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DEBATunisie

7 mai 2026

Roméo ou Zabaïed

Cette histoire de Kamel Ghribi, prétendant sauveur de la Tunisie (tel que rapporté par le journal italien Il Foglio), aurait pu rester une rumeur de salon. Et pourtant, tout l’internet tunisien ne parle plus que de cela, au point que Zabaïed a dû réagir en conséquence. D'après son communiqué officiel datant du 5 mai 2026 : tout ceci n’est pas un hasard. Cette rumeur émane précisément de ceux qui sabotent le pays et veulent le faire revenir en arrière.


La faillite économique, le peuple qui a faim : ce n’est jamais la faute de Zabaïed, mais celle de ces mêmes comploteurs qui, depuis l’étranger, conspirent contre la Tunisie. D’ailleurs, notre génial président passe le plus clair de son temps à les traquer sur internet et à dénoncer leurs manigances.


L’histoire a pris de telles proportions que le dénommé Kamel Ghribi, jusque-là inconnu, est devenu malgré lui une célébrité nationale. Il se prend désormais très au sérieux.

 

Quant à Dame Tunisie, qui n’en peut plus, elle n’a que faire de toutes ces agitations : elle attend son salut du Ciel… ou de Boukornine. 



PS: le journal italien Il Foglio s’étonne lui-même du "séisme" qu’un simple article a pu provoquer. Dans un second article, il cite mon dernier dessin pour illustrer l’hystérie collective (voir ici) suscitée par la simple évocation d'un successeur à Saïed. Hystérie à laquelle je participe paradoxalement, mais j’avoue savourer tout ce qui peut nuire à la sérénité de la sainte Chélka.

4 mai 2026

La Tunisie dans de sales draps

D’après un article paru dans le quotidien italien Il Foglio, l’Italie est de plus en plus inquiète de la situation en Tunisie. Sa dette de 700 millions d’euros, la gestion calamiteuse de son toxique président Kaïs Saïed, ainsi que le risque d’une explosion migratoire à ses frontières obligent Rome à envisager tous les scénarios, quitte à préparer l’après-Saïed.

 

Un homme d’affaires tunisien nommé Kamel Ghribi a été « sorti du chapeau » pour gérer une hypothétique transition. Il s’agit d’un self-made man originaire de Sfax, « weld 3ayla », bien sous tous rapports. Giorgia Meloni souhaiterait le présenter à Dame Tunisie.

 

Quelques Tunisiens, ayant appris la nouvelle, poussent déjà des youyous de joie, bien qu’il ne s’agisse que d’une simple annonce de journal. Il faut vraiment être au fond du trou pour croire aux contes de fées et se réjouir d’un mariage arrangé par l’étranger !

 

Voici le lien de l'article qui a déchainé les passions : cliquez ici !

2 mai 2026

Kaïs Sadique

Le degré de faillite morale du régime de Saïed se mesure au malin plaisir que se donne la justice chlé­kiste à châtier ses opposants.

 

L'acharnement contre la figure de Rached Ghannouchi en donne le meilleur exemple: chef historique du parti islamiste Ennahdha, et figure incontournable de la politique tunisienne après la chute de Ben Ali, Rached Ghannouchi, à tort ou à raison, a incarné à lui seul l'échec de toute l'expérience démocratique en Tunisie. Il est devenu la cible idéale de la bourgeoisie et de la gauche Rahoui, mais aussi de tous les déçus de la promesse révolutionnaire de 2011 (dont moi-même, et je n'oublie pas tous les dessins à charge contre celui que j'appelais Zaballah).

 

La gauche bourgeoise tunisienne a même soutenu le coup d'État de 2021 dans l'espoir de juger Zaballah, et pensait-on naïvement : pour connaître enfin la vérité sur les supposés financements étrangers, l'envoi en Syrie de djihadistes tunisiens, ou encore les assassinats politiques de 2013. 

 

Que nenni !

 

La justice chlé­kiste a bien jeté Ghannouchi en prison en 2023 et l'a condamné à une peine de 40 ans, mais son accusation porte sur une déclaration qu’il aurait publié sur Facebook, et sur une accusation pour complot contre Saied.

 

Pour un homme de 84 ans, il a été tout simplement condamné à perpétuité, sans qu'aucune vérité sur tous les sujets brûlants n'ait été révélée !

