Inondations de Chlékas
Le mardi 20 janvier, la Tunisie a été exposée à des pluies torrentielles qui ont inondé une grande partie du territoire, causant la mort d’au moins quatre personnes (à Moknine) ainsi que d’importants dégâts matériels. Les observateurs soulignent que ce sont avant tout les infrastructures défaillantes qui aggravent le phénomène. Depuis Ben Ali, rien n’a changé : chaque forte pluie met à nu la démission de l’État dans la gestion de l’espace public. Se révèle à chaque fois l'absence de toute planification urbaine, l’incompétence ou paralysie des acteurs locaux, puis surtout la corruption endémique qui gangrène le marché des travaux publics.
Ce blog témoigne ici, ici et là de la répétition de la même tragédie, à ceci près que, sous le règne dictatorial de la sainte Chléka, Kaïs Saïed s’est octroyé les pleins pouvoirs dans tous les domaines (ciel, terre, mer et égouts). On ne comprend donc pas pourquoi le prétendu complot contre la Tunisie continue de s’acharner sur notre sort.
Mais ne soyons pas trop sévères avec Saïed : à son actif, il a tout de même bâti quelque chose de très solide, le chlékisme : Un édifice de bêtises et de conneries construit sur un terrain d’aliénation politique et de superstitions religieuses. Zabaïed peut ainsi compter sur les chlékeux et les chlékeuses, qui s’émeuvent de ses visites dans les zones sinistrées tout en remerciant Allah de nous avoir abreuvés de sa pluie bénite (الغيث النافع).
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Merci au chlékeux qui m'a inspiré la bulle du dessin dans son commentaire sur cette vidéo IA que j'ai publiée sur Facebook. Notez l'incroyable nombre de chlékeux et de chlékeuses qui inondent ma page Facebook. L'occasion de rappeler que l'étude anthropologique sur l'homochlékus, en plus de me rapporter du fric grâce à leur affluence, m'offre également beaucoup d'idées pour mes dessins. Magnifique, non ?
Sarra Zaafrani Zanzri
La meilleure illustration de la responsabilité (ou plutôt irresponsabilité) de l'État dans ces catastrophes à répétition, se résume au CV de la première ministre Sarra Zaafrani Zanzri. D'après sa page wikipedia, cette dame a intégré le ministère de l'équipement en 1989, plus précisément la direction générale des ponts et chaussées. Bureaucrate "exemplaire", elle a gravi les échelons jusqu'à être nommée à la tête du ministère par Saïed en 2021 (après le coup d'État), puis cheffe du gouvernement en mars 2025.
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Dessin publié sur ma page Facebook en mars 2025, le jour de la nomination surprise de Sarra Zaafrani Zanzri suite à l'inexplicable limogeage de l'éphémère Kamel Maddouri.
Zaafrani n’a pas été récompensée pour sa compétence — cela se saurait. Elle symbolise à elle seule le mode de fonctionnement d’un État autoritaire et archaïque, valorisant la soumission et l'obéisance au détriment de la compétence. Zabaïed s’entoure de médiocres loyaux, car l’intelligence et la compétence ne peuvent être que naturellement rebelles à son chlékisme.
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