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DEBATunisie
27 octobre 2013

Dame Tunisie entre Zaba et Zaballah...

Dame Tunisie semble de plus en plus dégoûtée de son heureux élu du 23 octobre 2011. Après leur mariage applaudi par la planète toute entière, le désenchantement fut plus rapide que prévu. Son mari Zaballah s'est avéré impuissant et totalement incompétent dans les affaires conjugales. En plus la situation économique de leur couple s'est rapidement dégradée. Mais le drame de dame Tunisie c'est surtout le climat de terreur qu'a instauré son époux dans le foyer. Le sang a coulé et la maison n'est plus sûre...   
La Tunisie n'aime plus Zaballah et la rupture de leur contrat semble imminente malgré ses chantages et ses menaces larvées... 
Alors que les négociations sont en cour, dame Tunisie est hantée par le fantôme de son ex-mari qui semble vouloir déjà reconquérir le terrain...

CHOIX

Le fantôme de Zaba

En effet, les dernières tueries qui ont eu pour cible des agents de la garde nationale ont eu pour effet de liguer une grande partie de la police contre le gouvernement accusé de laxisme et de complicité envers les terroristes. Les trois présidents ont été même chahutés par les forces de l'ordre lors de la cérémonie des funérailles. La police jusqu'à là conspuée par la population, est devenue soudain, aux yeux de nombreux anti-zaballah (surtout ben-simpsoniens), une police patriote et républicaine. Mes amis, pleurons tous les morts de la planète et ne salissons la mémoire de personne...et police et salafistes compris. Mais prenons garde à ce que l'affect ne nous aveugle. Ne nous méprenons pas lorsque le syndicat de police profite de ce malheureux drame et de la vague de sympathie pour imposer un ultimatum à l'égyptienne au gouvernement ou lorsque ce même syndicat (SNFSI) ose carrément réclamer la libération des poulets jugés après la révolution. Ces revendications scandaleuses ne semblent pas affecter l'opinion prête à en découdre avec Zaballah au prix de la restauration de la bonne vielle recette sécuritaire de l'ère Zaba. Pour nombre de nos compatriotes, la solution au fascisme est le fascisme. C'est Zaba ou Zaballah. Nous y revoilà! (voir ici)

Un peu de douceur...

Dans ce monde de brutes, il est bon de changer d'air et d'aller au cinéma. Allez voir le documentaire "Wled Ammar" qui sort en salle le 2 Novembre prochain (voir la BO). C'est un film de Nasredine Ben Maati qui retrace le parcours des "cyberactivistes". Evidemment si j'en parle c'est parce que l'auteur du doc a estimé bon de me faire causer quelques minutes. Et puis j'ai aussi réalisé l'affiche du film...

AWLED-AMMAR

Pour la sortie de "Wled Ammar" une exposition de mes dessins a été inaugurée aujourd'hui au café culturel "Caf'art" à Carthage (voir ici). Tout ça est très réjouissant et flatteur. C'est comme si l'on entrait dans l'Histoire. Mais qu'en est-il sérieusement des cyberactivistes aujourd'hui ? Que retiendra-t-on de leurs parcours après deux ans de déconfiture totale? 
Une chose est sûre, Zabatistes et Zaballahistes sont d'accord sur leur compte: les cyberactivistes sont des agents de la CIA!

_Z_ aux States 

Et pour continuer dans l'auto-congratulation et l'égo, j'informe le public que la CIA organise ma conférence à Harvard dans les jours qui viennent (voir ici). Si si. Ce n'est pas une blague! Même que j'irai casser du sucre sur le dos de Zaba, Zaballah et Zobama...

HARVARD3
Sur ce, bonne semaine et prions Boukornine et la Sebkha pour une Tunisie joyeuse pour tous, pacifique et apaisée...Amen! 

Commentaires
A
Les conséquences du Ben Alisme sur l'abrutissement de la jeunesse se font encore ressentir, mêmes les jeunes terroristes djihadistes chez nous sont des ratés ...
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A
Le seul choix réaliste ( pas celui que je souhaite) serait une "alternance" menée par un vieillard de 88 ans. D'ailleurs si Zaballah met autant de temps à rendre le pouvoir c'est peut-être aussi qu'il joue la montre pour que le dinosaure casse sa pipe.
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A
Amilcar, je pense que "fil mchoum famma ma takhtar". Je fais partis de ceux qui n'ont soutenus ni Zaba ni Zaballah (et Bourguiba non plus, mais bon...). Si j'ai a choisir entre des incompétents dans les rouages de l'administration qui de plus n'ont pour source d'inspiration leur interpretation de la parole de Dieu, et de l'autre côté des "anciens" mi-complices, sans être coupables, mais clairement "ancien système" qui proposent une société séculaire et plutôt ouverte, je choisis ces derniers. <br /> <br /> <br /> <br /> Je les choisis non pas parceque je leur fais confiance, non pas parceque j'approuve leur système social et économique qui est truquée pour servir la classe d'initiés et connectées, mais parceque je fais confiance à cette brave société civile, qui ne veux plus se taire. Encore faut il qu'elle puisse agir, ce qui semble devenir de plus en plus dur sous Zaballah. <br /> <br /> <br /> <br /> Le risque est que notre peur du désordre nous fais embrasser toute sorte de représentant de l'autorité, et que donc la police, loin d'être reformée, retourne en forme avec une license officielle de "faire respecter la loi" par la matraque etc.<br /> <br /> <br /> <br /> Quels choix réaliste ( càd avec un vrai potentiel de prendre (ou maintenir) le pouvoir ) offre un chouia de potentiel de réforme continue sous la pression des médias, de la société civile etc. récemment réhabilitées?
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A
Zaballah sera là, ce sera filmé et on te verra lui falsifier sa mère et ses ancêtres...Il faut que ça saigne ....<br /> <br /> <br /> <br /> On ne combat pas le fascisme par le fascisme et on ne gagne rien non plus à remplacer le fascisme par le fascisme. Un jour peut-être ce pays aura des institutions qui terroriseront les fascistes ??? <br /> <br /> <br /> <br /> Par bêtise, par gourmandise, par opportunisme, par manque d'idées, de charisme, d'argent ou de chance, tout ceux qui dans ce pays n'étaient ni des suppos du Benalisme ni des Islamistes; ont lamentablement échoué à se manifester, à émerger comme une alternative au schéma Zaba / Zaballah.<br /> <br /> <br /> <br /> Nous aurons donc de grandes difficultés à nous extirper de ce schéma. Mais le mur de la peur est tombé, dans les jours et les semaines qui ont précédé le 14 janvier 2011. Rien ne sera plus jamais comme sous Ben Ali et les Islamistes nous ont écœuré. <br /> <br /> <br /> <br /> Rien n'est joué.
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A
(bon, quand je dis "très mérité", je ne faisait pas allusion au "digage" pour un pays comme les states qui ont des mécanismes très robustes pour gérer les transitions prévues par les calendriers ou nécessaire pour des raisons de circonstances...) ;-)
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DEBATunisie
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