 

Preuve, s'il en est besoin, de rappeler encore une fois que sous la sainte Chléka, la justice est :

 

- D'abord un instrument de règlement de comptes politiques (évincer les opposants)

- Un défouloir populaire : Ghannouchi incarnant le mal absolu, il devient ainsi un bouc émissaire idéal pour une bourgeoisie et une certaine gauche "pavlovienne" anti-islamiste, mais aussi tous les déçus chlékeux et chlékeuses, chméteux et chméteuses qui souhaitent tout le mal à toutes les personnes qui ont gouverné entre 2011 et 2021. Ces gens (les chlékeux) n'ont que faire de la justice, de la vérité, de la réparation ; ils ne sont mus que par des affects négatifs, des bas instincts et du ressentiment, bref tout ce qui fait l'engrais de la politique populiste et fasciste de la Sainte Chléka.

 

Voilà donc ce qu'il en est de Ghannouchi et c'est exactement cette même mécanique barbare qui est à l'œuvre contre tous les autres opposants, quels que soient leurs couleurs politiques...

 

Revenons à Ghannouchi

 

Il vient de subir une dégradation grave de son état de santé, obligeant l’administration pénitentiaire à le transférer en urgence à l’hôpital pour recevoir des soins et être placé sous surveillance médicale pendant plusieurs jours (voir ici).

 

Alors solidarité avec Rached Ghannouchi et solidarité avec tous les otages du régime de la Sainte Chléka ! 

 

En disant cela, il ne s'agit de soustraire personne à la vraie justice, mais de libérer des personnes otages d'un délire collectif orchestré par un médiocre personnage que l'Histoire a placé par accident à la tête d'un pays, une sorte de chléka qui est en train d'instrumentaliser l'État et les bas instincts populaires pour régler ses comptes personnels, ses complexes et ses traumas, voire ses tendances sadomasochistes résultant d'une enfance malheureuse.

 

 

30 avril 2026

Les énergies de la chléka

Une grande polémique a éclaté autour du projet de loi portant sur les centrales solaires. Le texte, présenté par la présidence en janvier, a été adopté ce mardi 28 avril. Cette loi est accusée par ses détracteurs d’offrir trop d’avantages aux firmes étrangères. En plus des nombreuses exemptions fiscales sur une durée de 20 ans, ces entreprises vendraient à la STEG l’électricité produite… en devises ! (voir ici


Mais cette loi est aussi vivement contestée par certains partisans du régime, tels les chlé­kistes Mongi Rahoui ou Bilel El Mechri qui hurlent à la colonisation énergétique. Afin de calmer son troupeau, Zabaïed a limogé sa ministre de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub. C’est la technique habituelle du mouton sacrificiel qu’utilise le président pour se laver les mains de toute responsabilité.

 

La chléka qui cache la forêt


Cependant, en creusant un peu, on découvre que l’éviction de cette ministre serait peut-être liée à une autre affaire. Il s’agit d’un dossier très brûlant, dans lequel l’État tunisien est accusé, devant une instance d’arbitrage international (CIRDI), d’avoir roulé dans la farine une société pétrolière canadienne, Zenith Energy. Selon certaines sources, la Tunisie pourrait être condamnée à payer 640 millions de dollars de dommages et intérêts (voir ici).


Outre la faillite morale, sociale et politique, la Tunisie subit une faillite économique en raison de l’incompétence et de l’irresponsabilité de la Sainte Chléka, qui donne du pays l’image d’un État peu fiable, voire voyou, dans lequel l’investissement étranger ne serait possible qu’au prix d’une soumission totale aux exigences des firmes internationales, du grand capital et des intérêts impérialistes dans la région, comme semble le révéler le texte de loi voté mardi. Voilà donc ce que nous coûte la dictature de Zabaïed !


Et pourtant, notre prophète de la Mnihla a fait de la souveraineté l’un des piliers de sa religion, insistant auprès des chlékeux et des chlékeuses sur notre capacité à ne dépendre de personne (« نعملو على رواحنا ! »), rappelant que notre seule ressource demeure l'extraction à la ventouse et l'énergie de la chléka ! 

 

( ce dessin est une reprise d'un ancien dessin datant de 2015, voir ici )

28 avril 2026

Kaïsraël

Après le missile envoyé sur Paris visant Lotfi Abdelli (voir article précédent), c'est au tour du journaliste Zied El Hani (voir ici), de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (voir ici), puis du journal en ligne inkyfada (voir ici) de tomber sous les tires de la panzer Chléka.

 

 

Le projet de démolition de la Tunisie se poursuit avec une telle célérité que je me retrouve contraint de faire un dessin groupé. Chers amis, face à l'envahisseur, il ne reste qu'une chose à faire : résister ! 

