Contre le pouvoir pyramidal d'un omnipotent Ben Ali, la révolution nous avait promis une nouvelle géométrie du pouvoir. On crut naïvement qu'après le 14 Janvier, émergerait un cercle vertueux constitué des différents acteurs politiques. Main dans la main, pensait-on, construire avec eux une Tunisie nouvelle qui serait un modèle pour ce qu'on appelait alors, "le printemps arabe". Mais le désenchantement est très vite arrivé... 

cerclevicieux

Une chaîne complexe d'interdépendances, où chacun tient l'autre non par la main mais par "les bourses", explique peut-être toutes les curiosités que l'on observe dans le pays depuis quelques mois. Ainsi en est-il de cette justice à deux vitesses qui relaxe un Kais Ben Ali, qui épargne Sidi Mabrouk, qui trouve des excuses à Abdelwaheb Abdallah mais qui condamne à 7 ans de prison un citoyen pour dessins blasphématoires. Ou encore cette police qui laisse faire le salafiste, salafiste qui se fait la Nahdha, Nahdha qui l'enfonce aux égarés de l'ancien régime, ceux-là mêmes qui font chanter la justice, justice corrompue qui tient des dossiers sur la police, police qui use de l'épouvantail salafiste... et ainsi va la vie après Ben Ali. 
J'avoue avoir raz la casquette de me lamenter encore une fois sur ce qui se passe au pays. Mais ce qui m'insupporte le plus ces derniers jours, ce sont les nostalgiques de Zaba -de plus en plus nombreux- qui ne veulent toujours pas comprendre que leur Zaba est parmi nous, autant que les salafistes, les nahdhaouistes et tous ceux qui composent ce cercle vicieux...
Sur ce, m'en vais au pieu...

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PS: des vierges effarouchées hypersensibles (dés qu'il s'agit de cul ou de religion), signalent systématiquement mes caricatures sur facebook. Du coup je suis puni par Zuckerbeg qui m'interdit de mettre en ligne mes dessins. C'est pourquoi j'en viens à vous, chers amis, pour vous demander de publier à ma place ces dessins, en les copiant sur votre disque-dur puis en les intégrant dans vos albums FB...