans faire mention des chlékeux et des chlékeuses internationaux, pour qui toute révolte ou toute opposition à un régime du Sud établi est de fait une trahison, voire une collaboration active avec l’Empire. Ces masses, de plus en plus nombreuses, nient même l’idée d’une possible émancipation contre la dictature et considèrent que toute revendication de liberté est suspecte, voire une preuve de compromission.

 

Ces chlékeux et ces chlékeuses sont les idiots utiles des dictatures qu’ils défendent et dont ils valident la violence. Ils incarnent, par leur nombre et surtout par leur bruit (ils ne sont pas majoritaires), un défi politique supplémentaire à relever. Car il ne s’agit pas de les convertir ou de les convaincre, mais de pouvoir ignorer leur bruit et de continuer la lutte sous les huées de cette masse politiquement aliénée, zombifiée… bref, chlékisée.

14 janvier 2026

15e anniversaire de la Révolution (2)

Si la date du 17 décembre est reconnue par l’historiographie chlékiste comme la date officielle de la révolution de 2010, le 14 janvier 2011 (date de la fuite de Ben Ali) a été bannie, car selon Zabaïed, elle marquerait le début de la trahison de ladite Révolution. Les gens avertis savent que derrière cette occultation, la nouvelle dictature cherche à effacer la date qui a fait chuter la précédente dictature. Car ce que craint Zabaïed plus que tout, c’est un 14 janvier bis qui l’enverrait lui aussi dans le décor.

De Zaba à Zabaïed
 


Bref, la vie normale de la dictature se poursuit en Tunisie. Rien à signaler à part Boukornine et "Digage!" à l'horizon...

 

 

9 janvier 2026

Appel à manifestation

Demain à partir de 15h, est organisée une marche de la piscine du Belvédère Jusqu'à l'Avenue Habib Bourguiba. Il s'agit d'un appel commun, émis par les familles des prisonniers politiques, afin de protester contre l'oppression.

 

 

Cette affiche est un incroyable attrape-chlékas. Les chlékeux et les chlékeuses sont enragés d’apprendre que l’on peut organiser spontanément une manif sans utiliser l’argent public pour les fricassés, pour les bus et pour l’hébergement des figurants (voir ici).
 

Appel à prier Boukornine

Le soin méthodique de la dictature de la sainte Chléka à punir les prisonniers politiques, à les laisser mourir, à en libérer certains pour en enfermer d’autres, à torturer et humilier les familles de détenus…tout cela relève d’une ingénierie du mal et d’une science de la “chmétatologie” jamais connues en Tunisie.

 

Ajoutons à cela les prisonniers hors prison, ceux qui ne peuvent plus rentrer dans leur pays privés de leur famille et tous ceux qui par la peur sont condamnés au silence, bref tout ce climat irrespirable de terreur généralisée dans lequel vit la Tunisie depuis 2021.

 

Ce malheur ne peut plus s’expliquer seulement sur le terrain de la science politique, ni même celui de la psychologie humaine. Dire que Saïed est un dictateur et qu’il serait en plus atteint psychologiquement par une perversion sadique ne suffit plus.

 

Pour moi l’explication de ce mal absolu qui s’abat sur la Tunisie est d’ordre métaphysique. ZABaïed est habité par une entité maléfique qui a en plus contaminé des milliers de nos concitoyens devenus de minables soutiens à la sainte Chléka. Tous ces chlékeux et ces chlékeuses qui se réjouissent de la souffrance de leurs semblables est le signe d’un mal irrationnel.

 

L’explication de ce mystère se trouve entre les deux cornes de Boukornine. Quelque chose a dû se produire dans l’entre deux cornes entre la nuit du 24 et du 25 juillet 2021.

 

N’ayant aucun moyen de lutter contre cette malédiction, refusant le recours à la violence ou l’ingérence étrangère (surtout pas l’intervention de Trump, une entité encore plus maléfique) il ne me reste plus que la prière !

 

Alors priez avec moi :
 

8 janvier 2026

Zabaïed droit dans ses Chlékas

Dans mon dernier article, je déclarais ouverte la résistance sous toutes ses formes. À l’échelle mondiale, contre l’impérialisme étasunien, et à notre petite échelle tunisienne, contre notre sainte Chléka et ses partisans. Nous n’avons pas d’armes, nous n’avons pas de technologie. Il ne nous reste que les forces de l’esprit, l’art et l’insulte. Oui, je crois aux vertus de l’insulte.

 

J’en appelle aussi aux forces occultes, aux djinns et à toute entité métaphysique. Je demande leur intervention afin de mettre hors d’état de nuire Trump, Netanyahou, Poutine, les monarches d’Arabie et tous les tyrans, dont évidemment notre sainte Chléka. Que 2026 puisse exaucer au moins une de mes prières.

Notre Sainte Chléka en super forme


Zabaïed qui ne cessait de clamer sa solidarité envers les palestiniens dénonçant l'ordre mondial sioniste, a encore une fois perdu sa langue pour dénoncer la capture de Maduro par les ricains. Pour sa première réunion de travail de 2026, il s’est en revanche intéressé à la « langue » des patrons de médias. C’était le 5 janvier, au palais de Carthage, où Son Excellence a donné des consignes très claires sur la méthode de lèche-chlékage en général et de liberté de lèche-pression en particulier.

Un article de La Presse décrit chlékement la teneur de cette alléchante réunion, lire ici.  

 


Gabès se meurt

 

J’ai fait partie de ceux qui ont pris la peine d’écouter le discours de Zabaïed le soir du 31 décembre. Aucun traître mot sur la situation à Gabès. Les habitants de la ville ne respirent plus. Tandis que Saïed ment comme il respire.  

 


La seule bonne nouvelle de l'année 2026, reste la libération des cadres de l'ONG humanitaire Tunisie Terre d'Asile, dont Sherifa Riahi (voir ici). Leur libération semble aussi arbitraire et irrationnelle que leur détention. 

L'année 2026 sera longue et éprouvante chers amis. Mais ne perdons pas espoir ! 

لا بوكرنين الاّ بوكرنين، ولا سبخة الاّ السّبخة

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