25 avril 2026

Le racisme est une politique chélkiste assumée

La célérité de la justice à punir les dissidents au régime contraste avec sa clémence envers les chélkistes qui enfreignent ouvertement la loi. Le député Tarak Mehdi a proféré un discours raciste et misogyne tombant sous le coup de la loi, mais n'a pas été inquiété (voir ici), comme ce fut le cas du député Ahmed Saidani, placé en détention suite à sa critique du président (voir ici).


Vous savez pourquoi ? Le racisme est une politique d'État assumée par le président et le système sécuritaire, et ce, malgré la loi tunisienne et les conventions internationales. Tarak Mehdi n'a pas été inquiété car Kaïs Saied, le ministère de l'Intérieur, 100 % des chélkistes et même un grand nombre de Tunisiens, pourtant opposants au chélkisme, pensent exactement comme lui.


Juste pour rappel : le racisme, en tant que conception hiérarchisée et essentialisante de l'humanité, est admis dans la société sans que l'État ne prenne ses dispositions par l'éducation, la culture et les médias. Il est le résultat combiné de la tradition esclavagiste issue de l'islam (“wesfen”), du legs colonial, du nationalisme bourguibiste et de la politique d'abrutissement des masses voulue par Ben Ali.


Mais, en ce qui concerne le régime de la sainte Chléka, le racisme semble être une opportunité, une sorte de joker très utile dans un contexte politique compliqué où l'État devient incapable de satisfaire les besoins élémentaires de sa population.


Sachant qu'en plus, le phénomène migratoire tend à exploser en raison des changements climatiques et de la crise économique qui touche plusieurs pays d'Afrique, et sachant que la Tunisie ne peut échapper à sa condition de pays de transit vers l'Europe, l'arrivée de ces hommes et de ces femmes, qui aurait pu être une opportunité économique et un enrichissement culturel, a été au contraire considérée comme une opportunité pour asseoir le fascisme en Tunisie.

 

(ce dessin date de mars 2025 et figure dans cet article)


Une dictature est une machine consciemment malfaisante, et je crois pouvoir vous démontrer comment et pourquoi l'État tunisien profite, alimente et exacerbe le racisme :


A ) Comment il l'alimente ?

 

25 000 * migrants subsahariens n’ont pas de papiers, et c’est voulu. Leur maintien dans l’illégalité relève d’un choix politique assumé, car c’est l’État lui-même qui leur autorise l’entrée depuis l’Algérie, grand pays voisin avec lequel la Tunisie a signé un accord militaire portant justement sur la question des frontières, document resté secret.

 

Fuyant la misère de leurs pays, ces migrants se retrouvent donc acheminés vers la Tunisie. À leur précarité économique s’ajoute leur irrégularité administrative, poussant certains au crime.

 

Les ingrédients de la manifestation du racisme sont ainsi réunis : noir, pauvre, clandestin et en plus bandit ; voilà ce que retient le raciste en généralisant un acte criminel isolé sur l'ensemble des Noirs de Tunisie, qui, selon son point de vue raciste, sont des millions de criminels venus le "grand-remplacer", le coloniser. Exactement la même mécanique de la théorie du grand remplacement qu'agite l'extrême droite européenne pour alimenter la peur des émigrés maghrébins, prétendument islamistes et terroristes en puissance.


Bien sûr, le Tunisien qui cède à cette peur ignore qu'environ 23 000* Européens vivent illégalement en Tunisie… mais ceux-là habitent La Marsa.


B ) Pourquoi donc l'État alimente-t-il ce racisme ? J'en vois plusieurs raisons :


1- C'est terrible à admettre, mais c'est le propre du fascisme : le régime a besoin d'une population déshumanisée qui sert de punching-ball, permettant de canaliser la violence populaire. Il s'agit d'une sorte de bouc émissaire idéal, permettant ainsi de détourner l'attention de l'incapacité de l'État à régler les problèmes de ses administrés.


2- Mais aussi, il ne faut pas négliger la dimension expérimentale d'une telle politique : la police teste sur les Subsahariens ce qu'elle pourrait être tentée de commettre contre sa propre population. D'ailleurs, ce que fait subir l'État aux opposants est déjà une mise en pratique de cette politique.


3- Cette politique vise aussi à répondre à une injonction européenne : transformer la Tunisie en un enfer pour les migrants afin d'en atténuer le nombre, tout en sachant que ce flux ne cessera d'augmenter et que cette politique ne fera que redoubler de violence. Les associations d'aide aux migrants ont été ainsi criminalisées pour empêcher toute possibilité d'améliorer les conditions de vie de ces gens.


