La tragédie de Yakin
Une adolescente du nom de Yakin a subi un viol collectif dans le quartier populaire de Mellassine. Hospitalisée depuis lundi soir, elle se trouve toujours dans un état jugé préoccupant (voir ici).
Depuis, une immense vague de colère déferle sur les réseaux sociaux, accompagnée d'appels à la peine de mort contre les agresseurs, qui, par ailleurs, n'ont pas encore tous été identifiés.
Comme souvent lorsqu'un crime touche un mineur, l'émotion collective charrie aussi ce qu'une foule peut produire de pire : appels au lynchage, haine et soif de vengeance. Plus abject encore, certains ont trouvé le moyen de s'en prendre à la victime elle-même, forcément coupable d'être femme (la victime n'a que 15 ans) et d'avoir donc provoqué ses agresseurs. D'autres encore appellent à punir la mère pour « mauvaise éducation » à l'exemple de cette chléka de Abderraouf Ayadi (voir ici).
Bref, il faudrait qu'en plus de cette terrible tragédie, l'on subisse les aboiements d'une foule moyenâgeuse dont la soif de vengeance et de sang s'accorde parfaitement avec le climat chlékiste ambiant...
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En effet, les hurlements de ces crétins pour la peine de mort et les châtiments corporels, arrangent bien le business de la dictature, qui se frotte en ce moment les chlékas, trop contente de pouvoir rajouter de la répression à la répression. Cette surenchère ne sera jamais destinée à protéger les citoyens et les enfants, mais à renforcer davantage la dictature et le régime policier.
Et pour preuve : cette police, si efficace lorsqu'il s'agit de mettre instantanément la main sur les opposants à la sainte Chléka ou les soutiens à la flottille Soumoud (le cas récent de Adam Mbarek), aurait attendu 48 heures avant d'enquêter sur la disparition de Yakin, et ce malgré l'alerte donnée par sa mère...
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Ces deux derniers dessins sont la reprise d’un article datant de février dernier, où il est également question d’une police à deux vitesses : au quart de tour lorsqu’il s’agit de protéger la sainte Chléka, nonchalante, voire absente, lorsqu’il s’agit de protéger un enfant victime d’abus sexuels (voir ici).
Nous vivons une bien sale époque !
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