Safia Et Marwa
Aux coupures d’eau se rajoute en plus la pénurie d’eau minérale. Se multiplient alors ces scènes de foules assoiffées se jetant sur des packs d’eau dans les supermarchés, ou même s’attaquant aux camions de livraison.
L’eau, devenue rare et donc sacrée, donne à la Tunisie des airs d’une Hagar assoiffée, errant dans le désert entre les deux petites collines de Safâ et Marwa, portant dans ses bras son nourrisson Ismaël, tandis que papa Abraham, avec ses deux chlékas, est parti on ne sait où, quelque part dans le désert…
Si l’ange Gabriel fait jaillir la fontaine de Zamzam pour sauver Hagar et son enfant, en fera-t-il autant pour la Tunisie ?
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Évidemment, ce dessin n’a pas trop plu aux chlékeux, mais surtout aux allahistes qui supportent la chaleur, la soif, la saleté et l’humiliation d’une dictature, mais qui hurlent au scandale dès qu’un caricaturiste touche à leur sacré.
Même Kaïs Saïed, responsable de la mort de milliers de gens par son incompétence, n’aura jamais reçu autant d’insultes que moi sur Facebook en raison de cette caricature : voyez par vous-mêmes ici !
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