D'ailleurs, pourquoi s'en étonner ? Si vous êtes le diable et que vous administriez l'enfer, pourquoi autoriser les humanitaires à venir apaiser le calvaire des damnés ? Mais quelle absurde idée ! Cela, Zabaïed le sait ! En plus, l'Europe ferme les yeux, voire l'encourage à faire de la Tunisie un enfer sur terre, à l'image de cette mère abandonnée avec sa fille dans le désert, une image qui nous hantera à vie et qui nous salit, nous Tunisiens pour qui tous les humains sont nos frères, même les fascistes chélkistes puants, à qui on refusera de tels traitements.


Quel caca, ce chléka de Saied et tous ses minables petits serviteurs !


PS : les commentaires chlékistes qui suivent cette même publication sur Facebook (voir ici), illustrent aussi la mécanique raciste à l'œuvre...

 

Pour avoir une plus ample documentation sur les chiffres, voir cet excellent article d'Inkyfada 

24 avril 2026

Une Chlékontumace pour Lotfi Abdelli

Le célèbre humoriste  Abdelli Lotfi vient d'être condamné à 18 mois de prison par contumace. Kaïs Saïed ne supportant plus la satire de Lotfi, a convoqué en toute urgence Leila Jaffal pour fabriquer un dossier à charge contre l'humoriste sur une vieille affaire remontant à 2022. 

 


Voilà comment notre Sainte Chléka occupe ses journées : une cure d’antidépresseurs, des bisous aux citoyens sinistrés (voir ici), quelques visites d’entrepôts fantômes le soir pour faire genre, et une consultation acharnée des comptes TikTok, Instagram et Facebook de ses opposants, et ce jusqu’au petit matin. Ainsi passent les 17 000 dinars mensuels d’un chef d’État qui a mis son pays aux abois.


L'occasion ici de saluer le talent de Lotfi Abdelli qui n'a pas chômé depuis sont exil en France et qui a même réussi à renouveler son art remplissant les salles de spectacle à chacune de ses représentations…

23 avril 2026

L'enfer chlékiste

Je suis complètement sidéré par le degré d’oppression atteint sous le régime de Kaïs Saïed. Aussi sidéré par la passivité collective et l’impuissance que nous manifestons face à un régime en roue libre qui écrase tout sur son passage, jusqu’à notre dignité.


Je n’arrive pas à expliquer pourquoi aucune lueur d’espoir, aucun chemin alternatif ne se dessine, comment nous, Tunisiens, avons pu nous mettre dans un tel pétrin ?


Aucune dictature n’est justifiable, mais au moins certaines ont le mérite de résister à l’impérialisme, comme la Libye de Mouammar Kadhafi, Cuba de Fidel Castro et même l’Iran des mollahs qui défie Donald Trump et Israël. Celle de Kaïs Saïed est soumise aux Américains, garde les frontières de l’Europe, et réprime la flottille pour faire plaisir à Tel Aviv. Et de cette soumission, elle ne tire aucun profit, aucun avantage, ni politique ni économique, car la Tunisie de Kaïs Saïed est internationalement isolée et financièrement ruinée.


Le pays n’a jamais connu autant de pénuries de produits de première nécessité et de médicaments. Aucune réalisation majeure, aucun grand projet, et la meilleure illustration de cet échec demeure ces chantiers inachevés du stade d’El Menzah (voir ici) ou “la cité médicale” de Kairouan (voir ici), dont seul le portail a été initié. Et d’ailleurs, quel éloquent symbole du saïedisme que cette entrée qui ouvre sur le vide.


Et enfin, ce qui rend encore plus douloureuse cette dictature, c’est le degré de bêtise de ses petits serviteurs, les chlékas, et la violence qu’ils manifestent par les mots et par les actes pour soutenir une dictature qui ne leur offre rien, juste un moyen de se défouler contre une soi-disant élite déchue, ou pire encore, contre les migrants subsahariens, devenus un véritable défouloir de racisme et de sadisme, bref tout ce que l’humanité peut générer de plus abject.


Toute cette haine enfouie dans l’inconscient collectif a été sortie de la boîte de Pandore par la volonté d’un seul homme, Kaïs Saïed, et d’un système sécuritaire aux abois qui a trouvé dans ce sombre personnage un moyen de se préserver et dominer par la force et la peur, un territoire de 164 mille km² et de 12 millions d’habitants nommé Tunisie.


Alors, face à ce sombre tableau, chers amis, il n’y a d’autre issue que le retour à la case révolution ; sinon, notre génération ne connaîtra plus jamais de son vivant la liberté, la justice ni la dignité. 


Mais soyons-en sûrs : la justice triomphera ; si ce n’est celle de l’ici-bas, alors celle de l’au-delà s’en chargera…

 


Pour mesurer l'ampleur du désastre, consultez le rapport 2026 d’Amnesty International.

