D'abord la ré-incarcération de Jabeur Mejri, ensuite Azyz Amami, Sabri Ben Mlouka, puis vint la convocation de Ben Brik... et ce n'est peut-être pas encore terminé. L'ancien régime -toujours en place-, joue de manière flagrante la carte de la diversion pour détourner l'attention de l'opinion. Tout porte à croire qu'une consigne très claire semble avoir été dictée pour fabriquer des affaires annexes au moment où la Justice militaire tente de fermer le dossier explosif des martyrs de la Révolution. Le complexe juridico-policier tente de canaliser ailleurs l'indignation. Ainsi dans le brouhaha général on a pu faire sortir aujourd'hui de prison, ni vu ni connu, le terrifiant général Seriati, homme fort du Zaba System, accusé d'avoir été à la tête de la répression sanglante de Janvier 2011...

SERIATI

A peine Seriati sorti de prison, que la police s'est sentie très à l'aise, comme au bon vieux temps, pour casser du manifestant. C'était aujourd'hui près du ministère de l'intérieur à Tunis. Les forces de l'ordre se sont carrément déchaînés sur les dixaines de personnes venues protester en faveur de Azyz et contre le verdict des martyrs de la Révolution. Un syndicat de police sur sa page facebook parle de "drogués et de dépravés" qui se seraient attaqués au ministère (voir ici), procédé minable pour justifier, comme à l'époque de ZABA, la répression...