Bonne année 2026 ?
À peine ai-je commencé à humer l’air de 2026 qu’une terrible odeur de merde m’a pris au nez. L’Amérique de Trump achève ce qui restait du droit international et nous précipite dans un monde définitivement régi par la loi du plus fort. Alors, disons-le sans détour : la situation est tellement critique que que TOUTE forme de résistance devient légitime.
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Aux anti-Saïed qui se réjouissent de la manière dont le président vénézuélien Nicolas Maduro a été kidnappé, sachez que nous ne gagnerons jamais la guerre contre notre sainte Chléka par l’ingérence d’une quelconque force étrangère, et encore moins par celle de la Chléka impériale de Trump…
Remercions Boukornine de n’avoir pas gorgé nos terres de gaz et de pétrole et de nous épargner ainsi la convoitise du Chlékempire…
Occident accident ?
Pourquoi s’étonner de ce qui s’est produit ?
L’invasion du Venezuela est-elle vraiment un accident ?
Le génocide de Gaza est-il un accident ?
Les guerres contre l’Irak, la Libye, le Vietnam, la Corée, et contre tant de pays d’Amérique latine seraient-elles, elles aussi, des accidents ?
La colonisation : un accident ?
L’esclavage : un accident ?
La bombe atomique : un accident ?
Rien de tout cela n’est un accident.
Tout cela est consubstantiel à ce que l’on appelle, par commodité, l’Occident. Cela signifie que l'Occident ne tire sa toute puissance que par l'exploitation, l'extraction et la prédation. L'accident est ontologique à l'Occident de la même manière que la crise économique et la guerre sont intrinsèques au capitalisme. Et d’ailleurs, à propos du capitalisme : on peut avancer que l'Occident serait pour le capitalisme c'est que l'œuf est à la poule.
Donc, en tant que système et civilisation, l'Occident constitue l’accident ultime de l’humanité — un accident qui menace non seulement l’humain, mais le vivant dans son ensemble.
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Mais soyons précis. L’Occident ne représente pas l’humanité, et tous les Occidentaux ne sont pas coupables des ravages produits en son nom. Il ne faut pas non plus négliger les forces de contestation et de résistance au sein même de l’Occident, qu’elles s’expriment à travers des contre-pouvoirs politiques ou artistiques.
De même, les populations victimes des politiques occidentales ne sont pas dirigées par des gouvernements exemplaires — loin de là.
Il est consternant de constater que même les pays qui s'en sortent et qui le défient, sont ceux là-même qui adoptent sa philosophie comme la Chine ou la Russie.
Ce qui est à l’œuvre dans ce que l’on appelle l’Occident, c’est un mode de fonctionnement profondément humain, qui a trouvé là son terrain d’expansion maximale, voire son exacerbation.
L’histoire a voulu que le feu de Dieu ait été dérobé par l’homme blanc.
L’Occidental s’est pris pour Dieu et a transformé son prochain en sous-homme.
L’Occident ne serait alors que le lieu où Prométhée aurait gardé jalousement ce feu, pour n’en faire bénéficier que les siens, et le transmettre en héritage à des Napoléon, des Hitler, des Trump.
Ce feu aurait tout aussi bien pu être légué, par exemple, à un Kaïs Saïed. Il aurait fait de Carthage une civilisation technologique puissante, prospère — et prédatrice.
Au lieu de cela, Dieu lui légua une Chléka.
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