19 avril 2026

70e anniversaire des forces de sécurité

Zabaïed a présidé ce samedi 18 avril 2026, la cérémonie du 70e anniversaire des forces de sécurité intérieure (voir ici). Dans ce qui aurait dû être une célébration politiquement neutre, le président, fidèle à lui-même, n'a pas pu s'empêcher d'évoquer les éternels traîtres et comploteurs qui détruisent le pays et ce malgré son pouvoir absolu et le soutien indéfectible des forces armées très fières de se faire délicatement chlékiser...pardon, décorer.

 

 

15 avril 2026

Pyramide de chlékas

Trump est une chléka impériale. Les conséquences de sa chlékerie sont colossales au vu du poids que pèse son pays sur le monde. Est sacrifié le droit international, des milliers de vies humaines et nous pointe au nez une crise économique mondiale qui jettera des millions de personnes dans la misère. Et tout cela sans parler des conséquences écologiques et de la pollution que génère la soif de cet abject personnage pour le pétrole et l'argent qui va avec. Mais l'origine du chlékisme est à Boukornine, dans un pays dont plus personne ne se rappelle qui s'appelle la Tunisie. C'est là où tout a commencé...

A l'origine de la Chléka

Je vous épargne la chronologie du chlékisme largement documentée sur ce blog. Je relate la dernière actualité chlékiste qui marque les esprits en ce moment :

Suite à une suspicion de viol commis sur une femme subsaharienne par un policier tunisien, un député chlékiste prend la défense du présumé violeur et se demande, avec ironie, pourquoi abuser d’une Subsaharienne au vu de la beauté des Tunisiennes. Ces propos ont provoqué l’hilarité de ses collègues parlementaires. Cette ignoble scène a eu lieu au Parlement du Bardo le lundi 13 Avril 2026, en présence du ministre le l'intérieur Khaled Nouri. 


Cet exemple est une illustration du chlékisme dans toute sa splendeur : d’abord la défense systématique de la police et du Pouvoir, le racisme envers les minorités, ici les Subsahariennes (qui ne seraient même pas dignes d’être violées !), la banalisation de la culture du viol, et tout cela sous les applaudissements des chlékeux et des chlékeuses du Parlement tunisien, dont les membres, rappelons-le, ont été élus par seulement 12 % des Tunisiens, l’un des taux les plus faibles de l’histoire de l'humanité.


Il est important de rappeler également que ce parlement illégitime n’a aucune utilité, hormis celle de nourrir une vague illusion de démocratie.


Cette sortie a néanmoins suscité l’indignation d’une partie de l’opinion, ce qui a fait réagir le Chlékaka Riadh Jrad (chien de garde de la chlékerie), qui appelle depuis à lever l’immunité parlementaire du député en question (voir ici).


Énième exemple d’un rattrapage de débordement incontrôlé de ce que le président Kaïs Saïed a lui-même généré : du caca généralisé !
   

 

Le député en question s'appelle Tarak Mahdi. Il s'agit d'un élu de Sfax, candidat opportuniste sorti des urnes grâce au nouveau cadre électoral. Il est un des plus fervents promoteurs de la théorie raciste du grand remplacement. Il propage un discours de peur et de haine contre les Subsahariens qui menacent, selon ses dires, de remplacer démographiquement les Tunisiens. On sait combien ce sujet est porteur dans la région de Sfax où se concentrent les migrants en partance pour l'Europe.

 

Mais ce dérapage n’a rien d’accidentel. Le glissement du racisme au sexisme est une mécanique bien huilée chez ceux qui pensent l’humanité comme une pyramide de dominations, faite de races et de genres inégaux en droits comme en dignité. Dans cette vision du monde, la violence n’est pas une dérive : elle est une conséquence logique. Le viol lui-même devient pensable, presque justifiable, dès lors qu’il s’exerce contre celles et ceux relégués au bas de l’échelle.

 

C’est ainsi que s’installent les imaginaires fascistes : par la banalisation, par le rire, par la répétition. C’est cette même matrice idéologique qui a produit Hitler hier, qui nourrit aujourd’hui Trump ou Netanyahou, et qui, chez nous, engendre du Kaïs Saïed et des Chlékas par milliers.

 

Pyramide de Ponzi

 

Je veux encore croire que le fascisme demeure, après tout, une construction fragile, telle une pyramide de Ponzi qui peut impressionner par sa hauteur, mais qui, parce que construite sur la fraude, la crédulité et le mensonge, peut s'effondrer du jour au lendemain.

