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DEBATunisie
17 décembre 2025

15e anniversaire de la Révolution

 D'abord les préparatifs de la grande marche !

 

 

Kaïs Saïed mobilise les moyens de l'État afin d'attirer le maximum de chlékistes à la marche anniversaire de la révolution. Il utilise à cet effet un procédé semblable au mien (rappelez-vous le piège à chlékas utilisé dans le cadre de mon expérience anthropologique sur l’Homochlékus).

 

 

A l'époque Zaballah on utilisa le "Chocotom" en guise d'appât (voir ici), aujourd'hui c'est le fricassé qui sert d'attrape Chlékas.
 

 

Sauf qu’aux dernières nouvelles, en raison de la pénurie de farine, il n’y a plus suffisamment de fricassés pour faire le plein de chlékas. C’est pourquoi certains ont pensé que Abdelmadjid Tebboune, pour aider Kaïs Saïed, aurait envoyé des bus remplis de chlékas algériennes. Ce qui aurait été très cocasse, vu le slogan principal de la manifestation : « Non aux ingérences étrangères ! »
 

Mohamed Bouaziz, qui s'en rappelle ?
 

Le pauvre Mohamed Bouazizi doit bien se retourner dans sa tombe en observant, de là où il est, ce qu’est devenue la Révolution que sa flamme avait déclenchée. Rappelons que, le 17 décembre 2010, ce jeune homme de Sidi Bouzid s’est immolé suite à une altercation avec la police. Son geste désespéré fut l’étincelle qui mit le feu à tout le pays et qui prit pour cible la police, le régime dans son ensemble, puis enfin le dictateur Ben Ali, qui dut prendre la fuite le 14 Janvier 2011.
 

Quoi que l’on dise sur la Révolution et ses conséquences sur le pays et sur toute la région (le dit « printemps arabe »), la révolution du 17 décembre 2010 demeure un soulèvement contre le régime policier en Tunisie.
 

Tout en disant cela, nous ne pouvons pas exclure l’hypothèse que des centaines de Bouazizi manifestent peut-être aujourd’hui à Tunis en scandant des slogans pro-régime. Ils ne le font pas par amour de Kaïs Saïed. Hormis les larbins, les fachos et les Chlékas de tout poil, il y a une Tunisie en détresse qui n’a plus le luxe de réfléchir ou de comprendre dans quoi elle se fait embarquer. Cette Tunisie ne ratera pas l’occasion de profiter d’un voyage en bus tout frais payé pour sortir de sa misère, respirer l’air de la capitale et espérer bénéficier d’une aide, d’un soutien, d’un passe-droit auprès des organisateurs de l’événement, qui, depuis Bourguiba, savent comment mettre à profit la misère et la pauvreté des gens au service de la propagande de ce même État, État policier et fasciste, qui demeure le premier responsable et coupable de la misère et de la pauvreté de ces mêmes gens…

 


Et Faida Hamdi, qui s'en rappelle encore ?
 

Le 17 Décembre 2010, l'agent de police Faida Hamdi interpelle Mohamed Bouazizi au sujet de sa licence d’étal de fruits et légumes sur le marché de Sidi Bouzid. Les historiens ne savent toujours pas si elle voulait du bakchich ou si elle lui demandait simplement son autorisation. Mais, en tout état de cause, est resté de cette histoire la séquence suivante : Bouazizi ignore l’agent de police ; celle-ci lui confisque alors les poids de sa balance, ce à quoi il lui répond :


« Tu veux que j’utilise tes seins pour peser mes légumes ? »
 

Ni une ni deux, Faida lui fout une gifle dans la gueule et déclenche, sans le savoir, le Printemps arabe…


ZABA a dû prendre la fuite en Arabie, et aujourd’hui Zabaïed célèbre la gifle en rameutant des manifestants d’Algérie.
 

 

Et la Tunisie reste coincée dans une faille spatio-temporelle (ZABA--ACAB--ZABALLAH--ACAB--ZABAÏED...) tournant en rond, perpétuant sa révolution autour d'un carrefour...

Commentaires
M
La révolution trahie, aux armes citoyens <br /> <br /> https://youtu.be/86u0Qml-X-w?si=tr359a-bUODAC-nD
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