Israélisation
La guerre menée contre l'Iran par l'impérialisme israélo-américain en est à son seizième jour. Le droit international est définitivement mort et enterré. La barbarie du fasciste Trump et du génocidaire Netanyahou est en roue libre totale, et le monde observe la folie à l’œuvre sans pouvoir agir. Dans ce désastre humanitaire et cette faillite morale, il n’y a que le bloc bourgeois occidental, à travers ses grands médias, pour remercier Israël et les États-Unis de « libérer » le peuple iranien de la tyrannie des mollahs.
Blanchisserie
J’observe depuis la France cette abjection. Non contents d’avoir nié, minimisé, voire soutenu le génocide à Gaza, les grands médias poursuivent la propagande sioniste pour justifier les attaques contre l’Iran, présentant une fois de plus Israël comme la sempiternelle victime qui ne ferait que se défendre face aux arabo-musulmans.
Ce grotesque mensonge est même devenu le mantra de toute l'extrême droite européenne qui utilise Israël comme modèle pour mener la guerre contre les arabo-musulmans de l'intérieur et les migrants en général. De Meloni à Bardella, en passant par Orban, ils sont tous partis en pèlerinage chez Netanyahou pour ce relooking idéologique...
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Hormis la gauche populaire (LFI), toute la classe politique chante presque la même chanson, à quelques variations près. Tous, cependant, s’accordent pour accuser LFI d’antisémitisme, pour avoir simplement rappelé le droit international en dénonçant le génocide à Gaza et, aujourd’hui, la guerre « préventive » contre l’Iran.
Autre accusation : celle du clientélisme communautariste (arabo-musulman en l'occurrence) dont serait coupable LFI en exprimant sa solidarité pour la Palestine. Cette accusation que porte aussi la gauche bourgeoise contre LFI, (dite honteusement la "stratégie Gaza") considère communautariste l'empathie pour Gaza, c'est dire la profondeur du racisme qui contamine la France de 2026.
Réjouissons-nous donc de la percée de cette même France insoumise aux élections municipales en cours.
Chlékosionisme
Depuis l'attaque contre l'Iran, la Tunisie de Kaïs Saïed ne s'est pas contentée de se terrer dans le silence : elle a carrément donné des gages à Israël. Imaginez, chers amis, que les principaux organisateurs de la Flottille Soumoud, ceux-là mêmes qui se sont retrouvés prisonniers en Israël, viennent de rejoindre les prisons tunisiennes ce lundi 16 mars pour blanchiment d'argent (voir ici).
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Rappelons que Kaïs Chléka s’est présenté aux élections en promettant de criminaliser toute normalisation avec Israël. Il a renforcé ses contacts avec l’Iran et ne cachait ni son attachement à la cause palestinienne ni son adhésion à « l’axe de la résistance ». Mais depuis le génocide de Gaza, il s’est montré plus réservé et, aujourd’hui, il est carrément passé du côté obscur.
C’est à partir de mon observation méticuleuse des chlékeux et des chlékeuses sur Internet que j’avance que le pouvoir en Tunisie a adopté une nouvelle ligne politique : le « chlékosionisme ». Il s’agit d’une doctrine selon laquelle toute expression de dévouement envers un autre pays constituerait une trahison. En l’occurrence, la solidarité avec la cause palestinienne serait désormais présentée comme une menace pour les intérêts de la Tunisie.
Le déchaînement de haine observé contre les organisateurs de la flottille, et ce dès son lancement, a permis de révéler l’ampleur de ce phénomène — le chlékosionisme — et je vous jure que je ne suis pas dans la caricature.
Qu’a donc obtenu notre sainte Chléka en échange de ce revirement ? La consolidation de sa dictature et la protection de l’Empire, n'est ce pas ?
- blanchiment d'Israël -blanchiment d'argent ?
Conclusion
C'est quand même la merde partout.
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