 

La pyramide des Chlékas, pour revenir à notre cas tunisien, s'élève dans le ciel tunisien depuis presque cinq ans, si l'on compte à partir du coup d'État de 2021. On sait combien ce système est construit sur la fraude électorale, le mensonge (théories du complot) et la crédulité d'une partie de la population. Mais c'est surtout par la force et la violence que ce système résiste. Cette violence se manifeste notamment par une justice expéditive qui avale tout ce qui déplaît à Sa Majesté la Sainte Chléka. Chaque semaine s'ajoute une nouvelle liste de cibles, ou alors un acharnement sur d'anciennes cibles telles que Mourad Zeghidi, Borhen Bsaies, Sonia Dahmani ou Rached Ghannouchi, ou encore Sami El Fahri, pour ne citer que des personnalités connues, transformées par Zabaïed en victimes expiatoires de sa folie.

 

Et ne croyez pas que Saïed soit un Chávez, un Castro ou, au pire, un ayatollah ayant au moins l'excuse de résister à l'empire. Pas du tout ! Il s'agit d'un pleutre soumis à l'impérialisme sioniste, même pas capable de récupérer la rente de sa soumission.

 

Entre-temps, le pays s'isole et s'appauvrit, son économie s'effondre, et l'on ne comprend pas comment cette pyramide de Chlékas tient toujours...

 

Si je n'étais pas caricaturiste, ce qui est pour moi une forme de lâcheté au vu de la situation, je prendrais les armes pour tout faire péter.

10 avril 2026

Massacre à la tronçonneuse

Considérant qu’il n’était pas concerné par l’accord de cessez-le feu, Israël frappe sauvagement le Liban tuant plus de 300 personnes, provoquant des milliers de blessés et achevant le dernier pont reliant le sud du Liban du reste du pays (voir ici). Cette attaque survenue le 8 avril, surnommée le mercredi noir, a tout d'un énième crime de guerre commis par Tsahal.

 

Israël est un État touriste terroriste installé par la force dans la région et qui sème la terreur sur la nature et sur les populations et ce depuis 1948. Il invite très souvent son bof ricain à participer au saccage et profite du soutien et de l’équipement du vieux continent.

 

Tant que cet État existe sous sa forme actuelle, il n’y aura jamais de paix dans la région.

 

Solidarité totale avec le peuple libanais qui depuis l’installation de ce touriste à ses frontières, risque à son tour de se faire absorber et exterminer comme les Palestiniens.

 

Solidarité avec les Iraniens qui tiennent tête au tourisme impérial !

9 avril 2026

Chlékamoon

L'actualité sur terre devient tellement sombre, qu'il vaut mieux regarder du côté de la Lune…

 

- Le peuple veut !             - Qu'ils souffrent !            - Pas de retour en arrière !   (slogans chlékistes)

7 avril 2026

Dictature planétaire

Je parle ici de la préoccupante situation politique en France. Il y paraît de plus en plus évident que l’épouvantail de l’entrisme islamiste, qu’agite le bloc bourgeois, n’est qu’une diversion face à l’entrisme sioniste, qui, lui, est une réalité, comme le démontre le puissant lobbying israélien à travers le projet de loi Yadan (du nom de la députée Caroline Yadan), une loi qui assimile l’antisionisme à l’antisémitisme.

 

Ce n’est pas la première incursion flagrante des intérêts d’Israël dans les débats parlementaires. En 2024, une tentative de proposition de loi dite « relative à la pénalisation de l’antisionisme » avait déjà vu le jour, et en 2025, une autre initiative a cherché à encadrer l’enseignement supérieur sur la question de l’antisionisme. Tout ceci s’inscrit dans la politique internationale que déploie activement Israël à travers ses différents groupes de pression locaux afin de considérer comme de l'antisémitisme toute expression de solidarité avec la Palestine…

 

Une pétition a été initiée afin de bloquer ce projet de loi liberticide, voir ici

 

Lobby sioniste : une dictature deterritorialisée


Ce qui fait sérieusement craindre la transformation de la France en une dictature, ce ne sont pas les pressions exercées contre les opposants au Pouvoir comme dans toute bonne dictature. C’est plutôt la pression exercée contre les dénonciateurs de la politique génocidaire d’un pays étranger (Israël) qui donne cette drôle d’impression.


Cette pression aux relents dictatoriaux est communément appelée « lobby sioniste ». Le simple fait de le nommer, de le dessiner, ou même de le chuchoter, provoque la même dose d’adrénaline que connaissent ceux qui vivent sous dictature. Ce n’est pas la police qui peut vous tomber dessus (quoique cela arrive de plus en plus), mais surtout le bannissement public qui vous menace : l’excommunication, la souillure qui vous colle à vie.

