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DEBATunisie
9 août 2026

Note de service

La direction de DÉBATunisie assume l’usage du qualificatif de chléka, de chlékeux ou de chlékiste contre celui ou celle qui, dans le merdier général, refuse de localiser le lieu d’émission et de production du caca actuel, c’est-à-dire la personne de Kaïs Saïed, dictateur, putschiste, fasciste, raciste, menteur, corrompu, destructeur de l’État tunisien et semeur de discorde entre Tunisiens. Est donc qualifié de chléka celui ou celle qui, malgré cette accumulation flagrante et indiscutable de déchets, met sur le même plan de responsabilité les opposants et même les islamistes ou les RCDistes.


Oui, il n’y a aucune commune mesure entre tous les maux que la Tunisie a vécus sous Ben Ali et sous les islamistes et ce qui nous arrive aujourd’hui sous la dictature de Saïed. Et ce n’est pas parce que Saïed est le produit de tout ce qui a précédé qu’il serait excusé ou que le mal qu’il a provoqué devrait être minimisé.


Ma modeste observation minutieuse de 20 ans de politique tunisienne, où j’ai consigné sur mon blog www.debatunisie.com toutes les dérives, les abus, les horreurs des pouvoirs successifs, me conduit à considérer que rien n’égale, en degré et en nature, le désastre provoqué par ce sombre personnage.


Même si l’analyse scientifique explique le phénomène Saïed, il y a, comme dans toute histoire humaine, des singularités, des accidents, des bugs qui sont le fait d’individus dont la psychologie tourmentée imprègne, par de malheureux hasards (les élections de 2019), la trajectoire de tout un pays.


Le phénomène Saïed n’est pas plus différent ni plus contingent qu’une catastrophe naturelle qui s’abat sur un pays et qui le fait dérailler sur plusieurs générations.


Est donc une Chléka celui ou celle qui ne reconnaît pas cette évidence et qui s’attaque à celui ou celle qui, modestement, sur les réseaux sociaux, dénonce la dictature.


Ainsi, DÉBATunisie se réserve le droit et l’obligation de traiter de chléka toute critique à toute caricature, aussi moche et irrespectueuse soit-elle. Et ce n’est ni par refus de la critique ni par égocentrisme : simplement, dans le contexte actuel, mettre des bâtons dans les roues de toute résistance au caca général constitue une forme de collaboration avec l’actuelle dictature fasciste et chlékiste du sinistre Kaïs Saïed, accident mortel de l’histoire de la Tunisie contemporaine. 

 

 

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