Le Chlékatollah
Le Chlékatollah Khamenei écrase dans le sang la révolte populaire, faisant plus de 5 000 morts (voir ici). Un carnage à huis clos a lieu en Iran et semble couper tout espoir de voir aboutir une révolution. Les oppresseurs eux-mêmes savent que le doute qui plane sur l’authenticité d’une révolution leur fournit l’argument moral et politique justifiant l’horreur, le sang et le désastre.
Il suffit que l’on sente l’odeur d’Israël ou de l’Amérique rôder autour d’une révolte pour que toutes ces dictatures redoublent de violence et poussent, aussi par désespoir, une partie de leurs populations à trahir et à souhaiter l’ingérence de l’Empire. Se crée ainsi un cercle vicieux qui semble alimenter à la fois la propagande de l’Empire soi-disant sauveur des opprimés (qui n’est en réalité qu’un prédateur assoiffé de ressources) et celle des chlékatollahs, protecteurs de la prétendue pureté nationale contre les traîtres de la patrie.
Pris en étau, ce sont toujours les populations qui finissent par se faire écraser, et je continue à penser que les dictatures, dans ce jeu pervers, ne sont en rien moins coupables que les vautours impériaux qui rôdent autour et qui participent aussi à créer les conditions d’émergence de dictatures dans les contrées convoitées.
Le même scénario se répète, Venezuela, Iran…et vous entendrez encore et encore dans les médias de la bourgeoisie occidentale que l’empire nous veut du bien.
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Je ne peux pas clore ce petit texte sans faire mention des chlékeux et des chlékeuses internationaux, pour qui toute révolte ou toute opposition à un régime du Sud établi est de fait une trahison, voire une collaboration active avec l’Empire. Ces masses, de plus en plus nombreuses, nient même l’idée d’une possible émancipation contre la dictature et considèrent que toute revendication de liberté est suspecte, voire une preuve de compromission.
Ces chlékeux et ces chlékeuses sont les idiots utiles des dictatures qu’ils défendent et dont ils valident la violence. Ils incarnent, par leur nombre et surtout par leur bruit (ils ne sont pas majoritaires), un défi politique supplémentaire à relever. Car il ne s’agit pas de les convertir ou de les convaincre, mais de pouvoir ignorer leur bruit et de continuer la lutte sous les huées de cette masse politiquement aliénée, zombifiée… bref, chlékisée.
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