 

Mais ce n’est plus une impression. Depuis le 7 octobre 2023, ce phénomène ne se cache plus et l’on observe la multiplication de cas de censure de personnalités publiques (Blanche Gardin, Guillaume Meurice…), l’arrestation de militants pro-palestiniens, ou encore le lynchage médiatique de La France Insoumise pour sa dénonciation du génocide de Gaza. La loi Yadan n’est qu’une tentative d’inscrire dans la loi cet état de fait.


Car la simple évocation de ce lobby renvoie à l’idée du « complot juif » et vous fait passer pour un sale antisémite. Gare au caricaturiste qui oserait représenter cette domination tentaculaire : cela rappellerait le motif de la pieuvre, cliché effectivement antisémite largement diffusé par la propagande nazie. Même Plantu, malgré toute sa complaisance envers Israël, a été accusé d’antisémitisme pour avoir représenté Epstein en pieuvre (voir ici).


La paralysie que génère le chantage à l’antisémitisme doit cesser de toute urgence. Nous n’avons aucun compte à rendre ni aucune preuve de vertu à présenter à ceux qui soutiennent une politique génocidaire.


Ce lobby sioniste existe bel et bien, et son influence n’est pas un fantasme : c’est une réalité concrète, documentée, attestée. Il s’agit d’un projet politique soutenu par des individus puissants, organisés en associations, ONG, think tanks, fondations et fonds privés. Ils pratiquent l’ingérence en Occident et dans les pays arabes en corrompant élus, magistrats et médias, et en terrorisant intellectuels et artistes par ce chantage abject à l’antisémitisme.


Pour revenir au cas flagrant de la France, l’omniprésence, dans les médias privés comme publics, du porte-parole de Tsahal (armée génocidaire commandée par un criminel de guerre sous mandat international…) ne doit plus laisser place au doute quant à l’entrisme de ce lobby, qui se déploie depuis 1948 pour imposer un projet ethnocratique en Palestine, et qui s’appuie à la fois sur :


1 - un mythe religieux : la « terre promise », justifiant le nettoyage ethnique des Palestiniens ;
2 - le martyre des Juifs : la Shoah devenant un prétexte pour culpabiliser ceux qui dénoncent ce nettoyage ethnique.


Un projet donc criminel et raciste, qui ne peut se déployer qu’avec l’appui d’une superpuissance militaire (les États-Unis) et d’une force de frappe médiatique à l’échelle internationale. C’est bien cette stratégie politique qui crée les conditions d’une dictature déterritorialisée.
 

L'empire : une dictature planétaire

 

Israël n'est qu'une pièce stratégique de l'empire que sont les États-Unis d'Amérique. Ce machin (l'Amérique), par sa toute-puissance, fascine et façonne le monde. Il incarne encore un idéal à l'échelle mondiale, et ce grâce à Hollywood, Disney, Nasa, Coca, GAFAM et les richesses dont ne jouissent que ceux qui vivent à l'intérieur de ses frontières bien gardées. Le prétendu "monde libre" est une enclave fortifiée qui jette sa merde à l'extérieur et qui terrorise la nature et abat les bêtes sauvages quand elle a faim.

 

Ce mirage appelé rêve américain a pour revers un cauchemar planétaire. Cet éclat se paie au prix fort. Car gare à celui qui échappe à son contrôle. La dollarisation de l'économie mondiale est un instrument de chantage qu'emploi l'empire pour étrangler pays, entreprises et individus qui tiennent tête à son hégémonie.

 

Avec un maillage de plus de 750 bases militaires réparties dans plus de 80 pays, c'est par la violence armée que ce machin s'empare des ressources nécessaires à son économie. Rien de nouveau à l'horizon, sauf qu'avec Donald Trump, cette tyrannie ne se drape plus d'arguments humanistes pour justifier sa prédation. Elle assume sa violence et menace de génocide ceux qui s'opposent à sa suprématie : « Une civilisation entière va mourir ce soir », voilà comment le président américain met en garde les Iraniens à l'approche de l'expiration de son ultimatum sur le détroit d'Ormuz.
 

Voilà ce qui complète le tableau de deux touristes génocidaires semant la terreur au Moyen-Orient… 

 

 

Conclusion

 

Un autre monde est forcément possible. Nous n'avons pas en tant qu'être humains de passage sur terre, le seul choix de vivre dans un monde où une entité fixe les règles du jeu selon ses propres intérêts au mépris du grand nombre. Il n'est plus tenable d'accepter comme seul horizon possible ce modèle de coexistence. Si nous n'avons pas la possibilité de le combattre par les armes, armons nous pour le dénoncer afin de répandre le scandale... 

