L'enfer chlékiste
Je suis complètement sidéré par le degré d’oppression atteint sous le régime de Kaïs Saïed. Aussi sidéré par la passivité collective et l’impuissance que nous manifestons face à un régime en roue libre qui écrase tout sur son passage, jusqu’à notre dignité.
Je n’arrive pas à expliquer pourquoi aucune lueur d’espoir, aucun chemin alternatif ne se dessine, comment nous, Tunisiens, avons pu nous mettre dans un tel pétrin ?
Aucune dictature n’est justifiable, mais au moins certaines ont le mérite de résister à l’impérialisme, comme la Libye de Mouammar Kadhafi, Cuba de Fidel Castro et même l’Iran des mollahs qui défie Donald Trump et Israël. Celle de Kaïs Saïed est soumise aux Américains, garde les frontières de l’Europe, et réprime la flottille pour faire plaisir à Tel Aviv. Et de cette soumission, elle ne tire aucun profit, aucun avantage, ni politique ni économique, car la Tunisie de Kaïs Saïed est internationalement isolée et financièrement ruinée.
Le pays n’a jamais connu autant de pénuries de produits de première nécessité et de médicaments. Aucune réalisation majeure, aucun grand projet, et la meilleure illustration de cet échec demeure ces chantiers inachevés du stade d’El Menzah (voir ici) ou “la cité médicale” de Kairouan (voir ici), dont seul le portail a été initié. Et d’ailleurs, quel éloquent symbole du saïedisme que cette entrée qui ouvre sur le vide.
Et enfin, ce qui rend encore plus douloureuse cette dictature, c’est le degré de bêtise de ses petits serviteurs, les chlékas, et la violence qu’ils manifestent par les mots et par les actes pour soutenir une dictature qui ne leur offre rien, juste un moyen de se défouler contre une soi-disant élite déchue, ou pire encore, contre les migrants subsahariens, devenus un véritable défouloir de racisme et de sadisme, bref tout ce que l’humanité peut générer de plus abject.
Toute cette haine enfouie dans l’inconscient collectif a été sortie de la boîte de Pandore par la volonté d’un seul homme, Kaïs Saïed, et d’un système sécuritaire aux abois qui a trouvé dans ce sombre personnage un moyen de se préserver et dominer par la force et la peur, un territoire de 164 mille km² et de 12 millions d’habitants nommé Tunisie.
Alors, face à ce sombre tableau, chers amis, il n’y a d’autre issue que le retour à la case révolution ; sinon, notre génération ne connaîtra plus jamais de son vivant la liberté, la justice ni la dignité.
Mais soyons-en sûrs : la justice triomphera ; si ce n’est celle de l’ici-bas, alors celle de l’au-delà s’en chargera…
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Pour mesurer l'ampleur du désastre, consultez le rapport 2026 d’Amnesty International.
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