Les révélations du rapport de l'IRVA présenté par Laâguili la semaine dernière, ont eu l'effet d'un énorme séisme qui agite encore dame Tunisie. Depuis qu'elle a acquis la certitude de l'implication directe de Zaballah dans les assassinats de Belaid et Brahmi, Tunisie perd les nerfs et ne sait plus vers qui se tourner. L'opposition semble l'avoir définitivement trahie. Tous partis confondus font mine d'ignorer la bombe révélée par Laâguili, pressés qu'ils sont de dialoguer avec Zaballah et de trouver une issue consensuelle à la crise...

DIALOGUE

Hier a donc été inaugurée la première session du dialogue national. Dialogue dans lequel il est question de préparer le débat qui va mettre en oeuvre la discussion destinée à organiser les négociations sur les pourparlers à propos de qui va prendre la place de qui sans que nul ne fasse perdre la face à l'autre. Dans ce subtile jeu d'adresse, où chacun calcule au millimètre près le pas qu'il cède à l'autre, la concentration est de mise. Nul n'a intérêt, aussi bien Zaballah que l'opposition, à ce que des révélations dérangeantes ne viennent en ce moment précis briser le début d'un fragile compromis -ou plutôt d'une compromission: celle de l'opposition qui accepte de négocier avec des criminels...