1 avril 2026

Flamant d'avril

- Fais les souffrir ! ( slogan chlékiste )

31 mars 2026

Vers la fin du capitallahisme ?

En grec ancien, le mot “apocalypse” signifie “révélation divine”. La guerre apocalyptique en cours au Moyen-Orient révèle précisément de nombreuses vérités qui, bien que déjà connues, n’ont jamais pris autant d’acuité. La vérité par exemple sur l'Etat d'Israël, qui par son logiciel colonial (appelé sionisme) tend mécaniquement vers le Génocide (Palestine), et qui par sa nature messianique, tend vers l'expansion et l'annexion progressive de territoires environnants (Liban, Syrie...) pour réaliser son Grand Israël.

 

De l’autre côté, nous avons les États-Unis d’Amérique qui, sous Trump, révèlent à leur manière leur nature profondément dévastatrice : capables, au nom de leur prétendue supériorité raciale, de mettre à feu et à sang la planète entière (Hiroshima en reste l’ombre portée). Une logique en totale adéquation avec le logiciel fondateur d’Israël.

 

Et puis l’Europe, cette vieille prostituée qui, derrière sa prétendue sagesse, ne cesse, par le biais de sa bourgeoisie, de soutenir un fascisme blanc qui n’est autre que son enfant naturel.

  

Dévoilement du capitallahisme  

 

Mais ce qui se révèle de la manière la plus violente depuis le 7 Octobre 2023 et qui risque à terme de bouleverser la carte de l'Islam dans la région, c'est la compromission totale des gardiens de la Kaaba avec ce fascisme blanc.

 

Rappelons que la Kaaba demeure le lieu le plus sacré de l'Islam. C'est ce fameux cube noir situé à la Mecque. Il abrite sur un des ses angles la fameuse Pierre noire, objet de culte préislamique mais qui a été toléré par le prophète Mohamed car selon la tradition, cette pierre aurait été déposée par Abraham au moment de la construction du temple cubique. Rappelons qu'Abraham est le père des 3 religions monothéistes. Son nom a été donné à l'accord voulu par Trump pour une pax hebraïca dans la région qui n'est autre qu'une soumission aux caprices d'Israël. Mais ce n'est pas notre sujet.

 

L’importance symbolique de la Kaaba est liée à la vénération que le prophète lui-même entretenait pour ce temple, qui deviendra, après sa mort en 632, le cœur battant de l’islam, autour duquel orbitent des milliards de musulmans depuis quatorze siècles. Si bien que celui qui a la main sur La Mecque a, de fait, la main sur l’Islam. C'est le cas des Saoud qui fondent leur Arabie Saoudite en 1932. Il s'agit pourtant d'une tribu arabe minoritaire adepte de l'un des Islams les plus bêtes et les plus austères, le wahhabisme. Ils doivent leur longévité non pas à la Pierre noire, mais à l'or noir dont ils ont cédé l'exploitation aux compagnies américaines. 

 

C’est de ce mariage bling bling de l’or noir et de la Pierre noire qu'est né cet islam "capitallahiste", que je n’ai cessé de décrier sur mon blog, tentant, à ma manière, d’expliquer, par le texte et le dessin, combien ce poison a contaminé notre rapport au divin dans toute la région. Un mariage instrumentalisé pour lutter contre le communisme, puis, plus récemment, pour faire échouer nos révolutions arabes, jugées menaçantes pour l’ordre sioniste régional. Un Islam bling bling qui a même contaminé le goût et le sens du beau dans nos contrées arabes mais c'est aussi un autre sujet...


Ce même wahhabisme, pieds et poings liés aux intérêts américano-israéliens dans la région, n’a jamais semblé aussi fragile et vulnérable. La guerre déclenchée contre l’Iran, ainsi que l’effondrement du « parapluie américain » censé protéger ces émirs, mettent à nu leur dépendance à l’Empire. Et quoi de plus révélateur de leur statut de « putains » que le « Kiss my ass » adressé à MBS par Trump ?

 

Oui c'est l'apocalypse dans la région, car n'oublions pas que derrière ces dévoilements, meurent des humains par milliers. Des tragédies, des souffrances et des horreurs ont lieu à l'instant même où j'écris ces lignes, et ce au nom de l'hubris d'une poignée de gens humainement méprisables qui dessinent leur monde à coup de missiles, de bombes, de génocides, de phosphore blanc, de déportations, de propagandes, et bientôt d'armes atomiques, car oui, la vraie apocalypse n'est pas exclue.

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